La fortune des ménages dans le monde devrait fortement progresser d’ici 2018, tirée par les pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, selon une étude de Credit Suisse publiée le 9 octobre («Global Wealth Report 2013"). Le nombre de millionnaires va aussi augmenter en flèche, notamment en Amérique latine, pronostiquent les économistes de la banque.La fortune des ménages dans le monde devrait ainsi bondir de près de 40% d’ici 2018 à 334.000 milliards de dollars. Les pays émergents devraient augmenter leur part dans ce montant à 23%, dont 10,7% pour la seule Chine. Les Etats-Unis resteront par contre le numéro un mondial incontesté de ce classement. La croissance annuelle de la fortune des ménages va atteindre 9,1% dans les économies émergentes, dont 9,3% en Inde, et 6,1% dans les pays développés.Le nombre de millionnaires dans le monde devrait grimper de 50% à 47,6 millions de personnes. L’Afrique va enregistrer un bond de 81% du nombre de millionnaires, bien que le nombre absolu anticipé (163.000) soit relativement bas comparé à d’autres régions, relève Credit Suisse.L’Asie-Pacifique devrait ainsi voir le nombre de millionnaires grimper de 75% à 11,5 millions, l’Europe de 47% à 15 millions, l’Amérique latine de 64% à 936.000 et l’Amérique du Nord de 41% à 20 millions.En 2013, la fortune totale des ménages au niveau mondial a enregistré une croissance de 4,9% sur un an à 241.000 milliards de dollars, malgré la crise économique. Grâce à la hausse du prix de l’immobilier et du rebond du marché des actions, l’Amérique du Nord a vu les avoirs des ménages croître de 11,9%, tandis que l’Europe a progressé de 7,7%.Au Japon, en revanche, la chute du yen contre le dollar a provoqué une baisse de 20,5% de la fortune des ménages, faisant reculer l’ensemble de l’Asie-Pacifique de 3,7%. Hors Japon, la région a par contre enregistré une croissance de 6,2%. L’Amérique latine a enregistré une progression de 3,6% et l’Afrique de 1,2%.La Suisse demeure quant à elle le champion mondial de la fortune par personne, avec 512.600 dollars par individu. La forte croissance des avoirs depuis 2000 est cependant à mettre sur le compte du renchérissement du franc.