Un peu plus d’une année après avoir cédé plusieurs de ses activités dans les commodities à Barclays, UBS veut revenir en force sur ce marché, rapporte L’Agefi suisse. La banque prévoit de doubler ses effectifs dédiés. L’extension de l'équipe actuelle (environ 40 collaborateurs) sera mise en oeuvre dans les dix-huit à vingt-quatre prochains mois. Dans le cadre de ce programme de redimensionnement, le groupe bancaire a déjà recruté Dylan Morgan, ancien de Goldman Sachs, pour diriger l'équipe spécialisée dans les métaux industriels. Il a aussi fait venir Taha Quertani (ex-Tudor Investment) pour s’occuper de segment agriculture. UBS a encore précisé qu’elle réactivera également le négoce de pétrole et de gaz pour les clients, ainsi que les dérivés energy. Elle continuera de piloter un «commodity index» et une activité dans les métaux précieux.
Selon une enquête réalisée par Linedata, les leaders du secteur de la gestion d’actifs estiment que le suivi de conformité sera le sujet phare de l’année à venir.Les personnes interrogées le 19 octobre dernier à l’occasion d’une conférence de Linedata dédiée au secteur de l’asset management, ont majoritairement cité la réglementation comme étant le principal défi à relever en 2011. Si 20 % d’entre elles ont mentionné la réglementation en première place des difficultés rencontrées en 2010, 43 % estiment qu’elle constituera le principal problème à surmonter au cours de l’année à venir. Près de trois sondés sur dix (29 %) ont indiqué que le principal défi en 2010 avait été le maintien de la confiance des investisseurs, et 37 % ont déclaré que ce serait encore un des grands défis de 2011. Dans la perspective de leurs investissements informatiques pour l’année à venir, près de 6 sondés sur 10 (57 %) ont cité l’amélioration de leurs systèmes informatiques actuels comme domaines privilégiés d’investissement. Le suivi de conformité a été évoqué par 28 % des personnes interrogées, la gestion des risques par 23 % et les performances commerciales par 20 %.
Selon Claudio Brocado, gérant chez Batterymarch, filiale de Legg Mason, l'écart se resserre entre les marchés d’actions émergents et les marchés développés. En effet, à la faveur de la convergence du coût du capital, les entreprises des marchés émergents enregistrent une croissance bénéficiaire supérieure à celles de leurs homologues des pays développés. Selon le gérant, par conséquent, les valeurs émergentes verront leurs ratios cours/bénéfices augmenter et afficheront à terme une prime par rapport à leurs homologues des marchés développés tant au niveau de la valorisation des actifs que de celle des résultats. «La mondialisation gagnant progressivement tous les aspects de la vie de l’entreprise, le coût du capital tend également à s’uniformiser dans le monde. Par conséquent, les entreprises des pays émergents sont de plus en plus compétitives et bénéficient d’une capacité croissante de création de valeur», précise Claudio Brocado. Dans l’ensemble, il anticipe que les entreprises des marchés émergents devraient enregistrer une croissance bénéficiaire plus soutenue que celles des pays développés dans un avenir prévisible, ce qui en théorie devrait se traduire par une hausse des ratios cours/bénéfices. «Si nous ne tablons pas pour le moment sur une telle hausse - et encore moins sur une prime par rapport aux actions des marchés développés - un tel scénario est probable à plus long terme», ajoute-t-il.
Paris Europlace a annoncé le 1er décembre la signature d’un accord de principe avec le bureau des services financiers de Shanghai, en charge du développement et de la promotion de la place de Shanghai.L’accord de principe porte sur cinq grands domaines de coopération, notamment l’aide au développement de Shanghai en tant que place financière, le développement du dialogue et des échanges entre les deux centres financiers et le renforcement de la coopération de leurs marchés de capitaux respectifs. Les deux organismes vont également pousser les banques des deux pays, les sociétés de gestion et les compagnies d’assurances à s’installer dans leurs centres financiers respectifs et enfin encourager les projets de coopération entre les meilleurs universités et centres de recherche des deux pays.
Le directeur de la gestion d’AXA IM, Christian Rabeau, le soulignait le 30 novembre à l’occasion d’un point presse : les opérations de fusions et acquisitions reprennent fort. Les valorisations attrayantes et les taux d’intérêt très bas vont inciter les entreprises à reprendre leur croissance externe, abandonnée depuis la crise. Selon la troisième enquête annuelle réalisée par UBS et le Boston Consulting Group (BCG) auprès de quelque 180 directeurs généraux et senior managers de sociétés cotées en Europe, une société sur six envisage de procéder à une acquisition de grande taille en 2011 et les grandes entreprises sont deux fois plus susceptibles d’agir en ce sens. Une société sur trois prévoit de restructurer ses activités par le biais de fusions et acquisitions au cours des douze prochains mois.L’enquête indique aussi que 57% des entreprises interrogées estiment que la croissance externe ou les dépenses d’investissement sont le meilleur moyen d’utiliser leur bilan, ce qui pourrait signaler la fin de la vague de «deleveraging». Seulement 6% des entreprises évoquent des rachats d’actions ou des relèvements de dividendes.Cela dit, la moitié des entreprises qui, l’an dernier, avaient programmé des projets de fusions et acquisitions ont finalement renoncé. «Pour beaucoup de sociétés, 2010 a été dans les premiers mois une année perdue pour les M&A», souligne Alexander Roos, responsable du pôle mondial M&A chez BCG qui relève que les entreprises restent «modérément optimistes» sur les perspectives de fusions et acquisitions mais qui néanmoins concentrent à nouveau leur attention sur les possibilités de transactions, notamment dans les pays émergents.Une autre étude consacrée au climat de l’activité de conseil en Europe et commanditée par NetJets Europe auprès d’Oxford Economics, révèle également l’optimisme mesuré de la profession pour 2011.Les personnes interrogées (un échantillon d’une centaine d’analystes-conseils appartenant à des capital-investisseurs, des banques d’affaires, des cabinets d’audit et de conseil et des cabinets d’avocats) prévoient une hausse des transactions en valeur et en volume de respectivement 14% et 15% en 2011. Malgré cet optimisme mesuré, la reprise totale semble encore éloignée puisque 39% de l'échantillon prévoit un rétablissement de la situation antérieure à la crise du crédit d’ici à 2013. Mais seulement 2% pensent que ce niveau sera atteint en 2011 et selon 16% des répondants, le niveau antérieur à la crise ne sera jamais retrouvé. Les personnes interrogées en France comme au Royaume-Uni anticipent une croissance de l’activité de fusions et acquisitions deux fois moins élevée en valeur mondiale que du côté allemand et suisse. Un tiers des personnes interrogées en France pensent que l’impact de la réduction des dépenses publiques est une source majeure d’incertitude. Les sociétés françaises et allemandes prévoient un plus grand nombre d’opportunités d’activités de M&A au Royaume-Uni que dans les autres pays développés. A court terme, la Chine, l’Inde et le Brésil devraient occuper le devant de la scène en matière de fusions-acquisitions, la France arrivant au sixième rang derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Selon L’Agefi suisse, le fonds étatique émirati Mubadala va investir 100 millions de dollars dans le fonds russe Verno Capital, spécialiste de la gestion de fonds dans les marchés de capitaux de Russie et de l’ex-Union soviétique. Il s’agit du premier investissement de Mubadala dans le marché russe. «La récente performance de l'économie russe et le potentiel à venir pour la région en fait un nouveau marché attrayant pour Mubadala», a déclaré son président Khaldoun al-Mubarak.
Beaucoup de banques européennes sont depuis longtemps dépendantes des investisseurs pour leur financement, parce que leur base de dépôts est trop étroite pour leur volume de crédits. Et les fonds monétaires américains ont été une source majeur de cash, souligne The Wall Street Journal. Environ 400 milliards de dollars sur les 2.800 milliards d’encours des fonds monétaires américains sont investis dans des banques étrangères, d’après J.P. Morgan.Fidelity Cash Reserves détenait par exemple au 31 octobre pour 4,2 milliards de dollars, soit 3,5 % de son encours, en certificats de dépôt du BBVA, d’UniCredit et d’Intesa Sanpaolo. Le Schwab Cash Reserves avait en portefeuille pour 1,5 milliard de dollars de titres du Santander, du BBVA, d’UniCredit et d’Intesa. Le Western Asset Money Market Fund (groupe Legg Mason) affiche pour sa part 848 millions de dollars en Santander, BBVA et Intesa. Toutefois, note le journal, ces banques restent bien notées par les agences, le vrai problème étant posé par les caisses d'épargne espagnoles.
L’indice mondial de la confiance des investisseurs calculé par State Street Global Markets a augmenté de 9,3 points en novembre à 97,5 par rapport au niveau corrigé de 88,2 relevé en octobre. En Amérique du Nord, la confiance des investisseurs institutionnels a enregistré une solide reprise, avec une hausse de 12,2 points pour s’établir à 97,1 par rapport au niveau corrigé de 84,9 obtenu le mois précédent. La reprise de la confiance a également été soutenue chez les investisseurs européens, l’indice affichant une hausse de 15,9 points, de 96,3 en octobre (niveau corrigé) à 112,2 points. En revanche, les investisseurs institutionnels en Asie se sont montrés plus réservés, la confiance dans la région ayant chuté de 8,0 points à 95,2 par rapport au niveau corrigé de 103,2 le mois dernier. Les résultats de novembre incluent une révision de la pondération au sein de l’indice Asie afin de mieux refléter l’importance relative des investisseurs institutionnels dans les différents marchés de cette région. Sans ce changement, la baisse de la confiance en Asie se serait établie à un niveau légèrement supérieur, soit 9,1 points. « Demeurée quelque peu affaiblie depuis le mois d’avril dernier, la confiance des investisseurs institutionnels a affiché une certaine vigueur ce mois-ci, les institutions nord-américaines et européennes montrant la voie. La confiance en Amérique du Nord reste en-deçà du niveau neutre de 100, mais dans l’ensemble, les données indiquent une amélioration dans le sentiment envers le risque, les valorisations ayant baissé par rapport aux niveaux élevés constatés début novembre », souligne State Street dans un communiqué.
Le volume des transactions sur le marché mondial des devises affichait en avril 2010 une progression de 20% par rapport à avril 2007, avec un volume quotidien moyen de 4.000 milliards de dollars contre 3,3 milliards de dollars trois ans plus tôt, selon l’enquête triennale publiée par la Banque des règlements internationaux (BRI).Cette progression a été tirée par la croissance de 48% du volume des transactions spot, qui représentent 37% du volume des transactions sur le marché des devises. La croissance des transactions sur les autres instruments de devises a été plus modeste, de seulement 7% pour un volume quotidien moyen de 2.500 milliards de dollars en avril 2010. L’activité a été soutenue par l’augmentation des transactions réalisées par les «autres institutions financières», autrement dit non soumises à la surveillance de la BRI, une catégorie qui inclut notamment les hedge funds, les fonds de pension, les mutual funds, les compagnies d’assurances et les banques centrales. Les transactions avec ces contreparties ont progressé de 42% à 1.900 milliards de dollars en avril 2010, soit 48% du total contre 39% pour les acteurs plus traditionnels. Illustration de la mondialisation croissante des activités de change, les transactions transfrontalières représentaient 65% du total des transactions en avril 2010, soit la plus forte proportion jamais observée. Les banques basées au Royaume-Uni ont réalisé 37% du total des transactions, contre 35% trois ans plus tôt, devant les Etats-Unis (18%), le Japon (6%), Singapour (5%), et la Suisse (5%)
Ces dernières années, les investisseurs, tant institutionnels que particuliers, semblent avoir tourné le dos à l’investissement en actions, déçus par les crises boursières de 2002 et 2008. Mais l’avenir s’annonce plus favorable pour cette classe d’actifs, selon Dexia Asset Management. «2010 aura été une année de transition et 2011 devrait connaître un environnement de marché plus équilibré», commente à ce sujet Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions. Selon le spécialiste, «la croissance économique modeste et la politique d’assouplissement monétaire créeront un climat idéal pour les actions». Dexia AM n’anticipe pas de phénomène déflationniste "à la japonaise», étant donné que, contrairement au Japon, «les États-Unis sont parvenus à stabiliser, voire augmenter les perspectives inflationnistes et à créer des taux d’intérêt réels négatifs», explique Frédéric Buzaré, pour qui il existe une forte corrélation entre les attentes inflationnistes et les multiples de valorisation.La situation financière des entreprises plaide en faveur des actions. «La structure financière solide des entreprises leur permettra de restructurer leur mode de financement et de créer une valeur importante pour les actionnaires au moyen de rachats d’actions ou de hausse des dividendes», précise le gérant, ajoutant que «parallèlement, les marchés des actions affichent des valorisations très raisonnables». Concernant les thèmes d’investissement, Dexia AM mise en priorité sur les marchés émergents (à court terme toutefois, Dexia AM recommande une approche plus prudente, car l’avenir des pays de la zone dépendra en grande partie de la politique monétaire américaine), les matières premières (avec une demande mondiale de pétrole brut qui devrait atteindre des niveaux record en 2011), les actions de croissance (fortement revalorisées à la faveur d’un environnement de faible croissance et du manque de visibilité des bénéfices des autres actions), les dividendes, et enfin le thème des fusions et acquisitions.
Le fonds de pension danois ATP, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 48 milliards d’euros, devrait réaliser son premier investissement dans le cadre de la lutte contre le changement climatique dans les pays émergents au premier trimestre 2011, selon Responsible Investor.Cet investissement, qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement pris fin 2009 d’investir dans de tels projets pour un montant de 1 milliard d’euros, concernerait une initiative dans le secteur des énergies renouvelables.
Standard & Poor’s a annoncé le 29 novembre le lancement d’un nouvel indice, le S&P Euro 75, dont le critère de pondération est la liquidité.S&P souligne dans un communiqué que cet indice est conçu pour servir de référence pour la liquidité de la zone euro. L’Allemagne et la France représentent chacune environ un tiers de l’indice (respectivement 33,2% et 32,4%), suivies par l’Espagne (13,7%). Les principales pondérations de l’indice sont Telefonica (6,54%), Total (5,63%) et Siemens (3,84%).
Le marché de l’immobilier d’entreprise aux Etats-Unis devrait connaître un léger mieux en 2011, après sa stabilisation en fin d’année, a affirmé le 29 novembre l’association professionnelle des agents immobiliers (NAR). «Les fondamentaux d’une demande en hausse de location de locaux d’entreprise, grâce à l’amélioration constante de l'économie, signifie que les taux de surfaces non occupées dans leur ensemble ont déjà connu leur pic ou le feront bientôt», estime l’association dans un communiqué.
Le spécialiste de l’immobilier basé à Hong Kong, Sniper Capital, vient d’annoncer le lancement d’un fonds immobilier fermé de 100 millions de dollars qui va s’intéresser en priorité à l’immobilier sous-évalué à Macau hors secteur des casinos.Sniper a reçu pour ce fonds, le Macau Sniper Fund, des engagements pour un montant de 20 millions de dollars et investit 5 millions dans le fonds. Le Macau Sniper Fund vise un taux de rentabilité interne d’au moins 25%. Les actifs sous gestion de Sniper s'élèvent à 300 millions de dollars au travers de deux fonds, dont le Macau Property Opportunities Fund. La société a récemment recruté une ancienne de Lehman Brothers, Joyce Lo, en qualité responsable de la stratégie d’investissement.
Dans une interview au Financial Times, Larry Fink, le fondateur de BlackRock, prédit que l’euro va chuter à 1,20 dollar, soit une baisse de 10 %, avec l’accentuation de la crise de la dette de la zone euro. Selon lui, «le problème fondamental est que le gros de la dette souveraine européenne est aux mains du système bancaire». Larry Fink est en revanche relativement optimiste concernant les Etats-Unis, et notamment les actions.
Jusqu'à présent, les hedge funds avaient un avantage décisif sur les ETF, celui d'être plus flexibles et de pouvoir entre autres anticiper les repondérations ou les ajustements d’indices, des phénomènes qui induisent souvent des mouvements de marché dommageables aux ETF.En début d’année prochaine, rapporte The Wall Street Journal, le Center for Research in Security Prices (CSRP) de l’Université de Chicago va lancer des indices ‘investissables» qui éviteront aux fonds qui les répliquent d’avoir à opérer les transactions obligatoires en cas de changements apportés aux indices traditionnels.Les cloisons entre petites, moyennes et grandes capitalisations seront exprimées en pourcentage de la valeur du marché total plutôt que sous forme de montants fixes en dollars ou sous celle d’un nombre inchangé de sociétés.Les actions seront «partiellement pondérées» au travers des différents indices de taille de capitalisation. De la sorte, si une société grossit ou se dégonfle, son titre ne sera pas obligatoirement ajouté ou radié d’un coup. Les adjonctions ou les radiations s’effectueront progressivement et la date à laquelle les changements seront opérés seront fixées par un générateur d’aléas.
Le coût de la dette belge augmente du fait du niveau élevé de cette dette (100,2 % points de PIB), de la persistance de la crise politique et des opérations de sauvetage au profit d’autres pays de la zone euro, et cela rend les investisseurs nerveux, observe The Wall Street Journal. Vendredi, l’OLO à 10 ans produisait un rendement de 3,68 % soit un différentiel de presque 100 points de base sur le bund.Cela reste modeste par rapport au Portugal, l’Espagne et l’Irlande, grâce à un taux d'épargne des ménages très élevé (qui couvre la dette des entreprises et de l’Etat), un déficit budgétaire 2010 de seulement 5 points de PIB et des fondamentaux plus sains que ses pairs.Il subsiste néanmoins des doutes sur la solidité du système bancaire. Fortis a disparu dans la tourmente, Dexia est en situation précaire à cause de sa restructuration et de contentieux tandis que KBC risque de perdre jusqu'à 60 millions d’euros à cause d’une taxe supportée par sa filiale hongroise, note Emilie Gay, de Capital Economics. Et puis, les banques belges avaient prêté 54 milliards de dollars fin juin à des Irlandais.
Le gestionnaire brésilien Arx envisage de commercialiser en France sa nouvelle stratégie infrastructures latino-américaines confiée à Bruno Garcia et Rogério Poppe, a indiqué à Paris Alex Gorra, directeur de la plate-forme internationale BNY Mellon Arx. Le produit existe déjà en droit brésilien et le portefeuille est investi à 75 % en valeurs brésiliennes à 20-25 % en titres mexicains, le reliquat se répartissant entre des actions colombiennes, péruviennes et chiliennes.Il s’agit d’une stratégie «qui privilégie les histoires domestiques» et qui, dans le cas des mexicaines comme America Móvil, Cemex ou Homex, ne sont absolument pas dépendantes de la conjoncture américaine.
Selon Asian Investor, HFT Investment Management, co-entreprise entre BNP Paribas et Haitong Securities, vient d’ouvrir une antenne à Hong Kong, dernier exemple en date d’un acteur chinois de la gestion utilisant Hong Kong comme une rampe de lancement pour ses activités internationales.
«Les marchés sont de plus en plus inefficients», a déclaré Hans van de Weg, directeur de la gestion «spécialités» d’ING Investment Management et gérant du fonds ING (L) Invest Europe Opportunities, lors d’une conférence à Paris, le 25 novembre.Trois raisons à cela. D’abord, les marchés sont de plus en plus orientés sur le court terme. Ensuite, le nombre d’analystes dans les banques est en diminution constante, ce qui signifie que les entreprises sont de moins en moins bien couvertes par la recherche. Enfin, Hans van de Weg évoque également la montée en puissance de la gestion passive, qui ne se soucie guère des valorisations.Cet environnement est du pain béni pour le gérant, dont l’approche consiste justement à tirer parti des inefficiences des marchés en Europe et à investir à contre-courant. «Nous achetons la peur et nous vendons la cupidité», résume-t-il. Aujourd’hui, dans son fonds de 52 millions d’euros concentré autour de 47 valeurs, Hans van de Weg privilégie l’énergie, le pétrole, la santé, les technologies et les utilities, même s’il souligne que cette allocation sectorielle n’est que le résultat de la sélection de valeurs, le choix des entreprises étant à la base du processus d’investissement.Le directeur de la gestion «spécialités» d’ING IM préfère en revanche rester à l’écart des banques, qu’il juge trop dangereuses.