La crise financière de 2008 et l'évolution de l’environnement réglementaire ont accéléré la consolidation du secteur des fonds monétaires ces dernières années, tout particulièrement en Europe. Dans l’ensemble, ce mouvement de consolidation présente des aspects positifs pour le crédit des investisseurs dans les fonds monétaires tout comme pour les gestionnaires de fonds, estime l’agence d'évaluation financière Moody’s dans une étude publiée le 10 septembre.Moody’s relève que ce mouvement de consolidation devrait se poursuivre en raison des opérations de fusions et d’acquisitions de gestionnaires de fonds qui se poursuivent, des considérations relatives aux économies d'échelle, de l’environnement de taux d’intérêt bas qui compriment les commissions, de la réglementation plus sévère, de la rationalisation des lignes de produits qui poussent certains acteurs à abandonner ce segment d’activité.
Les principaux gestionnaires d’actifs immobiliers dans le monde excluent de plus en plus les pays européens périphériques de leurs fonds paneuropéens, rapporte le Financial Times. Ainsi, des groupes comme Fidelity Worldwide Investment et Standard Life Investments créent des fonds qui évitent l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et la Grèce. Le retrait des institutionnels devrait être particulièrement douloureux pour les marchés immobiliers espagnols et irlandais, commente le FT.
En attendant les décisions de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine, les investisseurs sont restés sur la défensive durant les premiers jours de septembre.Les fonds actions ont subi une décollecte nette de 9,9 milliards de dollars durant la semaine au 5 septembre, selon les statistiques hebdomadaires communiquées par EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes ont terminé la semaine sur une décollecte de 1,8 milliard de dollars et les fonds d’actions américaines ont enregistré une décollecte de plus de 8 milliards de dollars en raison des rachats effectués par des ETF de grandes capitalisations.Les fonds d’obligations souveraines ont subi des rachats pour plus de 1 milliard de dollars sur toutes les échéances. En revanche, les fonds obligataires high yield ont drainé quelque 1,6 milliard de dollars. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré une collecte de 3,19 milliards de dollars durant la semaine au 5 septembre. EPFR Global relève que les fonds d’obligations émergentes ont collecté plus de 32 milliards de dollars depuis le début de l’année.Les fonds monétaires ont terminé la semaine au 5 septembre sur une collecte nette de 4,6 milliards de dollars.A noter que les fonds de matières premières ont enregistré une collecte supérieure au milliard de dollars pour la troisième semaine consécutive.
Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le CEO de BlackRock, Larry Fink, conseille aux investisseurs de prendre davantage de risques et d’acheter des actions. Personnellement, ses préférées sont Siemens, Nestlé et DuPont.
La déroute des fonds immobiliers offerts au public en Allemagne va se répercuter inévitablement sur les fonds de fonds immobiliers : plus de 90 % de ces fonds de fonds sont menacés de fermeture et de liquidation, note l’agence de notation berlinoise Scope. Au premier semestre, quatre de plus ont été contraints à la liquidation (DWS ImmoFlex Vermögensmandat avec 100 millions d’euros d’encours, Stratego Grund (LB Berlin Investment) avec 300 millions, Allianz Flexi Immo-A-EUR avec 230 millions et Santander Vermögensverwaltungsfonds Kapitalprotekt Substanz (géré par SEB AM) avec 200 millions).Actuellement, l’encours des fonds de fonds immobiliers et fonds diversifiés pour lesquels les remboursements sont gelés représente environ 2,1 milliards d’euros, qui sont placés à hauteur de 1,88 milliard dans des fonds immobiliers offerts au public gelés ou en liquidation.A titre d’illustration, Scope a constaté que les 13 fonds de fonds de son échantillon détiennent des parts pour plus de 240 millions d’euros dans le TMW Immobilien Weltfonds, 230 millions dans l’Axa Immoselect, 180 millions dans le KanAm grundinvest et 100 millions dans le Morgan Stanley P2 Value.Dans ces conditions, l’agence berlinoise estime que les fonds de fonds immobiliers ne pourront plus se relever puisque les trois quarts de leur portefeuille sont constitués de parts de fonds immobiliers offerts au public et présentant des problèmes.
Gemini Investment Management envisage de lancer une plate-forme outre-Manche pour distribuer ses fonds, rapporte Money Marketing.Gemini propose des services de distribution et de marketing aux gestionnaires de fonds qui ont une expertise limitée sur les marchés européens. La société conseille également les gestionnaires de fonds étrangers.Stuart Alexander, managing director de Gemini Investment Management, rappelle que la société dispose actuellement d’une plate-forme en Irlande qui accueille tant les produits Ucits que non-Ucits. «Au cours des douze prochains mois, nous essaierons de lance une plate-forme britannique qui remplisse toutes les obligations réglementaires», indique Stuart Alexander.
Selon un rapport de Pension Consulting Alliance qui sera présenté ce vendredi au comité d’investissement du California State Teachers’ Retirement System (Calstrs), le rendement des plus grands fonds américains de buyout est inférieur au benchmark interne du fonds de pension, rapporte The Wall Street Journal.Par exemple, les fonds lancés en 2006 et gérant au moins 3,5 milliards de dollars ont gagné 4,1 % contre 14,1 % pour ceux dont l’encours est inférieur à 300 millions et 9,7 % pour ceux qui gèrent entre 1 milliard et 3,5 milliards de dollars, selon le consultant Cambridge Associates.De son côté, Wilshire Trust Universe Comparison Service constate que les fonds de pension disposant de plus de 5 milliards de dollars allouaient en moyenne 13 % de leur encours au private equity, contre 9,5 % un an plus tôt.
Les mutual funds basés aux Etats-Unis et dédiés aux actions ont subi des rachats pour la sixième semaine consécutive, les investisseurs donnant la préférence aux fonds obligataires, selon les statistiques communiquées par l’Association américaine des gestionnaires d’actifs ICI.Les fonds d’actions ont ainsi subi une décollecte de 4,43 milliards de dollars durant la semaine 29 août, dont 3,71 milliards de dollars sur des fonds dédiés aux actions américaines.Les fonds obligataires ont de leur côté terminé la semaine sous revue sur une collecte nette de 6,55 milliards de dollars, en léger retrait par rapport à la semaine précédente (6,83 milliards de dollars). Depuis le début de l’année, les fonds obligataires n’ont subi qu’une seule semaine de décollecte, la semaine au 30 mai pour un montant de 211 millions de dollars.Les fonds diversifiés ont de leur côté drainé 866 millions de dollars durant la semaine au 29 août, contre 2,41 milliards de dollars la semaine précédente.
La fusion annoncée entre les deux groupes suisses spécialisés dans les matières premières Glencore et Xstrata semble bien compromise, rapporte le New York Times. Les actionnaires d’Xstrata doivent se prononcer vendredi sur cette opération qui donnerait naissance à un géant valorisé à quelque 86 milliards de dollars. Toutefois, Qatar Holding, qui appartient au fonds souverain du Qatar, s’oppose aux termes de la fusion. Qatar Holding, qui détient 12% d’Xstrata, serait favorable à un ratio d'échange de plus de 3 actions Glencore pour une action Xstrata alors que Glencore, qui détient 34% d’Xstrata, propose un ratio de 2,8 actions pour une.
Alors que les investisseurs continuent de favoriser l’obligataire, une enquête menée par Neptune Investment Management indique que les actions seront la classe d’actifs préférée des conseillers indépendants (IFA) en 2012-2013.Selon Neptune, 60% des conseillers estiment que les actions seront la classe d’actifs préférée des investisseurs, devant le fixed income (23,5%), les matières premières (3,5%) et l’immobilier (2,4%). L’enquête relève également que les investisseurs continuent de favoriser les produits britanniques au détriment des produits internationaux.
Frank Engels, CIO obligations, a annoncé le 5 septembre qu’Union Investment (le gestionnaire central des banques populaires allemandes) a mis sur pied son propre système de notation des pays, parce que S&P, Moody’s et Fitch ont démontré ces dernières années qu’elles continuent de se comporter de manière procyclique et de réagir trop tard.Le système élaboré par Union permet un jugement systématique, uniforme et transparent de la solvabilité des Etats en s’appuyant à la fois sur des données économiques fondamentales et sur des indicateurs sociaux et politiques mesurables. Il repose sur trois piliers : une évaluation fondamentale macro-économique de la capacité des Etats à rembourser leur dette, une estimation de la volonté de ces Etats à rembourser et donc à opérer les réformes nécessaires en cas de besoin et enfin un système d’alerte avancé qui permet de déceler des indices de faiblesse dans les économies a priori solides.Par rapport aux notations des agences «établies», celles d’Union sont tendanciellement plus mauvaises pour de nombreux pays industrialisés en raison de la faiblesse de la croissance, de l’ampleur de la dette et une discipline budgétaire défaillante. En revanche, les pays émergents avec des budgets solides et une forte croissance sont mieux notés que par les agences anglo-saxonnes.D’après Frank Engels, le système de notation pays d’Union a permis ces derniers mois d’anticiper environ 80 % des changements de note de S&P, Moody’s et Fitch. Ce système sera intégré à compter du 1er novembre dans le processus d’allocation de base du fonds UniInstitutional Global Government Bonds, qui est focalisé sur les obligations d’Etat de qualité investissement.
La Caisse des Dépôts et Consignations signe ce matin un accord avec la China Development Bank, son homologue chinois, pour investir dans les PME françaises et chinoises, rapporte Les Echos. Les deux partenaires créent un fonds de 150 millions d’euros confié à Cathay Capital. Le fonds offre un canal à la Chine pour investir dans les PME françaises de 10 à 200 millions d’euros de chiffre d’affaires et à la France pour investir dans les entreprises chinoises, moyennant des tickets de 3 à 15 millions d’euros. Deux investissements ont d’ores et déjà été identifiés.
L’indice S&P500 affiche actuellement une hausse de 12 % depuis le début de l’année, dont 9,8 points depuis le 1er juin. Ce mouvement a pris à contre-pied les gérants de fonds et de hedge funds défensifs qui se voient obligés d’acheter pour ne pas être trop distancés, un phénomène qui pourrait apporter un relais de hausse aux actions, note The Wall Street Journal. Toutefois, il subsiste beaucoup d’incertitudes en Europe et au sujet de la politique monétaire de la Fed, de sorte que certains gérants préfèrent «garder leur poudre au sec».
Prestataire de services financiers installé à Lausanne, Currency Capital Management (CCM) lance en Suisse une gamme de comptes devises gérés (Managed FX Accounts) destinés à répondre aux besoins complexes des institutionnels, rapporte L’Agefi suisse. Grâce à ces comptes gérés, les gestionnaires de fortune indépendants, les conseillers financiers et les autres prestataires peuvent désormais faire bénéficier leurs clients suisses d’un accès immédiat et indépendant aux grands marchés Forex mondiaux.
Les actifs sous gestion des banques suisses ont diminué l’an dernier d’un peu plus de 200 milliards de francs (-3,7%) pour s’établir à 5.269 milliards, en raison essentiellement de la dépréciation des dépôts de titres, rapporte L’Agefi suisse. Mais à l’occasion de sa conférence annuelle, l’Association suisse des banquiers (ASB) a indiqué ne pas constater de délocalisation notable de capitaux étrangers.La crainte de voir la clientèle étrangère retirer massivement ses avoirs en raison de l’adoption par les banques suisses d’une stratégie de conformité fiscale et de la signature d’accords avec d’importants partenaires ne semble donc pas se confirmer, selon l’ASB qui estime que la réglementation doit favoriser le développement de la place en tant qu’acteur majeur dans l’asset management.La Suisse possède déjà des avantages pour devenir un centre financier majeur, par exemple dans le traitement du renminbi, monnaie qui sera amenée dans les prochaines années à jouer un rôle grandissant dans les échanges commerciaux internationaux.
BNP Paribas Real Estate a annoncé le 4 septembre la cession à Axa Real Estate, en VEFA, l’immeuble de bureaux situé à King’s Cross, face à la gare Saint Pancras à Londres.L’immeuble, dont l’architecture a été confiée à Jean-Michel Wilmotte, sera réalisé par les équipes de Promotion de BNP Paribas Real Estate UK, la transaction a été accomplie avec le concours du département Investissement de BNP Paribas Real Estate.Ce programme développera 37 000 m² de bureaux, avec des commerces en pied d’immeuble, et répondra aux dernières normes environnementales et de confort internationales, visant la labellisation «Breeam Excellent»."Avec King’s Cross, BNP Paribas Real Estate réalise ainsi sa première opération de promotion à Londres. Projet emblématique, il constituera la vitrine britannique de notre savoir-faire. Il illustre également notre volonté de renforcer notre activité au Royaume-Uni, où nous sommes déjà présents en Transaction, Conseil, Expertise, Property Management et en Investment Management. Le Royaume-Uni reste l’un des pays majeurs pour le développement de notre entreprise», souligne Philippe Zivkovic, président de BNP Paribas Real Estate.
Les banques américaines sont plus solides mais les perspectives du secteur aux Etats-Unis restent «négatives» en raison de la situation économique morose dans le pays et en Europe, a indiqué l’agence d'évaluation financière Moody’s dans un communiqué publié le 4 septembre.Le secteur bancaire aux Etats-Unis fait face "à un environnement national difficile (...) marqué par un fort taux de chômage, une croissance économique faible et des incertitudes budgétaires», selon Moody’s qui ajoute que " la menace d’une contagion de la crise de la dette en Europe fragilise la reprise économique aux Etats-Unis et expose les banques à un risque accru de chocs».
Selon l’association GDV des compagnies d’assurances, l’allocation moyenne aux actions des assureurs allemands se situait à 2,9 % des portefeuilles fin 2011 contre 8,5 % fin 2007. D’après une enquête de Die Welt auprès de 30 des premières compagnies du pays, cette exposition est probablement revenue à 2,8 % fin juin.Pour Debeka, l’allocation aux actions se stiue à 0,9 % alors qu’elle est de 0,6 % pour Axa et de 0,4 % pour VHV Hannoversche. Les plus exposées aux actions sont Nürnberger Leben (6,7 %), Allianz (6 %) et Ergo (4,7 %).A noter toutefois que Continentale, HUK-Coburg et Signal-Iduna ont refusé de répondre à l’enquête.
Pour les investisseurs institutionnels, changer de gérants après une période de sous-performance de trois ans se traduit, en moyenne, par des rendements inférieurs à ceux qu’ils obtiendraient s’ils gardaient un gérant actif ou allouaient le mandat à des stratégies passives, selon une étude de Towers Watson citée par le Financial Times Fund Management. «Les résultats et l’expérience montrent que garder un gérant sous-performant s’avère plus rentable que de le remplacer», selon Robin Penfold de Towers Watson. Cette année, les fonds de pension pourraient remplacer des gérants sous-performants représentant 100 milliards de dollars de mandats actions.
Le britannique Man Group a passé un partenariat avec Nomura pour lancer un hedge fund obligataire, rapporte Citywire. Le Nomura Man Systematic Fixed Income fund est basé sur une stratégie pilotée par le pôle Systematic Strategies de Man qui essaie d’identifier les opportunités directionnelles sur les marchés de swaps, de futures et de devises émergents et développés.