Les actions américaines ont retrouvé la faveur des investisseurs fin novembre en raison d’un regain d’optimisme quant à la probabilité d’un déblocage budgétaire aux Etats-Unis. Les fonds d’actions américaines ont terminé la semaine au 28 novembre sur une collecte nette de plus de 10 milliards de dollars, la plus importante jamais vue depuis plus d’un an, selon les estimations communiquées par EPFR Global.Au total, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 14,86 milliards de dollars, leur deuxième meilleur résultat depuis le début de l’année alors que les fonds obligataires affichaient des souscriptions pour un montant net de 5,17 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont drainé pour leur part 5,87 milliards de dollars.
Les capitaux investis par les hedge funds dans les marchés émergents ont progressé de 8,5% au troisième trimestre pour s'établir à 127,8 milliards de dollars, selon les dernières statistiques communiquées par HFR dans son «Emerging Markets Industry Report».Parallèlement, le nombre de hedge funds investis dans les marchés émergents s’est accru de 4,8% au troisième trimestre au niveau record de 1.085.Sur les dix premiers mois de l’année, l’indice de performance HFRX Emerging Markets Composite affiche un gain de 5,3%, avec des contributions positives de toutes les régions entrant dans la composition de l’indice. Le HFRX India Index a notamment progressé de 12% au troisième trimestre et de 20% depuis le début de l’année.
Directeur de la recherche Asie chez SG CIB, Guy Stear analyse dans L’Agefi la stratégie des investisseurs japonais. Avec la faiblesse du yen, ces derniers vont renforcer leurs positions en Europe, explique-t-il. En effet, les Etats-Unis sont confrontés au problème de la falaise budgétaire (fiscal cliff), et les investisseurs nippons ne savent pas vraiment comment cela va se passer sur les marchés américains. Pour leur part, les marchés européens offrent des valorisations intéressantes. Si la performance enregistrée en 2012 se confirme, les investisseurs japonais vont continuer à y revenir et ce, dès le premier trimestre 2013.
Cette année, les ventes de couches pour adultes au Japon ont dépassé celles des couches pour enfants pour la première fois, une statistique éloquente sur l’énorme défi démographique auquel le pays doit faire face, écrit le Financial Times. Pour les hedge funds, il s’agit de l’un des signes de l’éclatement proche de la bulle obligataire au Japon.
Daniel Phillipson, senior vice president, product management, est venu récemment à Paris pour promouvoir l’Unconstrained Bond Fund, un produit de droit irlandais lancé par Pimco en décembre 2008 et qui affichait fin octobre un encours de 8,3 milliards de dollars, dont 2 milliards de souscriptions nettes depuis le début de cette année.Si le gestionnaire constate une «demande croissante» pour ce produit, «adopté déjà par des investisseurs institutionnels et des distributeurs», la France n’est manifestement pas encore le marché où ce fonds obligataire coordonné a connu le plus de succès alors qu’il affiche une performance de 7 % depuis le début de l’année, pour la part en euros couverte du risque de change (8 % pour celle en dollars). Le spécialiste produit a expliqué à Newsmanagers que la gestion très active du fonds (avec plusieurs centaines de lignes), dirigée par Chris Dialynas «se focalise sur le risque et sur le résultat plutôt que sur un indice». Le fonds peut investir dans le monde entier sur toutes les classes obligataires et les devises. Le portefeuille peut être au maximum long de 8 ans et court de trois en duration avec, historiquement, une volatilité du produit inférieure à 3 %. Comme argument supplémentaire, Daniel Phillipson souligne que ce portefeuille affiche une corrélation basse avec le haut rendement et négative avec les actions.
Les perspectives des gérants du Panel Crédits de L’Agefi sur la classe d’actifs des obligations d’entreprises restent relativement bien orientées mais la prudence est toutefois de mise. Malgré l’apparition ces dernières semaines de premiers signes de surchauffe sur la dette des «corporates», 68 % des panélistes continuent de surpondérer la classe d’actifs, un chiffre quasi identique par rapport au mois précédent. La Banque Postale AM passe de neutre à surpondérer sur la classe d’actifs.Pour le reste, on ne note pas de changement majeur de position de la part des panélistes. Seuls 10% d’entre eux sont à sous-pondérer la classe d’actifs. La grande majorité des gérants, près de 90% n’anticipent pas de tensions sur les spreads de crédit pour les semaines à venir. CCR-AM a ainsi choisi d’augmenter sa perspective de négative à neutre, tandis que CPR AM est passée de neutre à positive. Léger regain de pessimisme en revanche pour Swiss Life AM qui affiche une position neutre à présent alors qu’elle était positive jusque-là.
Les membres du Panel Taux de L’Agefi ne sont guère optimistes pour la croissance européenne. Ils sont désormais une majorité (13 sur 20, contre 9 le mois dernier) à estimer que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait baisser son taux directeur dans les trois mois. Les gérants de Cholet Dupont, CPR AM, la Française AM et Lazard Frères Gestion qui tablaient en novembre sur un maintien du refi à 0,75%, le voient désormais abaissé de 25 points. Les prévisions économiques que présentera la BCE jeudi devraient préciser les anticipations.
La Caisse des Dépôts (CDC) et la Qatar Holding LLC ont annoncé vendredi la signature d’un protocole d’accord pour co-investir dans des petites et moyennes entreprises françaises. Dans le détail, le protocole prévoit la création d’un partenariat conjoint doté d’un capital de 300 millions d’euros, où chacun contribuera pour moitié au capital de l’entité. Celle-ci devrait investir dans des PME françaises dans des secteurs d’activité présentant un fort potentiel de croissance et intéressant les deux parties, indique un communiqué.
Le fonds de pension des enseignants californiens CalSTRS a annoncé le 29 novembre le lancement d’une joint venture avec la société Sarofim Realty Advisors qui sera dédiée à l’immobilier urbain. Les engagements de cette co-entreprise pourraient s'élèver jusqu'à 250 millions de dollars.Le site IP Real Estate indique par ailleurs que CalSTRS a réalisé au troisième trimestre 400 millions de dollars d’investissements dans des stratégies immobilières et des résidences étudiantes. CalSTRS a notamment investi 100 millions de dollars dans le fonds Invesco Core Real Estate USA, un fonds ouvert de 3,8 milliards de dollars géré par Invesco Real Estate.Les actifs sous gestion de CalSTRS s'établissaient fin octobre à 154,8 milliards de dollars.
Les fonds monétaires américains ont augmenté leur exposition aux banques françaises, qui représentent désormais 5 % des encours à fin octobre, soit le plus haut niveau depuis la fin octobre 2011, selon Fitch Ratings. Mais cela reste inférieur de 70 % par rapport aux niveaux de la fin mai 2011. Dans ce contexte, Société Générale réintègre le top 15 des banques dans lesquelles les fonds ont le plus investi pour la première fois depuis fin juillet 2011.Cela s’inscrit dans le cadre d’une hausse de l’exposition aux banques de la zone euro. A fin octobre, les fonds monétaires américains avaient alloué 13 % de leurs encours aux banques européennes, soit une hausse de 24 % sur une base en dollars depuis fin septembre 2012. Mais cela reste inférieur de 63 % par rapport à fin mai 2011. Fitch estime improbable que l’on renoue avec ces niveaux passés.
Sommé de renforcer ses fonds propres par la Banque nationale suisse (BNS) l'été dernier, Credit Suisse poursuit ses cessions immobilières. Le groupe bancaire a vendu pour 1 milliard de francs ses bureaux de l’Uetlihof à Zurich au fonds de pension des fonctionnaires norvégien, selon un communiqué publié le 29 novembre.La transaction devrait se solder sur un gain après impôts de 87 millions de francs pour l’ensemble de la durée de location du complexe, le plus important du groupe, précise Credit Suisse dans son communiqué. L'établissement a signé un contrat de location d’une durée de 25 ans avec l’acquéreur, le Norges Bank Investment Management (NBIM) en charge de la gestion du fonds de pension. Ce contrat est assorti d’une option de prolongation pour quinze ans supplémentaires. Credit Suisse conservera la responsabilité de l’exploitation de cet ensemble immobilier qui regroupe pas moins de 6000 salariés.
Dexia AM revient dans une étude réalisée par son équipe d’analyse Investissement Socialement Responsable (ISR) sur l’exploitation du gaz de schiste. Célébrée comme une révolution énergétique aux États-Unis, l’opinion publique européenne se montre bien plus sceptique à son égard, avec des pays tels que la France, qui a décidé d’annuler les permis attribués pour l’exploration de gaz de schiste.Dexia AM se veut prudent. «A ce jour, nous ne disposons pas de résultats définitifs sur l'éventuelle contribution du gaz de schiste à la protection de l’environnement. Certes, la combustion du gaz de schiste est plus propre que celle du charbon puisqu’elle émet environ 50 % de CO2 de moins. Cependant, en raison des méthodes complexes de production et du risque d'émissions fugitives de méthane, l’empreinte carbone globale du gaz de schiste est supérieure d’au moins 4 % en cas de bonnes pratiques à celle du gaz conventionnel», souligne l'étude. Par ailleurs, elle pourrait, selon plusieurs études, s’avérer tout aussi dangereuse pour l’environnement que le charbon, constate Dexia AM.
Durant les douze mois à fin septembre 2012, les Allemands ont versé 84,4 milliards d’euros sur leurs dépôts bancaires, dont 80,5 milliards sur des comptes à vue, sur un total de 154 milliards d’euros en constitution d'épargne financière. Ils ont également placé 49,6 milliards d’euros en 2011 dans le logement, contre 37,7 milliards en 2010, constate la fédération BVR des banques populaires allemandes.En revanche, les ménages ont été vendeurs nets de valeurs mobilières, notamment de parts de fonds d’investissement et d’obligations. On a néanmoins pu constater des souscriptions nettes modestes pour les actions depuis 2009.Compte tenu de l’environnement de taux d’intérêt à des niveaux bas record, les Allemands préfèrent des liquidités et les actifs réels, voire les actions. Cette stratégie est compréhensible, reconnaît le BVR, mais la concentration des nouveaux placements sur les dépôts bancaires parallèlement à une réduction des portefeuilles de valeurs mobilières paraît plus prononcé que ce ne serait fondamentalement justifié. Apparemment, l’aversion pour le risque d’une grande majorité des épargnants est extrêmement prononcée.Mais, en période de taux d’intérêt faibles, il serait opportun de diversifier les portefeuilles en investissant davantage en valeurs mobilières pour stabiliser le rendement de l’ensemble du portefeuille tout en maintenant le risque dans des proportions défendables. D’autant qu’investir davantage en actions aurait aussi un effet positif à l'échelon macroéconomique avec le financement des entreprises.
La société spécialisée dans le post-marché Clearstream (groupe Deutsche Bank) a annoncé le 29 novembre le lancement à Dublin d’une activité de services aux fonds d’investissement Le bureau de Dublin, qui pourrait créer jusqu'à une centaine de postes, se concentrera sur les services à edestination des hedge funds.
Korea Investment Management (Kimco) a annoncé le lancement d’un ETF répliquant les actions chinoises de catégorie «A», rapporte Asian Investor.En juillet dernier, Kimco a reçu des autorités chinoises un quota QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) d’un montant de 100 millions de dollars destiné justement à ce produit.
Goldman Sachs Asset Management (GSAM) vient de nommer Sheila Patel en tant que responsable des activités internationales, rapporte Asian Investor.Sheila Patel, qui va notamment prendre en charge les responsabilités d’Oliver Bolitho, en charge de la région Asie-Pacifique hors Japon, sera basée à Singapour. Elle était précédemment co-responsable pour GSAM de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA) aux côtés d’Andrew Wilson. Elle couvre désormais toutes les activités de Goldman Sachs AM hors des Etats-Unis alors qu’Andrew Wilson prend seul la responsabilité de la région EMEA.
Vineer Bhansali est gérant de portefeuille chez Pimco. Il revient dans L’Agefi Hebdo sur le coût des stratégies de couverture contre les risques extrêmes. Il estime que prévenir un portefeuille classique (60 % actions, 40 % obligations) contre une baisse de 15 % coûte environ 250 points de base via une couverture classique d’options sur indice. «Nous estimons pouvoir descendre ce coût à 100 pb en utilisant une combinaison d’options couvrant indirectement le marché et management actif. Ensuite, une couverture vous permet de bénéficier de liquidité au moment du rebond qui suit la crise et donc de mieux valoriser votre fonds», explique-t-il. Enfin, l’assurance contre les risques extrêmes «vous permet d’être plus agressif», souligne Vineer Bhansali. Un portefeuille à 60 % actions et 40 % obligations non couvert équivaut ainsi selon le gérant de Pimco à un portefeuille 70 % actions et 30 % obligations couvert : les risques de perte de capital sont identiques.
Selon le sondage réalisé pour Robeco et Axa IM en Espagne par Funds People et Kessler & Casadevall AF, seuls 41 % des gestionnaires de fonds de pension individuels ont l’intention d’augmenter l’an prochain la proportion d’actifs gérés en externe, tandis que 53 % ne comptent pas élargir l’externalisation.D’autre part, les réponses ont montré que 77 % des maisons externalisent déjà une faible ou très faible partie de la gestion de leurs actifs, tandis que seuls 6 % recourent à cette formule dans de fortes proportions (plus de 50 % et jusqu'à 100 %).
David Schofield, président de la division internationale d’Intech Investment Management, a fait récemment une intervention lors du séminaire Quant Invest 2012 à Paris pour présenter le processus d’investissement purement mathématique de la filiale (à 95 %) de l’américain Janus. Manifestement, la société de West Palm Beach cherche à se développer hors des Etats-Unis et sa solide expérience des relations avec les investisseurs institutionnels fait de David Schofield l’homme de la situation.Intech est passé de 6 milliards de dollars d’encours en 2002 à quelque 40 milliards actuellement, dont 2 % dans des fonds ouverts (le reste est ventilé sur des mandats). «A l’heure actuelle, nous estimons que notre limite de capacité doit se situer aux alentours de 150 milliards de dollars. 20 % de l’encours sont gérés pour les clients hors Etats-Unis, et à l’intérieur de cette poche, la moitié des actifs gérés le sont pour des clients européens» a indiqué David Schofield à Newsmanagers.Pour expliquer l’expansion des actifs gérés, le manager souligne que la maison utilise «un procédé purement mathématique pour l’analyse des volatilités et des corrélations. Le processus repose sur les travaux de Robert Fernholz, qui a travaillé en son temps avec Harry Max Markowitz. Il a apporté la preuve mathématique, irréfutable, que l’on peut produire des rendements supérieurs à ceux du marché sans prendre de risque supplémentaire». Dans la pratique, «l’idée consiste à identifier parmi les 1.600 valeurs du MSCI Monde les titres les plus volatils et les moins corrélés, ce qui réduit l’univers de moitié. Nous avons dans la portefeuille entre 30 % et 90 % des actions éligibles, en fonction de leur volatilité. Si cette dernière augmente, nous investissons dans un nombre plus élevé de valeurs, pour partager le risque», poursuit David Schofield qui pécise : «L’objectif consiste à générer de l’alpha avec un contrôle du risque absolu du portefeuille. Dans la version la plus agressive de nos produits (managed volatility), nous visons une surperformance de 300 points de base par rapport à l’indice, avec seulement 75 % du risque. Pour le produit basse volatilité, nous fixons le budget de risque à 60 % de celui de l’indice et avec un objectif de superformance de 100 points de base».Et «historiquement, sur un an, nous perdons moins que le marché si ce dernier baisse, et nous gagnons un peu moins s’il s’avère haussier, parce que nous nous attachons à trouver une pondération plus efficace que celle du marché».Interrogé sur les projets éventuels d’extension de la gamme, David Schofield a indiqué qu’Intech compte lancer un produit marchés émergents fin décembre/début janvier, en utilisant l’indice MSCI Emerging Markets comme indice de référence.
Les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de 22,05 milliards d’euros en Europe au mois d’octobre, leur plus haut niveau de souscriptions sur un mois depuis le début de l’année, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Sur les dix premiers mois de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte nette de 136,81 milliards d’euros. Les stratégies obligataires les plus recherchées ont été les fonds high yield, les obligations privées et les fonds émergents.Les investisseurs semblent malgré tout revenir vers les actions, mais la préférence marquée pour les obligations a considérablement limité les flux actions, néanmoins positifs pour le deuxième mois consécutif. La collecte nette s’est élevée à 1,76 milliard d’euros en octobtre contre 3,1 milliards d’euros en septembre. Les fonds d’actions émergentes remportent la palme avec une collecte nette de près de 2 milliards d’euros.Les fonds d’allocation ont bénéficié d’une stabilité de leur collecte, engrangeant 2,76 milliards d’euros. Les fonds d’allocation prudente en euros ont mené la danse pour cette catégorie, collectant 1,21 milliard d’euros en octobre, suivis par les fonds d’allocation flexible en euros et en livres sterling.Parmi les bénéficiaires de la ruée sur les obligataires figurent notamment Pimco avec une collecte de 3,91 milliards d’euros, devant Credit Suisse (1,96 milliard d’euros) et AllianceBernstein (1,81 milliard d’euros). Toutes les sociétés figurant dans les dix premiers en termes de collecte sont plutôt des spécialistes de l’obligataire, à l’exception notable de BlackRock qui, en quatrième position, a réalisé une collecte nette de 1,54 milliard d’euros.A noter par ailleurs que BNP Paribas, Santander et Amundi figurent pour octobre parmi les sociétés de gestion ayant subi des rachats importants avec des montants de respectivement 2,34 milliards d’euros, 1,06 milliard d’euros et 654 millions d’euros.