Les single family offices envisagent d’accroître leurs investissements dans la gestion alternative, selon une étude publiée par The Rothstein Kass Family Office Group («Raising Capital from Single-Family Offices-Considerations for Financial Firms»), le pôle dédié au family office du groupe de services Rothstein Kass.Près de 90% des executive directors de single-family offices (SFO) interrogés dans le cadre de cette étude indiquent qu’ils vont très probablement allouer des fonds supplémentaires aux hedge funds cette année. Dans cette perspective, les stratégies préférées des investisseurs sont le long/short equity (53%), le distressed (49%), l’arbitrage (33%), les managed futures (25%) et le global macro (25%). Près de 70% des responsables interrogés envisagent en outre d’accroître leurs allocations au secteur du capital investissement, leurs préférences allant aux acteurs établis pour 59% d’entre eux, devant le financement mezzanine (39%) et les financements secondaires (32%). Selon l'étude, les actifs investissables moyens des SFO se situent autour de 416 millions de dollars en 2011 contre 236 millions de dollars en 2010. Les SFO dans la grande majorité des cas font appel à des professionnels de l’investissement extérieurs, seulement 22% d’entre eux indiquant qu’ils disposent également d’une capacité de gestion en interne.
Selon Asian Investor, le fonds souverain coréen Korea Investment Corporation (KIC) a investi quelque 900 millons de dollars d’actifs dans trois produits indiciels dérivés du FTSE et basés sur les stratégies de gérants actifs. KIC, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 45 milliards de dollars, envisage d’investir entre 1% et 2% dans ce type de stratégies.
Environ 70 % des investisseurs institutionnels européens interrogés par Allianz Global Investors (AGI) dans le cadre de son dernier sondage RiskMonitor sont d’avis que le risque de taux est le plus important pour les douze mois à venir ; et 61 % des responsables interrogés sont d’avis que les obligations souveraines comportent un risque élevé à important. Cela posé, ils considèrent aussi que la possibilité d’une chute des cours pour les actions représente aussi un risque important.Elizabeth Corley, directrice générale d’AGI Europe, constate aussi que, depuis la crise financière et aussi à cause des aspects réglementaires, les queues de distribution (tail risks) sont elles aussi considérées comme un risque important.En revanche, 76 % des institutionnels interrogés se disent convaincus que l’euro va subsister dans sa forme actuelle, alors que 6 % seulement sont d’un avis contraire.Par ailleurs, AGI précise que seuls 29 % du panel estiment que le durcissement de la réglementation présente un risque sérieux tandis que 20 % sont du même avis concernant les exigences en matière de reporting.
En dépit des perturbations liées au «printemps arabe», au séisme et au tsunami dévastateurs au Japon et aux affres de la dette souveraine dans les Etats périphériques européens, les marchés d’actions recèlent toujours un potentiel haussier intéressant, estime Dexia Asset Management.L'économie se trouve actuellement dans une phase de ralentissement de milieu de cycle qui se traduit par un fléchissement temporaire de la croissance sans interruption toutefois de la tendance haussière à long terme, a indiqué le 15 juin à l’occasion d’un point de presse Frédéric Buzaré, responsable global de la gestion fondamentale en actions chez Dexia Asset Management. " Les perspectives des marchés d’actions restent dès lors très attrayantes. Les rendements réels des obligations sans risque sont négatifs, les entreprises affichent une rentabilité très élevée et des trésoreries abondantes et les primes de risque ont à nouveau augmenté récemment. Nous pensons que le rendement des actions proviendra principalement d’une contraction des primes de risque. Les actions européennes, qui se négocient à 10 ou 11 fois les bénéfices prévisionnels, ont déjà intégré un ralentissement économique temporaire. En un sens, il est difficile de trouver des alternatives intéressantes aux actions pour l’instant», estime Frédéric Buzaré. Dans un contexte de rééquilibrage de la croissance économique vers l’Est, de pénurie des matières premières et de déséquilibre entre l’offre et la demande de main-d’oeuvre dans les pays européens, Dexia AM privilégie trois grands thèmes d’investissement : les marchés émergents avec une approche plus prudente dans l’immédiat, les actions du secteur des matières premières, et les actions de croissance.
Selon les sondages effectués par les agences allemandes Telos et Kommapha auprès de 170 investisseurs institutionnels allemands, le pourcentage de maisons investies dans des fonds immobiliers institutionnels est tombée, entre l'édition 2010 et celle de cette année, de 29 % à 13 %, rapporte la Börsen-Zeitung. Parallèlement, la proportion d’institutionnels qui ne sont pas du tout investis dans des fonds immobiliers a augmenté à 45,7 % en février-mars de cette année, contre 28 % un an auparavant.
Certains des fonds alternatifs Children’s Investment Fund Management ou TCI (Chris Cooper-Hohn, 9,5 milliards de dollars), Tiger Global Management (Chase Coleman) et H Partners Management (1 milliard de dollars, Rehan Jaffer) ont affiché depuis le début de l’année des performances comprises entre 15 et 22 % alors que le hedge fund moyen n’a gagné que 1 % et que les actions se sont adjugé 5 %, rapporte The Wall Street Journal. Cela tient à des paris sur les réseaux de télévision (CBS, Viacom, Walt Disney, Liberty, Cablevision) et d’autres médias (LinkedIn, Netflix) ainsi que sur des parcs de loisirs (Six Flags Entertainment).
Responsable de la gestion obligataire de Old Mutual Asset Managers (OMAM), Stewart Cowley recommande d’éviter le dollar. Au cours d’une conférence organisée par Expert Investor la semaine dernière, il estime qu’il faut se préparer à une baisse de la devise américaine, le pays étant très loin d’avoir réglé ses problèmes de déficit. «La Fed ressemble à un hedge fund très endetté», indique-t-il. En revanche, même si aujourd’hui tous les yeux sont rivés sur la Grèce, Stewart Cowley juge que le plan européen de restructuration est «crédible». Jusqu’ici, il avait évité l’euro, mais maintenant il revient petit à petit sur la monnaie européenne. Le responsable du fixed income d’OMAM, qui se détourne aussi du yen, privilégie les devises liées aux «matières premières» comme le dollar australien, le dollar canadien et le rand sud africain. Stewart Cowley a enfin indiqué qu’il évitait les obligations souveraines, qu’il créait une duration négative et privilégiait les entreprises ayant un faible taux d’endettement et un positionnement unique.
Au cours du mois écoulé, les investisseurs ont réduit leur exposition aux actions et aux matières premières alors qu’ils sont revenus sur le monétaire et les obligations, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 3 et 9 juin auprès de 282 gérants dont les actifs sous gestion totalisent 828 milliards de dollars.Les allocataires étaient surpondérés sur les actions à hauteur de 27% en net contre 41% en mai. La proportion des investisseurs sous-pondérés sur les actions de la zone euro ont même fait un bond à 15% contre seulement 1% un mois plus tôt. Les investisseurs surpondérés sur les matières premières ne sont plus que 6% contre 12% précédemment. En revanche, les allocataires sont désormais surpondérés sur le monétaire à hauteur de 18% contre 6% le mois précédent. Le regain d’intérêt pour les obligations se confirme également, la part des investisseurs sous-pondérés passant de 58% en avril à 44% en mai et à 35% début juin. La problématique de la dette souveraine en Europe reste un gros point d’inquiétude pour les investisseurs qui ont revu à la baisse leurs attentes sur la progression des bénéfices des entreprises. Cela dit, le moindre optimisme sur les perspectives de croissance économique n’incite pas les investisseurs à envisager une troisième phase d’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis. L’optimisme général sur les marchés émergents se heurte toutefois à un certain pessimisme sur les perspectives d'évolution de l'économie chinoise. La part dévolue aux actions des marchés émergents est tombée à 23% en juin contre 29% en mai alors que les investisseurs se disent par ailleurs prêts à surpondérer les actions émergentes dans les prochains mois.
L’agence de notation Moody’s a annoncé le 15 juin qu’elle plaçait les trois banques françaises Société Générale, Crédit Agricole SA (Casa) et BNP Paribas sous surveillance avec implication négative.La décision de l’agence dépendra de l’exposition des banques à la dette grecque et de l’impact éventuel sur les notations d’un défaut ou d’une restructuration de ladite dette. «L’objectif principal de ces trois examens portera sur les expositions de ces banques à la dette souveraine grecque, au secteur privé grec et à l’incohérence potentielle entre l’impact d’un possible défaut ou d’une possible restructuration grecs et leurs niveaux actuels de notation», explique Moody’s dans un communiqué.
Dans la mesure où les approches d’allocation classiques ont déçu, où l’intégration des classes d’actifs alternatives «s’est avérée problématique» et où l’allocation dynamique s’est révélée finalement peu flexible, Groupama Asset Management avec, désormais, sa nouvelle plate-forme Sigma (lire nos articles du 9 mars, du 18 avril et du 26 mai) ont opté pour une quatrième voie, en misant sur la multigestion, multi-classes d’actifs et sur toutes les zones géographiques. «C’est une formule incontournable» a expliqué de 14 juin Jean-Marie Catala, directeur général délégué et directeur du développement.Il s’agit à présent pour Groupama de populariser cette catégorie de produits tant auprès des particuliers, qui ont déjà assez bien «mordu», notamment au sein des contrats en unités de compte, que des investisseurs institutionnels (dont quelques fonds de pension italiens), parfois gênés par l’aspect «fonds de fonds».Les encours en multigestion flexible chez Groupama AM représentent environ 500 millions d’euros (fonds et mandats), dont quelque 300 millions de souscriptions nettes sur les cinq premiers mois de cette année (les meilleures ventes de la maison, avec les monétaires), ce à quoi s’ajoutent 250 millions d’euros de mandats de gestion flexible en direct.La maison aligne deux fonds purs avec des positionnements différents. D’une part, le Groupama FP Allocation CT, avec un objectif de surperformance d’un point de pourcentage par rapport à l’Eonia sur un horizon d’un an, avec une volatilité maximale de 2 % et une perte maximale sur 12 mois glissants de 1 %. D’autre part, le Groupama FP Flexible Allocation, qui vise 7 % de performance annualisée sur un horizon 5 ans, avec 8 % de volatilité maximale et 10 % de perte maximale.Historiquement, cette dernière formule a permis de limiter la perte à 15-20 % de celle du MSCI monde de fin juillet 2008 à début mars 2009, puis de capter 30 % de la hausse sur les treize mois au 9 avril 2010, a souligné pour sa part Henri Chabadel, directeur des gestions Sigma. Ces résultats découlent d’une approche semi-quantitative inspirée du modèle de la gestion à coussin et calibrée de manière à gérer le risque de perte sur l’horizon d’investissement, complétée d’une couche qualitative. Cette gestion qualitative se traduit par le recours à diverses classes d’actifs le plus souvent pour diminuer le risque (obligations d’Etat, indexées ou non, or, matières premières, volatilité, portage d’alpha) ainsi que par la sélection de fonds gérés activement et, si possible, asymétriques. L'équipe de gestion, de plus, «sécurise régulièrement le plancher de performance acquis».
Le patrimoine des 611.000 familles italiennes détenant plus de 500.000 euros a atteint en 2010 le niveau de 896 milliards d’euros, rapporte Il Sole - 24 Ore. La part de ces portefeuilles investie en actions se limite à 11,3 % contre 14 % pour la moyenne européenne. Ces investisseurs fortunés font la part belle aux obligations avec 48 %, soit plus du double des chiffres européens. Par ailleurs, de plus en plus d’investisseurs se fient aux banquiers privés. Le secteur gère 47 % des actifs, soit une hausse de 6,8 % en 2010.
Une trentaine d’investisseurs institutionnels dont les actifs sous gestion cumulés s'élèvent à quelque 1.000 milliards de dollars, viennent d’envoyer une lettre aux sociétés de l’indice Russell 1000 pour qu’elles intègrent la «nouvelle réalité» des risques ESG –environnementaux, sociaux et de gouvernance- dans leur projet d’entreprise.Ces problèmatiques ne peuvent pas être considérés comme des problèmes de «hors-bilan», soulignent notamment les investisseurs. «Ce sont plutôt des questions financières, concrètes qui constituent à la fois des risques et des opportunités pour la réussite à long terme des entreprises», ajoutent-ils. Les fonds de pension californiens CalPERS et CalSTRS, qui font partie des signataires, avaient déjà annoncé le mois dernier leur décision de mieux intégrer les critères ESG dans toutes leurs décisions d’investissement.
Selon les dernières statistiques de JPMorgan, l’exposition des fonds monétaires américains aux titres émis par des banques de la zone euro était tombé fin mai à 361 milliards de dollars, soit environ 40 % des 902 milliards d’allocation aux banques non américaines, rapporte The Wall Street Journal. Fin mars 2010, lorsque la crise de la dette a éclaté, la proportion correspondante était de 50,9 %.L’exposition des fonds aux banques espagnoles a chuté de 85 % à 6 milliards de dollars contre 40 milliards fin mars 2010. Elle a plongé de 70 % pour les banques belges et de 75 % pour les italiennes. Elle aussi diminué de 25 % pour les allemandes et de 9 % pour les françaises.En revanche, l’exposition aux banques suédoises a fait un bond en avant de 95 %, celle aux banques norvégiennes s’accroissant de 53 % et celle aux banques canadiennes de 49 %.
A l’issue de la procédure d’appel d’offres ouvert lancé le 22 octobre dernier visant au renouvellement d’un mandat de gestion transversal (overlay), le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a annoncé le 10 juin avoir attribué le marché à State Street Global Advisors France. Le mandat est conclu pour une durée de deux ans renouvelable une fois.La mission de ce prestataire consistera, d’une part, à informer et conseiller le FRR, d’autre part, à assurer la gestion du risque de change et à mettre en oeuvre les expositions aux différentes classes d’actifs décidées par le directoire du FRR, précise le Fonds de réserve dans un communiqué.
Coté sur le marché suisse des actions depuis 2007, VZ VermögensZentrum, groupe zurichois articulé autour du pôle de gestion de fortune VZ, a présenté le 9 juin à Zurich une solution en ligne quasiment inédite sur le marché suisse, rapporte L’Agefi suisse. Le lancement d’une nouvelle plateforme financière dédiée à l'épargne ou à l’investissement méthodique, dans le cadre de stratégies définies en ligne par l’utilisateur et concrétisées de manière standardisée ou individualisée, par le biais principalement de fonds de placements indiciels cotés ou ETF.VZ affirme ainsi sélectionner les meilleurs produits parmi plus de 700 ETF disponibles actuellement en Suisse. Avec ce nouveau portail inséré sur sa plateforme existante, le groupe VZ concurrence ainsi surtout les fonds d’allocation d’actifs des banques. Les frais regroupés dans le ratio des frais totaux (TER) se monteraient ainsi à 0,55% pour le service VZ Investir avec des ETF «alors qu’ils s'élèvent à 1,1% voire 1,7% pour les fonds proposés par les banques».
A Newport Beach (Californie), le concept de «nouvelle normalité» évoquée lors des éditions 2009 et 2010 de la rencontre «Secular Forum» des professionnels de l’investissement de Pimco (groupe Allianz Global Investors) a été validé lors de la réunion de cette année, mais assorti de mises en garde et de nuances (lire notre article du 1er juin 2010). Comme l’a résumé Andrew Bosomworth, responsable de la gestion des portefeuilles allemands chez Pimco et directeur d’Allianz Global Investors KAG, «en raison des défis à relever lors des prochaines années, les stratégies de placement, auparavant gagnantes, pourraient devenir moins performantes, ou même présenter des risques supplémentaires pour les investisseurs. Il est donc urgent de les repenser et de les ajuster».Pour le manager, les gouvernements des pays industrialisés ont soutenu les marchés financiers par des mesures qui ont induit des rendements élevés, particulièrement dans les segments risqués, mais «c’est comme si les investisseurs, à l’occasion de ce processus, avaient en fin de compte «emprunté» les rendements au futur. Cependant, ce mécanisme ne fonctionne que de façon limitée. Les rendements réels, déjà comprimés, pourraient donc restreindre le potentiel des rendements futurs». Sur le marché obligataire, Pimco est convaincu que la tendance à la baisse des taux, qui dure depuis près de 30 ans, est terminée.Changement de paradigmePar ailleurs, Pimco engage les investisseurs à se prémunir contre ce qu’il appelle «la répression financière», notion qui recouvre la tentative des gouvernements, surtout dans les pays industrialisés, de se désendetter aux frais des épargnants en favorisant une résurgence modérée de l’inflation et des taux d’intérêt réels négatifs. Andrew Bosomworth souligne que, pour se protéger de la faiblesse des rendements réels, de la hausse de l’inflation et de la dépréciation monétaire, «il convient de tirer parti de la diversité, de plus en plus grande à l’échelle mondiale, des opportunités d’investissement. Il faut pour cela adopter des approches globales et souples. Dans le contexte actuel de dispositions financières contraignantes et d’accroissement de la dette publique, il est risqué de s’en tenir strictement aux indices traditionnels, pondérés par la capitalisation boursière».Parallèlement, poursuit le spécialiste, «il est de plus en plus probable qu’on assiste à des évolutions extrêmes ou à des crises s’éloignant du scénario de base. Ces événements extrêmes sont situés aux deux queues de distribution. Dans cet environnement de «nouvelle normalité», la réaction des investisseurs doit être très souple. «La couverture contre les risques extrêmes, appelée «tail risk hedging», jouera un grand rôle », estime Andrew Bosomworth.
Novethic a publié le 9 juin les résultats d’une enquête sur l’intégration des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans le private equity, réalisée avec le soutien du fonds d’investissement KKR et en partenariat avec le Club Développement Durable de l’Afic, CDC Entreprises et FSI France Investissement.L’enquête à laquelle ont répondu 74 sociétés représentatives du capital investissement en France ayant investi plus de 2,8 milliards d’euros en 2010, témoigne de la montée en puissance de l’investissement responsable dans ce secteur financier. Cela se traduit par l’analyse de risques ESG et la formalisation progressive de politique d’investissement mais pas encore par une intégration de la dimension ESG dans le calcul de la valeur des entreprises en portefeuille.Près d’un tiers des sociétés de gestion interrogées (30%) ont une politique d’intégration de critères ESG formalisée et 35% prévoient de la formaliser dans l’année à venir. Autre signe: près d’un tiers du panel de l’enquête Novethic est signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) depuis moins de trois ans et un quart prévoit de le devenir dans l’année 2011. Cette adhésion aux PRI est une façon d’affirmer publiquement leur engagement à structurer une démarche ESG et à faire partie de la communauté des investisseurs responsables.Cependant, le déploiement de ces démarches est encore dans une phase de démarrage. La pratique majoritaire reste le dialogue entre investisseurs et entreprises sur les enjeux du développement durable (72%) mais moins d’un quart des sociétés de gestion ont mis en place soit des grilles d’évaluation ESG spécifiques, soit des audits ESG ou encore un questionnaire ESG adressé systématiquement aux entreprises.Pour 65% des sociétés de gestion interrogées, la principale motivation à intégrer des critères ESG est l’identification des risques potentiels avant de prendre une participation dans une entreprise, notamment parce que l’évaluation sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance permet de compléter leur connaissance des entreprises cibles.Le second facteur déterminant, cité par la moitié des répondants, est de répondre aux exigences formulées par leurs clients investisseurs qui demandent des politiques formalisées de prise en compte de critères ESG avant de leur confier leurs actifs. 60% des sociétés interrogées ont déjà reçu des demandes de ce type et d’autres les anticipent pour leurs futures levées de fonds. En revanche si près de la moitié des sociétés interrogées considèrent que l’intégration ESG peut contribuer à créer de la valeur sur leurs participations, via la mise en œuvre de politiques de développement durable, celle-ci n’est pas aujourd’hui prise en compte dans le calcul de la valeur, à quelques rares exceptions près.Enfin, près de la moitié des sociétés de gestion interrogées déclarent avoir déjà évité d’investir dans une entreprise pour des raisons liées à des critères ESG. Un chiffre qui illustre l’importance progressive prise par ce type de considérations au moment de la décision d’investissement. Cependant, peu de gérants de private equity réalisent un suivi élaboré, via des indicateurs adaptés, de leurs participations. Or, valoriser la performance ESG des entreprises passe nécessairement par un accompagnement approfondi des participations sur les enjeux ESG.
Lors du point consacré le 8 juin à la stratégie d’investissement, Pascal Blanqué, CIO d’Amundi Group, a souligné que si, sur un plan stratégique, il convient de privilégier les actions et obligations émergentes, d’un point de vue tactique, il n’y a pas véritablement d’urgence. Il faut se garder d’une politique «d’investissement béat» sur les émergents.Dans la conjoncture actuelle, explique Olivier Desnos, responsable solutions diversifiées et allocataires, Amundi préconise de surpondérer les actions de 3-6 points de pourcentage par rapport à une allocation de 50 %, en privilégiant les actions américaines et européennes, notamment avec des banques italiennes et des sociétés industrielles espagnoles. En revanche, la maison n’a pas d’actions japonaises en portefeuille.A l’inverse, il convient de réduire l’exposition de 4-5 points du côté des obligations, avec une très forte sous-pondération des titres d’Etat et une surpondération du crédit catégorie «investissement» et des titres à haut rendement, avec des prises de bénéfices sur les obligations courtes de la zone euro. Au sein du crédit, les subordonnées financières sont privilégiées.La réduction tactique des budgets de risque incite l'établissement à se positionner sur les liquidités lorsqu’il sort des actions, comme il l’a fait lorsqu’il est sorti des matières premières, qui ont atteint leur pic. En guise de diversification et de couverture, poursuit Pascal Blanqué, le dollar est le facteur privilégié. D’autre part, Amundi est acheteur de volatilité face à l’augmentation de l’aversion au risque.
Une étude du gestionnaire hambourgeois Lloyds Fonds auprès de 360 investisseurs institutionnels, 98 gestionnaires de fortune et 125 family offices permet de mettre en lumière que, face aux incertitudes persistantes sur les marchés financiers, les professionnels allemands ont tendance à privilégier des placements qui offrent des rendements élevés mais présentent des risques relativement faibles. C’est pourquoi ils recherchent des formes d’investissement offrant une solution de rechange par rapport aux obligations et aux actions. Ils comptent notamment renforcer leur exposition aux actifs réels dans les domaines de l’immobilier et des énergies renouvelables.Actuellement, les investisseurs institutionnels (banques, assurances, fondations) sont investis à près de 60 % en obligations, alors que les gestionnaires de fortune misent à 43 % sur les actions. Les family offices font confiance à 19 % aux obligations et à peu près autant aux actions, tandis qu’ils sont positionnés à 20 % sur l’immobilier. En ce qui concerne les autres actifs réels, les family offices ont une allocation de 8 %, contre 4 % pour les gestionnaires de fortune et seulement 1,5 % pour les investisseurs institutionnels.Interrogés sur leurs prévisions à 12-24 mois, les investisseurs institutionnels et les gestionnaires de fortune ont l’intention d’augmenter légèrement leur exposition aux actions et d’accroître leur allocation aux actifs réels, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et de l’immobilier. Les family offices, pour leur part, n’ont pas l’intention de modifier leur allocation d’actifs et conserveront une part importante de leur portefeuille dans l’immobilier.
Selon le Wall Street Journal, Pimco a perdu plus de 3,4 milliards de dollars en investissant dans des obligations Lehman juste avant sa faillite. La société détenait en effet plus de 4,5 milliards d’obligations senior de la banque en septembre 2008. Bill Gross, le gérant vedette de Pimco, était certain à 100 % que Lehman éviterait la faillite. Néanmoins, sur 2008, le fonds Pimco Total Return Fund a dégagé un rendement de 4,32 %.