Pour réduire l’empreinte environnementale du secteur des transports, l’allégement des véhicules est « une solution efficace », selon Mirova, la filiale de Natixis Asset Management dédiée à l’investissement responsable, et le pôle Cambridge Programme for Sustainability Leadership (CPSL) de l’Université de Cambridge, qui publient une étude sur le sujet.Cette solution concerne surtout les transports routiers et aériens, plus rapides et énergivores.De nombreuses stratégies d’allégement existent, selon les auteurs de l’étude. Parmi elles figure notamment l’intégration de matériaux plus légers comme les aciers avancés à haute résistance (AAHR), l’aluminium, le magnésium et la fibre de carbone. Ces quatre matériaux devraient constituer à hauteur de 60 % les nouveaux véhicules particuliers en 2025 contre 35 % aujourd’hui. A court terme, en raison notamment d’un avantage de prix, les AAHR devraient jouer un rôle grandissant dans l’allégement des véhicules, estiment les auteurs de l’étude. D’ici à 2020, ils devraient représenter entre 15 % et 20 % du poids total du véhicule à part d’acier constante contre moins de 10 % en 2012. Les autres matériaux devraient rester réservés aux véhicules haut de gamme. Les acteurs qui bénéficieront de l’essor des AAHR seront les constructeurs, les sidérurgistes et les entreprises impliquées dans l’emboutissage à chaud. A moyen terme, les avancées techniques sur la fibre de carbone devraient réduire les coûts de production de 30 % d’ici à 2020. Les acteurs qui profiteront de cette tendance sont les constructeurs et les producteurs de composite en fibre carbone.
Le fonds de pension néerlandais PGGM a cessé d’investir dans cinq banques israéliennes parce qu’elles financent des colonies juives et disposent de succursales dans la West Bank, selon Investment Europe, qui cite le journal israélien Haaretz. Le fonds se base sur les résolutions de l’ONU qui jugent ces colonies illégales.
Le groupe d’investissement KKR a annoncé le 9 janvier avoir finalement levé 2 milliards de dollars, soit deux fois plus qu’envisagé inititalement, pour un fonds dédié aux sociétés en difficulté. Le fonds KKR Special Situations «a reçu le soutien appuyé d’un groupe diversifié d’investisseurs nouveaux et existants, entre autres des fonds de pension, des fonds souverains, des assureurs, des fondations, des structures de banques privées, des family offices et des investisseurs privés», souligne KKR dans un communiqué.KKR Special Situations est géré par une quinzaine de professionnels basés à Londres, New York, San Francisco et Sydney. Son objectif est de dégager des «rentabilités élevées», en investissant dans les opportunités nées des «dislocations du marché», «de situations complexes» et de l’existence d’actifs que leurs propriétaires sont contraints de vendre rapidement.Mais KKR assure que sa recherche du profit s’accompagnera d’une volonté de se montrer «un partenaire constructif» avec les sociétés en difficulté. Parmi les investissements consentis par le fonds depuis sa constitution figure notamment l’engagement dans le spécialiste français de la grenaille abrasive Winoa, rappelle-t-il dans son communiqué.
L’indice Lyxor des hedge funds a progressé de 1,15% au mois de décembre, ce qui a porté la performance du secteur sur l’ensemble de l’année à 7,01%, selon le Baromètre Lyxor de l’industrie de la gestion alternative publié le 8 janvier.Les stratégies long short se sont particulièrement bien comportées en décembre et sur l’ensemble de l’année. L’indice Lyxor L/S Equity Long Bias notamment a progressé de 1,94% en décembre et de 16,79% sur l’ensemble de l’année. On observe par ailleurs que l’indice Lyxor Special Situations a gagné 2,66% en décembre pour terminer l’année sur un gain de 14,28%. L’indice Lyxor CTA Long Term a enregistré une hausse de 2,47% en décembre mais il termine l’année sur un gain de seulement 4,25%.
La CCI Paris Ile-de-France et la Banque de France se sont rapprochées pour proposer à l’ensemble des acteurs de la Place de Paris une initiative commune visant à favoriser le financement des entreprises, notamment pour des entreprises de taille intermédiaire (ETI). L’ambition affichée porte sur le développement des placements privés sous la forme d’Euro PP – financement à moyen ou à long terme entre une entreprise et un nombre limité d’investisseurs – et, pour le court terme, sur l’extension de l’utilisation des billets de trésorerie, selon un communiqué publié le 8 janvier. L’objectif est, pour la Place de Paris, d’offrir une palette de sources de financement diversifiées en complément de l’offre existante sur un continuum de maturités. Cette initiative s’inscrit dans le nouveau contexte prudentiel et dans une perspective de reprise économique où le financement devra être disponible, notamment pour les PME et les TPE qui constituent une part essentielle du tissu économique de notre pays. Cette diversification des sources de financement est également de nature à renforcer la stabilité financière. Alors que diverses évolutions réglementaires intervenues en 2013 ont permis d’étendre le périmètre des placements autorisés aux entreprises d’assurance et de faciliter le développement de fonds de prêts, la Banque de France et la CCI Paris Ile-de-France ont pris l’initiative de rassembler les acteurs de la place financière de Paris dans toutes ses composantes – émetteurs, investisseurs, intermédiaires et autorités - afin de définir un cadre des pratiques essentielles, destiné à accompagner le développement de l’Euro PP, à la fois robuste et adapté aux besoins de financement des entreprises.
Trois fonds de placement et immobiliers de Credit Suisse ont enrichi leur portefeuille immobilier, procédant à des achats pour un montant de 533 millions de francs suisses, a annoncé le 8 janvier le groupe suisse.Le fonds de placement CSF Real Estate Switzerland (CSF RES) s’est porté acquéreur de sept immeubles en Suisse romande et dans le canton de Berne pour un montant de plus de 293 millions de francs suisses.Le fonds immobilier Credit Suisse Real Estate Interswiss (CS REF) et le fonds de placement CSF RES Commercial ont en outre acquis des surfaces commerciales pour un montant de plus de 240 millions de francs suisses..
Les dernières données sur les flux de fonds recueillies par Morningstar montrent que les investisseurs ont délaissé les fonds de dette émergente en novembre, retirant 3,1 milliards d’euros de la catégorie. Au sein de l’univers obligataire, la décollecte a atteint 2,1 milliards d’euros sur le mois. A l’inverse, les fonds d’obligations privées en dollars ont clôturé leur cinquième mois de collecte, avec 1,3 milliard d’euros en novembre. Selon Ali Masarwah, de Morningstar, « la hausse des taux d’intérêt dans le monde entier au cours du mois de novembre et les inquiétudes sur la réduction des achats d’actifs de la Fed ont persisté, conduisant les investisseurs à réduire leur exposition aux obligations. Les investisseurs ont vendu les fonds de dette émergente, et les fonds d’actions émergentes ont également perdu de l’intérêt. Face à la hausse des Bourses mondiales, les fonds mixtes investis en grandes capitalisations boursières européennes ou japonaises et les fonds de rendement ont été les choix préférés des investisseurs. Les fonds obligataires à haut rendement ont également profité de la quête de rendement des investisseurs.» Les fonds actions ont collecté 8,4 milliards d’euros en novembre et 74,80 milliards d’euros depuis le début de l’année. Au total, les fonds de long terme ont collecté 13,9 milliards d’euros en novembre alors que les fonds monétaires affichaient dans le même temps une décollecte nette de 8,2 milliards d’euros.Les fonds d’allocation, avec 6,4 milliards d’euros, ont enregistré leur 23è mois consécutif de collecte, ce qui porte les souscriptions nettes depuis le début de l’année à 88,99 milliards d’euros. Les fonds alternatifs ont accueilli 1,7 milliard d’euros en novembre. Les fonds investis dans les grandes capitalisations boursières européennes (tous styles) et japonaises (tous styles) ont reçu respectivement 1,7 milliard d’euros et 1,6 milliard d’euros. Le plus gros fonds ouvert en Europe, Templeton Global Bond, a subi des flux sortants de 1 milliard d’euros en novembre. PIMCO GIS Total Return a connu son dixième mois consécutif de décollecte, avec 939 millions de retraits en novembre. Invesco Perpetual Income et Invesco Perpetual High Income ont cédé respectivement 688 millions d’euros et 364 millions d’euros. Des 10 plus gros fournisseurs de fonds, UBS a connu les plus gros montants d’encours collectés en novembre avec 1,2 milliard d’euros, suivi par JPMorgan avec 1,1 milliard d’euros.
Les fonds multi-classes d’actifs qui utilisent de nouvelles techniques d’allocation en budget de risques, telles que les approches intégrant le risque dynamique ou le risk parity ont eu quelques difficultés au second semestre, selon une étude que vient de publier l’agence Fitch Ratings («European Multi-Asset Funds Dashboard Dec 2013"). A l’inverse, les fonds qui ont adopté une approche plus statique avec une exposition limitée à la duration et une exposition élevée aux actions et au high yield, s’en sont beaucoup mieux tiré.Les fonds multi-classes d’actifs continuent à rencontrer des difficultés avec l’allocation dynamique durant les périodes de renversement de tendance comme en mai/juin 2013 et durant les mois qui ont suivi. Les problèmes liés au timing et à l’ampleur de la réduction du risque et le relèvement subséquent de l’exposition au risque ont eu un impact sur la performance cumulée. La calibration des techniques d’ajustement des budgets de risques reste un chantier, en raison notamment de la mesure du risque qui, à l’instar du VIX, dépend d’indicateurs moins solides, relève l'étude.Dans un contexte de remontée des taux d’intérêt, les fonds de risk parity ont connu une année 2013 difficile, avec un rendement moyen de -0,1% pour le groupe de référence de Fitch, à comparer à une performance de 5,1% pour les fonds flexibles globaux.Ces problématiques vont probablement perdurer avec des marchés caractérisés par une basse volatilité, une forte corrélation des actifs et la pression à la hausse sur les taux d’intérêt.La collecte des fonds multi-classes d’actifs en euro, qui s’est poursuivie au second semestre, s'élève à 36,6 milliards d’euros sur les onze premiers mois de l’année. Sur ce total, les trois quarts sont allés dans des fonds flexibles dont l’allocation est laissée à la discrétion du gestionnaire et des fonds conservateurs avec une allocation actions de moins de 35%. Dans leur ensemble, les fonds multi-classes d’actifs se sont mieux comportés au second semestre par rapport au premier, la variation de la performance étant due pour l’essentiel au niveau d’allocation dans les actifs plus risqués.
Pas vraiment dans le consensus, Pictet Asset Management estime que les actions émergentes devraient intéresser davantage les investisseurs. Selon Frédéric Rollin qui présentait hier ses principales convictions d’investissement pour 2014, les actions émergentes sont bon marché relativement à leurs valorisations historiques. Elles présentent de son point de vue une sous-valorisation de l’ordre de 20%.Les flux devraient revenir sur les émergents dans un contexte où la croissance bénéficiaire des entreprises émergentes, en berne depuis 2011, devrait retrouver des couleurs dans les prochains mois compte tenu de la reprise de la croissance mondiale. Pictet surpondère par ailleurs les actions des pays développés mais avec des perspectives peut-être moins intéressantes que sur les marchés émergents, avec toutefois une mention spéciale pour le Japon où les réformes engagées devraient favoriser le retour durable de la croissance qui, même si elle reste encore modeste, est enfin au rendez-vous.Du côté de l’obligataire, Pictet surpondère le high yield des deux côtés de l’Atlantique avec peut-être une petite préférence pour le haut rendement européen, plus résistant aux hausses de taux.
Forte de son expertise dans une gestion à vocation patrimoniale avec sa gamme «Manageurs» de fonds d’actions et sa gamme de fonds totalement flexibles, la société de gestion indépendante Dorval Finance a annoncé le 7 janvier à l’occasion de la présentation de sa stratégie d’investissement 2014 qu’elle avait décidé d'étendre sa gamme «Manageurs» en lançant le fonds Dorval Manageurs Small Cap Euro.La société pourrait ainsi mettre à profit dans ce fonds son expérience de plus de huit ans dans la sélection de manageurs de qualité et de petites sociétés. Des petites sociétés qui ont représenté historiquement près de la moitié des allocations actions du fonds Dorval Manageurs et ont contribué en grande partie à ses bonnes performances.Pour le nouveau fonds, Dorval Finance a élargi son spectre d’investissement à un univers small cap de 785 valeurs éligibles au PEA, réparties sur toute la zone euro, parmi lesquelles 235 valeurs en Allemagne, 172 en France, 97 en Italie représentant près des deux tiers de l’univers d’investissement, dotées d’une capitalisation boursière comprise entre 50 millions d’euros et 7 milliards d’euros, en adéquation avec le filtre managérial développé par l'équipe de gestion et répondant à ses thématiques d’investissement transversales ou sectorielles.Le fonds, qui a une capacité de 100 millions d’euros, sera investi à 80% environ dans des sociétés cotées d’une capitalisation comprise entre 250 millions d’euros et 2 milliards d’euros (40%), ainsi que dans des sociétés d’une capitalisation inférieure à 250 millions d’euros (40%).La méthodologie flexibles propre à Dorval Finance sera mise en œuvre au travers notamment de la variation du taux d’exposition dans les limites réglementaires, à savoir 75% à 100% en actions éligibles au PEA, le solde du portefeuille étant investi en cash ou en grosses capitalisations afin d’assurer la liquidité du fonds. La méthodologie prend également en compte l'évolution du style de gestion entre valeurs de croissance et valeurs décotées, ainsi que le scénario macro-économique, d’un processus de sélection de sociétés fondé sur l’analyse de la cohérence du couple «manageurs-entreprises» et des perspectives de croissance des résultats et des niveaux de valorisation.Le président de Dorval Finance, Louis Bert, a estimé que le lancement de ce fonds intervenait à un moment favorable du cycle et au début d’une année qui devrait à nouveau être favorable aux actions en raison d’un mix croissance/politique monétaire porteur. Dans ce cadre, la société de gestion favorise l’Europe et plus particulièrement les valeurs décotées et les petites et moyennes capitalisations qui bénéficieront de la matérialisation de la croissance économique. Pour Louis Bert, l’année 2014 se présente sous les meilleurs auspices après une année 2013 durant laquelle Dorval Finance a réalisé une collecte nette de 53 millions d’euros, qui a porté ses actifs sous gestion à environ 360 millions d’euros.
On ne change pas une formule qui gagne. Tel est le credo de Diamant Bleu Gestion, la société de gestion détenue à 15 % par La Française AM via NextAM. Ainsi, après avoir «envoyé un message fort et contrariant en 2013 qui était de dire qu’il fallait acheter des actions de la zone euro», selon Hugues Le Maire, son associé fondateur, Diamant Bleu Gestion persiste et signe. «2014 sera à nouveau l’année des actions et en particulier des actions européennes, affirme Christian Jimenez, associé fondateur de la société de gestion. Les actions vont être la seule classe d’actifs qui va payer en cette année, et en particulier dans la zone euro.» La société de gestion estime en effet que les opportunités ont rarement été si nombreuses sur ce terrain, les actions demeurant la classe d’actifs la plus attractive et parmi les moins chères au monde. «Des groupes de sociétés sont aujourd’hui sous-valorisés et constituent de ce fait un gisement de valeur considérable», observe Hugues Le Maire qui accorde ses faveurs à trois secteurs d’activités en particulier: les matières premières, les banques et l’automobile. De fait, son pari en 2013 sur les actions a porté ses fruits. Ses deux fonds phares, Diamant Bleu et Diamant Bleu Monde ont affiché des rendements respectifs de +5,25 % et +17,34 % l’an dernier. A contrario, la société de gestion reste volontairement à l’écart de l’obligataire et du monétaire. «Sur le monétaire, les taux bas devraient le reste et ce n’est pas un actif sur lequel investir, souligne Christian Jimenez. Sur l’obligataire, le risque d’une remontée des taux demeure élevé et les obligations souveraines et corporate sont trop chères.» En 2014, Diamant Bleu Gestion compte surtout poursuivre sa croissance. Après l’acquisition d’Orchidée Finance en 2012 et l’ouverture fin décembre 2013 de Diamant Bleu Gestion Canada à Montréal, sa première implantation internationale, la société de gestion a actuellement d’autres projets en cours. «Nous avons des discussions en France en vue d’une acquisition dans le but de compléter notre expertise», ne cache pas Christian Jimenez, sans en dévoiler davantage sur sa cible. De même, ses regards restent tournés vers l’international, ayant «toujours une arrière-pensée en Asie mais cela ne se fera pas avant 2015», précise Christian Jimenez. Enfin, alors que sa clientèle est composée à 95 % d’investisseurs institutionnels, Diamant Bleu Gestion entend pousser les feux auprès des particuliers. «Nous avons commencé à discuter avec des groupements de CGPI et c’est un des nos objectifs pour notre développement de s’ouvrir aux particuliers», reconnaît Christian Jimenez. A fin 2013, Diamant Bleu Gestion affiche un encours sous gestion de 179 millions d’euros, en progression de 26 millions sur un an grâce notamment à une collecte nette d’environ 20 millions d’euros.
La niche de l’investissement émotionnel ou «passion investment» peut mieux faire qu’une allocation classique en actions. Selon un nouvel indice que vient de lancer le britannique Coutts en partenariat avec Fathom Consulting, le Coutts Index: Objects of Desire, les investissements liés par exemple à une passion pour les objets d’art dégagent généralement des performances supérieures aux investissements en actions.L’indice tente d'évaluer le rendement en devises locales (net des coûts de détention) d’une quinzaine d’actifs dans deux grandes catégories : l’immobilier de prestige et les investissements alternatifs qui comprennent notamment les beaux-arts, les objectifs de collection ou encore les objets précieux. Ce sont les voitures de collection qui affichent les meilleures performances depuis 2005, avec un gain de 257% qui dépasse tous les autres investissements de plus de 80 points de pourcentage sur la période considérée de sept ans et demi. Les montres de collection tiennent également le choc avec une progression de 176% entre 2005 et le 30 juin 2013. Les bijoux affichent une progression de 146% sur la période, tandis que dans le secteur des beaux-arts, les œuvres chinoises traditionnelles se distinguent avec un gain de 163%. Le nouvel indice Coutts, exprimé en dollars, a progressé pour l’ensemble de l'échantillon considéré de 82% sur la période de référence alors que l’indice MSCI All Country Equity a enregistré dans le même temps une hausse de seulement 53%, toujours exprimé en dollars.
Les actifs des fonds d’investissement dans le monde se sont accrus de 1,9% au troisième trimestre pour s'établir à 23.370 milliards d’euros à fin septembre, selon les derniers chiffres communiqués par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Exprimés en dollars, les actifs ont progressé de 5,2% durant la même période pour s'établir à 31.560 milliards de dollars.La collecte nette s’est élevée au troisième trimestre à 182 milliards d’euros, contre 109 milliards d’euros au trimestre précédent. A l’origine de cette évolution, le retour des fonds monétaires en territoire positif, avec une collecte nette de 81 milliards d’euros, à comparer à une décollecte nette de 84 milliards d’euros au deuxième trimestre. La collecte du troisième trimestre est due pour l’essentiel aux fonds monétaires américains qui ont enregistré une collecte nette de 71 milliards d’euros alors que les fonds monétaires européens ont encore décollecté pour un montant net de 9 milliards d’euros.Les fonds de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont encore attiré 100 milliards d’euros au troisième trimestre, un montant substantiel mais nettement en retrait par rapport au trimestre précédent (193 milliards d’euros).Les fonds d’actions ont terminé le troisième trimestre sur une collecte nette de 61 milliards d’euros, contre 28 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds obligataires ont en revanche subi leur première décollecte depuis le quatrième trimestre 2008, pour un montant net de 37 milliards d’euros, alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 31 milliards d’euros au deuxième trimestre. Les fonds diversifiés ont vu leur collecte nette diminuer à 47 milliards d’euros contre 57 milliards d’euros au deuxième trimestre.
Alan Wu, ancien gérant de portefeuille de la société CSOP Asset Management basée à Hong Kong, envisage de lancer en ce début d’année un fonds quantitatif dédié à la Chine, rapporte Hedge Fund Intelligence.Alan Wu a quitté CSOP il y a quelques mois pour créer sa propre structure.
Le London Pensions Fund Authority (LPFA), l’un des plus gros fonds de pension britanniques dédié aux collectivités locales (4,6 milliards de livres d’actifs sous gestion), a annoncé la nomination de Susan Martin au poste de chief executive officer.Susan Martin, qui travaille pour le fonds de pension depuis 2007, aura notamment en charge l’adaptation du fonds de pension aux exigences de l’environnement économique et réglementaire.
F&C Investments renforce sa gamme de fonds immobiliers avec le lancement d’un nouveau véhicule offrant aux investisseurs une exposition à des titres et des actifs immobiliers à l’échelle mondiale. Baptisé F&C Global Real Estate Securities Fund, ce nouveau produit est géré conjointement par Alban Lhonneur et Marcus Phayre-Mudge, qui affichent respectivement 8 et 22 ans d’expérience dans le secteur immobilier. Conforme à la réglementation UCITS et domicilié au Royaume-Uni, ce fonds a pour objectif de générer un rendement supérieur à celui du FTSE EPRA / NAREIT Developed Global Index, l’indice de référence pour les sociétés immobilières cotées et les investissements immobiliers. Si le portefeuille est construit pour maintenir une exposition régionale identique à celle du benchmark, il utilisera cependant des processus d’investissement différents afin d’atteindre l’alpha en Europe (15 % de l’indice), en Amérique du Nord (50 %) et en Australie (7 %), et de suivre ce même benchmark en Asie hors-Australie. A l’instar du F&C Real Estate Securities Fund, ce nouveau véhicule retient un biais long terme tout en ayant toute flexibilité pour recourir à des positions courts dans des actions individuelles et des indices afin de gérer activement la volatilité et le risque, à travers un exposition nette comprise entre 60 % et 140 %. Marcus Phayre-Mudge, le co-gérant de ce fonds, table sur une croissance des bénéfices de 7 % des titres immobiliers mondiaux l’année prochaine, sur la base de la croissance à venir de la location des biens.
Les ETP dans le monde ont enregistré l’an dernier une collecte nette de 235,5 milliards de dollars, le troisième montant le plus important après ceux enregistrés en 2008 et 2012, selon les premières estimations communiquées par BlackRock.Au cours du seul mois de décembre, la collecte nette des ETP dans le monde s’est accélérée à 24,7 milliards de dollars contre 16 milliards en novembre.Les seuls ETP actions ont attiré un montant record de 247,3 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année, dépassant le précédent record de 2008. Les expositions aux actions américaines ont représenté 147,8 milliards de dollars, devant les actions japonaises (38,2 milliards de dollars). Les fonds paneuropéens ont fortement collecté au second semestre pour terminer sur une collecte nette de 26,7 milliards de dollars, soit plus du double du montant observé en 2012.La collecte dans l’obligataire est demeurée élevée par rapport à l’année précédente, à 27,5 milliards de dollars, grâce aux engagements dans les ETP à maturités courtes pour un montant de 35,9 milliards de dollars.
Les actifs sous gestion des mutual funds alternatifs dans la région Asie hors Japon s'élevaient à fin septembre 2013 à 20,7 milliards de dollars, en progression d’un peu plus de 6% par rapport à fin décembre 2012.Cela dit, la progression des encours dans la région a généralement été très lente depuis 2009. Et selon Cerulli Associates, les investissements dans la gestion alternative ont été tirés principalement par les investisseurs institutionnels et, dans une certaine mesure, par des investisseurs fortunés plutôt que par le retail. En Asie, comme ailleurs dans le monde, l’intérêt des institutionnels pour la gestion alternative est lié à un besoin croissant de diversification, à la recherche de rendement et de revenus stables et au souci de se ménager une protection contre l’inflation. Les allocations dans la gestion alternative restent très modestes chez la plupart des institutionnels et représentent très couramment moins de 10% de leur portefeuille. Toutefois, la tendance est très nettement orientée à la hausse. Par exemple, le fonds souverain coréen KIC, qui évitait le secteur en 2008, avait fin 2012 une allocation de près de 11% dans l’alternatif (hedge funds, immobilier, matières premières et investissements spécifiques). Cet intérêt croissant pour les stratégies alternatives a incité les grandes maisons à développer leurs capacités dans la gestion alternative, à l’instar de Franklin Templeton qui en juin dernier a pris le contrôle à 100% de Pelagos Capital Management, spécialisé notamment dans les matières premières et les managed futures, tandis que BlackRock rachetait en mai dernier MGPA, un spécialiste de l’immobilier non coté basé à Londres.
Selon l’AFP, le fonds souverain Qatar Investment Authority est entré au capital du site de déstockage en ligne vente-privée.com, dont il est désormais un actionnaire minoritaire. Jacques-Antoine Granjon à la direction de vente-privee.com a annoncé avoir renforcé sa participation au sein du capital de la société qu’il a fondée en 2001. La structure du nouvel actionnariat et le niveau des participation du Qatar et de M. Granjon ne sont pas détaillées. Ces changements dans le capital ne sont pas intervenus à l’occasion d’une augmentation de capital ou d’une levée de fonds, mais à la suite d’une cession de parts d’un des actionnaires. L’Américain Summit Partners, entré au capital de vente-privée en 2007 et qui avait évoqué il y a quelques mois la possibilité de sortir de la société française, reste cependant parmi les actionnaires.
Le spécialiste de l’obligataire Franklin Templeton a décidé de promouvoir son offre actions auprès de la clientèle indienne, rapporte Asian Investor.Vivek Kudva, managing director de l’entité indienne de Franklin Templeton, reconnaît qu’il ne sera pas aisé de convaincre ses clients potentiels. «Dans un marché comme l’Inde, où l’on peut facilement obtenir un taux de 8% ou 9% pour un dépôt bancaire sur un an, vendre des fonds actions aux investisseurs constitue un vrai défi», indique-t-il à Asian Investor. Toutefois, dans une optique de diversification, Franklin Templeton veut notamment pousser les feux des actions américaines, qui ont progressé de plus de 30% l’an dernier. Si la demande est suffisante, Franklin Templeton envisage de proposer, à une date encore indéterminée, un fonds d’actions européennes, après avoir rendu accessible aux investisseurs indiens, en juin dernier, un fonds d’actions américaines domicilié au Luxembourg. Mais le secteur des actions internationales reste encore minuscule. Selon les données de l’Association des mutual funds en Inde (Amfi), les fonds nourriciers investissant dans des mutual funds étrangers représentent moins de 1% des encours de la gestion d’actifs qui pèsent environ 143 milliards de dollars, dont seulement 17% investis en actions.