Raoul Luttik, gérant de portefeuille senior pour la dette émergente chez ING Investment Management, a souligné lors d’une présentation à Paris le 5 octobre que, malgré les déboires de septembre, qui se sont traduits par des rachats de la part de certains souscripteurs «retail» (un phénomène qui devrait perdurer encore quelque temps, sauf retournement de tendance significatif), les investisseurs institutionnels continuent clairement de faire confiance à la classe d’actifs.De fait, les arguments militant pour la dette émergente, en devises dites «dures» ou en monnaie locale, ne manquent pas, et n’ont pas disparu dans la tourmente de septembre. Les fondamentaux économiques et budgétaires demeurent en effet nettement plus positifs en général que dans les pays industrialisés, les obligations émergentes offrent des rendements élevés et les titres en devises locales offrent a priori un potentiel de revalorisation des monnaies.ING IM affichait fin août, donc avant la forte correction et les sorties retail du mois dernier, un encours de 12 milliards d’euros sur sa stratégie dette émergente, contre 10,9 milliards fin décembre 2010. Les actifs gérés dans le fonds en devises locales dont l’indice de référence est l’ELMI+ (marchés monétaires, futures) se situaient fin juin à plus de 2,93 milliards d’euros pour une notation moyenne de BBB+. Ceux du fonds d’obligations d’Etat en monnaies locales (notation moyenne BBB-) utilisant l’indice GBI-EM GD avoisinaient 1,54 milliard d’euros.
Michael Heijmeijer, fondateur de Cfinancials, vient de lancer une plate-forme dédiée aux produits structurés qui met à disposition des gestionnaires et de leurs clients une véritable transparence de ces produits sous forme d’outils de recherche et d’aide à l’analyse, rapporte L’Agefi suisse.Les interfaces sont construites à la demande des clients, banques ou sociétés de gestion, sur la base de l’univers des 12 millions de produits financiers - dont 2 millions de produits structurés - déjà stockés au sein de la plateforme. Le sous-ensemble des structurés recense tous les produits émis en Allemagne et en Suisse grâce au partenariat de Cfinancials avec Scoach.Sous l’appellation Product Mastering, le service fournit un accès à toutes les données pertinentes concernant un produit mais aussi à des informations et analyses détaillées de ses sous-jacents.
Le groupe FPPM vient de réaliser une levée de fonds de 2,1 millions d’euros, sa troisième en dix-huit mois. À cette occasion, les fonds Alto Invest, nouveaux entrants au capital, ont investi en actions et en obligations pour 1,6 million d’euros au total, aux côtés de CDC Entreprises qui a renforcé sa position à hauteur de 1,5 million d’euros en obligations.Le groupe FPPM, créé en 1989 par René Camart et implanté à Paris, est à l’origine un leader du conseil et de la mise en oeuvre de matériaux naturels. Il s’articule aujourd’hui autour de deux filiales, L’Européenne de marbre (EDM Projets) et la Pierre de France (pôle gisements et carrières). Pour René Camart, « cette troisième levée de fonds est essentielle pour asseoir le développement de notre groupe, tant sur l’activité projets via EDM, que sur notre pôle gisements pour la consolidation de cette profession, lui permettant une meilleure audience à l’international ». FPPM prévoit pour l’exercice 2011 un chiffre d’affaires d’environ 75 millions d’euros, à comparer pour l’an dernier à 52 millions d’euros dont 30% à l’export.
Directeur du pôle performance absolue d’Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim), Benjamin Melman, qui est chargé de la gestion des fonds Quadrim 4 et Quadrim 8, a indiqué que l’encours de ces fonds a diminué d’environ 100 millions d’euros depuis le début de l’année, en tenant compte de pertes de 0,5 % pour le premier de de 2,86 % pour le second. Il s’agit de résultats honorables si l’on considère l'évolution très adverse de la plupart des marchés... et la frilosité de certains segments de clientèle. Le seul pari directionnel actuel est une allocation de 6 % aux émergents, sur lesquels le gérant reconnaît être revenu un peu trop tôt, même s’il a un peu réduit ses positions désormais. Cela posé, «la décote des émergents, après une forte correction, est revenue à son niveau du début des années 2000 et les actions émergentes ne sont vraiment pas chères». D’une manière générale, Benjamin Melman indique qu’il pratique une politique de gestion ultra-prudente. Dans le contexte actuel, il a retiré toute protection destinée à le prémunir contre la crise européenne, parce qu’il s’agit d’une idée survendue. Les fonds Quadrim sont sur une stratégie défensive, notamment en achetant du dollar, potentiel «gagnant par défaut», dès lors que «tout le monde s’est endetté en dollars et devra donc rembourser en dollars». Parmi les paris actuels figure aussi une position en obligations d’Etat australiennes, qui paient 4,2 % sur 10 ans, pour du papier triple A.Cela posé, Benjamin Melman applique aussi d’autres stratégies de protection : il ne se limite pas à des stratégies macro, mais utilise aussi des outils techniques quantitatifs comme le suivi de tendance et la volatilité sur les changes. De fait, selon lui, «le seul moyen de diversification véritable ne se situe pas à l'échelon des classes d’actifs mais bien à celui des styles». Et Edrim met en œuvre en permanence une dizaine de stratégies.
La banque privée Rothschild en Suisse agrandit son équipe de conseillers pour clients Ultra High Net Worth Individuals (UHNW), disposant d’une fortune supérieure à 25 millions de francs, avec l’arrivée de Beat Näf, rapporte L’Agefi suisse. Entre 2003 et 2010, Beat Näf a été CEO du groupe Müller-Möhl à Zurich. Le 3 octobre, il a pris en charge ses nouvelles fonctions, en même temps que le nouveau directeur UHNW, Riccardo Petrachi, un ancien d’UBS.
Le marché des émissions obligataires européennes a connu son plus mauvais mois de septembre depuis la création de l’euro, rapporte Les Echos. Les entreprises sont obligées de payer des primes élevées à l'émission pour attirer les investisseurs. Selon Dealogic, les levées de dette d’entreprises européennes non financières (libellées en euros) ont atteint moins de 9 milliards. Le marché a par ailleurs été essentiellement animé par des entreprises françaises. Sur 16 opérations, 10 proviennent de l’Hexagone, qui représente l’un des marchés les plus développés en Europe pour la dette non financière.
Qatar Holding, une branche du fonds souverain de l’Etat du golfe, prévoit de créer un véhicule d’investissement indépendant pour acquérir des participations ou racheter des sociétés aurifères, rapporte le Financial Times. Selon plusieurs personnes proches du dossier, le fonds a en effet l’intention d’investir environ 10 milliards de dollars dans des entreprises minières ou de métaux, dont plus de 5 milliards dans des actions aurifères via un nouveau véhicule baptisé Qatar Gold.
L’un des paris populaires actuellement chez les hedge funds est de miser contre la France, rapporte le Financial Times. Les rendements des obligations d’Etat de l’Hexagone se sont déjà fortement éloignés de ceux de l’Allemagne tandis que ses CDS sont bien plus élevés. Les banques françaises sont faibles et si elles ne sont pas restructurées, les prêts et la croissance économique vont ralentir davantage, ce qui va avoir un impact sur la note de crédit de la France. Mais si Paris intervient et les aide, cela aura aussi un impact négatif sur la note de crédit.
Le gérant de hedge funds Cambridge Strategy Asset Management, spécialisé sur les marchés émergents, vient de recruter Adam Reynolds dans la fonction nouvellemement créée de chief executive officer pour la région asiatique, rapporte Asian Investor.Adam Reynolds, qui doit prendre ses fonctions en janvier 2012, travaillait précédemment à la Société Générale où il était coresponsable de l’obligataire et des devises pour l’Asie.
Dans ce contexte de crise de la dette souveraine et de récession économique mondiale, les investisseurs se tournent vers les hedge funds qui les protègent contre les risques extrêmes, observe le Financial Times. Parmi ceux qui bénéficient de cette tendance sont les fonds risques extrêmes de Bennelong Asset Management, 36 South et Saba. Tous ont connu des hausses d’actifs de 10 % en août et septembre, selon JPMorgan. Les fonds gérés par Man Group, Capula et Universa ont aussi enregistré des souscriptions.
En 2011, les hedge funds devraient consacrer quelque 2,09 milliards de dollars aux technologies de l’information, soit environ 9 points de base en termes d’actifs sous gestion, selon une enquête publiée par Citi Prime Finance et réalisée auprès de hedge funds basés aux Etats-Unis et en Europe.Les hegde funds dont les actifs sous gestion dépassent les 5 milliards de dollars devraient dépenser en moyenne 7,9 millions de dollars en 2011, soit 13 fois le montant estimé pour les fonds dont les actifs sous gestion sont inférieurs à 500 millions de dollars.
De passage à Paris pour présenter aux investisseurs le compartiment US Corporate Bond Fund (*) de la sicav Nordea 1, Louis N. Cohen, managing director, global fixed income division du new-yorkais MacKay Shields (56 milliards de dollars d’encours) a rompu une lance en faveur des obligations d’entreprises américaines de catégorie investissement, dont le potentiel reste au moins aussi solide que celui du haut rendement.Le fonds, dont l’encours fin septembre ressortait à 1.252 millions de dollars contre 978 millions fin décembre, n’a pas souffert de retraits depuis le début de l’année, probablement parce que sa clientèle se compose majoritairement d’investisseurs institutionnels et que le gestionnaire nordique lui-même investit dans le fonds. D’ailleurs, Nordea a confié quatre fonds à MacKay Shields, dont un US High Yield de 11,1 milliard de dollars, un Global High Yield avec un fort biais américain de 35 millions de dollars et un Low Duration High Yield lancé en mars de 400 millions de dollars au compteur.La confiance manifestée par Louis Cohen tient d’une part au fait qu’il ne croit pas à une récession, mais table toujours sur une faible croissance de 2 % pour les Etats-Unis. Cela rejoint les résultats du sondage de Russell Investments publié le 29 septembre (et réalisé entre les 23 août et 2 septembre), selon lequel 79 % des gestionnaires d’actifs américains ne croient pas une récession à double détente (double-dip recession). De plus, la situation bénéficiaire des entreprises américaines survivantes s’est considérablement améliorée, et les banques américaines ne sont plus vulnérables comme en 2008. Enfin, l’opération «Twist» lancée par la Fed vise à dissuader les banques de faire de la transformation d'échéances et à ne plus investir en Treasuries, «mais à pomper du crédit dans le système». Bien sûr, il faudra veiller à ce que cela ne génère pas trop d’inflation…Pour les investisseurs, la rémunération des obligations catégorie investissement est très intéressante, avec des spreads de 225 points de base. Le fonds Nordea est investi à 60 % en titres BBB, à 10 % en obligations BB et à 25 % en papier noté A. Le portefeuille affiche environ 225 lignes, avec un faible taux de rotation («nous investissons, nous ne faisons pas de trading», indique Louis Cohen).(*) LU0458979746
Le gestionnaire belge Petercam Institutional Asset Management (environ 15 milliards d’euros d’encours), qui vient d’obtenir le label ISR de Novethic pour ses deux fonds vedettes dans l’ISR, le Petercam Equities Europe Sustainable et le Petercam L Bonds Government Sustainable, a annoncé le 30 septembre avoir signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI), comme nous le rapportions le 7 septembre dernier. Hugo Lasat, associé et head of institutional asset management, a indiqué à cette occasion qu’en plus de son système de filtrage maison pour les obligations d’Etat, le gestionnaire belge a récemment développé son processus de sélection exclusif ISR/ESG «best-in-class» pour les actions (lire nos articles du 17 juin et du 7 septembre). Ce modèle est fondé sur l’exclusion et sur la notation des entreprises sur la base de données quantitatives ISR et ESG (environnementales, sociales et de gouvernance), avec une différenciation par secteurs.Concrètement, Petercam a défini six indicateurs clés de performance ESG pour chaque secteur. La note d’ensemble combine six indicateurs généraux ISR, quatre indicateurs de gouvernance d’entreprise ainsi que les six indicateurs clés de performance ESG. En définissant ainsi, Petercam combine l’approche plus anglo-saxonne consistant à considérer les données ESG pour détecter les atouts en matière de rendement/risque avec l’approche ISR best-in-class qui s’appuie davantage sur les valeurs sociales des différentes parties prenantes.
Selon La Tribune, le fonds de pension public japonais GPIF (1.500 milliards de dollars sous gestion) investira sur les actions émergentes d’ici à la fin de l’année. L’objectif est de diversifier ses actifs et avoir un meilleur rendement pour payer ses pensions, explique le quotidien.
Les intermédiaires financiers font l’objet d’attentes fortes de la part des épargnants avec une exigence accrue en matière de clarté de l’information, d'écoute et de qualité de conseil, de transparence sur les frais, et ce, à chaque étape de la relation, selon la dernière enquête annuelle de Fidelity sur la confiance des investisseurs européens et français.Dans le contexte actuel de faible performance et de forte volatilité, les frais cristallisent souvent les débats. Ils sont au cœur de l’exigence de transparence des épargnants. Alors que la transparence sur les frais est un critère de décision essentiel pour 37%, une majorité (72%) souhaite en savoir plus.Une part significative d'épargnants (56%) ne souhaite cependant pas encore entendre parler de facturation de frais de conseil, pratique encore peu rentrée dans les mœurs. Ce taux monte à 76% en France. Principale cause évoquée par ces épargnants (59% des Européens, 71% des Français) le sentiment que leur conseiller est déjà payé par la société qui l’emploie. Les 44% qui se montrent ouverts à une facturation la conditionne à un niveau de conseil personnalisé et une transparence sur les frais.Cela dit, la qualité des informations reçues est perçue comme excellente ou bonne pour 64% des Européens et 66% des Français. Un quart (26% des Européens et 22% des Français) la juge cependant médiocre, voire pauvre pour une infime partie. En termes de compréhension d’un investissement, les principaux aspects cités par les Européens concernent l’horizon de placement (30%), la notion de liquidité du produit (27%) et enfin le niveau de risque (26%).Quant à eux, les Français mentionnent en priorité la possibilité de récupérer leur mise sans pénalité (26%), puis les avantages fiscaux (22%), et enfin à égalité le niveau de risque et les performances attendues (20%). Parmi ceux qui déclarent ne pas bien comprendre, la difficulté à comparer les informations (26%) et l’utilisation d’un vocabulaire technique (18%) sont mises en avant.En matière de conseil, sept épargnants sur 10 se disent être globalement satisfaits de la qualité de conseil et sont 10% à en être «pleinement» satisfaits. En France, la situation est un peu plus fragile avec respectivement 6 épargnants sur 10 globalement satisfaits et 7% pleinement satisfaits. Fait plus alarmant, 1 Européen sur 5 pense que son conseiller fait passer ses intérêts avant le sien. C’est en Italie et en France que les taux sont les plus élevés avec respectivement 32% et 31% des personnes interrogées qui remettent ainsi en question l'éthique des conseillers.
En 2011, les banques restent le premier partenaire des épargnants européens pour l’achat de produits et services financiers, selon l’enquête annuelle de Fidelity sur la confiance des investisseurs européens et français. Une prééminence que conforte vraisemblablement le contexte actuel avec une priorité donnée au «connu», au «simple», au «rassurant», tant pour les produits et placements financiers que pour les partenaires. Parmi les facteurs de stabilité et de fidélité, la relation de long terme est le 1er motif cité (par les 37% de ceux qui déclarent avoir des raisons de rester fidèles), suivi de près par la qualité du conseil (35%). Si l'étude révèle que 68% des Européens ayant souscrit un produit financier au cours des 12 derniers mois l’ont fait via une banque, en France le plébiscite est nettement supérieur puisque les investisseurs sont 78% à préférer la banque comme interlocuteur. Comparée à 2010, la moyenne européenne est en baisse de 6 points (68% contre 74%) tandis que les Français se maintiennent au même niveau (78%). Il est intéressant de noter que les conseillers indépendants sont dans 7 des 14 pays, le deuxième intermédiaire, devant les assurances et après les banques. Quant aux investisseurs plus autonomes, ils sont 15% à préférer les courtiers en ligne. Au-delà de ce constat de stabilité et de fidélité, l'étude laisse entrevoir certaines fragilités. La confiance des épargnants européens dans leurs intermédiaires financiers a été globalement ébranlée en 2011. Ils sont près d’un tiers (31%) à déclarer avoir moins confiance dans leur intermédiaire financier depuis la crise de 2008 et 33% en France. En dehors de la Pologne, tous les pays montrent une baisse de confiance (en moyenne 11 points d'écart avec ceux qui disent avoir davantage confiance). Plus que la qualité des conseils dont les épargnants peuvent reconnaître la difficulté par les temps actuels, c’est le manque de réactivité (premier critère avec 25%) et le manque d'écoute (deuxième critère avec 22%) qui sont épinglés. Le distributeur en général apparait moins influent dans les décisions d’achat. 45% des Européens considèrent cependant leur banque ou assureur comme influente dans leur choix, et le chiffre monte à 53% en France. Loin derrière, les conseillers financiers indépendants (16%), les sites Internet des fournisseurs (12%) et enfin la famille et les amis (8%). Constat rassurant cependant, 47% des Européens et 48% des Français déclarent avoir de bonnes raisons de rester avec leur intermédiaire financier et aucune raison d’en changer. Et même s’ils sont 43% (et 38% en France) à avoir également quelques raisons d’en changer, ils ne sont que 10% (et 14% en France) à avoir plus de raisons de quitter leur intermédiaire que de rester avec lui. C’est alors principalement les niveaux élevés de frais (41% en Europe et 37% en France) et le niveau de conseil (30%) qui sont pointés du doigt (lire par ailleurs).
Le chanteur Bob Geldof ne demande plus des dons pour l’Afrique, il recherche des investisseurs pour le fonds «8 miles» ainsi dénommé parce que l’Afrique n’est distante de l’Europe que de huit miles. Il est payé 100.000 dollars par an pour faire rentrer des souscriptions et le fonds vise 1 milliard d’euros d’encours, rapporte Die Welt. Ce montant doit être investi de façon rentable dans des entreprises africaines qui s’engageront à respecter les normes européennes en matière de droit du travail. Le fonds privilégiera les prises de participations dans des sociétés des secteurs du commerce et de la consommation, les deux segments qui doivent soutenir le développement du continent. Bob Geldof est convaincu que «le caritatif n’est plus la bonne solution»
Oddo Asset Management annonce le lancement du fonds Oddo Rendement 2017 qui vient de recevoir l’agrément de l’AMF. A travers une sélection d’obligations convertibles et d’obligations privées au sein d’un univers d’investissement souple (de la catégorie d’investissement au non-coté), le fonds cherche à bénéficier des rendements élevés actuellement offerts par les marchés obligataires européens. Oddo AM a déjà plusieurs fonds obligataires datés à son actif, qui représentent 462 millions d’euros d’encours collectés. L'équipe de gestion se compose deux gérants senior, Xavier Hoche, responsable Gestion Convertibles, et Muriel Blanchier, gérant Convertibles, et de deux analystes crédit dédiés, Anne-Claire Daussun et Olivier Mulin.L’objectif du nouveau fonds est d’obtenir une performance supérieure aux obligations émises par l’Etat français en euro à échéance 2017, sur un horizon de placement de 6 ans, soit de la date de création du fonds au 31 décembre 2017.Le portefeuille initial comprend entre 20% et 40% de titres de qualité «investment grade», 20% à 40% de titres high yield et 30% à 50% de titres non notés, 40% des obligations convertibles n'étant pas notées, ce qui signifie de fortes opportunités sur ce segment.Caractéristiques :Dénomination : Oddo Rendement 2017Codes ISIN : Part A FR0011113380 - Part B FR0011113398Commission de souscription : 4% TTC max; de l’actif net non acquise à l’OPCVMCommission de rachat : néantFrais de gestion : Part A : 1,4% TTC max de l’actif net –Part B : 0,6% TTC de l’actif netCommission de surperformance : 10% TTC de la surperformance au-delà de 6% de performance annuelleDurée minimum d’investissement : 6 ansIndicateur de référence : néantMinimum de souscription initiale : Part A : 100 euros – Part B : 1 million d’euros
Investir dans les marchés frontières ne présente pas plus de risque que d’investir dans la plupart des marchés considérés comme émergents, selon la dernière publication de la Research Foundation du CFA Institute consacrée aux marchés frontières («Frontier Market Equity Investing: Finding the Winners of the Future»).L'étude exhorte les investisseurs à ne pas sous-estimer le potentiel des marchés frontières. Depuis le début des années 1990, de nombreux pays frontières ont vu leur économie totalement restructurée et sont devenus, d’un point de vue économique, davantage émergents que stagnants. Les marchés frontières offrent aux investisseurs la possibilité d’identifier les valeurs à fort potentiel, jusqu’ici ignorées par la communauté traditionnelle des investisseurs.Les marchés frontières ne sont pas de simples marchés boursiers lointains : ils représentent plus de 1,2 milliard de personnes, une capitalisation boursière totale de 270 milliards de dollars et une liquidité quotidienne de 388 millions de dollars.
La débâcle boursière pourrait inciter les fonds souverains à délaisser les actions au profit des investissements alternatifs, selon Reuters.Plus de la moitié des actifs des fonds souverains sont souvent investis dans des actions, 31% dans l’obligataire et le cash et le reliquat dans des stratégies alternatives, hedge funds, matières premières, immobilier ou encore infrastructures. Cette distribution devrait toutefois évoluer compte des performances décevantes des actions au cours des dix dernières années. Selon les données de Thomson Reuters, le secteur immobilier a représenté plus de 12% du total des acquisitions réalisées par les fonds souverains au cours des douze derniers mois, derrière les financières, l'énergie et les industrielles.