Le groupe financier indien spécialisé dans les infrastrtuctures IDFC et Natixis Global Asset Management (NGAM) ont annoncé le 17 décembre la signature d’un partenariat stratégique pour leur activité de gestion d’actifs collective. Ce partenariat permettra à IDFC Asset Management Company (IDFC AMC) d’étendre considérablement sa distribution internationale et d’accéder à des investisseurs globaux qui souhaitent bénéficier de la croissance de l'économie indienne et investir sur les marchés boursiers indiens. Il renforcera également la présence mondiale de NGAM qui dispose d’une présence significative en Asie, notamment au Japon, à Taïwan, à Singapour et en Chine. Cette nouvelle initiative de NGAM témoigne de l’objectif de diversification de ses activités à l’échelle mondiale.Ce partenariat permettra en outre à IDFC AMC d’offrir aux investisseurs nationaux un accès à des opportunités d’investissement internationales grâce aux produits de gestion d’actifs gérés par NGAM. Dans le cadre de l’accord, NGAM acquerra une participation minoritaire de 25 % du capital d’IDFC AMC et de la société fiduciaire. Les actifs sous gestion d’IDFC AMC s'élevaient au 30 septembre dernier à 4,4 milliards de dollars. Selon Pierre Servant, directeur général de NGAM, «ce partenariat avec IDFC AMC nous permet de proposer nos offres d’investissement multiboutique à un nouveau marché d’investisseurs. Nous estimons que notre gamme de produits étendue convient parfaitement à ce marché composé d’une classe moyenne en plein essor. Cet accord nous donne également la possibilité de renforcer nos activités en Asie et constitue une étape importante vers la réalisation de notre objectif d’une plus grande diversification internationale de nos activités. »
Selon Les Echos, les équipes de recherche économique de Bank of America Merrill Lynch sont moins inquiètes pour l’euro que pour les bons du Trésor américain, en raison du déficit budgétaire et de la crise des obligations municipales outre-Atlantique.«Le thème de la fiscalité et de l'équilibre des comptes publics va être majeur en 2011, mais nous pensons que les turbulences vont se déplacer de la zone euro aux bons du Trésor américain», a ainsi expliqué David Woo, patron de la recherche sur les taux et les devises de la banque, au cours d’une conférence de presse à Londres.
Selon Les Echos, plus de 100.000 tonnes de cacao ont été livrées mardi 14 décembre, dernier jour de l'échéance du contrat de décembre sur le Nyse Liffe, soit l'équivalent de 3% de la production mondiale.Les opérateurs sont convaincus que le «hedge fund» britannique Armajaro, dirigé par Anthony Ward, qui avait suscité de nombreuses polémiques cet été en achetant pour un milliard de dollars de cacao (240.100 tonnes, soit l'équivalent d’environ 6 à 7% du marché) s’est débarrassé de ses stocks.Comme le contexte est moins bon qu’il ne l'était en juin dernier -depuis, les cours ont reculé de 19%, après avoir touché un plus haut à 2.348 livres la tonne -, l’opération est considérée comme peu juteuse.
Le gestionnaire américain Pimco (groupe Allianz Global Investors) a annoncé que le règlement de son fonds obligataire Pimco Total Return (250 milliards de dollars) va être retouché pour permettre au gérant Bill Gross d’investir jusqu'à 10 % du portefeuille en actions préférentielles, en obligations convertibles et dans d’autres actifs liés à des actions, mais non directement en actions, rapporte le Financial Times.Cette annonce alimente un peu plus la controverse actuelle sur la direction que vont prendre les marchés obligataires. En tous cas, les statistiques de Lipper pour novembre font ressortir que le Total Return a subi des remboursements nets d’environ 2 milliards de dollars, ses premières sorties nettes depuis près de deux ans.
La Banque cantonale du Valais (BCVs) a réaffirmé que le développement du secteur private banking allait être placé en tête de ses priorités stratégiques, rapporte L’Agefi suisse. La BCVs privilégie le modèle d’architecture ouverte. Elle ne possède pas ses propres fonds. Elle privilégie les mandats de gestion et les produits à haute valeur ajoutée. «L'évolution du contexte international en matière de gestion de fortune transforme en avantage le fait que la BCVs ne dispose pas de relais internationaux, l’affranchissant ainsi de toute pression étrangère», estime Nicolas Debons, le nouveau responsable de cette activité.
Selon Namik Aksel, gérant chez HSBC Global Asset Management du fonds HSBC GIF Turkey Equity, les secteurs à privilégier en Turquie pour les mois à venir sont l’automobile, l’acier, les engrais, l’énergie, la construction et l’aéronautique. «Nous sous-pondérons les banques car 2011 devrait, selon nous, être une année difficile pour le secteur bancaire en raison de l’effet de base plus élevé pour l’année 2010, et des mesures récemment mises en œuvre telles que le taux zéro sur les réserves obligatoires accrues et la baisse des taux d’intérêt sur les paiements à crédit», précise le gérant. Namik Aksel rappelle que la croissance du PIB s’élève à 11 % au 1er semestre 2010 et devrait être de 7,3 % pour l’année 2010. «La croissance économique devrait rester soutenue au cours des prochaines années quoiqu’à un rythme plus modéré», ajoute le gérant, qui précise que malgré la récente hausse du marché boursier, les actions turques s’échangent toujours à des multiples inférieurs par rapport aux moyennes des marchés émergents.
Selon Asian Investor, BBVA Asset Management, à la tête d’un encours d’actifs sous gestion de 200 milliards de dollars, souhaite vendre son expertise latino-américaine à sa clientèle asiatique. Dans cette perspective, BBVA AM recherche un responsable régional des ventes qui sera basé à Hong Kong.
Le monétaire et l’obligataire ne rapportent plus rien et sont, face aux menaces de hausse des taux et de l’inflation, devenus… risqués. Pour aller chercher de la performance en 2011, les épargnants n’auront d’autre choix que de se tourner vers les marchés actions, rapporte Les Echos.
Plus de 70 % des investisseurs institutionnels européens estiment que les fonds conformes à la directive Ucits pourraient représenter une part croissante des produits à performance absolue, leur liquidité et leur transparence constituant pour eux un avantage certain, montre une étude d’Aviva Investors menée auprès d’investisseurs de plusieurs pays gérant 280 milliards d’euros (*). 67 % des sondés se disent également séduits par ces produits en raison de la sérénité réglementaire conférée par le statut UCITS.Et ce alors que 90 % des investisseurs se disent prêts à augmenter leur allocation aux stratégies de performance absolue au cours des trois prochaines années. Les stratégies à performance absolue qui les intéressent le plus sont : l’approche global macro (67 %), le trading de volatilité (67 %), la stratégie long / short equity (60 %) et l’approche market neutral (53 %). Interrogés sur les caractéristiques qu’ils recherchent chez les gérants utilisant des stratégies à performance absolue, les institutionnels européens mettent en avant à l’unanimité la rigueur du dispositif de gestion du risque. Ils sont par ailleurs 80 % à privilégier un gérant familier avec les techniques de gestion alternative, alors que 67 % d’entre eux jugent essentiel l’existence d’un historique de surperformance des stratégies. (*) Le panel interrogé regroupait des investisseurs institutionnels et des établissements financiers d’Allemagne, de Suisse, de France, d’Italie, d’Espagne, de Belgique, de Norvège, d’Irlande et du Danemark.
Le dernier sondage trimestriel réalisé par Russell Investments confirme le regain d’intérêt des investisseurs pour les actions. 88% des gérants ayant participé au sondage prévoient une progression des marchés actions au cours douze mois à fin 2011 et 40% d’entre eux estiment que les marchés pourraient progresser de 10% ou plus en 2011.La crainte d’une double récession s'étant dissipée, l’optimisme des gérants repose aussi sur les fondamentaux solides des entreprises de même que sur les nouvelles opportunités de croissance, entre autres pour les grandes entreprises multinationales. Le sondage indique aussi que 52% des gérants considèrent les marchés comme correctement valorisés alors qu’en septembre dernier, ils étaient 57% à estimer qu’ils étaient sous-valorisés. Ils ne sont plus que 38% à être de cet avis. Les technologies restent le secteur favori des gérants, 80% d’entre eux affichant un optimisme sans faille sur les valeurs du secteur, contre 69% en septembre. La cote de l'énergie est également en hausse, la proportion des gérants favorables au secteur passant de 51% à 68%. A noter aussi que le secteur de l’immobilier, une classe d’actifs généralement négligée dans ces enquêtes trimestrielles, a atteint un taux d’adhésion jamais vu, 31% des gérants se disant optimistes sur le secteur, soit une progression de 10 points de pourcentage par rapport à septembre. Il se confirme en revanche que les titres du Trésor américain n’intéressent plus les gérants, le taux d’adhésion s'étant inscrit à seulement 5%, un niveau jamais vu depuis juin 2004.
BNY Mellon Asset Management vient de nommer Thom Fisher en qualité de responsable pays pour le Japon, selon Asian Investor. BNY Mellon recherche par ailleurs un successeur à David Jiang, ancien CEO basé à Tokyo pour les activités du groupe dans la zone Asie-Pacifique.
Selon une étude des analystes indépendants de l’agence Fonds Consult dont le Handelsblatt a eu l’exclusivité, les gestions de fortune sous forme de parts de fonds d’investissement produisent souvent des performances insuffisantes, inférieures à la moyenne. C’est en Allemagne un marché de 28 milliards d’euros qui s’adresse parfois à des clients à partir de seulement 10.000 euros.Le leader dans ce domaine est DekaBank, qui gère à elle seule 11,4 milliards d’euros et qui obtient une assez bonne note, même si les deux champions de la performance sont Fürst Fugger Privatbank et Commerzbank, dont les encours sur ce créneau ne représentent respectivement que 0,3 milliard et 3,1 milliard d’euros. En queue de peloton on trouve deux établissements du secteur des banques populaires.Fonds Consult ajoute que les produits offerts sont souvent chers, avec des frais atteignant parfois 3 % pour les stratégies fondées sur des fonds d’actions.
Tant les sociétés de gestion spécialistes du capital investissement (general partners) que les investisseurs institutionnels (limited partners) anticipent une baisse de 5 à 10 points de pourcentage du taux de rentabilité interne (TRI - Internal Rate of Return) des programmes de capital-investissement au cours des prochaines années, selon la première enquête réalisée à l’international par bfinance sur le thème du capital-investissement. Pour plus de huit limited partners sur dix (81 %), les performances des investissements en Private Equity seront plus dispersées et volatiles à l’avenir. En conséquence, 71 % des investisseurs institutionnels interrogés prévoient de réduire le nombre de leurs partenariats avec les general partners, ainsi que le nombre de fonds de capital investissement en portefeuille afin de limiter la dispersion et la baisse attendue des rendements.Le sondage révèle que 74 % des limited partners visent un TRI supérieur à 15 % pour leurs investissements en private equity. De fait, la classe d’actifs continuera à être privilégiée par les investisseurs institutionnels dans une optique de diversification et d’amélioration de la performance globale des portefeuilles. En dépit d’un recul des anticipations de rendement, le poids du Private Equity au sein des allocations est attendu stable en majorité. Dans leurs réponses, les limited partners et les general partners avancent trois raisons principales à la chute des rendements de la classe d’actifs. Des montants significatifs de capitaux non-investis incitent les responsables de programmes à être plus agressifs et à offrir des prix plus élevés lorsqu’ils décèlent une opportunité d’investissement. Les niveaux de leviers au sein des fonds ont tendance à se réduire. Enfin, la croissance des entreprises devrait être durablement affectée par le contexte économique. Ces mêmes raisons expliquent également les prévisions de performances de fonds plus dispersées à l’avenir. Il reste que le capital investissement va rester une source majeure de diversification de portefeuille pour les institutionnels. Toutefois, dans un contexte de baisse des rendements, le choix des general partners va prendre encore plus d’importance. Selon Oliver Cassin, managing diector, responsable du département Recherche & Développement, «les limited partners n’ont plus une approche passive sur leurs investissements en private equity et cherchent de plus en plus à identifier sur la base d’avantages compétitifs durables les gérants qui vont générer des rendements constants à l’avenir. En conséquence, nous enregistrons une augmentation de la demande de conseils sur cette classe d’actifs, les investisseurs cherchant à maintenir la qualité de leurs expositions ».
Aux institutionnels américains et européens, Russell Investments propose depuis peu deux fonds «marchés frontière», l’un de droit américain, l’autre de droit irlandais, qui ont été amorcés chacun à 140 millions de dollars par un institutionnel. La souscription minimale initiale est fixée à 125.000 dollars. Ces fonds ne sont pas coordonnés."Le produit américain utilise comme référence un indice S&P (hors pays du Conseil de coopération du Golfe) tandis que l’européen -plus récent- se sert du nouvel indice Russell Frontier BMI Index ex GCC (307 valeurs), beaucoup plus représentatif et diversifié, avec un plafonnement à 15 % par pays», a indiqué à Paris le 15 décembre le gérant de portefeuille Scott Crawshaw.Selon ce dernier, «la capacité de la stratégie pour l’instant se situe à 600 millions de dollars, niveau auquel les fonds seraient fermés aux nouveaux investisseurs, si le potentiel du marché n’a pas gonflé significativement d’ici là. Actuellement, la capitalisation totale des marchés équivaut seulement à celle de Petrobras plus celle d’une des deux grandes banques chinoises».En attendant, le portefeuille est confié sous forme de mandats à quatre maisons à couverture mondiale (First State Investments au Royaume-Uni, Harding Loevner, Frontier Market AM et Consilium IM aux Etats-Unis), sur un total de 20 à 25 dans le secteur. Il se pourrait que Russell leur adjoigne aussi un ou deux gestionnaires locaux.Le système de gestion adopté par Russell offre une totale transparence, ligne pour ligne. «Actuellement, les fonds sont investis dans environ 200 titres, dont 150 sont spécifiques à l’un ou l’autre des quatre gestionnaires», indique le gérant.Une classe d’actifs décorrélanteLa commission de gestion se situe à 2,25 % ; actuellement, il n’est pas prélevé de commission de performance, mais la possibilité existe. A noter que, «pour les rachats, Russell impose un préavis de 110 jours. Pour les investissements, le gestionnaire en réclame un de 35 jours», précise Scott Crawshaw. Des coûts de négociation d’un maximum de 3 % seront appliqués. L’objectif consiste à surperformer l’indice de 300 points de base avec un écart de suivi compris entre 700 et 1.000 points de base.Pour Russell, il est temps d’investir dans les marchés frontière qui constituent une «nouvelle génération d'émergents». Beaucoup de gestionnaires spécialisés sont en effet sur le point de fermer leurs produits aux nouveaux investisseurs, et les marchés frontière jouissent encore d’une décote importante par rapport aux émergents. En outre, il s’agit de marchés peu corrélés qui apportent une diversification opportune «en largeur et en profondeur» aux portefeuilles, insiste Scott Crawshaw. «Les fonds proposés par Russell sont intéressants pour les institutionnels parce qu’ils ouvrent à des clients avec une optique le long terme l’accès à des stratégies à faible capacité, alors qu’il serait très difficile de susciter une appétence pour ce genre de produits chez les investisseurs retail», continue le gérant.Ce dernier explique que Russell exige de ses mandataires que les portefeuilles comportent entre 60 et 70 % de valeurs locales des pays frontière. Mais les gérants peuvent aussi investir dans les pays émergents et les pays développés si les entreprises réalisent une part substantielle de leur activité dans les pays frontière. Cela dit, il faut préférer les gérants actifs, compte tenu des risques de tous ordres et de la liquidité souvent très limité des marchés concernés.Au total, les fonds sont investis dans une cinquantaine de pays, avec 15 pays qui pèsent environ 50 % du portefeuille. Les portefeuilles affichent un biais certain micro et petites capitalisations, avec environ 50 % des titres sous la barre des 800 millions de dollars.
Dans le cadre des travaux de sa chaire de recherche «Private ALM», l’Edhec-risk institute a mené un sondage auprès de 159 gestionnaires de fortune, pour la plupart des professionnels senior européens exerçant leur activité dans des banques privées, des sociétés de gestion d’actifs et des family offices. Plus de la moitié de ces personnes représentent des établissements qui gèrent plus d’un milliard d’euros.Trois enseignements principaux ressortent de ce sondage.D’abord, bien que les gestionnaires de fortune soient très focalisés sur leur relation avec le client, ils ne parviennent pas actuellement à offrir un véritable service sur mesure.Ensuite, si les professionnels reconnaissent l’importance de l’horizon d’investissement spécifique de leurs investisseurs, ils mettent en œuvre des moyens nettement sous-optimaux pour le prendre en compte dans l’allocation d’actifs.Enfin, si la gestion actif/passif pour les particuliers est tenue pour un concept prometteur afin d’intégrer les objectifs de dépenses spécifiques des clients, cette approche reste insuffisante utilisée.L'étude peut être consultée à l’adresse suivante :EDHEC-Risk Publication European Private Wealth Management Survey
Legal & General Investment Management (LGIM) vient de nommer Andy Clack en qualité de responsable du Moyen-Orient au sein de l'équipe de distribution.Andy Clack, qui sera basé à Londres, travaillait précédemment chez Northern Trust Global Investments.
Le co-chief investment officer de Pimco, Bill Gross, a dédié 4,4 millions de dollars de ses propres capitaux à cinq fonds d’obligations municipales gérés par le groupe dans la perspective d’un rally obligataire, rapporte Investment Week sur la base d’informations recueillies par Bloomberg.Des données de la SEC indiquent que Bill Gross, qui gère le plus grand fonds obligataire de la planète, le Pimco Total Return fund qui pèse quelque 250 milliards de dollars, a plus que doublé ses avoirs dans ces fonds obligataires fermés.
Après avoir craint que la clientèle ne déserte la Suisse et que les coûts réglementaires ne les étouffent, les gérants indépendants ont désormais adopté un mode offensif pour s’adapter à la nouvelle donne réglementaire, rapporte L’Agefi suisse.Selon une étude de la BCV menée auprès de 500 gérants indépendants romands au printemps dernier, près de deux tiers des sondés sont déterminés à développer leur activité. En particulier en recrutant et en diversifiant l’origine géographique des clients.Deux objectifs qui peuvent être atteints simultanément, explique Bernhard Rytz, responsable des gérants externes à la BCV: «Les gérants indépendants veulent diversifier leur risque et le moyen le plus simple reste de recruter des collaborateurs possédant déjà une clientèle, plutôt que de se lancer à l’assaut de nouveaux marchés sans forcément pouvoir s’appuyer sur des réseaux personnels».
Les investisseurs institutionnels accordent énormément d’importance à la disponibilité des dirigeants des sociétés cotées et à la communication financière de ces dernières pour prendre une décision d’investissement. C’est ce qui ressort de l’enquête «European Corporate Survey», menée par CA Cheuvreux auprès d’un échantillon de prés de 400 investisseurs institutionnels (dont 76% d’investisseurs «long only» et 11% de hedge funds) en Europe et aux Etats-Unis. La volonté de la direction d’une entreprise de rencontrer un institutionnel est particulièrement valorisée, à une époque où 49% des investisseurs déclarent avoir modifié leur politique de rotation de portefeuille suite à la crise financière et 33% indiquent avoir accéléré la vitesse de rotation de leur portefeuille. Ainsi, la majorité des investisseurs sondés estime qu’une décision d’investissement a quatre fois plus de chance d'être prise suite à un entretien avec le directeur général ou le directeur financier d’une société cotée par comparaison à un entretien avec le responsable «relations investisseurs». Cette tendance est particulièrement marquée chez les investisseurs britanniques et américains, dont 50% estiment que la probabilité d’une décision d’investissement après une réunion avec le responsable «relations investisseurs» est quasiment nulle. Près de neuf investisseurs sur dix estiment que les meilleurs formats pour rencontrer les dirigeants d’entreprises sont les «roadshows» ou les conférences. La communication de prévisions à moyen-terme par les entreprises est également très valorisée, pour plus de neuf investisseurs sur dix. Ils sont particulièrement intéressés par les informations portant sur le chiffre d’affaires, les marges ou les résultats, précise l'étude de CA Chevreux.
Le regain d’optimisme des investisseurs profite surtout aux actions américaines, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 décembre auprès de 209 gestionnaires pesant 569 milliards de dollars.Les participants au sondage sont 44% en net à prévoir une amélioration de l'économie mondiale en 2011, contre 35% un mois plus tôt. Ils sont 51% à compter sur une progression des bénéfices des entreprises l’an prochain contre 36% en novembre. Parallèlement, 61% des investisseurs s’attendent à un dérapage de l’inflation en 2011. L’Europe étant toujours plombée par les problèmes de dette souveraine, les investisseurs se tournent vers les actions américaines, 16% d’entre eux étant surpondérés sur la classe d’actifs contre seulement 1% en novembre. En revanche, on observe que 4% du panel est sous-pondéré sur les actions de la zone euro alors que 15% de l'échantillon était surpondéré en novembre. On relève également un forte progression des investisseurs haussiers sur le dollar : 36% prévoient une appréciation de la monnaie américaine contre seulement 14% en novembre. Malgré le regain de confiance dans les perspectives de croissance mondiale, le sondage montre que l’Europe perd le soutien des investisseurs en raison des hésitations politiques et des problèmes bancaires alors qu’aux Etats-Unis, l’accord fiscal et la nouvelle vague d’assouplissement monétaire (QE2) a remis les entreprises américaines au premier plan. Les investisseurs européens gardent néanmoins la tête froide. Ils sont 26% à prévoir une amélioration de la conjoncture en 2011, contre 23% en novembre et 34% d’entre eux prévoit une augmentation du bénéfice par action contre 29% un mois plus tôt.