«Actuellement, l’obligataire représente environ 35 % des 28 milliards d’euros d’encours d’UFG-LFP et la dette des souverains périphériques de la zone euro pèse un peu plus de 10 % de cette poche» ont indiqué vendredi lors d’une présentation Pascale Auclair, directeur général de La Française des Placements et directeur des investissements, et Nicolas Duban, directeur chargé du développement institutionnel.De fait, «l’approche de la dette émergente a beaucoup influé sur notre manière d’analyser la zone euro, et nous avons adopté une gestion très active et dynamique des dettes gouvernementales de cette région», a insisté Pascale Auclair.Le résultat de cette stratégie se laisse voir, puisque le fonds contractuel Olympe 2011 de 43 millions d’euros (dédié à la dette grecque) et le fonds LFP Euro Souverains (62 millions d’euros) affichaient au 31 mai des performances «flat» de 4,41 % et de 0,36 % depuis le début de l’année, contre respectivement 0,34 % pour l’Eonia capitalisé et 0,39 % pour l’EuroMTS 1-3 ans + 100 points de base... preuve que le risque périphérique peut être un moteur de performance malgré le stress ambiant.Bien entendu, ce résultat présuppose une stratégie très souple. Pour Olympe 2011, le gestionnaire s’est focalisé sur une échéance bien précise, le 20 août 2011, donc juste avant la fin du mandat de Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, pour écarter au maximum les risques d’accident. Au-delà, le gestionnaire va faire évoluer le portefeuille vers un portage de dettes gouvernementales portugaise, irlandaise et grecque à échéance 2012. Concernant la gestion du fonds Euro Souverains, le gérant François Collet a fait évoluer l’allocation. Désormais, 50 % de l’ensemble est composé de portage sur les échéances antérieures à fin 2012 sur le Portugal, l’Irlande et la Grèce. Cette part cohabite avec 40 % d’arbitrage en valeurs relative entre les titres espagnols italiens français contre des titres allemands et enfin 10 % de paris sur un retour à bonne fortune (recovery) en se positionnant sur le 30 ans grec.Cela posé, UFG-LFP est bien évidemment à l'écoute de ses investisseurs et respecte leur aversion au risque périphérique. Cela s’est traduit, explique Pascale Auclair, par un filtrage au terme duquel le fonds monétaire LFP Trésorerie ISR (231 millions d’euros) et le fonds obligataire LFP Moyen Terme ISR (74 millions) sont immunisés et n’affichent absolument aucune exposition à ce type de risque.
La société genevoise BlueOrchard veut développer les levées de fonds dans les pays émergents et investir dans de nouveaux secteurs, rapporte L’Agefi suisse. «L'épargne est suffisamment abondante dans les pays émergents, que ce soit en Asie, en Amérique latine ou même en Afrique, explique le président de BlueOrchard Ernst Brugger. Et les investisseurs locaux, en particulier les entrepreneurs, ont de plus en plus une démarche éthique et veulent que leurs placements aient un impact local». Le leader mondial de la microfinance va ainsi s’implanter en Chine, plus précisément en Mongolie intérieure, à travers un fonds lancé avec des partenaires locaux. Le fonds, qui vise une taille de 350 millions de yuans, soit quelque 45 millions de francs suisses, se propose d’investir dans les acteurs locaux de la microfinance. La province en compterait environ 400.
D’après les données préliminaires compilées par Dealogic, les montants d’opérations de fusion-acquisition annoncées dans le monde ont atteint 1.492milliards de dollars au premier semestre, soit en progression de 20% sur un an, mais stables d’un semestre à l’autre, rapporte Les Echos.La tendance est quasiment la même aux Etats-Unis, qui représentent la moitié du marché, et en Europe, avec des montants d’opérations en forte hausse sur un an. En Europe, les opérations annoncées au premier semestre croissent de 30% sur un an, à 642 milliards de dollars. En France, le marché est en croissance de plus de 80% sur un an, à 114 milliards de dollars.
Le fournisseur d’outils d’aide à la décision MSCI a annoncé le 23 juin le lancement de sa plate-forme MSCI ESG Manager, un véhicule qui propose aux sociétés de gestion une palette d’outils permettant de gérer la recherche, l’analyse et tous les aspects déontologiques liés aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).MSCI lance parallèlement MSCI ESG Impact Monitor, un produit qui propose d’analyser les impacts environnementaux et sociaux de l’activité d’une entreprise ainsi que la capacité de ladite entreprise à gérer ces impacts.
La Russie est aujourd’hui le marché le plus digne d’attention, selon Marcus Svedberg, chef économiste chez East Capital, et Olle Olsson, directeur du bureau du Paris, rapporte L’Agefi suisse. Venus présenter à Genève les fonds East Capital Lux Russian Fund, Lux Eastern European Fund et Lux Convergence Eastern European Fund, ils estiment que la sous-valorisation des entreprises russes en fait l’un des marchés les plus prometteurs de la région.
Les fonds français sont peu présents dans le CAC40. Telle est l’une des principales conclusions du baromètre réalisé par FactSet et OpinionWay pour l’institut Pro-Actions et publié en exclusivité par «Les Echos» sur la détention des fonds ouverts dans les grands indices. Les fonds hexagonaux représentent environ un tiers (33,7%) du poids des fonds internationaux dans le CAC40. Par comparaison, les fonds nationaux sont beaucoup plus représentés dans le Dow Jones (87,1% d’Américains) ou le Footsie (41,5% de Britanniques). Par rapport au baromètre de 2007, la proportion des fonds français a baissé de plus de 2 points. Les fonds allemands ont aussi réduit la voilure. Leur part dans le CAC40 a été divisée par trois, de 13% en 2007 à 4,2% en 2011. A l’inverse, la part des américains a progressé depuis 2007, passant de 22,5% il y a quatre ans à 29,8%.
Selon une étude publiée par l’Association BdB des banques allemandes du secteur privé, l'épargne financière des Allemands s’est accrue l’an dernier de 5 % sur 2009 pour atteindre 4.930 milliards d’euros. La part allouée aux fonds d’investissement représente seulement 587 milliards d’euros, soit 12 %. Ce qui n'étonne pas trop dans la mesure où, d’après l’Association BVI des sociétés de gestion, le portefeuille moyen en parts de fonds d’investissement a certes augmenté l’an dernier de 8,9 %, mais la détention unitaire, avec 8.650 euros reste bien inférieure à celle des Américains (29.081 euros) ou des Français (19.427 euros). Suédois, Britanniques et Autrichiens devancent aussi les Allemands (lire notre article du 17 mai).Les formes d'épargne les plus communes en Allemagne sont le cash ainsi que les dépôts d'épargne, les dépôts à vue et les dépôts à terme (1.868 milliards). Les sommes confiées aux assureurs, notamment sous forme d'épargne retraite, atteignent pour leur part 1.386 milliards. Celles investies dans des obligations et des actions en direct ressortent respectivement 403 milliards et 231 milliards d’euros.A noter cependant qu’une étude publiée par la Deutsche Postbank vient nuancer le propos. La filiale de la Deutsche Bank a en effet constaté que le nombre de porteurs d’actions en direct et de parts de fonds d’actions ou de fonds diversifiés à teneur en actions a diminué en Allemagne de 36 % entre 2001 et 2010, pour revenir à 8,2 millions. Toutefois, ce nombre pour 2001 était la résultante de la hausse des marchés d’actions à la fin des années 90, avec un nombre de porteurs passé en quatre ans seulement de 5,6 millions à 12,9 millions. La baisse entre mars 2000 et début 2003 a incité beaucoup d’Allemands à diversifier leurs placements en Bourse, et la Postbank souligne que si, depuis 1997, le nombre de porteurs d’actions en direct fin 2010 a diminué d’un tiers, celui des investisseurs détenant des actions au travers de fonds d’investissements a gonflé de 3,6 millions ou de 159 %.
Le plus gros fonds de public allemand avec 48 milliards d’euros d’encours, Bayerische Versorgungskammer (BVK), a confié à F&C Investments un mandat d’engagement actionnarial portant sur son portefeuille d’actions et d’obligations d’entreprises pour un montant qui n’a pas été dévoilé. L’objectif du mandat, qui s’inscrit dans le cadre du programme Responsible Engagement Overlay de F&C, vise à améliorer la gestion des risques écologiques, éthiques, sociaux et de gouvernance pesant sur les entreprises dans lesquelles le fonds est investi. En outre, F&C mettra en œuvre un programme de vote aux assemblées générales des entreprises du portefeuille actions de BVK.Cet accord s’inscrit dans le cadre du projet du BVK de mettre en place une stratégie durable dans son portefeuille d’investissement. D’ailleurs, il a été le premier fonds de pension allemand à signer les Principes pour l’investissement responsable des Nations unies (PRI).
Les portefeuilles institutionnels asiatiques hors Japon se sont accrus de 20% l’an dernier dernier à 7.400 milliards de dollars contre 5.400 milliards de dollars précédemment, la part des actifs confiés à des gérants externes s'établissant à 15% du total, soit 1.100 milliards de dollars, contre 11% du total en 2010, selon des estimations du cabinet de recherche Greenwich Associates communiquées à l’occasion d’un forum investisseurs organisé par Asian Investor et FinanceAsia.Si l’on ne tient pas compte des banques centrales et des banques commerciales, qui gèrent la plupart de leurs actifs en itnerne, la part des actifs isntitutionnels asiatiques allouée à des gérants externes passe à plus de 30% du total. A noter par ailleurs que pour la première fois depuis 2008, les investisseurs ont porté leur allocation actions à 22% d’un portefeuille moyen contre 13% l’an dernier. Ils ont en outre pratiquement doublé l’allocation dédiée à la gestion alternative à 11% contre 6% précédemment. Tout cela au détriment de la poche obligataire. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des trois prochaines années.
Malgré le développement continu et rapide du marché européen des obligations à haut rendement, la demande record pour ces titres dépasse l’offre, ce qui fait peser un risque potentiel de détérioration de la qualité du crédit, selon une étude publiée le 22 juin par l’agence de notation Standard & Poor’s («Investors’ thirst For Yield Continues To Fuel Europe’s High-Yield Bond Market»).Compte tenu des moindres perspectives de reprise en Europe depuis le début de l’année, les investisseurs dans le haut rendement risquent de récupérer beaucoup moins que prévu en cas de défaut. Sur les premiers mois de l’année, près de 60% du marché garanti senior affiche un taux de recouvrement de 30% à 50% en moyenne contre seulement 11% en 2009. Les investisseurs ont aussi tendance à prendre davantage de risques. Au 15 mai dernier, 70% des sociétés se présentant sur le marché obligataire européen du high yield tombaient dans la catégorie «B», contre seulement 51,5% en 2009.
Le quotidien Les Echos rapporte que, selon le «China Business News», qui s’est procuré un document confidentiel de la banque centrale chinoise, Pékin aurait commencé à autoriser les premiers investissements directs étrangers sur son sol libellés en yuan. Jusqu'à présent, les entreprises internationales investissaient essentiellement en dollar. Cette réforme s’inscrit dans la stratégie globale d’internationalisation du yuan décidée par les autorités chinoises.
Selon Les Echos, la Société Générale cherche à renforcer sa présence outre-Rhin, notamment auprès de grands groupes français actifs dans le pays, mais il n’est pas envisagé de lancer en Allemagne une activité propre de gestion de fortune, à l’instar de BNP Paribas. Toutefois, au sein des activités de marchés, «des services sont proposés aux «family offices» pour les aider à gérer leurs expositions entre diverses catégories d’actifs», précise au quotidien Francis Repka, manager des activités de SG CIB en Allemagne.
En partenariat avec le fournisseur d’indices PriceStats, State Street Global Markets a lancé des indices d’inflation quotidiens à destination des investisseurs institutionnels, rapporte Asian Investor.Après les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Brésil, State Street, qui souligne que tout un chacun est soumis aux limites des statistiques proposées par les gouvernements sur l’inflation, compte proposer les indices d’inflation de 35 pays d’ici à la fin de l’année, l’Australie et le Japon étant programmés pour le mois prochain.
Avec 161 milliards de dollars d’encours, Russell Investments n’est pas uniquement un pourvoyeur d’indices, une maison de recherche et un sélectionneur de gérants, mais un gestionnaire qui est passé aux travaux pratiques avec sa plate-forme OpenWorld."Russell Investments affiche environ 3,3 milliards d’euros intermédiés en France. Le bureau de Paris dispose d’une équipe de huit personnes pour le développement de nos alliances de distribution et institutionnel, dont deux ont été recrutées récemment. Nous devrions être dix d’ici à la fin de cette année. Nous venons d’accueillir Nadège Picharles», indique à Newsmanagers Michael Sfez, directeur général associé du bureau parisien de Russell.Le manager souligne à propos de la plate-forme de «mandats monogérants de talent» que «les clients recherchent de la performance absolue et une croissance moins volatile, plus stable. Avec la plate-forme Open World, nous proposons un accès privilégié à des gérants spécialistes très performants. C’est le cas de RARE (pour : Risk Adjusted Return on Equity) spécialisé sur l’investissement en infrastructures qui, depuis septembre 2006, a généré une performance supérieure à 50 % alors que le marché a baissé de 2 %. Sur les deux dernières années, le fonds Global Listed Infrastructure a surperformé de 5.4% par an avec une performance de 23 % par an, net de frais».Nick Langley, investment director et senior portfolio manager de RARE Infrastructure Ltd à Sydney, explique la stratégie mise en œuvre par sa maison dont l’encours total représente désormais 4,3 milliards de dollars : «Nous appliquons une stratégie voisine du private equity à une philosophie de type infrastructures. Nous analysons les concessions sous-jacentes avec beaucoup de soin et investissons dans des actifs qui offrent un profil de rendement/risque très attrayant. Le fonds résiste mieux que l’immobilier coté et sur les trois dernières années, nous n’avons pas perdu d’argent».En matière de supports de placement, Nick Langley souligne : «Nous nous focalisons sur les actifs réglementés. Nous préférons les valeurs défensives avec des revenus élevés et sans risque lié au cycle des affaires. Mais nous avons quand même réduit à 50 % contre 75 % en 2009 l’exposition à ce genre de titres pendant que nous avons triplé à 45 % notre allocation à des valeurs de croissance susceptibles de connaître une expansion trois fois plus rapide que la croissance du PIB, comme Vinci, Abertis ou Atlantia. Et puis nous conservons environ 4 % de cash. En revanche, nous nous tenons à l'écart des infrastructures sociales, qui comportent un risque faible, qui sont fortement régulées, qui ne sont pas souvent cotées et qui ne sont pas très attrayantes».La préférence de RARE va aux «exploitants d’infrastructures quand ils possèdent leurs actifs. Cela génère un flux de revenu stable sur longue période. Nous partons d’une analyse et de scénarios macro-économiques (top down), nous étudions les contrats pour déterminer s’ils protègent l’entreprise contre l’inflation. Ensuite, nous analysons chaque société avec une approche très «value» sur un horizon de cinq ans pour le revenu, le dividende, et le potentiel d’appréciation du capital (modèle DCF) sur 20 ans. Et, très logiquement, nous privilégions les sociétés dont l'évolution est lisible, prévisible, et dont le revenu va augmenter».Interrogé sur la ventilation actuelle des investissements, Nick Langley précise : «Actuellement, le portefeuille comporte 42 lignes. Nous avons en général entre 35 et 50 titres. L’allocation aux marchés émergents est plafonnée à 25 %, mais nous en sommes actuellement à 16 % (10 % d’actions brésiliennes, 4 % de chinoises et 2 % sur une tchèque). Nous avons 15 % du fonds en Asie-Pacifique, dont 13-14 % en Australie, 22 % en Amérique du Nord, 35 % en Europe continentale et 8 % au Royaume-Uni. Nous aimons bien Abertis, Red Eléctrica de España, Enagás, Vinci…"Le responsable de RARE conclut : «D’une manière générale, nous analysons la maturité du portefeuille des entreprises où nous souhaitons investir et nous privilégions celles dont les infrastructures se trouvent plutôt en fin de vie, parce que le cycle est prévisible».Quant aux volumes que représente le produit, Nick Langley indique :"Notre stratégie value représente environ 2 milliards de dollars d’encours sur un total de 4,3 milliards, et le fonds que nous gérons pour le compte d’OpenWorld pesait 95 millions de dollars au 14 juin».
La croissance a fait son retour en Europe de l’Est, constate Marcus Svedberg, chef économiste d’East Capital, société de gestion suédoise spécialiste des marchés émergents (8,3 milliards de dollars d’encours). Ainsi, le FMI a relevé ses prévisions de croissance pour la région à 4,3 % en 2011 et 2012 contre 4,2 % en 2010. L’inflation, qui reste un motif d’inquiétude pour les investisseurs, devrait rester stable cette année et retomber à ses plus faibles niveaux historiques l’an prochain. Parallèlement, les déficits budgétaires devraient continuer à se réduire, la dette publique demeure stable et la dette totale diminue. Autre point positif : la demande intérieure devient un moteur de croissance de plus en plus important, notamment en Russie. Les principaux risques pesant sur les perspectives économiques de la région viennent de l’extérieur. «Les marchés émergents sont otages des événements macroéconomiques mondiaux», résume Marcus Svedberg, qui cite la crise de la dette dans la zone euro, les problèmes budgétaires des Etats-Unis et la fin de l’assouplissement quantitatif (QE2). Néanmoins, ces risques, bien que de taille, sont connus et attendus. Et il note, par ailleurs, que le mérite de la situation grecque est d’agir comme un épouvantail pour les pays d’Europe de l’Est, qui de fait feront tout pour éviter de se retrouver dans un tel cas. Au sein de la région, la situation est nuancée en fonction des pays. Côté Russie, Marcus Svedberg estime que l’économie s’est redressée et se rapproche de son potentiel de l’ordre de 5 %. Si les finances publiques sont solides grâce aux prix élevés du pétrole, il émet quelques inquiétudes concernant le creusement rapide du déficit hors pétrole. Quant à l’inflation, elle est élevée mais devrait ralentir au second semestre à la faveur du retour à la normale des prix des biens alimentaires.La Turquie, pour sa part, continue de surprendre avec une économie proche de la surchauffe. Elle est alimentée par une croissance des crédits bancaires de 35 % qui stimule la consommation mais creuse le déficit de la balance des opérations courantes. Marcus Svedberg s’inquiète également de l’inflation qui pourrait continuer à s’accélérer. Sur les marchés, Marcus Svedberg juge donc la Russie attrayante et reste prudent sur la Turquie. Il note que l’Ukraine et les pays baltes ont été les marchés les plus solides en 2010 et ont continué à bien performer bien que dans une moindre mesure. La CEI est aussi attrayante en termes de valorisations même si la reprise économique est plus faible qu’ailleurs. Enfin en Europe centrale, il trouve des opportunités du côté de certaines entreprises et d’introductions en Bourse.
Lors d’une conférence dédiée à la stratégie de développement du gestionnaire dans le domaine des actions - qui représente 108 milliards d’euros - Romain Boscher, directeur des gestions actions d’Amundi Asset Management, a noté qu’en 2010, 7 milliards d’euros de souscriptions nettes ont été enregistrés sur les produits actions. «Notre ambition est d’atteindre les 20 milliards pour 2014", a indiqué le responsable qui a précisé que les efforts commerciaux vont désormais porter principalement sur les distributeurs externes et les entreprises, sans négliger bien entendu les investisseurs institutionnels (parmi lesquels les fonds souverains qui pèsent 50 milliards d’euros d’encours toutes classes d’actifs confondues).En matière d’offre, Amundi va «enrichir encore» sa gamme déjà étendue dans le domaine des grandes capitalisations mondiales. Le groupe veut aussi se renforcer sur les produits conformes à la loi islamique (Kuala Lumpur est le centre de compétences sur ce sujet) et dans l’ISR. Il est prévu aussi d'élargir à New York la gestion et la production de supports de volatilité déjà réalisées à partir de Londres, Tokyo et Paris. Il est aussi prévu d’accélérer le développement dans le domaine des matières premières. Par ailleurs, Amundi ambitionne de devenir le leader européen du long/short.Romain Boscher précise qu’il s’agit de mettre en place le dispositif correspondant à ces objectifs. Il n’y aura plus de silos géographiques mais une organisation par expertises qui, de multilocales, vont devenir mondiales. Ce système s’appuiera sur un réseau d'équipes resserrées sur une expertise, dédiées et autonomes, qui partageront ressources et moyens.Par ailleurs, Yves Perrier, directeur général d’Amundi et directeur du pôle gestion d’actifs et services aux institutionnels de Crédit Agricole S.A. a rappelé que la collecte nette totale s’est située l’an dernier à 3 milliards d’euros, produit de 15 milliards de sorties nettes sur les produits monétaires et de 18 milliards de rentrées nettes ailleurs. Yves Perrier a également souligné que le coefficient d’exploitation s’est situé à 54,4 % pour 2010 (alors que les concurrents affichent un taux voisin de 70 %) et s’est encore amélioré à 53,6 % pour le premier trimestre 2011. De plus, Amundi affiche actuellement des coûts équivalents à ceux de Crédit Agricole Asset Management (CAAM) en 2007 en euros constants, malgré le considérable changement de périmètre avec l’adjonction de Société Générale Asset Management (SGAM). Amundi affichait fin mars 712 milliards d’euros d’encours.Enfin, également présent à la conférence, Pascal Blanqué, directeur général délégué en charge du métier institutionnels et distributeurs tiers, et CIO, a, pour sa part, annoncé que la prochaine adjonction à la gamme d’Amundi devrait d'être l’introduction en Europe d’un fonds monétaire à valeur liquidative constante déjà existant.
Haroldo Jimenez, analyste financier et responsable de la sélection des fonds à la BCGE, estime dans L’Agefi suisse que la performance d’un placement financier n’est pas une fonction croissante de la sophistication et du large éventail de produits qu’une institution peut offrir à sa clientèle. «Nous croyons à la supériorité des actions sur le long terme car nous croyons à la corrélation négative des marchés actions et obligataires, à la fin de la baisse séculaire des taux longs et à l'évolution positive des marchés actions», affirme-t-il dans un entretien au quotidien suisse. Il préconise une diversification par styles, un style de gestion se définissant par trois critères: la philosophie d’investissement, la définition de la principale source d’alpha et la catégorisation du risque.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Georg Schuh, CIO de Deutsche Asset Management (DeAM, groupe Deutsche Bank), estime que le point bas de la crise actuelle ne sera atteint que dans cinq ans. «Actuellement, nous n’avons que les deux tiers des abaissements de notes derrière nous», ajoute-t-il.La note moyenne des Etats de la zone euro se situe encore à «AA». Les membres actuels ne retrouveront un AAA qu’au bout d’un à deux cycles conjoncturels, ce qui peut durer dix ans ou davantage.Le statut de valeur refuge des obligations allemandes est compromis, d’après Georg Schuh. En termes absolus, l’Allemagne n’est plus un havre de sécurité, même si, en termes relatifs, le pays est encore l’un des plus sûrs.
Altarius Asset Management Limited, la succursale de gestion d’actifs basée à Malte du groupe Altarius, a annoncé en fin de semaine dernière le lancement de sa plateforme d’investissement, Paragon Sicav plc (Paragon), qui est l’une des premières plateformes d’investissement indépendantes de Malte exclusivement créée pour les gestionnaires tiers et les family offices. Enregistrée comme un P.I.F. (Professional Investment Fund, fonds d’investissement professionnel), Paragon est présentée comme étant extrêmement souple en matière de stratégie d’investissement, de liquidités, de reporting et d’endettement. L’un des principaux avantages de Paragon est qu’elle est exempte d’impôt sur les revenus ou sur les plus-values. Parmi ses autres points forts, Paragon a une architecture ouverte qui permet aux clients de désigner leur propre fournisseur de service. Étant un instrument de placement collectif, elle est en outre extrêmement rentable car les coûts de création et de fonctionnement sont partagés entre tous les sous-fonds de la plateforme. Par ailleurs, Paragon n’impose pas de portefeuille d’actifs minimal ni de période de lock-up.
Institutional Shareholder Services (ISS) recommande aux actionnaires du London Stock Exchange (LSE) qu’ils votent en faveur d’une fusion avec TMX, l’opérateur de la Bourse de Toronto, rapporte The Wall Street Journal. Cependant l’agence indépendante de conseil aux actionnaires n’a pas encore émis de recommandation à l’intention des actionnaires de TMX, qui sont confrontés à deux offres rivales, celles du LSE et celle de Maple Group Acquisition Corp.L’ISS est la seconde agence à recommander d’approuver le rapprochement LSE-TMX, après Glass Lewis & Co, une agence indépendante de conseil aux investisseurs institutionnels, qui juge que l’offre du LSE est «supérieure» à celle de Maple Group pour les actionnaires de TMX.Glass Lewis est une filiale indirecte du Ontario Teachers’ Pension Plan Board, l’un des fondateurs et des supporters de Maple…