Lors du point consacré le 8 juin à la stratégie d’investissement, Pascal Blanqué, CIO d’Amundi Group, a souligné que si, sur un plan stratégique, il convient de privilégier les actions et obligations émergentes, d’un point de vue tactique, il n’y a pas véritablement d’urgence. Il faut se garder d’une politique «d’investissement béat» sur les émergents.Dans la conjoncture actuelle, explique Olivier Desnos, responsable solutions diversifiées et allocataires, Amundi préconise de surpondérer les actions de 3-6 points de pourcentage par rapport à une allocation de 50 %, en privilégiant les actions américaines et européennes, notamment avec des banques italiennes et des sociétés industrielles espagnoles. En revanche, la maison n’a pas d’actions japonaises en portefeuille.A l’inverse, il convient de réduire l’exposition de 4-5 points du côté des obligations, avec une très forte sous-pondération des titres d’Etat et une surpondération du crédit catégorie «investissement» et des titres à haut rendement, avec des prises de bénéfices sur les obligations courtes de la zone euro. Au sein du crédit, les subordonnées financières sont privilégiées.La réduction tactique des budgets de risque incite l'établissement à se positionner sur les liquidités lorsqu’il sort des actions, comme il l’a fait lorsqu’il est sorti des matières premières, qui ont atteint leur pic. En guise de diversification et de couverture, poursuit Pascal Blanqué, le dollar est le facteur privilégié. D’autre part, Amundi est acheteur de volatilité face à l’augmentation de l’aversion au risque.
Une étude du gestionnaire hambourgeois Lloyds Fonds auprès de 360 investisseurs institutionnels, 98 gestionnaires de fortune et 125 family offices permet de mettre en lumière que, face aux incertitudes persistantes sur les marchés financiers, les professionnels allemands ont tendance à privilégier des placements qui offrent des rendements élevés mais présentent des risques relativement faibles. C’est pourquoi ils recherchent des formes d’investissement offrant une solution de rechange par rapport aux obligations et aux actions. Ils comptent notamment renforcer leur exposition aux actifs réels dans les domaines de l’immobilier et des énergies renouvelables.Actuellement, les investisseurs institutionnels (banques, assurances, fondations) sont investis à près de 60 % en obligations, alors que les gestionnaires de fortune misent à 43 % sur les actions. Les family offices font confiance à 19 % aux obligations et à peu près autant aux actions, tandis qu’ils sont positionnés à 20 % sur l’immobilier. En ce qui concerne les autres actifs réels, les family offices ont une allocation de 8 %, contre 4 % pour les gestionnaires de fortune et seulement 1,5 % pour les investisseurs institutionnels.Interrogés sur leurs prévisions à 12-24 mois, les investisseurs institutionnels et les gestionnaires de fortune ont l’intention d’augmenter légèrement leur exposition aux actions et d’accroître leur allocation aux actifs réels, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et de l’immobilier. Les family offices, pour leur part, n’ont pas l’intention de modifier leur allocation d’actifs et conserveront une part importante de leur portefeuille dans l’immobilier.
Selon le Wall Street Journal, Pimco a perdu plus de 3,4 milliards de dollars en investissant dans des obligations Lehman juste avant sa faillite. La société détenait en effet plus de 4,5 milliards d’obligations senior de la banque en septembre 2008. Bill Gross, le gérant vedette de Pimco, était certain à 100 % que Lehman éviterait la faillite. Néanmoins, sur 2008, le fonds Pimco Total Return Fund a dégagé un rendement de 4,32 %.
Conséquences des mauvaises performances pendant la crise financière, les fonds souverains préfèrent désormais investir en direct plutôt que par le biais de sociétés de gestion tierces, selon une étude de Monitor citée par le Financial Times. Parallèlement, la taille de ces investissements directs s’est réduite. Avant 2008, les fonds souverains n’investissaient pas moins de 100 millions de dollars dans une entreprise. Désormais, on voit beaucoup d’opérations à 20-60 millions de dollars.
L'équipe multigestion d’Aberdeen a doublé l’allocation monétaire de sa gamme de fonds, rapporte Money Marketing.Les pondérations sont passées d’une fourchette de 2% à 3% à une fourchette de 5% à 7% sur ses douze fonds onshore, Aberdeen voulant ainsi prendre en compte un certain nombre d'éléments préoccupants susceptibles d'être exploités, comme l'évolution du prix du baril de pétrole, la fin du programme d’assouplissement monétaire aux Etats-Unis, les problèmes d’endettement dans la zone euro ou encore les risques inflationnistes dans les marchés émergents, notamment en Chine.
Selon Asian Investor, le groupe Pictet vient de nommer Lawrence Tse, précédemment chez Allianz Global Investors, en qualité de responsable de la distribution por l’Asie hors Taiwan.Dans ce poste nouvellement créé, Lawrence Tse, qui sera basé à Hong Kong, devra notamment développer le réseau de partenariats à Hong Kong et Singapour. Il est directement rattaché à Amy Cho, responsable du développement des activités dans la zone Asie-Pacifique.
L’association internationale des hedge funds, l’AIMA, vient de publier un guide à l’intention des investisseurs institutionnels et des gérants rédigé par des membres du comité de pilotage des investisseurs de l’AIMA. Il reflète les préférences et les priorités de l’heure en matière d’investissement institutionnel et d’allocation d’investissement.L’objectif du guide est de présenter le point de vue des investisseurs, leurs attentes et leurs préférences, sur une série de problèmes opérationnels et organisationnels, de plus en plus au centre des préoccupations des investisseurs et des gérants. Les auteurs de ce document sont Kurt Silberstein (CalPERS), Luke Dixon (USS), Michelle McGregor Smith (BA Pension Investment Management), Andrea Gentilini (UBP) et Adrian Sales (Albourne Parners).
Quatre fonds souverains asiatiques ont participé à la mi-mai à des discussions de haut niveau à Moscou à l’initiative du premier ministre de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, rapporte Asian Investor.Les fonds Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), China Investment Corporation (CIC), Kuwait Investment Anthority (KIA) et Korea Investment Corporation (KIC) auraient ainsi rencontré Vladimir Poutine et le président de VEB, la banque russe de développement, Vladimir Alexandrovich. La VEB a proposé la création d’un véhicule d’investissement, le Russia Direct Investment Fund (RDIF), susceptible notamment d’intéresser les fonds souverains asiatiques. Dans un premier temps, le gouvernement russe se propose d’injecter 10 milliards de dollars dans ce fonds. Les fonds souverains semblent envisager des opportunités de co-investissement dans des sociétés russes et des projets d’infrastructures.
Le dernier rapport «Global Wealth» 2011 du Boston Consulting Group (BCG) indique que la population mondiale des millionnaires a bondi de 12,2% en l’espace d’un an dans le monde et compte 12,5 millions de foyers, rapporte Les Echos.Mais les frontières de la répartition de la richesse privée évoluent. Même si l’Amérique du Nord continue de dominer largement le palmarès mondial, avec un taux de croissance de 10,2% (contre +4,8% en Europe) et 5,2 millions de foyers millionnaires, la région Asie-Pacifique affiche désormais un taux de croissance record des actifs sous gestion de 17,1% en 2010.Selon l'étude, l’Inde et la Chine devraient connaître des taux de croissance annuels moyens de leur richesse privée de respectivement 18% et 14% d’ici à 2015, en faisant ainsi bondir la part relative de la région Asie-Pacifique (hors Japon) à 23% en 2015, contre 18% en 2010.
Les activités de gestion de fortune de la Deutsche Bank devraient être à l'équilibre en 2011 pour contribuer au résultat avant impôts pour un montant compris entre 100 millions et 150 millions d’euros à compter de 2014, a indiqué la semaine dernière Josef Ackermann, à l’occasion de l’assemblée générale de la Deutsche Bank. La gestion de fortune devrait bénéficier cette année de l’acquisition en 2010 de Sal Oppenheim, a rappelé Josef Ackermann. Au premier trimestre 2011, la division PCAM (clients privés et getion d’actifs) a dégagé un résultat imposable de 978 millions d’euros, à comparer à un bénéfice de 184 millions d’euros un an plus tôt.
Le Pr Peter Wippermann, de l’institut de recherche Trendbüro Hamburg, estime que les ETF et les certificats sur indices deviendront bientôt les véhicules d’investissement dominants et que dans une dizaine d’années il n’y aura pratiquement plus de gérants actifs, rapporte le Handelsblatt.La transition vers les produits passifs serait inéluctable pour quatre raisons. D’abord, la disponibilité beaucoup plus rapide de données qui, avec le négoce à haute fréquence, annihile les chances de surperformance du gérant actif. Ensuite, les ETF et les certificats sont négociables tout au long de la journée (intra-day), ce qui est rarement le cas pour les fonds traditionnels. Troisièmement, les investissements passifs suscitent chez les investisseurs un sentiment de sécurité, parce qu’ils ne comportent pas de risque supplémentaire par rapport au marché de référence. Enfin, la gestion passive permet de réduire les charges de personnel.
Après une dizaine de pays, dont Singapour, la Corée du Sud, le Japon et l'île Maurice, l’Autralie : HSBC Holdings a l’intention de proposer à ses clients australiens des produits financiers libellés en yuans, rapporte The Wall Street Journal . Ces yuans proviendront de Hong-Kong, le centre principal de négoce offshore de la monnaie chinoise.Paulo Maia, CEO de HSBC Bank Australia, a également indiqué que son établissement envisage d’introduire des produits de finance islamique en Australie, alors que le gouvernement de ce pays, pour faire de Sydney une plaque tournante de la finance, songe à modifier sa réglementation fiscale pour attirer ce genre de produits.
UBS lance un indice suisse des bulles immobilières, qui sera publié chaque trimestre par UBS Wealth Management Research. L’UBS Swiss Real Estate Bubble Index du premier trimestre 2011 indique que le marché immobilier suisse est «en plein boom, mais ne forme pas encore de bulle», selon un communiqué publié le 30 mai.L’UBS Swiss Real Estate Bubble Index peut, en fonction de sa valeur actuelle, atteindre l’un des cinq niveaux suivants, par ordre de risque croissant: baisse, équilibre, boom, risque et bulle. Au premier trimestre 2011, l’indice présentait une valeur de 0,63, ce qui correspond au niveau boom.A ce niveau, il n’y a pas encore de risque accru de correction à l'échelle nationale, note l’UBS. Ce n’est qu'à partir d’un niveau d’indice supérieur à 1 que le marché est jugé risqué. L’indice a atteint la valeur maximale de 2,5 points au début des années 1990, à l’apogée de la dernière bulle immobilière suisse.UBS publie également une carte régionale des risques, directement liée à l’UBS Swiss Real Estate Bubble Index. Actuellement, les régions de Zurich, Genève et Lausanne comptent parmi les plus risquées de Suisse. Les agglomérations de Zoug, Vevey et Nyon, notamment, présentent également des risques importants, ajoute le communiqué.
Un sondage réalisé entre février et avril 2011 par Greenwich Associates auprès de 45 fonds de pension et fondations ainsi qu’auprès de 25 grands gestionnaires de fortune américains, soit un panel pesant 7.500 milliards de dollars d’encours, montre que 35 % des premiers et 48 % des seconds prévoient de recourir davantage aux ETF d’ici à 2013. En revanche, aucun des fonds de pension et seuls 9 % des gestionnaires de fortune envisagent de moins recourir à ce type de fonds.Le Handelsblatt rapporte que les gestionnaires de fortune conservent les ETF au maximum un mois dans leur portefeuille, alors que les fonds de pension et fondations les gardent souvent plus d’un an. Dans les deux catégories, les ETF sont utilisés soit pour placer des liquidités entre deux investissements, soit pour augmenter à court terme l’allocation aux actions, soit enfin pour observer en restant à l'écart l’incidence d’un changement de gérant.Les professionnels investissent en ETF surtout en raison de leur liquidité et du volume de transactions, mais aussi en fonction du taux de frais sur encours et de la fidélité de la réplication de l’indice.
Le président du gestionnaire alternatif Greenlight Capital, David Einhorn, a indiqué qu’il va investir personnellement 200 millions de dollars pour prendre une participation minoritaire dans l'équipe de base-ball New York Mets auprès de Fred Wilpon et Saul Katz, deux personnalités citées comme victimes et/ou complices de Bernard Madoff.D’autre part, David Einhorn a estimé, lors de la Ira Sohn Investment Conference, que Microsoft devrait se séparer de son CEO Steve Ballmer, ce dernier étant le plus gros point négatif pour l'évolution du cours de l’action de la société, avec son «management à la Charlie Brown».
Durant les douze derniers mois, l’encours des hedge funds dans leur ensemble s’est accru deux fois plus vite que celui des fonds de hedge funds, principalement du fait que les grands investisseurs institutionnels ont de plus en plus tendance à effectuer leurs placements en direct, constate Randal Goldsmith, analyste principal chez S&P Fund Services.Ce phénomène incite d’ailleurs un nombre croissant de gestionnaires alternatifs prévoyants à reformater leur offre pour s’adresser à de plus petits investisseurs institutionnels ou aux particuliers, qui apprécient de plus en plus ce mode de diversification. C’est le cas pour le français HDF, qui a abaissé le plancher de souscriptions pour accéder à ses produits. De son côté, Permal a consenti des efforts important pour transformer ses portefeuilles en comptes gérés.Le dernier rapport sectoriel de S&P Fund Services précise que la plupart des gérants interrogés sur les stratégies les plus porteuses comptent beaucoup sur une plus vaste diversification dans le domaine des actions pour optimiser la génération de surperformance. Mais cela ne se reflète pas encore de manière concrète. Plusieurs gestionnaires de fonds de hedge funds comme GAM, HDF ou Olympia ont réduit leurs allocation aux gérants de hedge funds qui pratiquent des stratégies de faible beta/market neutral. Ils ont plutôt investi dans des gérants partisans du beta flexible. L'étude complète peut être consultée à l’adresse www.fundsinsights.com
Les investisseurs, ébranlés par les problèmes liés à la dette grecque et la moindre croissance des grands marchés, sont restés sur la défensive durant la semaine au 25 mai. Les fonds actions ont ainsi subi une décollecte de 9,27 milliards de dollars durant la semaine sous revue alors que les fonds obligataires enregistraient une collecte nette de 4,53 milliards de dollars, selon les données communiquées par EPFR Global.Les fonds monétaires ont drainé près de 8 milliards de dollars, la collecte des fonds américains compensant largement les rachats observés en Europe.A noter que les fonds dédiés aux actions émergentes ont subi leur deuxième semaine consécutive de rachats si bien que depuis le début de l’année, la décollecte nette s’établit à 8,6 milliards de dollars.
Russell Investments et Axioma, un fournisseur d’outils d’optimisation de portefeuille et d’analyse du risque, ont annoncé le 24 mai le lancement d’une série d’indices factoriels long-only. Ces nouveaux indices Russell-Axioma sur les petites et moyennes capitalisations américaines doivent permettre aux investisseurs de gérer l’exposition de leurs portefeuilles et mesurer leur performance par rapport à cinq facteurs de risque au sein de leurs allocations.Liste des nouveaux indices : Russell-Axioma U.S. Large Cap High beta IndexRussell-Axioma U.S. Large Cap Low Beta Index Russell-Axioma U.S. Large Cap High Volatility Index Russell-Axioma U.S. Large Cap Low Volatility Index Russell-Axioma U.S. Large Cap High Momentum Index Russell-Axioma U.S. Small Cap High Beta Index Russell-Axioma U.S. Small Cap Low Beta Index Russell-Axioma U.S. Small Cap High Volatility Index Russell-Axioma U.S. Small Cap Low Volatility Index Russell-Axioma U.S. Small Cap High Momentum Index
Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le nouveau patron de DWS (Deutsche Bank), Wolfgang Matis, annonce qu’il souhaite développer des produits «total return» et accroître les encours en Asie et en Amérique tout en persuadant les clients européens d’investir davantage dans les pays émergents.Il prévoit aussi le lancement de produits quantitatifs et table aussi sur une coopération dans le domaine de la distribution en Asie et en Amérique avec db x-trackers (la branche ETF de la banque d’investissement du groupe Deutsche Bank).Wolfgang Matis précise que le fonds multi-classes d’actifs préparé par Klaus Kaldemorgen devrait obtenir son agrément de commercialisation début juin.
Batterymarch Financial Management, filiale de Legg Mason, estime que le contexte demeure favorable aux obligations et aux actions russes. «Les perspectives macro-économiques à long terme de la Russie demeurent très prometteuses pour les investisseurs en actions et en obligations. La Russie recèle d’abondantes réserves de matières premières, l’Etat russe est faiblement endetté – la dette représente à peine 8 % du Produit Intérieur Brut – et une grande partie du territoire reste insuffisamment desservie en infrastructures. Le pays s’est ainsi lancé dans un ambitieux programme de développement des infrastructures de télécommunication et de transport en prévision des Jeux olympiques d’hiver de 2014 et de la Coupe du monde de football de 2018. Par ailleurs, ses abondantes réserves de ressources naturelles en font un partenaire économique incontournable de la Chine, ce qui devrait l’aider à maintenir sa dynamique de croissance sur le long terme», explique Nathalie Wallace, gérante chez Batterymarch. La société de gestion estime qu’après une période de relative sous-performance, les marchés émergents, la Russie y compris, «affichent désormais des valorisations attractives par rapport aux marchés développés, alors que leurs perspectives de croissance à long terme sont plus prometteuses».