Au premier semestre 2011, la performance des fonds de crédit a été relativement indifférenciée alors qu’on observe par ailleurs une différentiation et une volatilité accrue des flux, selon une mise à jour sectorielle publiée par l’agence Fitch Ratings («Sector Update –Credit Asset Management»).Les perspectives positives sur les entreprises tendent à s’estomper en raison des problèmes de dette souveraine et du ralentissement prévisible de croissance économique mondiale qui en résulte, estime Manuel Arrive, senior director chez Fitch au sein du Fund and Asset manager Rating Group, qui ajoute toutefois que, dans l’ensemble, les bilans des entreprises restent solides. Dans ce contexte, la performance des fonds reste guidée par des facteurs macro-économiques et donc plutôt indifférenciée. Les meilleurs résultats ont été enregistrés par les fonds de haut rendement européens, les fonds dédiés aux marchés émergents affichant les plus mauvaises performances. Du côté des flux, les fonds internationaux ont été très demandés alors que les fonds européens ont subi des rachats. L’obligataire high yield collecte bien depuis le début de l’année avec toutefois une volatilité accrue depuis mai dernier, suggérant une fuite vers la qualité, notamment dans la zone euro.
Selon le Wall Street Journal, les hedge funds se sont délestés des actions et obligations de leurs sociétés favorites, contribuant à la chute de nombreuses valeurs. Des titres largement détenus par des hedge funds comme Bank of America Corp., Goodyear Tire & Rubber Co., Dendreon Corp., Ensco PLC et Charter Communications Inc. ont baissé plus que le marché lundi. Parmi les vendeurs figurent notamment David Tepper, qui gère Appaloosa Management, et qui a vendu le gros de sa position dans Bank of America. Autre preuve que les hedge funds vendent leurs titres plus vite que les autres : un panier de valeurs représentant les principales positions de hedge funds a chuté de 17,3 % entre le début du mois et lundi, contre une baisse de 13,4 % du Standard & Poor’s 500, selon Goldman Sachs.
Pour John Ventre, gérant de portefeuille chez Skandia Investment Group, le moment est venu d’investir dans les actions européennes. «Le cours des actions européennes est égal à huit fois le bénéfice projeté et à quatre fois les flux de trésorerie projetés. Bas à tous points de vue, ces titres sont une affaire par rapport aux obligations allemandes à 10 ans, qui atteignent 2,4 %», analyse-t-il. Les investisseurs disposent donc d’une marge de sécurité importante. Des signes encourageants sont également apparus ces derniers jours, note John Ventre. «Les rendements des obligations espagnoles et italiennes ont légèrement diminué ces derniers jours, ce qui est encourageant», précise-t-il, tout en soulignant que les marchés d’actions sont déprimés pour d’autres raisons, «notamment les inquiétudes concernant les perspectives économiques». Pour John Ventre, ce changement d’optique est motivant, «car les arguments en faveur du rendement l’emportent sur les arguments en faveur de la croissance beaucoup plus facilement qu’ils ne surpassent la crainte d’une crise systémique qui entraînerait un défaut de paiement de l’Italie».
Le groupe français d'énergie et de services aux collectivités GDF Suez serait sur le point de céder 30% de son pôle d’exploration-production au fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) pour un montant de 2 à 3 milliards d’euros, selon les Echos du 8 août. GDF Suez devrait faire cette annonce mercredi à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels. Le groupe français compte filialiser son activité d’exploration-production et procéder à une augmentation de capital d’ici à la fin de l’année, précise le quotidien économique.
Selon un sondage réalisé par Citywire auprès de ses lecteurs, 84% des participants ont indiqué qu’ils n’hésiteraient pas à sortir d’un fonds pour suivre le gérant de ce fonds qui aurait fait part de sa décision d’aller poursuivre ses activités dans une autre société de gestion.Ce résultat vient confirmer les témoignages selon lesquels le gérant qui pilote un fonds est la personne clé à prendre en compte dans le cadre d’un décision d’investissement et non la société qui l’emploie.
64 % des investisseurs institutionnels allemands prennent en compte des critères de durabilité pour leurs investissements, rapporte Fondsprofessionell. C’est ce qui ressort du premier indice d’Union Investment dédié à ce sujet. Au mois de juin, 218 institutionnels ont répondu à un questionnaire sur leur confiance envers les investissements durables, qui donne un résultat de +22 points pour sa première édition, sachant que l’indice peut théoriquement aller de -100 à +100. Interrogés sur les raisons pour lesquelles ils choisissent des investissements durables, 71 % répondent que c’est un moyen d’améliorer leur image. 59 % indiquent qu’ils répondent à une forte demande de leurs clients finaux.
Les débats sur l’intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les processus d’investissements finissent invariablement par tourner autour de la question de la performance financière, jamais vraiment tranchée. Une nouvelle étude*, réalisée par RCM, montre non seulement que ce type de gestion ne pèse pas sur les rendements, mais aussi qu’il est susceptible de les doper. Ainsi, selon RCM, les investisseurs auraient pu gagner 1,6 % de plus que l’indice chaque année entre décembre 2005 et septembre 2010 s’ils avaient alloué leurs actifs à des portefeuilles investis dans des entreprises ayant des notations ESG (environnement, social et gouvernance) au dessus de la moyenne, sachant que l’analyse a été faite à partir des indices MSCI.RCM reconnaît que ce résultat ne présage en rien de l’avenir. Néanmoins, la société souligne que la période couverte par l’étude incluait à la fois des phases de hausse et de baisse de marchés. *Sustainability : opportunity or opportunity cost ? https://www.allianz.com/static-resources/en/press/media/documents/v_1312188717000/rcm_sustainability.pdf
Selon une étude réalisée pour le compte du Financial Times, les fonds de pension nord américains n’ont pas réussi à capter les bonnes performances des hedge funds alors qu’ils sont poussés à y allouer de plus en plus d’argent. Entre 2000 et 2008, les fonds de pension aux Etats-Unis ont dégagé après frais seulement 1,9 % par an en moyenne avec leurs investissements dans les hedge funds, indique une étude des universitaires des universités de Maastricht et de Yale réalisée pour le Financial Times. Les fonds de pension canadiens n’ont gagné que 0,6 % grâce aux hedge funds au cours d’une période où la Bourse canadienne affichait une hausse moyenne de 2,9 % par an. Sur la même période, les hedge funds ont affiché une performance annualisée de 5 %.
Carmignac Gestion vient de publier sa stratégie d’investissement pour le troisième trimestre 2011. La société de gestion parisienne estime que pour les économies avancées, prises en étau entre crise européenne et réduction de l’effet de levier, «le potentiel de croissance est affaibli alors que les risques ont augmenté». Pour sa stratégie actions, ce constat conforte le gestionnaire dans le maintien d’une exposition importante aux marchés émergents «pour l’aptitude de certains d’entre eux à compenser la faiblesse des économies matures». Par ailleurs, le thème de l’énergie a été maintenu à 15,5 % des encours de Carmignac Investissement. «Nos renforcements dans de prometteuses sociétés d’exploration/production (HRT Participacoes, Tullow Oil et Woodside Petroleum) ayant été financés par des allègements en services pétroliers (Transocean, National Oilwell, Schlumberger)», explique la société de la Place Vendôme. L’exposition aux métaux diversifiés a en revanche été allégée, de 9,3% à 4,8% des encours. «Nous jugeons en effet ce secteur particulièrement vulnérable au ralentissement économique et à la réduction de la liquidité. Ainsi, nos positions en Freeport McMoran, Xstrata et Antofagasta ont été intégralement réalisées», détaille Carmignac Gestion. Le poste consacré aux mines d’or est resté parfaitement stable avec 11,2% des encours du fonds. La thématique de l’innovation, également sensible à l’activité globale, a elle été réduite de 15,1% à 11,6% des encours de Carmignac Investissement, «aux dépens du secteur des technologies de l’information dont nos deux fleurons, Apple et Oracle, ont connu un beau parcours», indique le gestionnaire. Quant au secteur des valeurs défensives, il a «logiquement été repondéré de 4,9% à 12,4% des encours, principalement via le renforcement des lignes Nestlé, Mead Johnson, nutritionniste américain très présent en Chine, et Vertex Pharmaceutical, société de biotechnologie pionnière dans la lutte contre l’hépatite C».
Dans une contribution à l’Agefi suisse, Nicolas Blanc, responsable de la recherche institutionnelle chez Exane Derivatives, estime que l’application de la directive Solvency II pénalisera en priorité les actions, touchées par la charge en capital réglementaire. Parmi les gagnants, il met en avant les obligations convertibles, «permettant une exposition action avec un fardeau prudentiel considérablement allégé». Grâce à leur convexité - participation à la hausse des actions et limite à la baisse en raison du plancher obligataire - les convertibles permettent une économie significative de capital réglementaire par rapport à une exposition directe en action, souligne-t-il. Par ailleurs, «leurs avantages comparatifs en matière de Solvency Capital Requirement (SCR) jouent aussi par rapport aux obligations traditionnelles car elles présentent une sensibilité moindre à la hausse des taux ou à l’écartement des spread, en raison de leur option de conversion», ajoute Nicolas Blanc.
Face aux incertitudes qui pèsent sur la zone euro, la dette souveraine a perdu son statut d’investissement «sans risque», constate Nordea. Les pays nordiques semblent être une bonne alternative dans ce contexte. «Au regard des CDS à 5 ans, les pays nordiques apparaissent de loin comme les plus sûrs au monde», souligne Nordea. Les économies nordiques ont accéléré le rythme en 2010, emmenées par la Suède, qui a enregistré un taux de croissance record de 5,5%. Ces pays se trouvent dans une situation très enviable grâce à une croissance tirée par les marchés émergents, des finances publiques saines et un rebond de leur demande intérieure, précise Nordea.
Au cours du mois de juillet, les gérants ont revu à la hausse leur exposition aux actions et aux matières premières, selon le dernier sondage mené par BofA Merrill Lynch du 8 au 14 juillet auprès de 265 gérants totalisant 792 milliards d’actifs sous gestion.Les allocataires sont surpondérés sur les actions à hauteur de 35 %, contre 27 % en juin. 45% souspondèrent les obligations en juillet, contre 35% en juin. Les investisseurs sont surpondérés sur les matières premières à 13 %, contre 6 % au mois dernier. La problématique de la dette souveraine en Europe inquiète toujours les sondés, et la zone euro est géographiquement la grande perdante de l’allocation. Les investisseurs font davantage confiance aux marchés émergents. Ils sont 33 % à les surpondérer, soit dix points de pourcentage de plus qu’en juin.
Selon Les Echos qui cite le cabinet spécialisé HFR, la gestion alternative a attiré 29,5 milliards de dollars entre avril et juin. Avec les 32 milliards de dollars du premier trimestre, c’est la collecte semestrielle réalisée sur des fonds la plus importante pour cette industrie depuis quatre ans. Au total, les hedge funds gèrent désormais 2.044 milliards de dollars d’actifs, ce qui constitue un record, rappelle le quotidien.Dans le détail, les stratégies « macro » et valeur relative ont attiré le plus de fonds, avec 20 milliards de dollars collectés au deuxième trimestre même si la stratégie « macro », qui consiste à placer son argent sur tous les grands marchés (actions, dette, changes, matières premières), a enregistré des performances médiocres (- 1,7 % d’avril à juin).
Bernard Lalière et Thierry Larose, qui gèrent en tandem le Petercam L Bonds Higher Yield Fund (environ 800 millions d’euros) et le Petercam L Bond EUR Short Term High Yield (53 millions) ainsi que des mandats pour environ 400 millions d’euros, ont décidé depuis mars d’arrêter d’investir dans les obligations à haut rendement des pays développés, ou, à tout le moins de freiner très nettement leurs investissement, pour monter à 30 % en obligations émergentes, dont 18 points en monnaies locales."En moyenne», a indiqué Bernard Lalière à NewsManagers, «nous sommes positionnés sur du BB, dans la gamme 0-4 ans avec un spread moyen par ligne d’environ 350 points de base». En ajoutant que «le carry (portage) est peu risqué et bien payé, d’autant que Petercam se focalise sur les émissions les plus liquides».Et Thierry Larose, un Belgo-Brésilien qui a rejoint le gestionnaire bruxellois en fin d’année dernière, ajoute que, «pour les émergents, il y a trois arguments : l’appréciation des monnaies, le rendement et des courbes très pentifiées».A titre d’exemple, les deux produits privilégient actuellement les émissions hongroises, russes et turques ; en Amérique latine, Thierry Larose apprécie les papiers brésiliens, mexicains et même argentins ou vénézuéliens : «la question est bien évidemment de savoir les choisir», précise-t-il. Autres pays actuellement «dans le radar» : la Serbie et l’Indonésie…
Selon les dernières estimations de Morningstar, les fonds de long terme (hors monétaires) ont subi en juin des remboursements nets de 4,5 milliards de dollars après avoir enregistré des rentrées nettes de 22,6 milliards de dollars en mai. Autrement dit, il s’agit des premières sorties nettes depuis décembre 2010.Pour les six premiers mois de cette année, les fonds de long terme ont drainé 134,33 milliards de dollars, tandis que les fonds monétaires souffraient de sorties nettes de 113,44 milliards.L’aversion au risque a incité les investisseurs à retirer environ 18 milliards de dollars des fonds d’actions américaines en juin, ce qui représente l’hémorragie la plus forte pour cette classe d’actifs depuis le pic de la crise du crédit en octobre 2008. Pourtant, les souscripteurs ont aussi perdu leur appétence pour le risque crédit, puisqu’ils ont retiré 6,3 milliards de dollars en net des fonds à haut rendement.En revanche les ETF ont attiré 9,8 milliards de dollars en juin après des sorties nettes de 3,1 milliards le mois précédent. Sur l’ensemble du premier semestre, ils ont collecté 57,3 milliards de dollars. Les ETF d’actions américaines ont drainé au premier semestre des souscriptions nettes de 23,6 milliards de dollars, ceux de «taxable bonds» ont bénéficié de 15,1 milliards, ceux d’actions internationales ont collecté 11,4 milliards et les ETF spécialistes de l’alternatif ont attiré 10,4 milliards de dollars. Seuls les ETF de matières premières ont subi des sorties, pour 3,91 milliards de dollars au premier semestre, dont 892 millions pour juin.
D’après le journal économique Finansavisen relayé par le Handelsblatt, le Government Pension Fund-Global , le fonds de pension souverain norvégien (ex Fonds pétrolier, 3.000 milliards de couronnes) a investi l’an dernier 84 milliards de couronnes (10,8 milliards d’euros) en obligations d’Etat italiennes et espagnoles, puis 2,9 milliards de couronnes supplémentaires au premier trimestre 2011. D’après les calculs du journal, le fonds a déjà perdu jusqu'à présent 3,3 milliards de couronnes sur ces placements.
Par le passé, lorsque les capital-investisseurs avaient besoin d’argent pour réaliser une grosse acquisition, ils s’associaient avec des concurrents. A présent, ils semblent avoir trouvé une autre source de financement : leurs investisseurs, note The Wall Street Journal. En effet, le britannique Apax Partners s’est entendu avec les filiales de deux gros fonds de pension, Canada Pension Plan Investment Board et le Public Sector Pension Investment Board of Canada, pour monter l’acquisition pour 6,3 milliards de dollars, dette incluse, de Kinetic Concepts Inc, un fabricant de lits d’hôpital et de soins aux blessés. L’offre, à 68,50 dollars par action, représente une prime de 17 % sur le dernier cours de clôture avant l’annonce de l’opération.
Le suisse Julius Baer indique le 13 juillet avoir lancé un service permettant aux investisseurs de réduire ou de neutraliser entièrement les émission de CO2 de leur portefeuille actions, «green portolio services», qui a été développé en coopération avec le zurichois South Pole Carbon.Sur la base d’une analyse de portefeuille individualisée, les investisseurs auront la possibilité de réduire la teneur en gaz carbonique de leurs placements en adoptant une ou plusieurs mesures servant cet objectif. Les projets de réduction des émissions polluantes de South Pole Carbon ont été élaborés en conformité avec la convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (United Nations Framework Convention on Climate Change ou UNFCCC) et sont reconnues aussi par des organisations non-gouvernementales spécialistes comme la suisse Gold Standard. Ces projets se focalisent sur les sources d'énergies renouvelables, la reforestation et la prévention des émissions de méthane.
Bill Gross, qui gère le Total Return Fund de Pimco (244 milliards de dollars), a augmenté son exposition aux obligations d’Etat américaines pour le second mois consécutif en juin, un mois où les investisseurs ont recherché la sécurité dans les Treasuries, rapporte le Financial Times. L’allocation à ces titres est devenue neutre et la duration du portefeuille a été ajustée depuis fin mai pour s’aligner de plus près à celle de l’indice Barclays Aggregate Bond.