La Chine est bien engagée sur la voie des réformes et l’année 2014 pourrait être une excellente année pour les actions chinoises. Victoria Mio, chief investment officer pour la Chine et co-responsable des actions Asie-Pacifique chez Robeco, qui était de passage à Paris le 2 octobre, en est en tout cas convaincue.Victoria Mio, qui gère un fonds d’actions chinoises de quelque 550 millions d’euros hors mandats, estime que la nouvelle équipe dirigeante prévoit de mettre en œuvre une batterie de réformes qui devraient favoriser le développement de l'économie et des marchés chinois.Illustration emblématique de cette volonté d’un nouveau départ, l’ouverture il y a seulement quelques jours, le 29 septembre, de la zone franche de Shanghai. Un territoire offshore en plein Shanghai, qui occupe une surface minuscule dans la ville de Shanghai (0,5%), mais qui va servir de terrain d’expérimentation pour des réformes financières, sociales, juridiques et fiscales.Si l’expérience est concluante, la nouvelle équipe au pouvoir pourrait installer de telles enclaves un peu partout sur le territoire. En outre, le comité central du Parti communiste devrait lancer le mois prochain une série de réformes, notamment une libéralisation du marché financier, qui pourraient aussi donner un nouvel élan au développement économique.En attendant, l'économie a touché son point bas au deuxième trimestre 2013 et les signes de reprise se sont multipliés durant l'été. Les craintes d’un effondrement de la conjoncture se sont dissipées et les perspectives sur les bénéfices des entreprises sont plutôt encourageantes avec des multiples de valorisation très intéressants.Faut-il s’inquiéter d’un risque de crise bancaire ? Victoria Mio n’y croit pas. L’endettement des entreprises est certes élevé, avec une proportion de prêts risqués d’un peu moins de 10% mais le pourcentage de prêts non performants (NPL) ne devrait pas pour autant exploser. «Il y a un cycle de NPL qui n’est pas fini, mais le secteur bancaire a une surface qui doit lui permettre d’absorber ce choc», estime Victoria Mio.Plus généralement, Victoria Mio souligne que les marchés asiatiques se traitent avec une décote de 15% à 20% et que ses préférences vont actuellement au Japon, où là aussi les réformes peuvent donner un bon coup d’accélérateur à l'économie, à la Corée, le marché le moins cher de la région, et bien sûr la Chine. Regain d’intérêt pour les émergents Pour le groupe Robeco dans son ensemble, la collecte s’est surtout faite au premier semestre via les investisseurs institutionnels principalement (+ 630 millions d’euros dans le groupe dont un peu plus de 50 millions en France). Robeco a constaté un rapatriement des encours pendant l’été vers des actifs moins risqués. Les fonds émergents en ont pâti les premiers. Robeco observe cependant un très fort intérêt des investisseurs institutionnels pour l’approche à faible volatilité (fonds Emerging Conservative Equities) qui permet de protéger le portefeuille en phase de baisse des marchés. Le fonds(Conservative, en rouge) a collecté depuis le début de l’année 500 millions d’euros et il résiste mieux à la baisse que d’autres fonds traditionnels. Robeco attend de nouvelles souscriptions d’ici à la fin de l’année d’investisseurs souhaitant s’exposer aux marchés émergents, en réduisant le risque.
Le gouvernement japonais vient de lancer un système de compte d'épargne individuel exonéré («NISA») pour inciter la population à mieux épargner et à investir, rapporte Les Echos. Le gouvernement de Shinzo Abe veut inciter les ménages japonais à se montrer plus audacieux avec leurs économies, qui végètent sur des comptes en banque rémunérés à 0,02 %. Sur une épargne totale estimée à 12.000 milliards d’euros, plus de 6.000 milliards sont actuellement bloqués sur des comptes bancaires ou postaux. Seuls 12 % des économies des ménages sont, selon la Banque du Japon, placés en Bourse ou dans des fonds de placement.
Martin Kolrep, gérant de portefeuille senior dans l'équipe global strategies d’Invesco basé à Francfort, a reçu début juillet le prix amLeague pour le mandat actions-Europe fully invested. Lors d’un de ses passages à Paris, Newsmanagers l’a interrogé sur l’approche réputée quantitative qui caractérise l’Invesco Pan European Structured Equity Fund, un fonds de droit luxembourgeois, affiche un encours de 1,6 milliard d’euros, grâce notamment à 400 millions de souscriptions nettes depuis le début de l’année."Je préfère nettement l’appellation «systématique» à celle de «quantitatif» pour qualifier notre mode de gestion. Car nous analysons de manière systématique, et selon la même approche, toutes les données fondamentales propres à chaque titre. Nous ne rendons pas visite aux entreprises, nous n’utilisons que les chiffres et, à la différence des autres gestionnaires, nous n’avons pas d’objectif de cours. Dans le cadre de la mise en œuvre active de notre stratégie, nous choisissons des actions attrayantes à faible volatilité auxquelles nous adjoignons de manière sélective des «opportunités» à plus forte volatilité. Nous effectuons une prévision de rendement du titre choisi à l’échelon du portefeuille tout entier, avec son rapport rendement/risque, ce qui permet d’obtenir une diversification. Le portefeuille comporte environ 90 lignes sur un univers de 500 valeurs, et nous optimisons ce portefeuille une fois par mois», indique Martin Kolrep.Le gérant de portefeuille explique que, pour la sélection de valeurs, l'équipe d’Invesco analyse chaque titre sous quatre aspects différents.Pour le momentum des résultats, nous suivons de près les révisions des bénéfices. Les analystes ont tendance à être tous dans le même sens, avec des révisions de plus en plus fortes. Pour nous, dès que cette progression s’arrête, cela signifie que la performance n’est plus intéressante.En ce qui concerne par ailleurs la tendance du cours, il s’avère que les investisseurs ont tendance à vendre trop tôt les bons titres, et inversement. C’est la dimension comportementale du processus. L'équipe vend les titres qui performent mal et qui sont survalorisés, tout en gardant ceux qui performent bien. En cas de doute, nous prenons en compte la valeur qui affiche la volatilité la plus basse.Troisième aspect : l’activité du management. «C’est une spécialité de notre équipe et elle est rare chez les gérants quantitatifs. Nous surveillons l’allocation de capital en favorisant les émetteurs qui rachètent leurs titres, qui réduisent leur endettement et qui servent des dividendes. Toujours dans ce domaine, nous nous focalisons sur la qualité du bénéfice. Quelle partie de ce bénéfice provient effectivement de flux de trésorerie ? Il faut que nous puissions juger que ce ratio est effectivement sain», indique le gérant de portefeuille.Enfin, le quatrième aspect est celui de la valeur relative. Les valorisations sont-elles attrayantes? «Nous n’utilisons pas la référence à la valeur comptable mais le rendement des flux de trésorerie, et nous établissons notre prévision de rendement».Au terme de tout ce processus, l'équipe passe sa sélection à l’optimiseur et tient compte des frais de transaction pour savoir si l’opération envisagée en vaut vraiment la peine. Elle parachève l’exercice de sélection en se conformant à ses contraintes de portefeuille : 2 % par valeur et 25 % par secteur. «Nous sommes en permanence investis à 100 %. Nos bons résultats s’expliquent aussi peut-être par le fait que seules 25 % de nos valeurs figurent dans l’indice de référence (MSCI Europe), ce qui signifie donc que 75 % n’y sont pas. Notre gestion s’opère dans une optique de performance absolue et nous choisissons des actions de sociétés dont la capitalisation est au minimum d’un milliard d’euros», conclut Martin Kolrep.
La valeur totale des transactions effectuées dans les petites et moyennes entreprises (PME) françaises a enregistré une baisse de 52% entre 2011 et 2012, le nombre d’acheteurs a également affiché un sérieux recul, selon le fournisseur de données S&P Capital IQ. La France retombant en récession en 2012, le nombre de transactions étrangères a fortement reculé. Cette tendance porte à croire que l’activité de fusions et acquisitions de PME françaises affichera de nouveau une croissance importante une fois que le pays renouera avec la croissance économique, attendue pour 20142015"Les conditions macroéconomiques actuelles attendues en France subissent de forts vents contraires qui vont freiner l’activité de fusions et acquisitions des PME jusqu'à la fin 2013", estime Andrew Lecocq, directeur, en charge du développement chez S&P Capital IQ, «Même si la demande en France est restée relativement forte et a soutenu l’activité de fusions et acquisitions, il semble que cet élan ralentisse, car les volumes des transactions du premier semestre 2013 ne semblent pas démontrer une croissance à court terme. Sans acheteurs étrangers, la valeur d’ensemble des transactions demeurera probablement faible et, un bon taux de croissance du PIB n'étant pas prévu avant 2015, les perspectives du marché des fusions et acquisitions des PME françaises vont stagner pour le moment. Cependant, si l'économie française aborde une phase de croissance meilleure que prévue, on peut s’attendre à un vif regain d’intérêt des étrangers pour les PME françaises et à une reprise de l’activité des fusions et acquisitions en France». S&P Capital IQ souligne le fait que les PME françaises continuent d’enregistrer de bons résultats : elles ne souffrent pas de problèmes de liquidités à court terme et affichent un endettement maîtrisé avec de solides performances financières et des valorisations correctes.
Les capital investisseurs considèrent les critères ESG (environnemental, social, et de gouvernance) comme ayant un impact direct sur le niveau de compétitivité d’une entreprise, selon une étude mondiale de PwC menée pour la première fois dans 18 pays auprès de plus de 100 fonds d’investissement, représentant plus de 860 milliards de dollars d’actifs sous gestion et qui mesure l’influence grandissante des critères ESG dans la profession du capital investissement «PwC Global PE Responsible Investment Survey 2013". L’Europe est en avance dans la prise en compte des critères ESG et en France, le marché dénote une maturité qui la place en pointe au niveau mondial, selon PwC.Aujourd’hui, 80% des sociétés de Private Equity contrôlent et assurent déjà le suivi de leur activité ESG. L’accès aux capitaux des investisseurs devient de plus en plus tendu pour les fonds, et l’ESG apparaît comme un critère croissant de sélection. En termes de RSE, les fonds d’investissement se concentrent encore sur la gestion des risques ESG plus que sur les opportunités. Les niveaux d’activité sont élevés lors des phases d’acquisition, car les sociétés de Private Equity souhaitent identifier des problèmes potentiels : 71% des sociétés d’entre elles incluent des problématiques ESG dans leur due diligences pré-acquisition. En France, le nombre de revues ESG a plus que doublé en 2013. Les principales motivations des fonds à intégrer l’ESG dans leurs politiques d’investissement proviennent à 36% de raisons liées à la gestion des risques et à 24% de la pression des investisseurs. L’étude souligne que les effets positifs sur la performance des entreprises dans lesquelles ils investissent sont un critère majeur d’intérêt et sur lequel les fonds travaillent de plus en plus pour en évaluer précisément la quantification.Quatre fonds d’investissements sur cinq considèrent que l’intérêt des investisseurs pour les problématiques ESG va augmenter d’ici deux ans. Mais quantifier les bénéfices d’une action ESG reste encore un défi (15% des fonds mesurent pour l’instant la valeur créée par une approche ESG). Même les sociétés de Private Equity les plus sophistiquées font face au défi d’évaluer et de communiquer sur la valeur qu’une bonne appréhension des problématiques ESG peut apporter. Cependant, des premières initiatives commencent à apparaître et c’est clairement la tendance pour les années à venir.
Actuellement, les portefeuilles des fonds souverains sont concentrés sur l’Amérique du Nord et les autres pays développés de la zone Asie-Pacifique, mais les vainqueurs des nouvelles allocations sont clairement les marchés émergents. En revanche, le Royaume-Uni et l’Europe continentale perdent en net des flux provenant des fonds souverains. De plus, certains souverains européens, notamment des fonds de pension, évitent d’investir sur d’autres marchés d’actions internationaux et justifient leur prédilection pour leur marché local par leurs préoccupations en matière de respect des droits des actionnaires, révèle la nouvelle étude Invesco Global Sovereign Asset Management Study. De plus, ils privilégient les possibilités de gestion sous contrainte de passif et l’avantage compétitif offerts par leurs marchés d’origine.Les souverains affichent globalement un penchant très marqué en faveur des marchés développés et des Etats-Unis en particulier (33 % des allocations) en raison de leur appétence modérée pour le risque, des capacités insuffisantes des marchés émergents et de la possibilité de s’exposer à des marchés émergents au travers d’actions des marchés émergents.Invesco note également que certains souverains latino-américains craignent la «maladie hollandaise» et allouent peu à leurs marchés nationaux (17 %) en redirigeant des capitaux vers l'étranger pour éviter l’inflation qui pourrait porter préjudice aux exportations et potentiellement provoquer une hausse du chômage dans le secteur manufacturier : en cas de crise, des actifs très liquides à l'étranger pourraient être utilisés pour soutenir le taux de change et stimuler la demande dans l'économie.
La philosophie d’investissement, la transparence et les processus de due diligence sont les trois critères les plus importants pour s’introduire sur une liste de sélectionneur de fonds. La plupart des sélectionneurs sont bien d’accord pour mettre la philosophie d’investissement en tête des critères de sélection, mais ils ajoutent dans la foulée qu’une stratégie d’investissement ne peut pas être mise en œuvre avec succès sans la transparence, indique le premier rapport de Cerulli sur les sélectionneurs de fonds (European Fund Selector).L’amélioration de la transparence et de l’accès aux données est réelle mais dans l’enquête de Cerulli, les sélectionneurs de fonds font de la transparence un point central dans leur prise décision. «Alors que les gestionnaires d’actifs et les sélectionneurs de fonds les plus importants ont noué des relations très étroites, les gestionnaires de plus petite taille peuvent parfois manquer des ressources nécessaires pour répondre aux exigences des sélectionneurs. Inversement, un sélectionneur de fonds moins bien équipé rayera des fonds de sa liste d’achat s’il n’a pas un accès immédiat aux données et au gestionnaire de portefeuille», indique Philippe Holton, analyste, et l’un des auteurs de l'étude.Les sélectionneurs de fonds suisses sont particulièrement sensibles au critère de transparence, souligne l'étude. Près des trois quarts (73%) des sélectionneurs suisses font de la transparence le critère numéro un. Alors que la pression monte sur les distributeurs suisses pour qu’ils fournissent davantage d’informations au régulateur, les gestionnaires d’actifs vont devoir s’aligner sur ces exigences nouvelles.
Jean-Pierre Jouyet, directeur général du groupe Caisse des dépôts, a confié à Laurent Vigier le développement de CDC International, selon un communiqué de la CDC publié le 30 septembre. Laurent Vigier, président directeur général de CDC International, devra mettre en oeuvre, pour le compte du Groupe, une stratégie ambitieuse d’attraction des fonds souverains, et autres grands investisseurs institutionnels internationaux, dans un cadre d’investissement partenarial à leur côté. L’objectif de la Caisse des Dépôts est ainsi de contribuer fortement à attirer des capitaux étrangers, sur de multiples classes d’actifs, pour le financement pérenne de l’économie française et le renforcement de sa compétitivité. CDC International avait déjà permis de développer un réseau dense de partenaires fonds souverains et de mettre en place les premiers partenariats d’affaire internationaux de long terme de la Caisse des Dépôts (Fonds Inframed et Marguerite, Fonds Franco-Chinois).Première société française d’investissement exclusivement tournée vers les fonds souverains, elle aura pour premier objectif de poursuivre la constitution des véhicules bilatéraux d’investissement avec le Qatar, les Emirats Arabes Unis et la Fédération de Russie. Elle portera les participations de la Caisse des Dépôts dans ces véhicules et sera en charge d’assurer le pilotage de leurs investissements. Elle aura également la responsabilité de développer une plateforme multilatérale d’investissement à même d’attirer plus largement et durablement les capitaux souverains. CDC international devient ainsi l’outil du Groupe pour l’investissement de long terme en partenariat avec les fonds souverains.Laurent Vigier sera membre du Comité de direction du groupe Caisse des Dépôts. Laurent Vigier était directeur des affaires européennes et internationales et représentant permanent du Groupe auprès des institutions européennes depuis 2007.
Lors des Assises de la finance participative, Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie participative a annoncé le lancement par Bpifrance du site TousNosProjets.frCe site a pour objectif de fédérer l’ensemble des acteurs français du crowdfunding, et d’offrir un point d’entrée unique pour les particuliers qui souhaitent financer des projets à impact positif dans le domaine social, environnemental, culturel ou économique. Le marché du financement participatif (crowdfunding) en France représentait un montant global d’investissement de 25 millions d’euros en 2012 et devrait s’élever à 80 millions d’euros en 2013. On observe chaque année un-plus que-doublement des montants collectés auprès du grand public. Mais avec plus de 60 sites différents, recensés à ce jour, il était compliqué pour un particulier de faire son choix. La création par Bpifrance de TousNosProjets.fr, portail de la finance participative, en simplifiant la recherche de projets, permettra d’accroître le nombre de financements et de contributeurs. Il traduit, de plus, l’un des engagements pris par Bpifrance pour le développement de l ’Economie Sociale et Solidaire (ESS), en donnant un coup de pouce à ce mode de financement (don, prêt, investissement) pour des projets à impact positif pour la société.
Il y a cinq ans la semaine dernière, Warren Buffett a investi 5 milliards de dollars dans Goldman Sachs Group alors que la société luttait pour sa survie, rapporte le Wall Street Journal. Mardi, Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, va devenir le sixième actionnaire de la banque avec 2,91 % du capital, sans investir un centime. En vertu d’un accord révisé annoncé en mars, Berkshire Hathaway va échanger des warrants qui auraient permis à Berkshire d’acquérir plus de 9 % de Goldman à 115 dollars. L’action de la banque a clôturé à 158,21 dollars lundi, ce qui signifie que ses warrants auraient permis de dégager un profit d’environ 2 milliards de dollars. Mais pour obtenir ces 9 % et le profit, Berkshire aurait dû payer 5 milliards de dollars supplémentaires. A la place, Goldman a accepté d’accorder à Warren Buffett des actions ordinaires ayant la même valeur que le profit.
L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi) a publié le 30 septembre un rapport sur l’impact de la crise financière sur le comportement des investisseurs européens et sur l’avenir de la gestion d’actifs. Réalisé par le cabinet de recherche MackayWilliams, ce rapport («Beyond 10%: the case for enlarging the pool of retail investors in Europe’s investment funds») souligne le fait qu’il existe en Europe quelque 4.000 milliards d’euros d’actifs des ménages qui ne sont pas gérés par des professionnels et qui soit perdent de la valeur soit ne sont pas en mesure de saisir les opportunités de croissance disponibles dans les véhicules à long terme."La conclusion évidente de ce rapport est qu’il existe un énorme montant de cash disponible, -un montant en réalité supérieur à la richesse des ménages en Amérique du Sud-, qui aurait tout à gagner à être placé dans des véhicules d’investissement. Toutefois, poru capter ces actifs non gérés, les gestionnaires doivent regarder au-delà des 10% les plus riches», indique le président de l’Alfi, Marc Saluzzi, cité dans un communiqué.Autrement dit, une occasion manquée tant pour les gestionnaires que pour les épargnants. Le rapport relève que depuis la crise financière, les actifs des ménages européens dans les organismes de placement collectifs ont diminué à 1.200 milliards en 2011 d’euros contre 1.700 milliards d’euros en 2006. Aux Etats-Unis en revanche, les actifs des mutual funds ont progressé de 8% durant la même période. En Europe, le cash représente 42% de la richesse des ménages, contre seulement 18% aux Etats-Unis.Malgré les turbulences des marchés et les performances médiocres des actions souvent évoquées dans la presse, les actifs des ménages européens (hors pensions et assurance) ont enregistré une performance de 34% au cours des dix dernières années, alors que les actifs des ménages américains, davantage investis sur le long terme, affichent une performance de 47%.Le rapport souligne la nécessité pour les gestionnaires d’actifs de s’intéresser davantage à certains aspects du marché des ménages. Outre le niveau de cash, qui dépasse les 40%, lle rapport évoque les vents contraires, comme la fiscalité, qui peuvent freiner l’intérêt des investissements pour les OPC, mais dont les gestionnaires peuvent influencer le cours, ou encore l'évolution de la demande des investisseurs pour par exemple la préservation du capital et la transparence.De véritables changements qui constituent autant d’opportunités pour des gestionnaires d’actifs prêts à faire un peu de pédagogie et à relever le défi du retour des ménages vers des marchés financiers qu’ils considèrent encore «trop risqués» pour leur épargne.
Les paris des hedge funds sur la baisse des cours ont chuté à leur plus faible niveau depuis des années, les traders prédisant une longue période de hausse des actions dans les mois qui viennent, rapporte le Financial Times. Selon les données de Markit, la valeur totale des positions à découvert sur les actions européennes a diminué à 144 milliards de dollars, soit le plus bas niveau depuis que le fournisseur de données a commencé à publier des données en 2006.
Royal London Asset Management a annoncé le 30 septembre le lancement de trois nouveaux fonds destinés à répondre à la demande des investisseurs pour des fonds obligataires à duration courte présentant un moindre risque de taux.Ces trois fonds, le Royal London Short Duration Gilt Fund, le Royal London Short Duration Credit Fund et le Royal London Short Duration Global Index Linked Fund, seront disponibles à compter du 7 octobre.Ils seront domiciliés au Royaume-Uni et feront partie du fonds à compartiments Royal London Bond Funds ICVC. Voir ci-joint les principales caractéristiques des différents fonds.
Le Fonds de réserve japonais des régimes de retraites publiques (GPIF), qui gère plus de 900 milliards d’euros, semble décidé désormais à contenir ses achats de dette publique nippone et à investir beaucoup plus sur le marché actions du pays ainsi que sur d’autres grandes Bourses de la planète, rapporte Les Echos. Un comité d’experts dont le rapport final sera dévoilé en novembre prochain estime que le fonds doit absolument diversifier ses investissements pour ne pas risquer une stagnation de ses revenus, qui souffrent depuis début 2013 d’un retour de l’inflation et du maintien à un très faible niveau du rendement des bons du Trésor japonais. Le fonds pourrait désormais viser un portefeuille comprenant seulement 60% d’obligations japonaises contre 67% en début d’année, 12% d’actions nippones contre 11%, et des allocations étrangères plus importantes.
Laurent Mignon, directeur général de Natixis, et Michel Crouhy, président de la Fondation d’entreprise Natixis pour la recherche quantitative, ont remis le prix 2013 du meilleur mémoire de master à Jiatu Cai, Olivier Daviet et Jens Olov Michael Ronnqvist.Pour la première fois cette année, la recherche en finance quantitative s’intéresse à des problématiques réglementaires, souligne Natixis dans un communiqué. " C’est la première année où nous constatons un net déplacement de la recherche en finance quantitative vers des problématiques qui touchent à la réglementation et à la gestion des risques, en particulier du risque systémique », note Michel Crouhy. Ce prix récompense chaque année des travaux d’une qualité exceptionnelle sur des sujets complexes d’actualité pour les banques, les assureurs et les sociétés de gestion. Ces travaux nécessitent le recours aux techniques de la finance quantitative les plus évoluées. Le prix du meilleur mémoire de master Jiatu Cai du master M2MO de l’Université Paris 7 pour son mémoire : « Risque de Contrepartie et de Liquidité », réalisé chez CA-CIB ; Olivier Daviet du master MScF de l’Université de Genève pour son mémoire : « Commodity Futures Contagion and Diversification Potential : An Empirical Study in the U.S. Market » ; Jens Olov Michael Ronnqvist du master MSc in Mathematics and Finance d’Imperial College pour son mémoire : « Default Contagion in Financial Networks ».
Le fournisseur d’indices Stoxx a annoncé à la veille du week-end le lancement d’un indice asiatique regroupant les cinquante sociétés distribuant les dividendes les plus élevés dans cinq pays membres de l’Association des pays du Sud-Est asiatique (Asean).Le Stoxx Asean-Five Select Dividend 50 Index est le premier indice dédié aux dividendes appliqué à l’Asean. L’indice a été spécialement conçu pour servir de sous-jacent à la construction d’ETF ou d’autres produits investissables.Les cinq pays sélectionnés dans l’indice sont l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour et la Thaïlande.Pour être éligible dans le nouvel indice, une société doit faire partie du Stoxx Asia Total Market Index, afficher un volume quotidien moyen de transactions d’au moins 1,5 million de dollars au cours des trois derniers mois précédant la sélection, et un taux de distribution de 80% ou moins. Les Reits sont exclues de l’indice et le nombre maximal de sociétés par pays est limité à 15.L’indice est disponible en euro, en dollar et en yen. Il est soumis à un rebalancement trimestriel, la revue annuelle intervenant en mars.
Les fonds monétaires américains ont accru au mois d’août leur exposition aux banques de la zone euro pour le deuxième mois consécutif, en raison notamment d’une augmentation des allocations dans les banques françaises, selon l’agence d'évaluation financière Fitch Ratings.A fin août 2013, l’exposition aux banques de la zone euro représentait 15,8% des actifs sous gestion au sein de l'échantillon de Fitch. L’exposition aux seules banques françaises s'établissait à 9,1%, en hausse de 18% par rapport au mois précédent. Un niveau jamais vu depuis la fin août 2011, date à laquelle les inquiétudes sur la région avaient atteint des sommets.Fitch souligne le regain d’intérêt des investisseurs pour la zone euro mais relève aussi que l’exposition aux banques de la zone euro reste encore très en retrait par rapport à celle observée en mai 2011 qui était deux fois plus importante.
En Europe, l’engagement n’est pas une pratique universellement approuvée. De nombreux investisseurs institutionnels, même parmi les plus importants, ne s’engagent pas forcément systématiquement sur les problématiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).Un rapport que vient de publier Eurosif («Shareholder Stewardship : European ESG Engagement Practice 2013") souligne toutefois que les pratiques d’engagement progressent en Europe et que leur contribution à la création de valeur à long terme est de plus en plus visible. Le dialogue des investisseurs avec les entreprises sur les problématiques ESG a le potentiel de créer de la valeur en générant des bénéfices, en réduisant les risques et les externalités ESG négatives, en encourageant de meilleures pratiques entrepreneuriales, en modifiant les comportements éthiques et en améliorant in fine la réputation des sociétés. Au cours des dix dernières années, les actifs soumis à une politique d’engagement autour des critères ESG n’ont cessé d’augmenter pour s'établir à près de 2.000 milliards d’euros fin 2011, selon le rapport d’Eurosif qui couvre quatorze pays européens. Le rapport souligne en outre que le développement de l’engagement ne concerne pas seulement les actifs, mais également les pays et les classes d’actifs. Du côté des pays couverts par l'étude, trois d’entre eux au moins se distinguent par une forte – voire spectaculaire - progression de l’engagement : l’Italie où les actifs concernés passent d’un peu plus de 300 millions en 2009 à 18,5 milliards d’euros en 2011, le Danemark qui affiche une progression de 111,9% à 187,7 milliards d’euros ou encore l’Espagne avec une hausse de 88,8% à plus de 11 milliards d’euros. Traditionnellement confiné aux actions, l’engagement est également à l'œuvre sur les segments des obligations corporate et de l’immobilier.La stratégie préférée d’engagement des investisseurs est le dialogue en direct, par le biais de communications écrites, téléphoniques ou encore dans le cadre d’une rencontre, avec un pourcentage de 37% du panel. Viennent ensuite l’engagement collaboratif (27%) et l’engagement de groupes industriels et/ou de responsables politiques (20%). L’engagement est souvent conjugué avec d’autres stratégies d’investissement durable comme l’intégration ou l’exclusion. En réalité, environ 70% des actifs européens soumis à une politique d’engagement font aussi l’objet d’une approche d’intégration.
La décision de la Réserve fédérale de maintenir son soutien exceptionnel à l'économie, les initiatives diplomatiques au Moyen-Orient et des nouvelles positives sur le front macro-économique ont favorisé l’appétit pour le risque des investisseurs durant la quatrième semaine de septembre. Toutefois, la perspective ces derniers jours d’une nouvelle impasse sur le plafond de la dette américaine ont refroidi l’enthousiasme des investisseurs.Les fonds d’actions ont terminé la semaine au 25 septembre sur une décollecte nette de 1,54 milliard de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes ont encore attiré les investisseurs, les fonds d’actions européennes ont enregistré des souscriptions pour la treizième semaine consécutive, mais parallèlement, les fonds d’actions américaines ont subi une décollecte de plus de 7 milliards de dollars.Les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de 4,44 milliards de dollars. Les investisseurs sont revenus sur les fonds d’obligations émergentes pour la première fois depuis la mi-mai et la collecte des fonds d’obligations à haut rendement a enregistré une collecte de plus de 4 milliards de dollars, un niveau jamais vu depuis plus de deux mois.Les fonds monétaires ont de leur côté terminé la semaine au 25 septembre sur une collecte de 15,88 milliards de dollars.
Le fournisseur d’indices Stoxx a annoncé le 26 septembre une modification de ses règles d’entrée accélérée dans les indices afin de mieux répondre aux événements de marché exceptionnels d’une façon plus réactive et appropriée.Selon la nouvelle règle, tous les titres éligibles doivent afficher un classement dans la moitié haute de l’indice considéré. Autrement dit, les titres susceptibles d’entrer dans un indice doivent être classés entre la première et la vingt-cinquième place pour un indice composé de 50 valeurs.Cette règle est applicable immédiatement à tous les indices Stoxx appliquant une procédure d’entrée accélérée, à savoir EURO STOXX 50, STOXX Europe 50, STOXX Asia/Pacific 50 Index, STOXX Nordic 30, STOXX North Americas 50 et STOXX GLOBAL MAX TRADED 200 Index. Toutes les informations sur les modifications de la composition des indices continueront d'être publiées sur une base trimestrielle, précise Stoxx.