Quelque 40 milliards d’euros ont été levés l’an dernier dans le secteur du capital investissement européen, un niveau jamais vu depuis 2008 et en augmentation de 80% par rapport à 2010, souligne le rapport annuel de l’association européenne du capital investissement (EVCA Yearbook 2012).Environ 65% des fonds levés émanent de pays européens, 35% ayant pour origine d’autres pays du monde. Trois grandes régions, le Royaume-Uni et l’Irlande, les pays scandinaves, et la France et le Benelux gèrent plus de 83% des fonds levés en 2011.
Pour Xavier Hovasse, gérant actions émergentes chez Carmignac Gestion, les marchés émergents sont les plus prometteurs à long terme. A court terme, il se dit prudent sur l’Inde qui est notée « investment grade » (« BBB ») «de justesse», souligne-t-il dans L’Agefi Hebdo. «Nous surpondérons aussi les actions de pays comme l’Indonésie ou des pays dits « frontières » - la Colombie, le Pérou, les Philippines ou l’Arabie Saoudite - faiblement endettés, dotés d’importantes réserves, aux perspectives de croissance robustes», ajoute-t-il. Carmignac Gestion privilégie les pays où le cycle de hausse des taux s’est achevé, comme au Brésil, et où la politique monétaire recommence à s’assouplir, comme en Chine.
OFI Asset Management envisage d’accroître jusqu'à 20% ses investissements dans l’Egypte, selon Mena FM. Astrid Fredericksen, gérante du fonds OFI Multiselect Brica, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 70 millions d’euros, a indiqué qu’elle espérait consacrer davantage de cash à l’Egypte dans un avenir proche.Le fonds OFI Multiselect Brica avait été à l’origine lancé comme un fonds BRIC traditionnel dont le périmètre a été adapté en novembre dernier pour inclure l’Afrique et le Moyen Orient."Actuellement, nous sommes encore prudents car il y a des élections présidentielles en Egypte le mois prochain. Nous avons aujourd’hui une exposition de 15% mais nous sommes prêts à accroître notre allocation car nous sommes très intéressés par les opportunités de ce pays. La consommation notamment est une opportunité d’investissement», explique Astrid Fredericksen.
Alors que la fiscalité et l'état de l'économie constituent les principaux sujets d’inquiétude des clients, la gestion passive monte en puissance au détriment de la gestion active dont l’attractivité est remise en question, selon une enquête réalisée par Patrimonia Congres en partenariat avec Morningstar (1) auprès des intermédiaires financiers belges.L’attractivité des gérants véritablement actifs semble en effet remise en cause puisque 35% des personnes interrogées affichent une préférence pour les produits de gestion active avec une tracking error faible et que 22% d’entre eux marquent une préférence pour les produits indiciels. L’enquête relève par ailleurs que les conseillers financiers privilégient au sein de leur allocation l’investissement de long terme et les produits à faible profil de risque, leurs clients s’orientent majoritairement vers les produits d’assurance vie et les plans d’épargne. En outre, les choix d’investissement se portent principalement vers les actifs obligataires et monétaires ainsi que les émergents. Les intermédiaires financiers belges considèrent par ailleurs que les réglementations européennes ont un impact positif ou neutre sur leur profession. (1) L’enquête a été réalisée en avril dernier, par Morningstar, avec le soutien des associations clés du secteur, auprès de 201 intermédiaires financiers belges.
Le fournisseur d’indices MSCI a fait équipe avec Barclays pour lancer une série d’indices obligataires co-brandés ESG (environnementaux, sociétaux et de gouvernance).Les indices seront co-marqués et distribués de façon autonome par les deux firmes. Les clients institutionnels pourront les utiliser pour créer des produits indiciels tels que les ETF, des comptes gérés séparément ou encore des produtis structurés.MSCI et Barclays va lancer une consultation pour déterminer les stratégies ESG les plus pertinentes pour les investisseurs et définir les méthodologies des nouveaux indices.
Le doublement du plafond du Livret A de 15.300 à 30.600 euros proposé par le nouveau président français, pourrait accroître la demande pour les emprunts d’Etat indexés sur l’inflation, rapporte L’Agefi. La rémunération du Livret A étant fonction de l’inflation française, pour se couvrir, les fonds d'épargne qui gèrent la majorité de la collecte au sein de la Caisse des dépôts, ainsi que les banques, ont intérêt à acheter des OATi, la dette indexée sur l’inflation française. Selon une hypothèse prudente de Barclays Capital, dans une note publiée le 4 mai, cette mesure serait à l’origine d’une collecte de 41 milliards d’euros, précise le quotidien. Et pour BarCap, l’OATi 2017 est la mieux placée pour bénéficier du doublement du plafond.
La 26eme édition du rapport CyclOpe sur les matières premières, qui paraît ce mercredi, met l’accent sur la problématique de l’instabilité, rapporte Les Echos, partenaire de cette publication. L’année 2011 a pourtant été marquée par des efforts de régulation considérables, à l’exemple du G20 d’avril dernier, qui avait placé la volatilité des matières premières au coeur des débats. Mais toutes les tentatives pour organiser et réguler les marchés ont échoué. Dans ce contexte, les prix des matières premières devraient rester à des niveaux élevés cette année. Même si, sauf événement politique pour l'énergie ou aléa climatique pour l’agriculture, ils ne devraient pas dépasser ceux de l’an dernier.
L’Association française de la gestion financière (AFG) a mis en place un questionnaire standardisé conçu comme un outil de référence tenu à jour pour les appels d’offre, a indiqué récemment l’association. Ce questionnaire a été élaboré par un groupe de travail de l’AFG, issu de la commission Commercialisation. De plus en plus fréquemment les investisseurs, principalement institutionnels, tant français qu’étrangers, demandent aux sociétés de gestion de présenter leur activité via un questionnaire portant à la fois sur la société elle-même et/ou sur le fonds ou son expertise de gestion, explique l’AFG. Il s’agit généralement d’une démarche d’audit préalable à l’investissement ou d’une mise à jour d’informations dans le cadre du suivi des relations. Cette pratique est particulièrement formalisée en cas d’appel d’offre.L’essentiel des éléments nécessaires à l’appréciation de la société de gestion par l’investisseur doivent y figurer et les questions complémentaires éventuelles seront limitées et beaucoup plus ciblées.
Les sociétés cotées au DAX sont désormais détenues à majorité par des investisseurs étrangers, rapporte Les Echos. La part des investisseurs non résidents dans les 30 valeurs phares de Francfort s'élève à 55 %, selon le cabinet Ernst & Young. Elle a augmenté de 14 points en sept ans. L’étude précise que 17 groupes au total sont détenus à majorité par des mains étrangères. Adidas, Munich Ré, Allianz et Bayer figurent dans le haut du classement, où la proportion dépasse les deux tiers. En revanche, la proportion d’actionnaires non résidents a reculé chez BASF, Deutsche Börse, Fresenius Medical Care et MAN.
Le chiffre d’affaires des produits structurés à la Bourse des dérivés Scoach a fortement baissé en avril, par rapport au mois précédent pour s’établir à 2,12 milliards de francs suisses, contre 3,21 milliards en mars. Toutes les catégories de produits ont nettement reculé, selon les statistiques publiées le 7 mai par l’Association suisse des produits structurés (SVSP).
Les rendements des investissements ont généralement mieux résisté dans le private equity que dans les marchés avant et depuis l'éclatement de la crise financière, selon une étude réalisée par Preqin.L’indice PrEQIn montre que l’ensemble des stratégies de private equity, à l’exception du venture capital, ont surperformé le S&P 500 depuis le 31 décembre 2000. L’indice PrEQIn All Private Equity, remis à 100 au 31 décembre 2000, s’inscrivait à 198,5 au troisième trimestre 2011 contre 105,1 à la même date pour le S&P 500. Autrement dit un quasi-doublement sur la période.Les fonds de private equity spécialisés dans le «distressed» ont réalisé les meilleures performances que toutes les autres stratégies, avec in indice PrEQIn à 322,1 en septembre 2011.Toutefois, on observe des variations significatives des performances entre fonds de private equity. Alors que 1.830 fonds sollicitent actuellement les investisseurs, il est plus délicat que jamais de mettre en œuvre une sélection efficace de gérants, souligne l'étude.
L’indice HFRX Global Hedge Fund a progressé en avril de 0,12%, grâce aux bonnes performances des stratégies macro et relative value.Dans un environnement de baisse des marchés boursiers, les stratégies macro CTA ont réalisé un gain de 0,43% en avril grâce notamment à la contribution des fonds diversifiés systématiques, qui ont progressé de 0,48% sur le mois mais accusent une baisse de 3,44% sur les quatre premiers mois de l’année. Les stratégies d’arbitrage relative value ont de leur côté enregistré un gain de 0,29% en avril, en partie grâce à la contribution positive de l’arbitrage de convertibles.
Les perspectives électorales en France et en Grèce ainsi que des statistiques plus que médiocres en provenance d’Italie et d’Espagne ont considérablement réduit début mai l’appétit pour le risque d’investisseurs sur la défensive.Durant la semaine au 2 mai, les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de 7,1 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions réalisaient des souscriptions pour un montant net de 3,8 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.Les fonds obligataires high yield ont encore drainé 1,84 milliard de dollars durant la semaine sous revue et les fonds obligataires émergents 540 milliards de dollars. Plus de 85% de la collecte de ces deux catégories de fonds s’est porté sur les obligations à haut rendement américaines pour la première et l’obligataire émergent en devises dures pour la seconde.Les fonds monétaires américains ont encore subi des rachats que les souscriptions dans les fonds monétaires européens n’ont pas permis de compenser.
Warren Buffett, qui a investi quelque 19 milliards de dollars dans des banques américaines, a estimé, lors de la grand-messe réunissant environ 40.000 actionnaires samedi dans le Nebraska, que le système bancaire américain est en bonne forme tandis que le système européen luttait encore il y a peu pour trouver de l’air, rapporte L’Agefi. Pour Warren Buffett, les 81 banques américaines ont des liquidités «qui leur sortent par les oreilles». La holding du financier, Berskhire Hathaway, a pu se targuer d’un bénéfice net de 3,24 milliards de dollars au premier trimestre, contre 1,51 milliard sur la période correspondante de 2011. Le «sage d’Omaha» a en outre fait part de son choix d'éviter les obligations souveraines "à moyen ou long terme, tant les nôtres que celles d’autres pays», ainsi que deux géants de la technologie : Apple et Google.
Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), qui a annoncé la semaine dernière détenir dans le secteur de l'énergie pour 1,5 milliard d’euros environ de participations dans 14 entreprises actives, a dévoilé, en fin de semaine dernière, sa stratégie dans ce secteur à l’occasion de la parution du premier numéro des «Cahiers du FSI» consacré à l’énergie. L'étude peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : http://www.fonds-fsi.fr/IMG/pdf/2012_05_03_-_cahier_no1_secteu_de_l_energie.pdf
Les sociétés de gestion du Groupe Neuflize OBC, Neuflize OBC Investissements et Neuflize Private Assets, ont retenu l’offre de Caceis pour les fonctions de gestionnaire administratif et comptable de leurs OPCVM de droit français et la conservation de mandats, a indiqué Caceis dans un communiqué publié le 4 mai. Le transfert porte sur 80 OPCVM et mandats pour un actif total de 12 milliards d’euros. Cet accord s’inscrit dans la relation de partenariat avec le Groupe Neuflize OBC, déjà en place pour les activités de banque dépositaire et conservation. En France, Il permet de concentrer chez un même prestataire, Caceis, l’ensemble des services attendus par les deux sociétés de gestion dans le cadre de leur développement.
La collecte nette des fonds outre-Manche a diminué dans des proportions significatives au premier trimestre par rapport aux montants trimestriels observés au cours des deux années précédentes, selon les statistiques communiquées par l’association britannique de la gestion financière (IMA).Au premier trimestre, la collecte nette a ainsi totalisé 3,8 milliards de livres contre des collectes nettes de plus de 6 milliards de livres au premier trimestre tout comme au deuxième trimestre 2011, en encore en 2010 sur les mêmes périodes.Au cours du seul mois de mars, la collecte nette a reflué à 1,4 milliard de livres contre 2,7 milliards de livres un an plus tôt. Le fixed income reste la stratégie la plus populaire, avec en mars une collecte de 660 millions de livres, devant les fonds diversifiés (348 millions de livres) et les actions (17 millions de livres).Les actifs sous gestion des fonds britanniques totalisaient fin mars 613,2 milliards de livres, contre 615,6 milliards de livres fin février.
Le nombre de sociétés d’investissement en capital à risque (SICAR) a continué à grimper avec 43 nouveaux agréments contre quatorze retraits en cours d’année, indique la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) du Luxembourg dans son dernier d’activité 2011. La majorité des initiateurs des SICAR sont d’origine française, suivis de ceux originaires de Suisse, d’Allemagne et du Luxembourg. En ce qui concerne la politique d’investissement, les SICAR ont une préférence pour le private equity.
Dans une étude publiée jeudi, le cabinet de conseil Bain & Co estime à plus de 900 milliards de dollars dans le monde le montant des capitaux engagés, mais pas encore appelés (c’est-à-dire investis), par les fonds de private equity, rapporte L’Agefi. Ce montant atteint 370 milliards dans le seul compartiment des rachats à effet de levier (buy-out), chez des géants comme Blackstone, Carlyle ou CVC. Ces sommes se concentrent dans les grands véhicules levés lors des millésimes 2007 et 2008, particulièrement en Europe, et qui ne sont investis qu'à 50%, précise le quotidien. Problème : si les capitaux ne sont pas mis au travail d’ici à fin 2013, les general partners (GP, les gérants) devront libérer les limited partners (LP, investisseurs) de leurs engagements et sacrifieront leurs commissions de gestion et leur participation aux plus-values (carried interest).
La société de gestion française A Plus Finance (400 millions d’euros d’encours) a annoncé avoir signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI). Elle compte ainsi intégrer de manière systématique comme critère de sélection de ses investissements les questions environnementales, sociales et de gouvernance d’entreprise (ESG).Niels Court-Payen, président d’A Plus Finance, précise que cette adhésion intervient à présent que la société de gestion est réellement en mesure «d’appréhender ces principes d’investissement responsable sur l’ensemble de (ses) métiers», sachant qu’A Plus Finance intervient à la fois dans le financement des PME, de l’immobilier, du cinéma et la multi-gestion. Cela a amené la société à reconsidérer ses processus afin d’intégrer ces principes de manière transversale.