Investir dans les marchés frontières ne présente pas plus de risque que d’investir dans la plupart des marchés considérés comme émergents, selon la dernière publication de la Research Foundation du CFA Institute consacrée aux marchés frontières («Frontier Market Equity Investing: Finding the Winners of the Future»).L'étude exhorte les investisseurs à ne pas sous-estimer le potentiel des marchés frontières. Depuis le début des années 1990, de nombreux pays frontières ont vu leur économie totalement restructurée et sont devenus, d’un point de vue économique, davantage émergents que stagnants. Les marchés frontières offrent aux investisseurs la possibilité d’identifier les valeurs à fort potentiel, jusqu’ici ignorées par la communauté traditionnelle des investisseurs.Les marchés frontières ne sont pas de simples marchés boursiers lointains : ils représentent plus de 1,2 milliard de personnes, une capitalisation boursière totale de 270 milliards de dollars et une liquidité quotidienne de 388 millions de dollars.
La débâcle boursière pourrait inciter les fonds souverains à délaisser les actions au profit des investissements alternatifs, selon Reuters.Plus de la moitié des actifs des fonds souverains sont souvent investis dans des actions, 31% dans l’obligataire et le cash et le reliquat dans des stratégies alternatives, hedge funds, matières premières, immobilier ou encore infrastructures. Cette distribution devrait toutefois évoluer compte des performances décevantes des actions au cours des dix dernières années. Selon les données de Thomson Reuters, le secteur immobilier a représenté plus de 12% du total des acquisitions réalisées par les fonds souverains au cours des douze derniers mois, derrière les financières, l'énergie et les industrielles.
Pour la première fois depuis 2000, les groupes européens lèvent plus de dette en devises étrangères que sur leur marché domestique, rapporte Les Echos. Selon Dealogic, les entreprises européennes ont émis à ce jour l'équivalent de 160 milliards de dollars sur des marchés non-domestiques. C’est 30 milliards de plus que les émissions en euros. Les groupes français n’ont même jamais autant expatrié leurs placements obligataires : HSBC estime qu’ils ont émis près de 18 milliards de dollars depuis le début de l’année, contre 8 et 10 milliards les années précédentes. La crise de la zone euro les pousse à diversifier leurs bases d’investisseurs. Le dollar et la livre sterling dominent.
La société de capital-développement BeCapital, spécialisée dans la prise de participations dans des sociétés éco-innovantes, a annoncé le 29 septembre la clôture de son premier fonds à 148,32 millions d’euros, dépassant largement son objectif initial de 100 millions d’euros. Initiée par BeCitizen, Cobepa et La Compagnie Benjamin de Rothschild, BeCapital rassemble un réseau unique d’investisseurs, composé principalement de familles européennes aux origines industrielles et géographiques diversifiées.La démarche de BeCapital s’appuie sur les principes de l’Economie PositiveTM, un concept développé par BeCitizen selon lequel la croissance ne peut être durable que si elle préserve et restaure l’environnement et les ressources naturelles. BeCapital a réalisé à ce jour quatre investissements: Northern Power Systems (une société basée aux Etats-Unis fabriquant des turbines éoliennes de nouvelle génération ; www.northernpower.com), Helveta (d’origine britannique, leader mondial des plateformes de suivi et de traçabilité du bois ; www.helveta.com), Goëmar (une entreprise française qui développe des produits d’applications agricoles à forte valeur ajoutée à partir de molécules d’algues ; www.goemar.com) et, tout récemment, Pavatex (fournisseur de systèmes d’isolation de haute qualité en fibre de bois, basé en Suisse et leader européen sur son marché ; www.pavatex.com).
Le sondage annuel de Feri EuroRating Services a montré que, pour près de 80 % des 152 investisseurs institutionnels interrogés, l’obligataire reste la classe d’actifs privilégiée. Toutefois, la structure des portefeuilles obligataires s’est déformée par rapport aux années précédentes, en raison du bas niveau des taux d’intérêt et du fait que les obligations d’Etat des pays industrialisés ne sont plus des actifs sans risque. Les portefeuilles se sont garnis ces derniers temps d’obligations d’entreprises et de pays émergents. Les gestionnaires d’actifs disposant des ressources nécessaires en matière de recherche, d’analyse et de gestion de portefeuille dans ces segments sont particulièrement bien considérés par les investisseurs institutionnels, surtout si en plus ces assets managers disposent d’une compétence locale sur les marchés. Feri relève en particulier que Swiss & Global Asset Management et HSBC Asset Management ont bénéficié dans ce contexte d’une amélioration sensible de leur réputation.En matière de qualité du service, les gestionnaires qui offrent des services sur mesure ont marqué des points, le suisse Sarasin bénéficiant en particulier de très bonnes notes de satisfaction chez les investisseurs. En ce qui concerne les Master KAG auxquels les institutionnels délèguent l’administration centralisée de leurs investissements gérés en externe, BayernInvest, Helaba Invest et Universal Investment ont obtenu les meilleures notes.
Oddo Asset Management annonce le lancement du fonds Oddo Rendement 2017 qui vient de recevoir l’agrément de l’AMF. A travers une sélection d’obligations convertibles et d’obligations privées au sein d’un univers d’investissement souple (de la catégorie d’investissement au non-coté), le fonds cherche à bénéficier des rendements élevés actuellement offerts par les marchés obligataires européens. Oddo AM a déjà plusieurs fonds obligataires datés à son actif, qui représentent 462 millions d’euros d’encours collectés. L'équipe de gestion se compose deux gérants senior, Xavier Hoche, responsable Gestion Convertibles, et Muriel Blanchier, gérant Convertibles, et de deux analystes crédit dédiés, Anne-Claire Daussun et Olivier Mulin.L’objectif du nouveau fonds est d’obtenir une performance supérieure aux obligations émises par l’Etat français en euro à échéance 2017, sur un horizon de placement de 6 ans, soit de la date de création du fonds au 31 décembre 2017.Le portefeuille initial comprend entre 20% et 40% de titres de qualité «investment grade», 20% à 40% de titres high yield et 30% à 50% de titres non notés, 40% des obligations convertibles n'étant pas notées, ce qui signifie de fortes opportunités sur ce segment.Caractéristiques :Dénomination : Oddo Rendement 2017Codes ISIN : Part A FR0011113380 - Part B FR0011113398Commission de souscription : 4% TTC max; de l’actif net non acquise à l’OPCVMCommission de rachat : néantFrais de gestion : Part A : 1,4% TTC max de l’actif net –Part B : 0,6% TTC de l’actif netCommission de surperformance : 10% TTC de la surperformance au-delà de 6% de performance annuelleDurée minimum d’investissement : 6 ansIndicateur de référence : néantMinimum de souscription initiale : Part A : 100 euros – Part B : 1 million d’euros
Selon Lok Yim, Head of North Asia Private Wealth Management, la clientèle haut de gamme de la Deutsche Bank, en Asie s’est détournée en juin des actions au profit des produits obligataires. Contrairement aux investisseurs haut de gamme européens, les Asiatiques ont tendance à effectuer des basculements de grande ampleur d’une classe d’actifs à l’autre, rapporte Hedge Week.Lok Yim souligne qu’en plus d'être sortis des actions, les Asiatiques se sont tournés vers les mutual funds pour profiter de la volatilité, pour autant que les liquidités sont disponibles. Cela posé, les particuliers haut de gamme demeurent quand même surpondérés en actions émergentes et ils s’intéressent tant aux actions asiatiques qu’aux latino-américaines.L’appétence pour l’immobilier reste assez élevée, mais les placements en hedge funds ont diminué. En revanche, la Deutsche Bank a noté un regain d’intérêt pour le private equity sous forme d’investissements directs plutôt qu’au travers de grands fonds spécialisés.
Directeur général adjoint de Schroders France, Nuno Teixeira a déclaré dans un entretien à L’Agefi Hebdo que l’exposition à la dette émergente est abordée «avec prudence» dans sa société de gestion. «Nous sommes négatifs sur les devises émergentes depuis quelques semaines déjà. La seule devise à laquelle nous sommes ouvertement exposés est le renminbi, qui s’est apprécié de 1 % en août», explique-t-il, prévoyant que la hausse de la devise chinoise devrait se poursuivre. Nuno Teixeira souligne que les marchés émergents «demeurent risqués et le retournement peut être brutal». L’attrait des dettes émergentes commence à être «sérieusement ébranlé, suivant la tendance baissière des devises». En trois semaines, rappelle le directeur général adjoint de Schroders France, «la plupart d’entre elles ont effacé les gains réalisés en dix-huit mois».
«Actuellement, le marché européen du haut rendement paie 11 %, alors qu’il intègre une probabilité de défaut de 50 % sur les cinq ans, si l’on prend pour base un taux de recouvrement conservateur de 20 % contre les 30 % qui étaient la norme antérieurement. C’est ce que nous appelons, comme dans la grande distribution, un marché «BOGOF» (buy one and get one free) ! En fait, les intervenants «pricent» une récession plus sévère qu’en 2001, alors que le taux de défaut actuel est de l’ordre de 1 % seulement» estime Stephen Hargreaves, gérant de portefeuille sur le «high yield européen» et l’un des gérants du compartiment Euro High Yield Bond Fund de la sicav luxembourgeoise Aberdeen Global.De fait, les potentialités se sont considérablement accrues durant la dernière décennie, puisque «le marché européen est passé de 10 milliards d’euros et 60 émetteurs en 2001 à 150 milliards d’euros et 302 signatures actuellement. La notation moyenne s’est améliorée, passant durant cette période de B- à BB-"Au total, l'équipe haut rendement d’Aberdeen Asset Management, composée de six personnes, gère environ 1,2 milliard d’euros. En dehors du Euro High Yield Bond Fund, la stratégie couvre deux fonds à la marque du distributeur et un fonds plus agressif de 40 lignes et 60 millions d’euros qui peut y utiliser des options et des CDS. Enfin, il est prévu de lancer un fonds haut rendement «monde» où la poche Etats-Unis sera plafonnée à 70 %.L’encours du Euro HY Bond Fund est actuellement de l’ordre de 900 millions d’euros, il a baissé de 5 % depuis le début de l’année en raison de quelques rachats. «Certes, depuis le début de cette année, nous sous-performons l’indice de référence, avec une perte au 31 août de 6,45 % contre 0,27 % pour le JPMorgan Euro High Yield, mais cela tient selon nous à notre gestion de conviction qui nous fait préférer des obligations qui sont moins à la mode en ce moment. Cela posé, le fonds a surperformé son benchmark durant sept de ses dix ans d’existence», précise Stephen Hargreaves.Ce dernier insiste sur le fait qu’il recherche prioritairement un revenu stable, les plus-values n'étant qu’un complément bienvenu, le cas échéant. De fait, poursuit le gérant, «nous pratiquons une stratégie» buy and hold» avec un horizon à cinq ans et fondée sur la sélection de valeurs (bottom-up). Dès lors, nous nous focalisons sur les entreprises qui sont capables de payer leurs factures, de transformer leur cash flow en bénéfices et qui sont bien implantées sur leur marché».Interrogé sur l’allocation de ses actifs, Stephen Hargreaves indique avoir actuellement un portefeuille diversifié de 60-70 lignes. «En ce moment, nous aimons bien, entre autres, les banques irlandaises. Mais la sélection se fait émetteur par émetteur, avec un plafond à 10 % par ligne et à 50 % par secteur», conclut-il.
Depuis deux ans, Tony Berrada, professeur de finance au Geneva Finance Research Institute, travaille sur un nouveau modèle de gestion de portefeuille, rapporte Le Temps. Avec deux collègues, le professeur Julien Hugonnier de l’EPFL et le doctorant Kagba Kousse d’Unige, il travaille sur une méthode prenant en compte non seulement l’aversion (ou la tolérance) au risque des investisseurs mais aussi l’évolution des conditions de marché."Tous les gestionnaires s’appliquent à diversifier la richesse entre un maximum d’actifs pour réduire les risques. Cependant, ce modèle historique repose sur une allocation statique des actifs: le portefeuille choisi aujourd’hui reste le même pour toujours». Or, dans la pratique, les gestionnaires réallouent en permanence leurs portefeuilles. Tony Berrada entend développer une méthode quantitative formelle. «Un modèle qui transformerait les informations en solution d’allocations», explique-t-il. Grâce à l’utilisation de plusieurs variables – structure à terme des taux d’intérêt, inflation anticipée, primes de risque – la méthode indique dans quelle proportion investir pour chaque actif et permet de rééquilibrer son portefeuille lorsque les conditions évoluent.
Les investisseurs américains ont investi près de 2,5 milliards de dollars dans des ETF qui suivent les sociétés versant des dividendes depuis juillet, rapporte le Financial Times. Alors que nombre d’ETF ont subi des rachats nets, le iShares Dow Jones Select Dividend a enregistré des souscriptions nettes de 889 millions de dollars depuis le 25 juillet. Le Vanguard Dividend Achievers Select a attiré 918 millions de dollars.
Russell Investments a annoncé le 22 septembre le lancement de quatre nouveaux indices de stratégie qui vont inclure des indices de petites capitalisations américaines. Ces indices de stratégie, dont la méthodologie est similaire à celle appliquée aux indices de stratégie s’appliquant aux grandes capitalisations lancés en mai dernier, visent à prendre en compte les disciplines d’investissement spécifiques des gérants.Les indices concernés sont au nombre de quatre : le Russell U.S. Small Cap Aggressive Growth Index, le Russell U.S. Small Cap Consistent Growth Index, le Russell U.S. Small Cap Low P/E Index et enfin le Russell U.S. Small Cap Contrarian Index.
Deutsche Bank vient de lancer à Hong Kong des services d’administration à destination des hedge funds, avec l’objectif de donner un coup de pouce au développement de ses activités de prime brokerage, rapporte Asian Investor.Les Alternative Fund Services (AFS) proposent des services d’administration aux hedge funds, aux fonds de hedge funds, aux fonds de private equity et aux fonds immobiliers. Le périmètre d’intervention d’AFS sera la zone asiatique, Chine y compris. Deutsche Bank compte figurer parmi les cinq plus importants prestataires de services d’administration en Asie dans les trois à cinq ans.
Quelles sont les conséquences du désendettement de nos économies ? De passage à Paris, Robert F. Wescott, président de Keybridge Research LLC et conseiller du comité d’allocation d’actifs global de Pioneer, a tenté de répondre à cette question en plusieurs points. Côté croissance économique mondiale, le désendettement a clairement contribué au ralentissement auquel nous assistons cette année. Mais selon Rob Wescott, qui a été conseiller de Bill Clinton, la hausse des prix du pétrole joue un rôle tout aussi important dans ce phénomène ! D’une manière générale, les processus de désendettement public ont un effet négatif modéré sur la croissance, indique Rob Wescott. Mais il y a de nombreuses exceptions. Ainsi, une étude de Keybridge portant sur 32 périodes de restrictions budgétaires d’au moins 3 points de PIB sur deux ans au sein des pays de l’OCDE, entre 1970 et 2011, montre que les politiques de rigueur budgétaire ont réduit la croissance économique annuelle médiane de 0,4 % du PIB (par rapport aux deux ans avant les restrictions). Mais dans un tiers des cas, la croissance a accéléré pendant les périodes de restrictions budgétaires ! L’espoir est donc permis dans ce domaine…Moins réjouissant, l’histoire montre que l’inflation a joué un grand rôle dans la résorption des crises de la dette aux Etats-Unis et au Royaume-Uni dans la période d’après guerre. « La croissance a eu un rôle mineur. Quant aux déficits budgétaires, leur impact a été négatif puisqu’ils ont été creusés sur la période », indique le spécialiste. Concernant la confiance des consommateurs, elle a chuté cet été aux Etats-Unis au moment de la renégociation dans la douleur du plafond de la dette. Une étude montre même qu’après l’ouragan Katrina, le débat sur le plafond de la dette est le deuxième événement ayant fait le plus baisser la confiance, devant Lehman Brothers, depuis les années 1980. L’appétit au risque s’est effondré. Mais pour Robert F. Wescott, cela devrait revenir, même si cela prendra beaucoup de temps.
Les fonds de pension britanniques accroissent leurs allocations stratégiques de long terme dans la dette émergente, indique l’agence Moody’s dans une note publiée le 22 septembre «UK Pension Funds: Increased Allocations to Emerging Market Debt Enhance Portfolio Stability and Diversification». Une évolution stratégique positive pour la stabilité des portefeuilles de long terme des fonds de pension, souligne Moody’s.Les aspects positifs sont doubles. D’une part, cette diversification devrait limiter la volatilité liée à une exposition concentrée sur un nombre limité d'émetteurs. D’autre part, cette évolution va permettre d’améliorer la rentabilité du portefeuille, compte tenu des bien meilleures perspectives de croissance dans la zone émergente par rapport aux pays développés.Moody’s ajoute toutefois qu’un investissement dans la dette émergente n’est pas un investissement sans risques. Les fonds de pension se doivent donc de comprendre la nature de ces risques et d'établir une méthodologie pour les évaluer.Du point de vue des gérants, cette évolution présente aussi l’avantage d’une plus grande stabilité des actifs sous gestion, autorisant un déploiement plus efficace des capitaux que des engagements moins prévisibles. Moody’s relève en outre que durant les deux dernières décennies, les émissions obligataires notées en catégorie d’investissement ont dépassé les émissions high yield tant en Amérique latine qu’en Asie. Et bien entendu, la taille des marchés de titres négociables et liquides notés en catégorie d’investissement a aussi gagné en profondeur.
JP Morgan Worldwide Securities Services (WSS) envisage de développer ses activités de conservation et de compensation au Brésil et en Russie, deux marchés clés pour les activités de sous-conservation de JP Morgan, rapporte Hedge Week.Pour ce qui concerne la Russie, Katerina Sizova vient de rejoindre JP Morgan en qualité de responsable des activités en Russie et qui devrait notamment mettre en oeuvre la stratégie de croissance du groupe. Katerina Sizova travaillait précédemment chez Renaissance en qualité de responsable des opérations. Pour ce qui est du marché brésilien, JP Morgan a indiqué avoir intégré ses activités de conservation.
Les grands fonds monétaires américains ont ramené leur exposition au secteur bancaire européen à leur plus bas niveau depuis 2006, rapporte le Financial Times. Les 10 principaux fonds monétaires américains ont réduit leurs prêts à court terme aux banques européennes à seulement 284,6 milliards de dollars à fin août, soit 42,1 % de leurs actifs totaux, selon Fitch Ratings.
Les fonds monétaires ont-ils encore un avenir en Europe? Concurrencés par des banques en quête de liquidités, dans un contexte de taux durablement bas, et confrontés à des évolutions réglementaires coûteuses, les fonds monétaires vont devoir s’adapter à une croissance molle et à une volatilité des spreads qui vont affecter leurs performances.Wim Veraar, responsable gestion monétaire chez ING Investment Management, a souligné le 22 septembre à l’occasion d’un point de presse que cet environnement, qui pourrait entraîner de nouvelles baisses des taux, a contraint les fonds monétaires à mettre en œuvre une stratégie plus défensive, à opérer une réduction de la part des financières dans les portefeuilles et une augmentation parallèle des secteurs non financiers, l’accent étant mis sur la qualité des signatures et la diversification. ING (L) Liquid Euro, le fonds monétaire phare de la société de gestion, dont les encours culminent actuellement à plus de 5 milliards d’euros contre 3,66 milliards fin 2010, a ainsi une exposition «relativement limitée» aux bons du Trésor espagnols et italiens de respectivement 1,94% et 4,87%.Une aggravation sur le front des dettes espagnole et/ou italienne pourrait-elle entraîner une déconfiture des fonds monétaires européens? Pas forcément, a estimé Vanessa Robert, vice president et senior credit officer chez Moody’s. «Le fonds monétaire est un animal très dynamique susceptible de sortir très vite de certaines positions. L’expérience montre que les sociétés de gestion anticipent ou prennent des mesures draconiennes pour immuniser un fonds», explique-t-elle.C’est ainsi que l’examen de l’évolution de l’exposition des fonds monétaires notés par Moody’s à la dette émise par les institutions financières et les pays européens montre que depuis décembre 2010, les fonds n’ont plus d’exposition aux institutions financières irlandaises et portugaises. En outre, l’exposition aux institutions financières espagnoles a été réduite à 1% en avril 2011. Et si les sociétés de gestion n’ont pas suffisamment anticipé, elles peuvent aussi bénéficier du soutien de leur maison mère. Il reste que les tensions qui travaillent le secteur devraient favoriser un mouvement de consolidation déjà entamé.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 22 septembre avoir investi 100 millions de dollars dans un nouveau hedge fund global macro basé à Toronto, Breton Hill, qui investit dans les actions, les contrats de futures notamment sur matières premières et les devises.Cet investissement s’inscrit dans le programme de stratégies de performance absolue de CalPERS. Il s’agit du premier investissement de ce type dans un hedge fund.Le fonds de pension a également investi quelque 500 millions de dollars dans des fonds de fonds spécialisés sur les marchés émergents.Les actifs sous gestion investis dans les stratégies de performance absolue s’élevaient à 5,3 milliards de dollars à fin juin 2011.
«Nous sommes très «bullish» sur les obligations d’entreprise et le haut rendement», a indiqué Brice Anger, qui dirige le bureau parisien de M&G Investments (encours stable par rapport à début 2011 à 1,5 milliard d’euros malgré l’effet de marché en août), lors d’une présentation de fonds obligataires du gestionnaire britannique. L’obligataire dans les fonds ouverts, chez M&G, représentait fin juin environ 11,5 milliards d’euros pour la catégorie investissement, 4,9 milliards pour le haut rendement et 3,9 milliards pour les obligations d’Etat.Pour Stefan Isaacs, gérant de fonds, l’environnement est relativement simple : les marchés anticipent une récession légère, les obligations d’Etat n’offrent pas un rendement suffisant, et les investisseurs ne veulent pas prendre de risque. Or, «M&G essaie justement en ce moment de rajouter du risque», à bon escient, tout en optant pour une duration plus courte que la moyenne (3,2 ans pour une moyenne de 3,6 ans). «En résumé, nous sommes positifs sur le risque de crédit et négatifs sur le risque de taux», souligne Stefan Isaacs. «Et il faut positionner à terme nos fonds pour un contexte d’inflation», ajoute-t-il. Actuellement, «les investisseurs sont largement payés pour les risques qu’ils prennent, et nous sommes convaincus qu’au moins les non financières seront en mesure à la fois de rembourser et de servir la rémunération promise», indique Stefan Isaacs, pendant que James Tomlins, gérant d’un fonds obligataire haut rendement souligne que les spreads actuels sont à un niveau qui correspond à 49 % de défauts, alors que la moyenne en Europe est encore pour l’instant inférieure à 2 %."En ce moment, les obligations d’entreprises sont beaucoup plus rémunératrices que les gouvernementales, pour moins de risque», résume Stefan Isaacs, soulignant qu’il s’agit bien entendu d'être sélectif. M&G évite les pays périphériques, boude principalement les bancaires mais surpondère les assureurs, qui n’ont pas les mêmes problèmes de liquidités.Depuis le début de l’année, l’encours du M&G European Corporate Bond Fund s’est accru d’environ 100 millions, à 1,05 milliard d’euros et celui du M1G High Yield Corporate Bond Fund de 200 millions, à 1,25 milliard. Quant au M&G Optimal Income Fund, qui est beaucoup plus souple dans sa politique d’investissement, il a drainé près de 2,15 milliards d’euros durant les huit premiers mois de l’année, à un total de l’ordre de 5,9 milliards.