Lors d’une présentation aux investisseurs à Londres lors de la Merrill Lynch Conference, Michael Diekmann, président du directoire d’Allianz, a mis en évidence le caractère très conservateur de l’allocation d’actifs du groupe d’assurances allemand, sur la base d’un portefeuille de 448,4 milliards d’euros à fin juin. En effet, les «instruments de dette» représentaient 399,6 milliards, soit 89 % du total, contre 33,4 milliards ou 7 % pour les actions, 8,6 milliards ou 2 % pour l’immobilier, le reliquat de 6,8 milliards étant du cash et des «divers» (other).En ce qui concerne le portefeuille obligataire, il comptait 45 % de AAA, 14 % de AA, 25 % de A et 10 % de BBB, le non noté représentant 3,4 %.Le groupe précise qu’en absolu son exposition à la dette souveraine périphérique européenne (les PIGS) représente 7.285 millions d’euros ou 1,6 % du portefeuille et une perte non réalisée en brut de 726 millions d’euros. si l’on compte l’Italie (29,16 milliards), les pertes non réalisées se monteraient à 1,44 milliard d’euros en brut.Allianz indique aussi que le bénéfice d’exploitation de son pôle gestion d’actifs pour le premier semestre est ressorti à 1,1 milliard d’euros pour un objectif de 1,8 milliard-2,2 milliards sur l’ensemble de l’année. La gestion d’actifs a enregistré des rentrées nettes de 34 milliards d’euros en janvier-juin, et son coefficient d’exploitation s’est situé à 59 %.