L’environnement actuel plaide pour un investissement en actifs tangibles. C’est ce qu’a tenu de souligner Ian Henderson, gérant chez JP Morgan Asset Management de JPM Global Natural Resources Fund, un compartiment de la Sicav luxembourgeoise JPMorgan Funds qui pèse à fin septembre 7 milliards de dollars. «En prévision de nouveaux mouvements de quantitative easing, les investisseurs restent attirés par les actifs réels comme les matières premières. Les fonds souverains chinois par exemple investissent massivement sur ce secteur», a ajouté le gérant lors d’une présentation à Paris. La consommation de la Chine sera d’ailleurs toujours le principal moteur pour les métaux de base, avec un fort potentiel de hausse, estime Ian Henderson. Les marchés émergents dans leur ensemble devraient tirer la consommation de matières premières, grâce à de fortes dépenses en infrastructures, qui devraient atteindre 1.000 milliards de dollars en 2012.Un des métaux préférés du spécialiste des matières premières est actuellement le cuivre. «JP Morgan vient d’acquérir, pour 1,1 milliard de dollars, plus de la moitié des stocks de cuivre du London Metal Exchange», a-t-il annoncé. Cet achat avait fait flamber les cours du métal rouge la semaine dernière, poussant le cuivre au-delà des 9.000 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME) mardi 7 décembre. Cet investissement dans le cuivre se justifie par des fondamentaux solides, selon le gérant. «Le management du premier producteur au monde de cuivre Codelco nous ont récemment annoncé qu’il devront diviser leur production par deux dans les cinq années à venir», a précisé Ian Henderson. A noter que la banque américaine J.P. Morgan Chase & Co. va lancer un ETF sur le cuivre physique, selon un document déposé fin octobre auprès de la Securities and Exchange Commission américaine et cité par le Wall Street Journal (voir l'édition NewsManagers du 25.10.2010). Concernant le cas de l’or, Ian Henderson insiste sur le fait que les craintes sur la solidité des obligations d'état soutiennent actuellement la ruée vers ce métal précieux. Par ailleurs, les Banques centrales ont cessé d'être vendeuses sur l’or et la consommation des pays émergents, notamment asiatiques n’a pas fléchi, malgré la hausse des prix. L’avenir du métal jaune semble donc serein. Le portefeuille du fonds compte à fin novembre 36,4 % en or et métaux précieux, contre 18 % pour le pétrole et le gaz. Le fonds, qui est principalement investi dans des titres d’entreprises engagées dans l’exploration, le développement, le raffinage, la production et la vente de matières premières, présente actuellement un biais petites et moyennes capitalisations. " C’est là que résident la plupart des meilleures opportunités d’investissement du secteur, notamment dans l’exploration», note Ian Henderson. Afin de réduire le risque du fonds, le portefeuille du JPM Global Natural Resources Fund compte toujours entre 150 et 250 positions. «Par l’investissement dans un spectre diversifié de sociétés, nous sommes investis dans 20 différentes matières premières dans notre portefeuille», note le gérant. Parmi les valeurs présentes dans le portefeuille du fonds, on trouve par exemple Fortescue metals et Pacific Rubiales.
Le cuivre a frôlé les 9.270 dollars la tonne en séance sur le London Metal Exchange (LME), avant de se replier, rapporte Les Echos. Même s’il profite de l’arrivée récente des ETC adossés au métal physique, son prix dépend de la demande excédentaire. D’autres métaux industriels ont grimpé cette année, mais le métal rouge reste le favori pour 2011.
Près des deux tiers des investisseurs institutionnels ont l’intention d’accroître leurs allocations aux actifs alternatifs (hedge funds, matières premières et private equity) sur les 12 à 24 prochains mois, montre une étude de Bank of America, l’université de Quinnipiac et de la Connecticut Hedge Fund Association citée par le Financial Times. Moins d’un quart des 107 investisseurs américains et internationaux sondés, représentant 2.100 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ont déclaré qu’ils allaient augmenter leur exposition aux obligations ou aux actions.
Les fonds verts manquent de personnalité. Un message qui n’a pas vraiment plu aux gestionnaires d’actifs verts, rassemblés le 10 décembre à Nice au colloque sur l’investissement vert organisé par le centre de recherche de l’Edhec, rapporte Les Echos.Selon Noël Amenc, directeur du centre: «Nos études prouvent que les fonds verts ont des performances un peu supérieures aux investissements socialement responsables (ISR). Mais, globalement, aucun des deux ne parvient à dominer les fonds traditionnels. Ils n’ont pas été mieux protégés contre la crise non plus.»Pour le chercheur, la conception des portefeuilles est en cause. «Les données montrent que ces placements ne sont même pas influencés par le prix du pétrole. De tels produits pourraient pourtant intéresser les pays pétroliers, par exemple pour équilibrer leur exposition. Les gestionnaires prennent trop de critères en compte, certains mélangent le mécénat artistique avec la parité homme-femme et les émissions de carbone. Les fonds doivent se recentrer sur quelques critères pertinents.»
Lors de la présentation de sa stratégie d’investissement pour 2011, l'équipe d’Allianz Global Investors Investments Europe a mis en exergue les principaux thèmes d’investissement pour l’année à venir. «La problématique de la dette souveraine et le désendettement des Etats demeure en 2011 un des thèmes principaux. Il s’agit là d’un thème important, qui devrait être présent dans les 10 à 15 prochaines années, au moins», souligne Franck Dixmier, chief investment officer.Allianz GI Investments Europe reste à l'écart des pays périphériques à problèmes (Portugal, Espagne, Irlande, Grèce) et évite des pays moins solides, comme la Belgique ou la France. «En Europe, nous préconisons de rester majoritairement investi sur les pays dits ‘cœurs’, comme l’Allemagne ou la Finlande, tant que tant qu’une solution politique d’ampleur au risque souverain n’est pas trouvée», ajoute Thierry Million, responsable de la gestion de taux. Concernant les taux, il estime que la baisse tendancielle des taux longs est arrivée à son terme. «Il faut donc s’attendre à l’amorce d’une remontée très progressive des taux en 2011", selon Thierry Million.Pour l’investissement dans le crédit, Allianz GI Investments Europe est toujours très positif sur le high yield. «Le high yield promet d'être encore en 2011, l’une des meilleures classes d’actifs obligataire», inisiste Alexandre Caminade, responsable de la gestion et de l’analyse crédit. Si la montée du risque souverain affecte le marché du crédit, notamment le secteur bancaire et le secteur des services publics aux collectivités, ces secteurs ne représentent que 15 % de l’indice du crédit « HighYield » contre près de 60 % de l’indice du crédit de qualité « Investment Grade ». Alexandre Caminade rappelle qu’en 2010, «le gisement du marché high yield s’est considérablement enrichi d’émissions nouvelles». Le responsable de la gestion crédit privilégie les secteurs non cycliques, comme les télécommunications, les boissons ou l’alimentation et s’intéresse particulièrement aux obligations senior «secured», gagées sur des actifs «dont nous examinons attentivement la qualité», souligne-t-il. «Ces obligations offrent un rendement de 6 % à 8 % par an, avec un taux de recouvrement de 60 % à 70 %, contre les 30 à 35 % de moyenne historique», explique Alexandre Caminade. En revanche, il indique rester le plus souvent à l’écart des émetteurs corrélés au risque des pays «périphériques». Enfin, pour les actions, Catherine Garrigues souligne appliquer une approche «sélective, privilégiant qualité et perspectives de croissance». La responsable de la gestion actions a identifié trois domaines où les opportunités sont nombreuses : les pays émergents, avec comme thème principal la croissance de la consommation et l'émergence d’une bourgeoisie locale; les petites et moyennes valeurs, dont la croissance bénéficiaire, souvent remarquable, s’appuie sur des métiers à croissance rapide, et enfin les opérations financières. «La remontée des flux de trésorerie d’exploitation vers leurs plus hauts niveaux depuis 15 ans dote les entreprises de nouveaux moyens, ce qui amènera la reprise des opérations de croissance externe», conclut Catherine Garrigues.
«Actuellement, l’encours de la nouvelle Allianz Global investors Investments Europe représente environ 118,6 milliards d’euros (au 30 septembre), en France, en Italie et en Suisse. Sur ce total, 87 % proviennent de clients institutionnels, dont les deux tiers du groupe Allianz, soit en compte propre, soit pour des produits en unités de compte distribués par les réseaux dans les trois pays», a indiqué le 13 décembre à Paris, Giovanni Bagiotti, le CEO (lire notre article du 20 mai)."Notre objectif consiste à nous appuyer sur une présence forte dans nos différents marchés nationaux et sur notre savoir-faire pour attirer de nouveaux clients, avec en ligne de mire un marché international paneuropéen, et dans un second temps le B2B2C», précise le manager. Cela va se traduire par une montée en puissance des ventes transfrontalières de produits. «Nous nous préparons à la configuration OPCVM IV, en construisant en France et en Italie une plate-forme fonctionnelle unique et en introduisant nos meilleures expertises dans des véhicules d’investissement européens vendus localement ainsi qu’au niveau européen», poursuit-il, soulignant que les quatre grandes valeurs d’AGI Investments Europe sont la proximité, l’implantation locale, la souplesse, avec des produits et des solutions adaptés aux besoins des investisseurs, la pérennité, avec une approche de long terme et une gestion responsable et enfin la confiance."Nous avons vocation croître dans le monde institutionnel en défendant notre base actuelle de clientèle (assureurs et produits en unités de compte distribués par les réseaux des assureurs affiliés) tout en proposant nos compétences à des clients extérieurs. Notre métier reste la gestion. Nous sommes aptes à proposer des produits et des solutions adaptés aux besoins des investisseurs, sous différentes formes. Nous nous focalisons sur l’Europe, au travers de véhicules d’investissement luxembourgeois, les actions, les obligations, le crédit et un mode de gestion sans contrainte», conclut Giovanni Bagiotti.
Skandia Investment Group (SIG) a annoncé le 13 décembre l’attribution d’un mandat de 90 millions de livres à Twenty Four Asset Management pour son Skandia Sterling Bond Fund. Ce fonds était précédemment géré par Goldman Sachs Asset Management.SIG estime que la perspective d’une remontée des taux d’intérêt suggère que la plupart des fonds d’obligations corporate affichent un risque élevé de taux d’intérêt. D’où l’idée de lancer un fonds d’obligations corporate avec un profil de risque de taux beaucoup plus limité. Twenty Four met en oeuvre une stratégie axée sur le court terme alors que le mandat de Goldman Sachs était beaucoup plus axé sur le long terme.
L’américain Oppenheimer et le coréen Hyundai Securities viennent de signer un accord de principe qui prévoit la création d’une alliance non exclusive qui devrait leur permettre de coopérer à la fois en Corée et aux Etats-Unis.Le projet de partenariat couvre plusieurs domaines d’activités, dont la finance d’entreprise, les fusions et acquisitions, les ventes institutionnelles, la recherche et la gestion de fortune.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 13 décembre une nouvelle stratégie d’allocation d’actifs afin de mieux ajuster les performances en fonction des risques. Le président de CalPERS, Rob Feckner, souligne dans un communiqué que le fonds de pension n’avait pas porté assez d’attention au risque des allocations.La nouvelle stratégie d’allocation, qui prend davantage en compte les conditions de marchés, divise les actifs en cinq grandes grandes catégories en fonction des marchés et de l’inflation: liquidité (cash, Treasuries facilement convertibles en cash pour réduire le risque de déflation); growth (exposition aux marchés haussiers, 63%); income (fixed income par exemple pour avoir des revenus en cas de marchés baissiers, 16%); real (actifs moins sensibles au risque d’inflation, 13%) et enfin inflation ( commodities et titres indexés sur l’inflation, 4%). CalPERS a également fixé des marges de fluctuations pour les différentes catégories, par exemple +/-7% pour la catégorie «growth» ou +/- 3% pour inflation et liquidité. «Les allocations ne vont pas bouger énormément mais nous allons regarder les actifs différemment», souligne le président du comité d’investissement de CalPERS, George Diehr.
La crise est toujours là. «Après une année 2010 dominée par l’utilisation, jusqu'à épuisement parfois des munitions budgétaires, l’année 2011 s’annonce, une nouvelle fois, plus que jamais entre les mains des banquiers centraux, y compris sur le terrain du change», estime Romain Boscher, directeur des gestions de Groupama Asset Management.Le point de départ quantitatif des différentes zones est notablement différent avec une croissance mondiale espérée à 4,5% alors que les Etats-Unis voient leur potentiel limité à 2,5% et l’Europe à 1,6%. Ce potentiel s’appuie avant tout sur la dynamique de consommation, forte en Chine mais modeste en Europe. En 2011, la réalité de la croissance européenne sera malheureusement inférieure pour deux raisons majeures. D’une part, les plans d’austérité mis en place par de nombreux pays vont constituer une ponction sur cette croissance. Ponction d’autant plus forte que Groupama anticipe un «multiplicateur fiscal» élevé, compte tenu de la concomitance préjudiciable de ces plans et de l’absence de dévaluation pour atténuer leurs effets. D’autre part, le désordre monétaire à l'œuvre associé à l’explosion des primes de risques exigées traduisent une moindre coopération internationale et sera aussi préjudiciable à la croissance dans son ensemble. Dans ce contexte peu engageant où les pressions déflationnistes vont encore dominer, Groupama estime que la bonne santé relative des entreprises donne de l’attractivité aux actions et dans une moindre mesure au crédit. De nombreux éléments militent pour les marchés actions : des valorisations attrayantes, des rendements du dividende à leur plus haut historique, des résultats solides avec une progression attendue de près de 10% des bénéfices par action en Europe en 2011, des entreprises disposant de trésors de guerre confortables, ce qui permet d’envisager tant des rachats d’actions que des opérations de fusions et acquisitions. Reste le point d’interrogation du secteur financier, un poids majeur des indices : les banques, qui devraient bénéficier d’une courbe des taux pentue, souffrent de provisions encore potentiellement considérables liées à la débâcle immobilière (Etats-Unis, Espagne ou Irlande). Autre classe d’actifs qui pourrait encore tirer son épingle du jeu en 2011, le crédit «corporate» par opposition au crédit «financier» qui souffre de tous les maux. La recherche de rendement dans un environnement de taux bas et de forte liquidité est toujours d’actualité. De même que la qualité fondamentale des entreprises avec des faibles taux de défaut et des bilans assainis. Mais là aussi, les zones d’ombre sont nombreuses : l’influence du risque souverain, les conséquences des changements réglementaires ou encore l'évolution des règles du jeu sur les dettes financières. Au total, la classe d’actifs conservera de l’attrait, mais il faut rester prudents dans l’allocation et très actifs dans la sélection.
«La Bourse est une façon onéreuse de tester son tempérament"… En dépit de cette citation d’Adam Smith, Luc Lefer, responsable des gestions privées sous mandat de BNP Paribas Banque Privée, a annoncé qu’il était temps d’augmenter les risques dans les portefeuilles, à l’occasion d’une conférence sur les «perspectives de marchés et allocation de gestion». L’intéressé s’est néanmoins empressé d’ajouter que la hausse devait être raisonnable. Après avoir énuméré les éléments positifs qui se profilent à l’horizon 2011 – des politiques monétaires et budgétaires accommodantes, de la croissance, une dynamique ascendante des chiffres d’affaires, la santé des marchés émergents, etc. – tout en évaluant les risques qui pèsent sur l'économie mondiale – le niveau des déficits publics, les taux de chômage élevés notamment outre-Atlantique, la crise immobilière aux Etats-Unis réduisant la mobilité des personnes à la recherche d’un emploi, etc. – Luc Lefer a exposé le scénario de la banque. «Une double récession est écartée et nous ne croyons pas à l’explosion de la zone euro», a-t-il noté. «Si l’on ajoute la politique volontariste de la Federal Reserve via le «quantitative easing», la période est favorable aux actifs risqués et ce au détriment des obligations."Dans ce cadre, l’allocation de la gestion fait tout d’abord un pari géographique sur les pays émergents où l’on constate un phénomène d’urbanisation (favorable aux infrastructures), une démographie forte, l'émergence d’une classe moyenne et des gains de productivité. «Il n’est pas trop tard pour se porter vers ces zones, notamment les pays BRIC même si la Chine, pour son retard et l’effet rattrapage qui doit se produire, et la Russie, pour sa décote de 30 % par rapport à sa moyenne historique et son exposition aux matières premières, ont les préférences de la gestion», a-t-il relevé. Pour la partie actions, la gestion se porte maintenant vers un renforcement sectoriel sur la consommation cyclique. Les secteurs du voyage (Air France, Lufthansa) et de l’automobile (via les émergents avec Daimler) sont privilégiés tandis que les secteurs de la santé et des télécoms sont vendus après avoir bien joué leur rôle défensif en 2010. Plus précisément, les valeurs de croissance et les larges capitalisations seront favorisées au début 2011, à l’image de L’Oréal, Adidas ou Pernod. «Une capitalisation comme l’Oréal offre un profil séduisant en comptant être exposée aux marchés émergents pour 50 % de son chiffre d’affaires dans les cinq ans à venir», a relevé Luc Lefer… Du côté des obligations dont le poids est donc revu en baisse dans l’allocation, le responsable des gestions privées sous mandat de BNP Paribas Banque Privée a insisté sur le fait que leur sensibilité était réduite afin de palier une remontée des taux. Pour le reste, ce sont surtout les fonds investis dans des titres à haut rendement qui ont désormais les préférences de Luc Lefer – auxquels s’ajoutent des produits à performance absolue. Enfin, le poids des obligations convertibles a été légèrement relevé dans la mesure où ces titres permettent dans un contexte sécurisé de profiter des hausses des marchés d’actions. Enfin, au sein du portefeuille, la poche diversifiée connaît aussi quelques modifications. Tout en rappelant que la diversification devait être permanente, Luc Lefer a noté que les matières premières sont à la fois soutenues par la croissance des émergents et offrent une bonne protection contre le risque d’inflation. «Quoi qu’il en soit, nous ne tablons pas sur un retour de l’inflation dans les deux ans à venir.» Quant au marché des changes, il recèle aussi des sources potentielles de performance au sein de cette poche. Quels clients pourront se montrer les plus sensibles au message du responsable favorable aux actifs risqués ? Sachant que la banque privée regroupe une population de 130 000 clients - disposant d’au moins 250 000 euros d’avoirs financiers -pour un montant global de 68 milliards d’euros dont 13 milliards sont gérés via des mandats, ce sont naturellement ces derniers dans leur version les plus dynamiques qui sont clairement en ligne de mire. «Les mandats équilibres, dynamiques et offensifs représentent 70 % de l’ensemble», rappelle Luc Lefer, «tandis que les mandats dits conservateurs représentent 15 à 20 %». Cela dit, a tenu à ajouter le responsable, «une seule personne peut nous avoir confié plusieurs mandats affichant des objectifs différents dès lors qu’ils répondent à des objectifs variés, comme la préparation à la retraite, la perception de revenus, etc». A noter enfin, qu’au sein des mandats en question, les titres vifs représentent 25 % et que plus le montant des avoirs confiés est élevé, «plus le principe de l’architecture ouverte joue à plein sur la partie OPCVM.»
Près de 70 % des sociétés de gestion et investisseurs institutionnels sont mécontents des indices actions pondérés par la capitalisation. C’est ce que montre un sondage réalisé par l’Edhec-Risk Institute au dernier trimestre 2010 auprès d’une centaine de professionnels de l’investissement institutionnel gérant pour la moitié plus de 10 milliards d’euros et présenté lors des Edhec-Risk Institutional Days 2010.Les principaux motifs d’insatisfaction sont la surreprésentation des entreprises surévaluées dans les indices (95,2 %) et leur faible diversification (73 %). Les biais sectoriels et de tailles de capitalisation sont également cités comme problèmes. Le manque de représentativité économique est en revanche le critère le moins invoqué (54 %).85 % des investisseurs interrogés s’accordent à dire que les indices capi-pondérés sont «suiveurs de tendance» et 65,6 % les jugent inefficients. En revanche, ils ne sont que 33,3 % à considérer ces indices comme relevant d’une stratégie d’investissement active.Dans ce contexte d’insatisfaction, vers quels types d’indices les investisseurs se tournent-ils ? Plus de 45 % d’entre eux utilisent déjà des indices fondamentaux (45,2 %), des indices équi-pondérés (53,3 %) et des indices basés sur l’optimisation de portefeuille (45,2 %). Ces derniers sont d’ailleurs ceux qui sont promis au plus bel avenir, 58,3 % des investisseurs interrogés ayant l’intention de les utiliser. En revanche, 57 % d’entre eux affirment qu’ils n’utiliseront pas d’indices équi-pondérés. En outre, nombre d’investisseurs ne connaissent pas ces alternatives aux indices capi-pondérés ou ne sont pas encore décidés quant à leur utilisation. Quoi qu’il en soit, parmi leurs utilisateurs, les indices «alternatifs» recueillent un taux de satisfaction plus élevé que ceux qui se basent sur la capitalisation boursière : plus de 60 % pour les premiers contre à peine plus de 30 % pour les seconds.Dans le choix des indices, les investisseurs s’attachent d’abord à vérifier que cela cadre avec leurs objectifs d’investissement. La liquidité et la diversification sont aussi des critères importants. Côté obligataire, les indices ne font pas non plus l’unanimité, que ce soit pour la dette souveraine ou pour les obligations d’entreprises. Ainsi, 52,7 % des investisseurs estiment que les indices d’obligations d’Etat présentent des problèmes, comme le manque de stabilité de la duration et le caractère non investissable. Pour les indices corporates, ils sont 56,7 % à être mécontents, notamment pour des raisons de risque de liqudité. Mais l’adoption d’indices qui ne sont pas pondérés par la dette dans ce domaine remporte moins de succès que pour la sphère actions.
L’Etat de l’Illinois, dont les factures impayées atteignent 4,5 milliards de dollars, a sollicité l’aide de banques et de sociétés de gestion pour en régler 2,5 milliards directement à ses fournisseurs. Le système génère pour le prêteur un rendement de l’ordre de 12 %, rapporte The Wall Street Journal.Le gouvernement local a ainsi sollicité Goldman Sachs, Fortress Investment Group, Deutsche Bank, Citigroup, et BlackRock, qui n’ont pas souhaité commenter. Au moins un autre gestionnaire de hedge funds a refusé pour des raisons réputationnelles. La banque d’affaires Trivergance indique avoir été l’une des premières à participer au programme.
En Inde, le secteur de la gestion de fortune est en pleine croissance, selon une étude que vient de publier le cabinet de recherche et de conseil Celent («Key Trends in th Indian Wealth Management Market : Market Dynamics at Work»).L'étude souligne la très forte montée en puissance du secteur organisé de la gestion de fortune, par opposition au secteur informel, qui détient désormais une part de marché de l’ordre de 60% contre 40% en 2007. La part du secteur informel pourrait tomber à 20% d’ici à 2014, estime Celent. Le marché indien de la gestion de fortune, qui pèse 780 milliards de dollars en 2010 en termes d’actifs sous gestion, devrait atteindre la barre des 1.000 milliards de dollars en 2012 pour ensuite s'élever à 1.200 milliards de dollars d’ici à 2014. En termes de segmentation, le segment UHNW (ultra-high net worth, à partir de10 millions de dollars) pourrait passer de 28% en 2007 à 22% en 2014, alors que le segment HNW ( de 1 million à 10 millions de dollars) monterait à 28% contre 20% en 2007. Alors que la part de marché du segment «mass market» (5.000 dollars à 25.000 dollars) pourrait atteindre 25% en 2014 contre 17% en 2007, le segment «mass affluent» (25.000 dollars à 1 million de dollars) pourrait chuter à 25% contre 35% sept ans plus tôt. A noter aussi que les family offices, bien entendu dédiés au segment UHNW, connaissent un développement sans précédent : on en compte actuellement 450 contre environ 300 en 2007. Comme ailleurs dans le monde, la clientèle fortunée a eu tendance à délaisser quelque peu les actions en raison de la crise financière pour se tourner vers des produits de dette et de fixed income. La gestion alternative a également souffert d’une certaine désaffection. Il reste que, selon Celent, les tendance à l'œuvre sur le marché laissent prévoir des «opportunités fascinantes».
Le Royaume du Danemark investit 5 millions d’euros dans un fonds structuré allemand sur le protection du climat lancé il y a cinq ans par la banque publique allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau et géré par la Deutsche Bank, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le fonds atteint actuellement les 250 millions de dollars.Ce fonds est le premier au monde à distribuer au travers de banques locales dans les pays en voie de développement des crédits pour des investissements destinés à la protection du climat.Les capitaux apportés par les Etats et leurs agences sont canalisés vers les crédits les plus risqués, le risque des investisseurs du secteur privé étant en revanche couvert.
Le maintien aux Etats-Unis du régime d’exonérations fiscales pour deux années supplémentaires a poussé les investisseurs à confirmer leur retour vers les actifs risqués. Durant la semaine au 8 décembre, l’hémorragie sur les fonds obligataires a été stoppée mais les fonds actions ont continué de drainer des capitaux, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global.Les fonds obligataires ont évité une troisième semaine consécutive de décollecte avec un solde positif de 146 millions de dollars sur la semaine au 8 décembre. Les fonds actions ont de leur côté enregistré une collecte nette de 13,71 milliards de dollars, dont plus de 3 milliards sur des fonds spécialisés sur les marchés émergents. A noter aussi que les fonds monétaires ont drainé 32,5 milliards de dollars.
Compte tenu des incertitudes ambiantes qui interdisent les convictions excessivement tranchées, Aberdeen Asset Management affiche actuellement un positionnement à la fois volontariste et plutôt prudent. Tel est du moins le sentiment qui se dégage lorsqu’on écoute Michael C. Turner, head of global strategy & asset allocation, présent à Paris le 10 décembre."2011 sera selon nous dominé par deux problématiques : la situation budgétaire, même ailleurs que dans la zone euro, et le potentiel de durcissement des politiques monétaires en Asie, qui sera plutôt un risque pour le second semestre», résume ce spécialiste.Dans un tel contexte, Michael Turner privilégie les outils de «total return», qui combinent revenu et appréciation du capital et offrent une performance supérieure à celles du cash et des obligations gouvernementales. Pour le premier semestre, il affiche un penchant pour les marchés du crédit et pour l’immobilier de qualité. En revanche, il n’exclut pas que les actions puissent connaître un ralentissement de leur progression (là où elle a eu lieu…) mais il demeure «long actions» comme depuis septembre de cette année. Actuellement, en effet, les portefeuilles multi-classes d’actifs sont positionnés à 65-70 % sur les actions et à 15 % sur l’obligataire. Dans ces deux classes, Aberdeen AM ménage une place assez importante aux marchés émergents, qui sont le moteur de l’activité économique mondiale.Le portefeuille est complété par 5-6 % de fonds de hedge funds, avec un intérêt particulier pour l’arbitrage obligataire, tandis que les infrastructures bénéficient d’une allocation de 1-2%, «tendance croissante». Enfin, pour les matières premières, l’exposition est de l’ordre de 2 à 3 %, dont 1 % pour l’or. En ce qui concerne le métal jaune, le patron de l’allocation d’actifs n’exclut pas qu’il puisse atteindre les 2.000 dollars, mais prévoit une phase intercurrente de consolidation.Aberdeen gère en dehors des mandats un fonds multiclasses d’actifs de droit britannique, l’Aberdeen Multi-Asset Fund (GB0031682171) qui pesait 609 millions de livres fin octobre et le Aberdeen Global II Multi Asset Asia Pacific (LU0513837459) avec 205,4 millions de dollars. Le gestionnaire écossais songe néanmoins à faire enregistrer une version luxembourgeoise de son OEIC.D’autre part, Aberdeen Asset Management doit annoncer très prochainement le lancement pour le 16 décembre au Royaume-Uni d’un fonds d’obligations d’entreprises des pays émergents, un fonds pour lequel un agrément sera sollicité ultérieurement en vue d’une commercialisation en France.
Les débats sur la création d’un fonds destiné à aider les pays en développement ont animé les derniers jours de négociations sur le climat à Cancun, rapporte Les Echos. L’an dernier, les chefs d’Etat s'étaient accordés sur l’idée de mettre en place deux types de financements, un à très court terme de 30 milliards d’euros entre2010 et 2012 et un autre à l’horizon de 2020 qui doit normalement porter sur 100 milliards d’euros par an. A moins d’un revirement de dernière minute, le texte final du sommet de Cancun devrait «prendre note» de l’engagement collectif des pays développés à apporter les 30 milliards de dollars promis d’ici à 2012. Mais sur le financement à long terme, certains continuaient hier à réclamer que les pays consacrent 1,5% de leur PIB d’ici à 2020 à l’aide aux pays en développement.
L’indice composite HFRI Fund des hedge funds a progressé de 0,26% en novembre, grâce notamment aux bonnes performances des stratégies equity.Le HFRI Equity hedge (Total) Index a progressé de 1,09%, avec une contribution significative de stratégies énergies et matériaux de base qui ont gagné 5,20% en novembre, après 4,05% en octobre.
Plus de 10% des milliardaires américains ont désormais renoncé à la moitié de leur fortune, rapporte Les Echos. Répondant à l’appel lancé en juin2 010 par Warren Buffett et Bill Gates ( http://givingpledge.org/), 17 nouveaux milliardaires américains ont rejoint les 40 précédentes familles ou individus qui se sont publiquement engagés, le 4 août 2010, à affecter au moins 50% de leur patrimoine à des causes philanthropiques.Parmi les nouvelles recrues figurent le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, vingt-six ans, crédité d’une fortune de 6,9 milliards de dollars, le financier Carl Icahn, l’ex-roi des «junk bonds» Michael Milken et le milliardaire germano-américain Nicolas Berggruen. L’objectif des initiateurs est de «donner l’exemple» en mobilisant chaque année quelque 600 milliards de dollars, soit le double du montant moyen annuel des donations américaines.