Les derniers résultats mensuels de l’année 2013 sur les mandats amLeague donnent l’avantage à Invesco, notamment au duo constitué de Martin Kolrep et Manuela von Ditfurth sur les mandats Europe, qui arrive en tête en décembre avec une performance de 2,76% devant Swiss Life Asset Managers et Roche-Brune (2,52% et 2,08% respectivement).Sur l’ensemble de l’année toutefois, les sociétés de gestion françaises font mieux que figurer. Au sein du mandat actions Europe, BNP Paribas IP, avec Theam, arrive en tête du classement avec une performance de 28,06%, talonnée par lnvesco, AllianceBernstein et Roche-Brune qui affichent des performances très proches (27,78% à 27,74%).Dans le mandat Actions zone euro, Invesco arrive en première position sur l’année avec une performance de 38,70%, juste devant le français Roche-Brune dont le duo constitué de Bruno Fine et Grégoire Laverne a dégagé une performance de 31,40% et qui a fait mieux que AllianceBernstein (29,67%).Si l’on considère maintenant les résultats d’ensemble sur l’année écoulée, on relève que sur le mandat Europe, dix sociétés sur vingt-deux ont fait mieux que l’indice de référence, le Stoxx 600 Net Return, qui affiche un gain de 20,79%. Sur le mandat zone euro, huit sociétés sur dix-huit battent l’indice Eurostoxx Net Return, qui a progressé de 23,74%.
L’encours des fonds domiciliés à Malte tutoie la barre des 10 milliards d’euros à la fin 2013. Selon des statistiques de l’Autorité des services financiers de Malte, la valeur des actifs domiciliés à Malte s'élève à 9,79 milliards d’euros, répartis dans 620 hedge funds, 133 licences fiduciaires, 28 banques internationales, 66 opérateurs d’asssurances, 26 administrateurs de fonds et 6 conservateurs."Nous observons une demande substantielle de la part de gestionnaires de hedge funds qui ont choisi de déménager leurs activités à Malte en raison de l’augmentation des coûts opérationnels et de la charge réglementaire croissante dans leur pays d’origine», estime le président de la plateforme d’information financière de Malte, Kenneth Farrugia, cité par HedgeCo.
Durant les derniers jours de l’année, les fonds d’actions des marchés développés ont continué d’alimenter une collecte déjà exceptionnelle alors que les fonds obligataires n’enregistraient que des rachats limités. Parmi les fonds d’actions émergentes, boudés par les investisseurs depuis plusieurs semaines, les fonds dédiés aux actions chinoises ont attiré plus de 1,5 milliard de dollars durant les dix derniers jours de décembre, selon les données communiquées par EPFR Global.Le cabinet spécialisé indique que sur la base des chiffres provisoires pour l’ensemble de l’année, les quatre grandes catégories de fonds actions des marchés développés, à savoir les fonds d’actions américaines, européennes, japonaises et internationales, ont terminé l’année 2013 sur des montants record de collecte. «Hormis la possibilité d’un nouveau conflit sur le plafond de la dette américaine et l’impact de la hausse de la TVA au Japon à compter du deuxième trimestre 2014, peu d'éléments dans l’avenir immédiat semblent susceptibles de modifier la tendance actuelle des flux», estime Cameron Brandt, le patron de la recherche chez EPFR Global.Sans que la grande rotation de l’obligataire vers les actions se soit véritablement manifestée, la recherche de rendement et l’appétit pour le risque sont restés très vivaces tout au long de l’année. Emblématique de cette tendance, la forte collecte des fonds dédiés aux marchés frontières ou encore les souscriptions historiques enregistrées par les fonds actions et obligations espagnols. Depuis début avril, les seuls fonds obligataires espagnols ont enregistré une collecte nette de 6,4 milliards de dollars, représentant plus de 80% de la collecte nette dans les fonds obligataires européens.EPFR Global remarque toutefois que durant les deux derniers mois de l’année l’appétit pour le risque a fortement diminué du côté des investisseurs retail , à l’origine sur la période de plus de 19 milliards de dollars de rachats à la fois dans les fonds actions et obligations. Il reste que depuis la fin de l'été, les flux semblent obéir à un schéma général assez constant : les investisseurs sortent des fonds dédiés aux obligations émergentes, américaines, indexées sur l’inflation ou encore Asie-Pacifique pour se tourner les fonds diversifiés et les fonds obligataires européens, les taux variables, les convertibles et l’obligataire court terme. La grande rotation dans les fonds actions pourrait être le fait marquant de ce début d’année 2014, estime EPFR Global...
L’organisation qui gère les Principes pour l’investissement responsable (Principles for Responsible Investment ou PRI) prévoit de nommer un conseiller externe et indépendant pour l’aider à revoir la gouvernance des PRI, rapporte IPE.com. Cette décision fait suite au départ de huit signataires danois de l’organisation des PRI pour des inquiétudes en matière de gouvernance.
Pour la première fois depuis plus de quatre décennies, la holding de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, n’a probablement pas réussi l’an dernier à battre l’indice S&P 500, rapporte Investment Week.Sur les cinq dernières années, le S&P 500 affiche une performance de 128%, selon les données de l’agence Bloomberg alors que selon les derniers chiffres disponibles, la valeur de l’action A de Berkshire progresse de 80% entre la fin 2008 et le 30 septembre 2013.Selon les analystes, il est peu probable que Warren Buffett ait pu réduire l'écart dans des proportions significatives au cours des trois derniers mois de 2013.
Selon des données compilées par Index Universe, les ETF (exchange-traded funds) cotés aux Etats-Unis ont enregistré une collecte record de 188,54 milliards de dollars en 2013, éclipsant de peu le précédent record enregistré en 2012 avec 188,36 milliards de dollars de flux nets. Une performance d’autant plus notable que le plus important ETF mondial dédié à l’or (SPRD Gold Shares, ou GLD) a connu une décollecte de 25 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année écoulée. En incluant les retraits et les baisses de prix de l’or, les actifs de GLD ont ainsi chuté de 57 % pour ressortir à 37 milliards de dollars fin 2013 contre 72 milliards un an plus tôt.Dans l’ensemble, les actifs totaux des ETF cotés aux Etats-Unis ont toutefois atteint le niveau record de 1.701 milliards de dollars lors du dernier jour d’échange de 2013, soit une croissance de 26 % des encours par rapport à fin 2012 et une progression de 8,6 % par rapport au troisième trimestre, selon les chiffres d’Index Universe. Le fonds le plus populaire tout au long de l’année 2013 a été le SPDR S&P 500 ETF (SPY), le premier ETF mondial, qui totalise environ 175 milliards de dollars d’actifs, soit 10 % de l’ensemble des actifs des ETF cotés aux Etats-Unis.
Les fonds associés à George Soros ont pris une participation de 3,1% dans le groupe de construction espagnol FCC auprès de l’actionnaire principal de FCC, Esther Koplowitz, rapporte le Financial Times.George Soros devient ainsi le deuxième investisseur international dans le groupe espagnol, après le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui détient de son côté une participation de 6%.L’action du groupe FCC, qui a décidé de réduire son endettement en cédant des actifs non stratégiques et qui veut se renforcer à l’international, a progressé de plus de 125% au cours des six derniers mois.
Si les femmes semblent assez passives quant à leur rémunération, elles sont très actives dans la gestion de leurs finances personnelles, montre une étude du European Professional Women’s Network citée par Plus 24, le supplément argent d’Il Sole – 24 Ore. Ainsi, 90 % des 823 femmes interrogées savent combien d’impôts elles payent, 90 % sont propriétaires de leurs propres actifs et plus de 60 % participent avec leur partenaire à la gestion du compte en banque.
L’Indice mondial de la confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange a augmenté de 4,7 points en décembre, terminant l’année à 95,9 par rapport au niveau de 91,2 (en données corrigées) enregistré en novembre. Cette amélioration résulte d’une légère augmentation de la confiance des investisseurs aux États-Unis, de 89,2 à 90,2, et d’un bond significatif de la confiance en Europe, de 101,0 (en données corrigées) le mois dernier à 107,1 en décembre. Pour sa part, l’indice de la confiance des investisseurs en Asie s’inscrit en léger repli pour s’établir à 98,5 par rapport à 99,3 en novembre, la croissance économique dans la région faisant l’objet d’inquiétudes plus importantes.« Les progrès continus enregistrés dans les données économiques fondamentales aux États-Unis, notamment sur le front de l‘emploi, semblent finalement l’emporter dans l’esprit des investisseurs sur la politique de « tapering », la réduction progressive des achats d’obligation par la Fed » commente Ken Froot, professeur à l’université de Harvard. « Il n’est pas rare que les actifs à haut risque soient négativement affectés par de bonnes données économiques, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’avenir de la politique d’assouplissement quantitatif et de l’amorce du « tapering ». À l’usure, la Réserve fédérale américaine a finalement amené les investisseurs à considérer d’un oeil blasé son interprétation selon laquelle l’économie peut repartir sans des mesures de soutien aussi radicales. Dans cette perspective, les investisseurs acceptent la hausse des taux d’intérêt comme la conséquence inévitable mais supportable d’une croissance plus solide, au lieu d’y voir la preuve de contraintes plus importantes sur la liquidité du marché et de l’effondrement prochain de la croissance ». « Toutefois, des discordances persistent » ajoute Michael Metcalfe, responsable de la recherche sur les stratégies pour State Street Global Markets. « Au lieu de considérer des taux d’intérêt plus élevés comme le résultat d’une croissance plus solide dans le monde, les investisseurs des économies émergentes craignent toujours que la politique de retrait de la Fed ait au contraire pour conséquence d’étrangler la croissance mondiale. Cela se manifeste notamment par les difficultés que continuent de connaître les actifs à risque sur les marchés émergents et par la légère baisse de confiance des investisseurs en Asie enregistrée ce mois-ci. Bien que la Chine ait encore de nombreux problèmes financiers à résoudre, on peut s’attendre à une résolution pour la nouvelle année d’une atténuation de ces discordances dans les prochains mois ».
Pour la première fois depuis 2010, les fonds dédiés au secteur de l'énergie devraient terminer l’année 2013 dans le vert malgré des perspectives mitigées sur l'évolution des prix du pétrole et la diminution des subventions étatiques aux énergies alternatives.Cette évolution est due en grande partie à la «grande rotation», à l'œuvre depuis trois ans, en faveur des fonds MLP (Master Limited Partnerships), disponibles jusqu’ici uniquement aux Etats-Unis, au détriment des fonds énergétiques traditionnels. Selon les données communiquées par EPFR Global, la collecte des fonds MLP s’inscrivait à la mi-décembre à 8,73 milliards de dollars, compensant largement les rachats subis par les fonds traditionnels qui totalisent sur la même période autour de 3,5 milliards de dollars. EPFR Global relève que depuis le début de 2012, les seuls fonds énergétiques domiciliés en Europe ont enregistré une décollecte de plus de 6 milliards de dollars.Les encours des véhicules MLP, un peu plus de 120 actuellement, dépassent la barre des 500 milliards de dollars. On pourrait en compter plus de 200 d’ici la fin de la décennie pour un encours de quelque 1.000 milliards de dollars. Intéressants fiscalement, les fonds MLP présentent aussi l’avantage de n'être pas aussi sensibles aux taux d’intérêt que certains investisseurs pourraient le penser dans la mesure où leurs flux de revenus sont généralement basés sur des contrats à long terme. Le dénouement du programme d’assouplissement quantitatif annoncée par la Réserve fédérale pourrait toutefois sinon ébranler le secteur du moins modifier son mode de fonctionnement.
Sur la base des tendances à l'œuvre sur les marchés, 2014 pourrait voir les ETF supplanter les hedge funds en termes d’encours, selon Tim Edwards, directeur responsable Index Investment Strategy chez le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices.Les hedge funds continuent de promettre de l’alpha au prix de commissions particulièrmeent élevées alors que les ETF gagnent de plus en plus de terrain en raison de leurs caractéristiques propres : coûts limités, liquidité et transparence.Tim Edwards reconnaît qu’il est difficile d’avancer des chiffres complètement fiables sur un secteur qui reste excessivement opaque mais sur la base des estimations de BarclayHedge, il prévoit que les actifs des ETF devraient très prochainement dépasser ceux des hedge funds. S’ils ne l’ont pas déjà fait…
70 % des conseillers financiers allemands estiment que l’environnement actuel est «positif» pour l’investissement. Selon un sondage publié par BlackRock et cité par Fondsprofessionell, ces professionnels abordent 2014 avec optimisme. En termes de conseils d’investissement donnés à leurs clients, ils citent la réduction des poches de cash. 25 % des sondés conseilleront d’accorder une plus grande place aux actions au sein de l’allocation d’actifs. 22 % mettront en avant l’investissement sur les marchés émergents. La flexibilité des investissements semble très importante pour 40 % des professionnels interrogés, qui conseillent des produits multi-classes d’actifs pour plus de diversification, selon BlackRock.
Les investisseurs et analystes basés au Royaume-Uni sont de plus en plus nombreux à estimer que les actions des pays développés, ainsi que les obligations souveraines et les obligations d’entreprise sont surévaluées. A l’origine de cette appréciation, des politiques monétaires très accommodantes qui ont très largement contribué à l’inflation des actifs.La proportion des professionnels de l’investissement basés outre-Manche qui pensent que les les actions des marchés développés sont surévaluées ou nettement surévaluées s’est accrue à 44% fin 2013 contre 37% au troisième trimestre, selon le CFA UK Valuations Index. La proportion des professionnels estimant que la classe d’actifs est sous-évaluée ou nettement sous-évaluée passe parallèlement de 27% au troisième trimestre à 22% au quatrième trimestre.Comme ce fut déjà le cas au cours des deux dernières années, les obligations souveraines restent la classe d’actifs la plus surévaluée, 78% des participants à l’enquête les qualifiant de surévaluées ou de très nettement surévaluées, un pourcentage en hausse de 5% par rapport au trimestre précédent. Parallèlement, la part des investisseurs parlant de sous-valorisation a dimunué de 6%. Les obligations d’entreprise sont également considérées comme surévaluées par 66% de l'échantillon, contre 64% précédemment.
L’opérateur boursier Nasdaq OMX et la Bourse turque Borsa Istanbul ont annoncé le 31 décembre la signature d’un accord de coopération, qui comprend notamment la fourniture à l’opérateur turc des technologies développées par le Nasdaq ainsi que des services de conseil. Le communiqué souligne que le Nasdaq se proposer de travailler en étroite collaboration avec la Bourse turque pour lui permettre de consolider sa position comme centre financier de référence pour la région eurasiatique.Dans le cadre de cet accord, qui fait suite à la signature d’un accord cadre en juillet 2013, le Nasdaq va également prendre une participation de 5% au capital de la Bourse turque, avec une option pour accroître cette part de 2% supplémentaires, précise le communiqué. Les deux partenaires ajoutent que l’opérateur turc pourrait ultérieurement prendre une participation minoritaire au capital du Nasdaq. Borsa Istanbul, issue de la fusion cette année des trois entités, Istanbul Stock Exchange, Gold Exchange et Derivatives Exchange, est contrôlée actuellement par l’Etat turc et pourrait être introduite en Bourse début 2016.
La société de gestion alternative Gottex a mis au point un nouveau mutual fund qui permettra aux investisseurs retail de sélectionner des classes d’actifs habituellement réservées à une clientèle haut de gamme, à l’instar des hedge funds, du private equity ou encore de l’immobilier, rapporte l’agence Reuters.Le Gottex Endowment Strategy Fund sera doté d’un capital de départ de 100 millions de dollars et sera disponible à la vente d’ici à la fin de la semaine, précise l’agence. Gottex, qui pilote une stratégie similaire depuis 2008 pour ses clients institutionnels, indique que le nouveau fonds donnera accès à une large palette de marchés, de stratégies et d’investissements alternatifs dans un environnement contrôlé. Un investissement minimum de 1.000 dollars permettra à un investisseur non averti de disposer de nombreux fonds, dont certains gérés entre autres par Tremblant Capital ou encore Marketfield Asset Management.Les frais annuels ont été fixés à 1,6%, soit le double de ce qu’un investisseur doit débourser pour le Contrafund de Fidelity mais moins que la traditionnelle tarification d’un hedge fund, à savoir une commission de gestion de 2% et une commission de surperformance de 20%.
L’endettement des gouvernements locaux chinois s'établissait fin juin à 17.900 milliards de yuans (2.100 milliards d’euros), un bond de 67% en deux ans et demi, selon un audit national, un emballement que Pékin cherche désormais à endiguer. Ce chiffre comprend l’ensemble des dettes, garanties pour des crédits et autres engagements financiers contractés par les provinces, districts et municipalités, précise la Cour des comptes chinoise dans un rapport publié le 30 décembre et reçu par l’AFP.L’endettement des gouvernements locaux ne représentait que 10.700 milliards de yuans fin 2010, selon le dernier audit réalisé dans le pays. L’ensemble de la dette publique chinoise, des gouvernements locaux et central (mais sans inclure les garanties de crédit et autres), atteignait fin juin 20.700 milliards de yuans (2460 milliards d’euros), une hausse d’environ 8% par rapport à fin 2010, a également indiqué la Cour des comptes. La Commission de développement national et de réforme, plus importante instance de planification en Chine, s’est engagée mardi à renforcer sa surveillance des structures de financement des collectivités locales afin de contrôler leur niveau d’endettement. Dans un communiqué publié sur son site internet www.ncrc.gov.cn, l’agence annonce son intention de limiter «l’expansion désordonnée» de la dette locale, rapporte l’agence Reuters. Le gouvernement autorisera les structures de financement locales à échanger de la dette à court terme contre du papier à plus longue échéance, tout en encourageant les investissements privés dans des projets d’infrastructures, ajoute-t-elle.
A l’heure où nombre de paradis fiscaux ont tendance à renoncer à au moins une partie de leurs privilèges sous la pression internationale, les milliardaires américains ont trouvé tout près de chez eux une nouvelle terre d’accueil pour leur fortune, en l’occurrence le Dakota du Sud, rapporte l’agence Bloomberg.Cet Etat par ailleurs peu séduisant a profité d’un vide juridique pour proposer aux grandes fortunes un véhicule d’investissement très intéressant sur le plan fiscal, le trust fund. Parmi les différentes formules proposées, le «dynasty trust» semble tenir le haut du pavé car il permet d'échapper notamment aux droits de succession fédéraux.Au cours des quatre dernières années, le montant des fonds administrés par les sociétés de l’Etat prenant en charge ces trust funds a triplé pour s'établir à 121 milliards de dollars, pour l’essentiel des capitaux en provenance d’autres Etats.Le seul préalable pour profiter de la législation fiscale très favorable aux trust funds est de disposer d’une adresse dans le Dakota du Sud. Les grandes fortunes intéressées ne sont pas obligées de s’installer dans l’Etat et encore moins de déposer leur capitaux dans une banque locale.
Si l’on en croit Melchior de Muralt, associé gérant de la société genevoise Pury Pictet Turrettini, pionnière dans l’investissement responsable, les placements éthiques pourraient disparaître dans cinq à dix ans. Les grands acteurs de l’industrie auront intégré les critères liés à l’environnement, au social et à la gouvernance (ESG) dans leurs processus, indique le banquier dans un entretien accordé à l’agence ATS repris par L’Agefi suisse."Tel le cheval de Troie, le domaine de l’investissement socialement responsable (ISR) aura su provoquer les professionnels de l’investissement traditionnel et les deux secteurs convergeront». «Ce sera une énorme victoire», lâche Melchior de Muralt. L’émergence d’une économie mondiale durable est-elle possible? Oui, affirme le Genevois. «Il n’est plus possible de gagner de l’argent en écrasant une partie de la planète. Dans le cas contraire, cela va nous revenir à la figure.» Les entreprises «citoyennes» se révèlent de plus en plus nombreuses. Et le concept de valeur partagée (shared value) du professeur de stratégie d’entreprise de l’université Harvard, Michael Porter, devrait connaître davantage d’adeptes. Ce dernier propose aux firmes d’intégrer, au même rang que leurs autres objectifs, des finalités en matière de protection de l’environnement, d’éducation, ainsi que de bien-être des employés et de la population notamment. Le numéro un mondial de l’alimentation, Nestlé, a adopté le concept depuis quelques années déjà. Dans ce cadre, le géant vaudois a lancé en novembre un ambitieux programme de lutte contre le chômage des jeunes en Europe. Il s’engage à offrir 20.000 emplois à travers le monde d’ici à 2016, dont plus de 2.000 en Suisse. Il ne s’agit pas seulement d’une opération de communication, selon Melchior de Muralt, mais d’une approche stratégique proactive dont l’entreprise bénéficiera à terme.
Le métal jaune pourrait terminer l’année sur une baisse jamais vue depuis trente ans, rapporte Fundweb. Le 20 décembre dernier, l’or s’est inscrit à 1.187,13 dollars l’once, proche de ses plus bas niveaux de juin 2013. L’amélioration des perspectives économiques et la fin annoncée du programme d’assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale sont à l’origine de cette désaffection croissante vis-à-vis de l’or.A la veille du week-end, il s’est redressé à 1.219,28 dollars l’once mais depuis le début de l’année, il marque une baisse de 28%. Autrement dit, il pourrait enregistrer cette année sa plus forte chute depuis 1981.
Les cessions réalisées sur le marché européen du private equity ont atteint 73,9 milliards d’euros en 2013, en hausse de 26% par rapport à l’année précédente (55,4 milliards d’euros) mais en recul de 11% par rapport à 2011 (83,1 milliards d’euros), selon la dernière étude publiée par le Centre for Management Buyout Research (CMBOR), Equistone Partners Europe et Ernst & Young. Il s’agit du montant le plus élevé depuis 6 ans, à l’exception de l’année 2011 (83,1 milliards d’euros).Les investissements ont atteint 50,3 milliards d’euros en 2013, en recul de 7% par rapport à l’année précédente. Il s’agit du niveau le plus bas observé depuis 2009 où les investissements avaient totalisé seulement 20 milliards d’euros. L’activité d’investissement du private equity rapportée à celle des fusions/acquisitions en Europe affiche en valeur un recul à 10% en 2013, selon Dealogic, contre 12% en 2012, en raison de la reprise des opérations de fusions/acquisitions.Le Royaume-Uni retrouve sa place de leader sur le marché européen du buyout, avec un montant de 25,9 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (14,6 milliards d’euros). Avec 6,9 milliards d’euros d’investissements en 2013, la France enregistre une baisse de 57% par rapport à 2011, où elle était numéro un en volume et en valeur. A noter toutefois que le Royaume-Uni reste encore très en deçà des niveaux enregistrés avant l'éclatement de la crise financière (38,8 milliards d’euros en 2006).La valeur des introductions en Bourse issues du private equity s’est élevée à 25 milliards d’euros, un montant record lié au retour de la confiance des investisseurs et à la bonne tenue des marchés. On a dénombré une vingtaine d’introductions en 2013, contre seulement une en 2012.