L’intégration de critères ESG dans la gestion financière est une notion globalement bien comprise par les investisseurs européens, mais ils l’associent de plus en plus à l’exclusion de secteurs ou d'émetteurs. Pour une large majorité des investisseurs institutionnels européens, l’intégration de ces critères ressemble à un tryptique qui associe la sélection des émetteurs sur ces critères, l’attention portée à leurs pratiques de développement durable et les exclusions éthiques, selon la deuxième édition de l’enquête annuelle de Novethic présentée le 28 novembre et réalisée avecf le soutien de BNP Paribas Investment Partners (1).L'élargissement progressif de la définition aux pratiques d’exclusion, qui constitue la nouveauté de l’année, doit toutefois être nuancée dans la mesure où l’on observe de fortes disparités d’un pays à l’autre. L’exclusion éthique est mise en avant par plus de 75% des Allemands, des Hollandais, des Danois ou des Suédois mais par moins de 40% des Français et des Britanniques. L’exclusion d’entreprises ou de secteurs en raison des risques ESG est citée par seulement 7% des répondants britanniques et 28% des français mais 75% des répondants finlandais. Les deux principaux facteurs d’incitation à mettre en place des critères ESG restent l'émergence de modèles plus durables, pour 51% des répondants contre 46% l’année précédente et la maîtrise des risques à long terme, citée par 25% de l'échantillon contre 19% précédemment. Ces deux motivations sont suivies par la protection de leur réputation (19% en moyenne avec une préoccupation beaucoup plus marquée dans les pays d’Europe du Nord), l’apport éventuel en termes de performance financière ne se classant qu’en dernier (7%). Pour mettre en oeuvre leurs politiques, les institutionnels considèrent à 43% que les agences de notation sont la principale source d’accès aux données ESG, avec même un taux de 70% aux Pays-Bas. Viennent ensuite les sociétés de gestion (39%) puis les entreprises elles-mêmes (27%). L’enquête montre aussi que la concrétisation de risques extrêmes ne modifie pas forcément les politiques d’investissement. Moins d’un quart des investisseurs interrogés déclarent avoir révisé leur politique d’investissement à la suite dévénements comme l’exploision de la plate-forme de BP ou les changements de régime liés au printemps arabe. Dans le cas de l’explosion de la centrale de Fukushima, seuls 16% des répondants disent avoir revu leur exposition au secteur du nucléaire. (1) Plus de 250 investisseurs institutionnels ont été interrogés dans 11 pays sur l’intégration de critères ESG dans la gestion d’actifs. Les acteurs de l'échantillon gèrent conjointement 4.540 milliards d’euros d’actifs
La société de gestion Cosmo Asset Management, basée à Séoul, prépare le lancement d’un mutual fund à destination de la clientèle retail, rapporte Asian Investor. Cosmo AM travaille également sur des produits de la maison mère japonaise Sparx à destination de la clientèle institutionnelle.Cosmo envisage de proposer une stratégie actions long/only dédiée au marché coréen qui pourrait être lancée en janvier ou février 2012. La société de gestion alternative Sparx, qui contrôle 70% de Cosmo, gère quelque 6,8 milliards de dollars d’actifs., Cosmo AM gérant pour sa part un peu plus de 3 milliards de dollars.
Quelles sont les valeurs préférées des hedge funds? Les technologiques et les financières, selon une étude réalisée par Meena Krishnamsetty, co-fondatrice du fournisseur de données sur les hedge funds Insider Monkey, et dont les résultats ont été publiés par le Wall Street Journal. Les données compilées sont celles communiquées chaque trimestre, ici fin septembre, par les hedge funds avec un délai de 45 jours. Le sondage présente malgré tout un intérêt dans la mesure où ont été sélectionnés les hedge funds qui ont tendance à garder les titres au moins un trimestre ou deux.Parmi les dix valeurs plébiscitées par les hedge funds à fin septembre, le trio de tête comprend dans l’ordre Apple, présent dans les actifs de 103 hedge funds, Google (79 hedge funds), Microsoft (76). Apple occupait la tête du classement en 2010, puis a perdu du terrain, pour retrouver la première place en juin dernier. En revanche, c’est la première fois que Google se retrouve en aussi bonne position dans le classement au détriment de Microsoft qui perd une place par rapport au trimestre précédent.Viennent ensuite des financières avec Citigroup (75), JP Morgan (64) et Bank of America (62), qui devancent Pfizer (60) et General Motors (59). A la fin du premier trimestre 2011, Citigroup était en tête du classement mais depuis, le titre a été affecté par la crise de la dette dans la zone euro. Les neuvième et dixième positions sont tenues par Qualcomm (58) et Wells Fargo (57), Warren Buffett et John Paulson affichant les deux plus importantes expositions sur ce titre.
Stefan Kaiser, directeur chez iShares, souligne que le programme de prêt de titres de BlackRock apporte des recettes additionnelles à la fois pour la société et pour les souscripteurs, le tout en respectant des paramètres de risque conservateurs, indique eFundresearch.BlackRock utilise pour le prêt de titres le système de négociation PRISM qui repose sur quatre piliers : supply management, demand capture, résultats de la recherche et informations de marché. Ce système fournit de manière lisible une évaluation (pricing) relative qui permet à l’opérateur de choisir la stratégie de négoce appropriée soit pour mieux utiliser les capacités, soit pour augmenter les commissions perçues.Empiriquement, la performance additionnelle du prêt de titres entre avril 2009 et avril 2011 sur les fonds irlandais a été de 14,8 points de base pour µBlackrock pour une moyenne de 7 points de base sur le marché.
Un nombre croissant de fonds de pension ont récemment changé l’allocation de leurs fonds afin de réduire la volatilité, selon l’enquête annuelle sur les fonds de pension britanniques (1) que vient de publier Baring Asset Management (Barings). Les deux tiers (65%) des participants à l’enquête ont modifié depuis peu l’allocation de leurs fonds, contre 50% l’an dernier.Autre évolution significative, 65% de l'échantillon investissent désormais dans des stratégies multi-classe d’actifs. Un quasi-doublement par rapport à l’an dernier, où seulement 38% des participants investissaient dans ces stratégies.A l’origine de ces modifications, la volonté pour plus de 60% de l'échantillon de réduire la volatilité. Autres raisons avancées, la nécessité de réduire la corrélation des actifs ainsi que la recherche d’une meilleure adéquation actif/passif. La perspective d’une amélioration de la performance n’est évoquée qu’en dernier lieu."L’enquête montre clairement que les inquiétudes des gérants de fonds de pension se focalisent sur la nécessité de gérer la volatilité et de se protéger contre les risques extrêmes. La recherche de meilleures performances est secondaire compte tenu des turbulences actuelles et de la situation en Europe», remarque Andrew Benton, responsables de la distribution britannique et internationale chez Barings.L’enquête indique par ailleurs que, pour les dix prochaines années, les meilleures perspectives de gains dans la classe d’actifs actions se trouvent pour 62% de l'échantillon en Asie émergente, loin devant l’Europe émergente (10%), l’Afrique (10%) et l’Amérique latine (10%).(1) Enquête en ligne réalisée par Baring Asset Management entre le 3 octobre et le 3 novembre 2011 auprès d’un échantillon de 74 gérants de fonds de pension publics ou privés.
Le principal fonds souverain chinois, China Investment Corporation, prévoit d’investir dans les infrastructures des pays développés, et notamment au Royaume-Uni. Le fonds chinois de 410 milliards de dollars est «désireux de s’associer à des gestionnaires de fonds ou de participer via un partenariat public/privé dans le secteur britannique des infrastructures en tant qu’investisseur en actions», indique Lou Jiwei, dans un article d’opinion du Financial Times de lundi. «Aujourd’hui, les infrastructures en Europe et aux Etats-Unis ont vraiment besoin de davantage d’investissements», ajoute-t-il.
Comme plusieurs autres grandes maisons, BlackRock propose au sein de sa sicav luxembourgeoise BGF une gamme désormais complète de compartiments investissant de manière sélective dans des sociétés servant régulièrement des dividendes élevés (*). Compte tenu des grandes incertitudes ambiantes en Europe, les investisseurs ont tendance à privilégier en gestion active les fonds marchés émergents et ceux d’obligations d’entreprises à haut rendement. Ce choix peut être pertinent mais pas sans risques si l’on en juge par la volatilité de ces marchés et les risques de défaut en cas de nouvelle détérioration de la conjoncture. «Il est certain que l’environnement actuel n’est pas propice à la prise de risque, mais d’un autre côté que les cours des actions intègrent déjà une récession modeste en Europe. En outre, les actions ne sont pas chères actuellement et le rendement des dividendes évolue aux alentours de 6 %, ce qui est plus rémunérateur que les dépôts bancaires», a constaté Richard Urwin, directeur de l’allocation d’actifs de BlackRock, lors d’une présentation à Paris. Ce que Nigel Bolton (CIO European equities) traduit en soulignant qu’actuellement les souscripteurs doivent se soucier davantage du revenu des actions que de leurs valorisations. En effet, les taux d’intérêt vont demeurer longtemps proches de leurs plus bas historiques et la crise de la dette souveraine dans la zone euro a réduit l’attrait des obligations d’Etat. Nigel Bolton tend à privilégier les technologiques solides, les sociétés de niche dans les services pétroliers mais aussi les grandes pétrolières, des entreprises avec un business model convaincant et générateur de flux de trésorerie importants comme Ryanair et les grandes valeurs du secteur agroalimentaire.(*) Le BGF European Equity Income Fund (LU0562822386), créé le 3 décembre 2010, n’affiche encore que 3,3 millions d’euros (fin octobre). Il vise un rendement supérieur d’au moins 10 % à celui de l’indice MSCI Europe. Il existe également dans la gamme le BGF Emerging Markets Equity Income (LU0651946864, 3,1 millions de dollars), le BGF World Resources Equity Income (LU0612318385, 2,9 millions de dollars) mais aussi des produits plus matures comme le BGF Asia Pacific Equity Income (LU0414403419, 73,4 millions de dollars) et le BGF Global Equity Income (LU0545039389, 485,9 millions de dollars). A cela s’ajoutent des mandats pour environ 1 milliard de dollars. Aux Etats-Unis, les pendants de ces fonds affichent déjà des encours considérables.
A fin 2010, l’encours des fonds, mandats et autres produits financiers «durables» dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) ressortait à 51,9 milliards d’euros ou 14 milliards de plus qu’un an plus tôt. Si l’on ajoute à ce montant les dépôts auprès de banques spécialisées et les fonds fermés, le total atteint 94,5 milliards d’euros, révèle le cinquième rapport annuel du Forum de l’investissement durable (FNG), qui compte environ 160 établissements adhérents dans les trois pays.En Allemagne et en Suisse, l’encours des fonds, mandats et autres produits financiers s’est accru de 23 % tandis qu’il n’augmentait que de 17 % en Autriche. La Suisse a été le plus gros contributeur, avec 33,6 milliards d’euros, devant l’Allemagne, avec 15,9 milliards et l’Autriche avec 2,4 milliards.Toujours en ce qui concerne les fonds, mandats et autres produits financiers, les investisseurs institutionnels représentent 77 % du total en Allemagne et 74 % en Autriche. En Suisse, les particuliers dominent, avec 57 % du total.
Ralf Lochmüller, associé et CEO de Lupus alpha, estime dans une interview au Handelsblatt que les sociétés de gestion allemandes ont perdu la confiance de leurs clients, que leurs produits sont trop mauvais et que les innovations sont mis trop rapidement sur le marché. Pour sortir de la crise, il préconise une «offensive de qualité» pour le que «made in Germany» soit aussi une marque reconnue en gestion d’actifs. Il préconise une sorte de parcours d’essai (deux ans de tests) pour les nouveaux fonds, l’adoption de budgets de recherche et développement comme dans l’industrie et l’engagement des gérants à investir leur argent personnel dans les fonds qu’il gèrent.Ces idées sont partagées par beaucoup de responsables du secteur., même le concept de «parcours d’essai» soutenu par notamment par Peter Schwicht, qui dirige JPMorgan AM en Allemagne ou Achim Küssner, son homologue chez Schroders, voire Thomas Richter, le nouveau CEO de l’association allemande BVI des sociétés de gestion, ou les responsables de Legg Mason.En revanche, Christoph Bruns, le patron de la boutique Loys, ou Hermann-Josef Hall, de Sauren Fonds-Resarch, estiment que les fonds ne sont pas des produits industriels et qu’il ne faut pas leur appliquer un processus inspiré de l’industrie.
Le groupe bancaire Wells Fargo vient de lancer un indice de mesure de la performance des hedge funds, le Wells Fargo Hedge Fund Manager Holdings IndexL’indice mesure la performance en temps réel des 100 plus importantes positions sur les actions et les titres liés aux actions communiquées à la Securities & Exchange Commission (SEC) par les hedge funds ou les comptes gérés. La valeur de l’indice sera communiquée par le Nyse toutes les 15 secondes entre 9h30 et 16h15.
Entre mai et août 2011, MSCI a interrogé 85 investisseurs institutionnels de 26 pays sur leur perception du risque. L’enquête (*) a montré globalement que ces institutions affectent depuis la crise de 2008 davantage de ressources à la gestion et à la mesure du risque. Plus de 20 % ont renforcé leur équipe d’investissement et/ou leur équipe de gestion du risque, tandis que plus de 40 % ont intensifié la transmission d’information entre les gestions des investissement et du risque, tandis que plus de 30 % ont amélioré la communication entre la gestion du risque de le conseil de surveillance.L'édition 2011 montre qu’il y a eu de substantielles améliorations dans la surveillance des risques de contrepartie, de liquidité, de crédit et de gestion active. D’autre part, l’horizon des investissements et de l’allocation d’actifs sont devenus plus dynamiques. Même si l’horizon stratégique reste dans la fourchette de 1-3 ans, beaucoup des membres du panel ont indiqué qu’ils évoluent vers un horizon à un an. L’allocation tactique est devenue beaucoup plus dynamique et événementielle et les overlays sont souvent utilisés à la fois pour la couverture et la génération de surperformance.MSCI constate également que la priorité a augmenté pour les tests de résistance et la couverture des queues de distribution. Enfin, les auteurs de l'étude soulignent que les critères de sélection des gestionnaires externes dépendent largement de la transparence et du contrôle du risque, du fait que l’allocation aux produits alternatifs augmente. (*) Back to the Future of Risk Management, Global Asset Owner Survey Results 2011 MSCI
Alors que de nombreuses réformes interviennent sur la retraite un peu partout en Europe, les Français continuent à faire plutôt confiance au système public par répartition. C’est ce qui peut expliquer pourquoi ils semblent peu anticiper son nécessaire accompagnement financier et retardent le moment de préparer leur retraite. C’est ce qui ressort de l'étude européenne sur la confiance des investisseurs européens et français menée auprès de 12. 000 Européens dans 14 pays par TNS Sofres pour Fidelity. 56 % des Français sondés indiquent ne pas avoir encore commencé à épargner pour leur retraite, citant le manque d’argent comme principal obstacle (43 %). Les Français ayant commencé à épargner pour leur retraite ont principalement fait le choix de plans d'épargne retraite individuels, de plans d'épargne retraite proposés par leur employeur ou encore de Sicav, FCP ou obligations. À l’instar de l’ensemble des épargnants européens, 80 % des Français s’estiment satisfaits des solutions qu’ils ont retenues. Les sondés qui envisagent de commencer prochainement à préparer financièrement leur retraite sont 51 % à penser le faire via un plan d'épargne retraite individuel. 18 % d’entre eux songent à investir dans des Sicav, FCP ou obligations et 25 % au travers d’un plan de retraite proposé par leur employeur. Qu’ils aient déjà investi ou non le sujet de la retraite, un Européen sur trois et un Français sur deux déclarent n’avoir jamais reçu de conseils spécifiques sur des plans d'épargne liés à la retraite. Quand c’est le cas, ces conseils émanent, en France, majoritairement de banques (36 %), de compagnies d’assurance (17 %), des employeurs (11 %) ou de conseillers financiers indépendants (6 %). Les chiffres clés figurent en pièce jointe de cet article.
Qu’il s’agisse d’Anthony Bolton chez Fidelity, de Bill Gross chez Pimco ou de John Paulson dans la firme éponyme, les gérants vedettes ont produit des performances en dessous de la moyenne cette année, constate le Financial Times. Cela est vrai aussi pour Bruce Berkowitz, dont le Fairholme Fund perd 32 % depuis le début de l’année, tandis que le Tilson Focus de Whitney Tilson chute de 23 %.Ce phénomène s’explique par le fait qu’avec la mode du «risk on, risk off», les investisseurs ont tendance à vendre sans aucun discernement tous les titres d’une même classe d’actifs. Selon Janet Brown, présidente de DAL, l’art du stock picking compte désormais moins que l’effet de mode. Et la performance des fonds tend à se résumer à la question de savoir si la stratégie est synchrone avec l’environnement de marché plutôt qu’aux qualités d’un gérant brillant.
Une étude pour Allianz Global Investors (AGI) réalisée par l’agence SD-M auprès des caisses complémentaires et de retraite allemandes montre que 60 % des institutions professionnelles desservant les fonctionnaires et les salariés des organisations dépendant des Eglises intègrent des critères d’investissement durable (ISR) dans leur politique de placement. En revanche, aucun des fonds de pension des fonctionnaires à l'échelon fédéral et des Länder ne prend en compte de tels critères. On est ainsi loin des taux d’ISR des organismes de retraite des fonctionnaires français ou scandinaves, souligne AGI.Les caisses analysées affichent dans l’ensemble un taux de inférieur à 10 % de placements durables, qui sont concentrés sur l’immobilier, les participations directes et les fonds d’actions. En revanche, leurs placements obligataires, si importants pour les investisseurs institutionnels, n’intègrent pratiquement aucun des critères de développement durable.
The Wall Street Journal rapporte que le gestionnaire alternatif Centerbridge Partners (10 milliards de dollars d’encours) a acheté pour 15 millions de dollars de dette bancaire de MF Global juste après l’effondrement de ce dernier. D’autre part, David Tepper, qui gère environ 14 milliards de dollars chez Appaloosa Management, a investi près de 50 millions de dollars en actions, obligations et dette bancaire de MF Global. Quant au gestionnaire de hedge funds, Elliott Management, il fait partie du comité des créanciers de MF Global et il détiendrait un montant important de dette de MF Global. D’autre hedge funds indiquent aussi avoir acheté des actions MF Global, qui se traitaient à 13 cents vendredi contre près de 8 dollars il y a six mois.Ces paris sont très risqués, c’est pourquoi les hedge funds engagent moins de 1 % de leur portefeuille. Mais ce pourrait être une très bonne affaire pour eux si au moins une partie des 600 millions de dollars manquants était retrouvée.
Un des fonds immobiliers de Morgan Stanley a préféré revendre à Blackstone un portefeuille de 16 immeubles de bureaux (3 millions de pieds carrés) plutôt que de rembourser des crédits de 820 millions de dollars arrivant à échéance le mois prochain, rapporte The Wall Street Journal. Ces actifs étaient entrés dans le portefeuille de Morgan Stanley lors de l’acquisition du Glenborough Realty Trust en 2006.Blackstone détient déjà environ 225 millions de dollars de dette junior de Glenborough rachetée sur une année par petits montants auprès de banques et de compagnies d’assurances. Cela lui permet à présent de prendre le contrôle des immeubles et de n’assumer que 600 millions de dollars de dette.Blackstone gère 41 milliards de dollars d’actifs immobiliers et a déjà levé 4,6 milliards de dollars pour un fonds immobilier mondial pour lequel il vise un volume de 10 milliards de dollars.
L’exacerbation de la crise de la dette dans la zone euro ainsi que l’approche de la date butoir aux Etats-Unis dans les négociations sur la réduction du déficit ont poussé les investisseurs à rester sur la défensive à la mi-novembre.Durant la semaine au 16 novembre, les investisseurs ont ainsi favorisé les ETF dédiés aux grandes capitalisations américaines, les fonds de matières premières spécialisés sur les métaux précieux et les fonds de dividende, selon EPFR Global. Les fonds d’actions ont enregistré une collecte nette de 1,51 milliard de dollars durant la semaine sous revue, dont 870 millions de dollars dans les fonds de dividende. Depuis le début de l’année, la décollecte atteint 92 milliards de dollars. Ce montant serait beaucoup plus important sans l’engouement pour les fonds de dividende qui ont drainé plus de 24 milliards de dollars depuis janvier 2011. Les fonds obligataires ont réalisé sur la semaine une collecte nette de 2,37 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, la collecte atteint 112 milliards de dollars contre 384,3 milliards de dollars pour la période correspondante de 2010. EPFR Global relève aussi, sans donner de chiffres, un intérêt croissant depuis quelques semaines pour les fonds obligataires indexés sur l’inflation.
Les activités discrétionnaires des conseillers financiers devraient fortement progresser au cours des prochaines années, passant de 59% des actifs en 2011 à 71% d’ici à 2013, selon des estimations de Cerulli (1).Cette évolution probable illustre la volonté des conseillers de développer leurs activités de gérant de portefeuilles discrétionnaires. Du point de vue du broker/dealer, l’utilisation par le conseiller de solutions d’investissement formatées permet des économies d'échelle ainsi qu’une réduction de l’exposition au risque. Les conseillers reconnaissent que l’externalisation de la construction de portefeuilles peut avoir un impact en termes d’efficacité mais restent malgré tout très réticents par rapport à cette approche. «Notre recherche montre que les conseillers préfèrent la liberté offerte par les programmes ouverts aux solutions formatées», indique Patrick newcimb, analyste senior au sein de la practice comptes gérés de Cerulli. D’un autre côté, les résultats d’une analyse partielle sur la capacité des conseillers en matière d’allocation ne plaident pas en leur faveur. Les offres actions formatées ont certes souffert en 2008-2009, mais leurs performances post-récession sont encourageantes. Il n’empêche, les formules «package» ne semblent pas encore avoir la faveur des conseillers. (1) «The Cerulli Edge : Advisor Edition, 4Q 20011»
Les fonds souverains ainsi que d’autres investisseurs institutionnels ont de plus en plus recours à la vente à découvert d’ETF, selon Asian Investor. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochains mois.La vente à découvert sur les ETF est surtout fréquente aux Etats-Unis où les actifs d’ETF pouvant faire l’objet de prêts s'élevaient à 34,9 milliards de dollars à fin septembre, contre seulement 923 millions en Asie et 15,7 milliards en Europe, selon le fournisseur de données financières Data Explorers. Les fournisseurs d’ETF sont favorables à la vente à découvert de leurs produits car elle fournit de la liquidité et suscite un intérêt accru pour le véhicule ETF. Cela dit, les hedge funds n’ont pas encore épousé cette tendance en Asie, note Asian Investor.