Les craintes que l'économie chinoise ne puisse éviter un atterrissage brutal ont encore un peu plus marginalisé les actions émergentes. Les investisseurs restent en revanche très confiants sur les perspectives du monde développé, selon le dernier Fund Manager Survey de BofA Merrill Lynch réalisé entre les 7 et 13 février auprès d’un échantillon de 222 participants à la tête de 591 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les investisseurs sont de plus en plus nombreux (46% en février, contre 37% en janvier et 26% en décembre) à considérer qu’un atterrissage en catastrophe de l'économie chinoise et un effondrement des prix des matières premières constituent les deux plus importants risques extrêmes pour l'économie mondiale. Y aurait-il un lien de cause à effet ? En tout cas, les investisseurs sont beaucoup plus modérés sur les perspectives de croissance de l'économie mondiale, 56% en net prévoyant un renforcement de l'économie mondiale dans les douze prochains mois, soit un recul de 19 points de pourcentage par rapport au mois précédent. L’exposition aux actions est aussi orientée à la baisse. Les gestionnaires ne sont plus que 45% à surpondérer les actions, contre 55% en janvier. Le cash passe de 4,5% à 4,8%, son plus haut niveau depuis juillet 2012.L’examen des données régionales montre toutefois que les inquiétudes se concentrent les marchés émergents globaux (GEM) tandis que l’optimisme sur l’Europe et les Etats-Unis reste intact. Les allocations sur les GEM se retrouvent à leur plus bas niveau, avec 29% de participants étant sous-pondérés sur cette catégorie. Parallèlement, les investisseurs dans leur ensemble sont 40% à indiquer que la zone euro est la région qu’ils souhaitent surpondérer dans les douze prochains mois. Les actions américaines regagnent aussi la faveur des investisseurs, avec 11% des gestionnaires se disant surpondérés sur les actions américaines, contre 5% un mois plus tôt."Les investisseurs restent très fermement optimistes sur les marchés développés et sur l’Europe en particulier. Mais nous souhaitons toutefois mettre en garde sur le fait que les valorisations actuelles en Europe prennent déjà complètement en compte les perspectives de croissance dans la région», tempère John Bilton, stratégiste sur l’Europe chez BofA Merrill Lynch.
Le groupe de gestion californien Pimco (Allianz) souhaiterait racheter un portefeuille de prêts immobiliers de 4 milliards d’euros auprès de l’agence nationale de la gestion d’actifs d’Irlande du Nord (NAMA), rapporte SWF Institute.Plusieurs acteurs institutionnels ont manifesté leur intérêt pour ce portefeuille si bien que NAMA a publié un communiqué indiquant que les demandes des investissseurs vis-à-vis du portefeuille sont examinées au cas par cas.Cela dit, l’initiative de Pimco n’est pas fortuite. Le gestionnaire d’actifs a récemment renforcé sa force de frappe dans le secteur de l’obligataire européen, notamment dans le secteur des prêts immobiliers.
Pour la finance islamique, de nouvelles perspectives s’ouvrent désormais en Afrique du Nord, où des évolutions réglementaires créent un environnement favorable à la croissance du secteur, estime Standard & Poor’s dans une étude publiée le 18 février («Islamic Financ Could Make Inroads Into North Africa»). Toutefois, le développement de cette classe d’actif reste limité dans cette région, où elle doit encore faire la preuve de sa valeur ajoutée économique. La compétitivité des produits bancaires islamiques, par rapport à leurs homologues conventionnels, sera l’un des principaux déterminants du succès de ces produits en Afrique du Nord.Après le «Printemps Arabe», l’importance des déficits courants et la baisse des sources de financement conventionnelles, du fait d’un accès plus difficile aux marchés financiers, ont incité les gouvernements des pays concernés à examiner les possibilités offertes par la finance islamique.Standard & Poor’s suit ces évolutions dans les pays d’Afrique du Nord où elle note des banques : Égypte, Tunisie et Maroc. Ces Etats ont récemment pris des mesures visant à soutenir le développement de la finance islamique. La Tunisie et l’Egypte ont mis en place de nouveaux cadres réglementaires pour l’émission de sukuk en 2013. La Tunisie prévoit d’émettre un sukuk, destiné à attirer une nouvelle catégorie d’investisseurs. En janvier 2014, le Conseil des Ministres marocain a validé le cadre juridique des opérations des banques islamiques, posant ainsi les fondations du développement des activités de banque islamique.Néanmoins, au-delà de permettre l’accès aux produits respectueux de la loi islamique, la finance islamique doit démontrer sa valeur ajoutée économique dans cette région, souligne l’agence. Cette valeur ajoutée pourrait se concrétiser par un accès à une nouvelle classe d’investisseurs ou de clients, ou encore par l’offre de produits alternatifs à des coûts comparables avec ceux de leurs homologues «classiques». Le niveau de richesse des pays du Maghreb est très inférieur à celui d’autres régions où la finance islamique a connu une croissance importante. La concurrence sur les marges reste importante dans certains marchés d’Afrique du Nord et cela indique que les clients dans cette région sont relativement plus sensibles aux coûts des produits bancaires. Autrement dit, le succès des banques islamiques en Afrique du Nord sera étroitement lié à leur capacité à offrir des produits compétitifs, capables de rivaliser avec les produits bancaires conventionnels.En attendant, la finance islamique, qui creuse son sillon depuis environ une décennie, reste encore très modeste en termes d’actifs. Selon les estimations de Standard & Poor’s, le total des actifs de la finance islmatique s'élève à environ 1.400 milliards de dollars, soit moins de 1% du total des actifs financiers à travers le monde.
Les sociétés de hedge funds font un raid sur les effectifs des banques d’investissement et des sociétés de conseil pour bâtir leurs équipes d’actifs européens sinistrés, rapporte le Financial Times fund management. L’intérêt pour cette classe d’actifs a en effet bondi depuis la crise financière, mais de nombreux hedge funds commencent seulement à monter leurs équipes dans ce domaine. Les hedge funds Och Ziff, Centerbridge Partners, Beach Point Capital Management et Monarch Alternative Capital ont renforcé leurs équipes d’actifs européens dépréciés, selon plusieurs experts du recrutement ayant demandé l’anonymat. C’est aussi le cas de BTG Pactual et Tikehau.
Les sociétés de capital investissement abandonnent le secteur des énergies renouvelables, après une série d’investissements infructueux, rapporte le Financial Times fund management. Environ 87 % des fonds de private equity spécialisés sur les énergies renouvelables ont dégagé des rendements inférieurs à la médiane. Parmi eux figurent des produits de HgCapital, Impax, InfraRed, BlackRock et Foresight, selon Preqin.
Fidelity Worldwide Investment a annoncé le 17 février le lancement d’un fonds à horizon qui vient renforcer son offre obligataire en Allemagne.Le fonds Fidelity Laufzeit 2018, qui a été conçu en étroite collaboration avec ses partenaires distributeurs, précise Fidelity dans un communiqué, investira en priorité dans des obligations à échéance 2018 et remboursées au pair. La période de soucription court du 17 février au 14 avril 2014.A côté des obligations souveraines et corporate en catégorie d’investissement, le fonds peut aussi s’exposer aux obligations émergentes avec la possibilité d’investir jusqu'à hauteur de 40% du portefeuille dans des obligations high yield assorties d’une notation BB+ ou en dessous de ce niveau.Les frais de gestion s'élèvent à 0,3% par an pour les parts institutionnelles Y (ISIN: LU1021906885). L’investissement minimum pour les instiutionnels est de 750.000 euros.
Le groupe allemand Siemens a annoncé le 17 février le lancement d’un fonds de capital risque de 100 millions d’euros, le fonds Industry of the Future, qui investira en priorité dans des jeunes pousses travaillant dans des techniologies ou des secteurs d’avenir.Le fonds a déjà investi dans deux entreprises, la société Lagoa basée à Montreal et la société américaine CounterTack basée à Boston.
L’utilisation des ETF parmi les conseillers en investissement enregistrés aux Etats-Unis (les registered investment advisors) a augmenté de près de 27 % par an sur les cinq dernières années, montre une étude de Cerulli qui anticipe une poursuite de cette croissance.« L’allocation aux ETF parmi les conseillers en investissement a augmenté de 48 % entre 2011 et 2012 », commente Kenton Shirk, directeur associé chez Cerulli. « Le canal des RIA constitue une opportunité très attrayante pour les sociétés de gestion. »« Les conseillers en investissement estiment que les ETF vont constituer une part plus grande de leurs portefeuilles », conclut Kenton Shirk.
2013 a été une «bonne année pour les obligations convertibles», juge Julien Levy Kern, responsable de la gestion obligations convertibles (OC) de CPR Asset Management. L’an dernier, les OC européennes ont obtenu une performance de près de 10 %, soutenue à plus de deux tiers par leur moteur actions. Elles ont surperformé le crédit high yield, qui a réalisé un rendement de 8,5%. Outre une bonne performance, le niveau de collecte sur la classe d’actifs s’est maintenu chez CPR AM, qui a enregistré des souscriptions nettes de 130 millions d’euros, dans un environnement marqué par la décollecte. Julien Levy Kern estime que l’univers d’investissement «s’est montré relativement stable» avec des émissions de 17 milliards d’euros sur le marché primaire européen pour des remboursements de 18,5 milliards d’euros. En ce début d’année, si «les valorisations sont au plus haut», il s’agit davantage d’une «normalisation» que d’une «surcote», qui concerne uniquement les obligations convertibles notées investment grade, rares sur le marché, souligne Julien Levy Kern. Il aborde 2014 avec un optimisme prudent, estimant que la hausse des bénéfices estimées à 13 % du marché actions devrait jouer en la faveur des OC. Il s’agit de rester attentif. «On observe particulièrement la duration et la hausse des taux», souligne le responsable.
2014 devrait bien être l’année des « stock pickers », écrit le Financial Times. La volatilité est appelée à augmenter, fournissant aux gérants actifs de meilleures occasions de battre les indices de référence. Selon Morningstar, les fonds actifs ont surperformé les fonds passifs en Europe et aux Etats-Unis en 2007, 2009 et 2010 lorsque la volatilité était relativement élevée, ce qui tend à soutenir cette thèse. L’exception était 2008. Mais attention, la volatilité ne fait pas tout…
Les investisseurs ont encore privilégié les fonds d’actions européennes et japonaises durant la deuxième semaine de février au détriment des fonds d’actions émergentes qui ont toutefois enregistré des rachats beaucoup plus modérés que durant les semaines précédentes.Selon les données communiquées par EPFR Global, les fonds d’actions dans leur ensemble ont terminé la semaine au 12 février sur une collecte nette de 11,5 milliards de dollars, les fonds obligataires attirant pour leur part 4,72 milliards de dollars et les fonds monétaires 16,7 milliards de dollars.Depuis le début de l’année, les fonds d’actions japonaises et européennes affichent une collecte nette de plus de 9 milliards de dollars et 17 milliards de dollars respectivement. En Europe, les fonds d’actions dédiés aux PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) sont particulièrement recherchés, notamment les fonds d’actions italiennes et espagnoles.Du côté sectoriel, les fonds de matières premières retrouvent une certaine faveur auprès des investisseurs avec une collecte nette de 492 millions de dollars durant la semaine au 12 février, un montant sur une semaine que l’on avait pas observé depuis fin septembre 2013.
Lombard Odier vient de lancer une approche d’investissement en appliquant l’expérience réussie développée sur le fonds de pension de ses employés. L’approche multi-stratégies a pour objectif de proposer aux clients privés des rendements élevés et diversifiés sur un cycle de marché.Lombard Odier propose désormais à ses clients privés deux fonds multi-stratégies – LO Selection Vantage 1500 et LO Selection Vantage 3000. La méthodologie construit des portefeuilles conçus pour optimiser la diversification à travers des facteurs de risque et délivrer ainsi une meilleure performance ajustée au risque tout au long des cycles de marché.Au lieu de demander aux clients quelles sont leurs attentes en matière de rendement, l’approche de Lombard Odier basée sur le risque détermine leur tolérance aux risques et aux pertes potentielles (drawdowns). A partir de là, la banque construit un budget de risque basé sur la moyenne des pertes que pourrait supporter un portefeuille dans le pire des scénarios sur une période de 20 ans.Lombard Odier se base sur des cycles économiques pour bien diversifier les portefeuilles. La recherche de la banque montre qu’en moyenne depuis les années 1970, sur un cycle de cinq ans, seules deux années sont favorables aux actions, une phase de décélération de deux ans favorise les obligations et une période inflationniste une année sur cinq favorise les matières premières. L’approche traditionnelle d’allocation de capital (40% actions, 60% obligations) peut ainsi créer une exposition excessive au risque actions. Elle permet d’obtenir de belles performances en période de croissance mais souffre en phase de ralentissement ou d’inflation.Pour cette raison et parce que différentes classes d’actifs performent à différentes étapes du cycle, Lombard Odier construit des portefeuilles alliant des stratégies externes et internes – basées sur la transparence, le track record et la liquidité – qui offrent une exposition aux actions développées, actions émergentes, obligations souveraines, obligations d’entreprises et aux matières premières.Les stratégies de Lombard Odier, LO Selection Vantage 1500 et LO Selection Vantage 3000, sont enregistrées aux Pays-Bas, en Espagne, en France, en Belgique, au Royaume-Uni et au Luxembourg. Elles sont en cours d’enregistrement en Suisse.
La Commission de régulation des marchés en Chine (CSRC), qui a récemment accéléré la procédure d’agrément pour les mutual funds, a accordé en janvier 45 autorisations pour le lancement de nouveaux produits, soit une hausse de 50% par rapport à janvier 2013, rapporte Asia Asset Management.Un peu plus de 62% des produits approuvés en janvier sont des fonds hybrides, les ETF sectoriels et des fonds monétaires. Une évolution très marquée par rapport au premier semestre de l’an dernier où 80% des fonds approuvés étaient des produits obligataires.Parmi les fonds autorisés en janvier figurent huit ETF, dont quatre gérés par China Southern Asset Management.
Les salariés à l’international estiment que l’abondement est l’avantage le plus incitatif à la souscription à hauteur de 50 % des personnes interrogées, selon le deuxième baromètre Amundi sur les salariés domiciliés à l’international (1). La décote se place en deuxième position (29 %). Néanmoins, les salariés considèrent la fiscalité locale comme étant le principal inconvénient à la souscription (37 %), notamment en Europe. Lorsqu’ils ont le choix, et notamment grâce à la mise en place d’un FCPE pour la gestion de leurs avoirs, la majorité des salariés préfèrent capitaliser leurs dividendes et augmenter ainsi la valeur de leurs avoirs détenus dans le FCPE. Malgré l'éloignement géographique avec la maison mère, la quasi-totalité de salariés à l’international consulte de temps en temps le cours de l’action de son entreprise. Environ 80 % des salariés interrogés trouvent que les offres d’actionnariat salarié sont adaptées selon les différents pays. Le fait que l’offre en actionnariat salarié soit libellée en euros n’a pas d’incidence sur la décision de souscrire pour 60 % des salariés interrogés. Il constitue même un facteur motivant pour les salariés domiciliés en Amérique Latine, en Afrique ou au Japon. Avec plus de 39,5 milliards d’euros d’actifs gérés à fin juin 2013, Amundi Epargne Salariale & Retraite (Amundi ESR) compte aujourd’hui près de 85.500 entreprises et 3,7 millions de salariés clients présents en France et à l’international. (1) Réalisée auprès de 63.000 salariés domiciliés à l’international, l’objectif de l’enquête était de comprendre leurs attentes et leurs éventuelles appréhensions vis-à-vis des offres d’actionnariat salarié initiées par les entreprises françaises. Interrogés par courrier électronique entre le 6 et le 24 janvier 2014, plus de 10.000 salariés (sur les 63.000 interrogés) de ses entreprises clientes dans plus de 100 pays ont répondu aux questions posées par Amundi ESR.
Le fournisseur de services S&P Capital IQ a annoncé le 13 février le lancement de Deal Detector, un nouvel outil de détection des entreprises qui présentent les mêmes caractéristiques en termes de valorisation et de fondamentaux que des entreprises qui ont déjà fait été prises pour cible dans le cadre d’une opération d’acquisition.Cette initiative intervient dans un contexte de reprise marquée des fusions et acquisitions dans le monde, avec un volume d’activité qui, l’an dernier, a dépassé 2.600 milliards de dollars, soit le meilleur résultat enregistré depuis 2007, souligne un communiqué de S&P Capital IQ.Deal Detector a vocation à alerter les investisseurs sur des idées potentielles d’investissement en amont d’annonces d'éventuelles d’opérations de fusion-acquisition. L’outil permet de détecter les tendances sectorielles sans toutefois spécifier un horizon temporel à chaque idée d’investissement, se démarquant ainsi de la recherche traditionnelle qui est généralement basée sur un calendrier de douze mois.
La société d’investissement Partners Group a bouclé avec succès un programme d’investissements directs lancé en 2012, à hauteur de 1,5 milliard d’euros, dans le haut de l’objectif, a-t-elle indiqué le 13 février dans un communiqué. Il s’agit du troisième programme de cette nature, le plus important à ce jour, souligne Partners Group. La stratégie d’investissement est centrée sur les sociétés de taille moyenne, «un secteur qui recèle le plus grand potentiel en raison du nombre élevé d’opportunités», estime la société. Sur les quelque 1.600 entreprises analysées, Partners Group en à retenu dix. Les investisseurs de Partners Group sont essentiellement des institutionnels, des caisses de pension publiques et privées, des fonds de dotation, des fondations, des compagnies d’assurances et instituts financiers, dans le monde entier, ainsi que de nombreux entrepreneurs et dirigeants qui investissent à titre privé.
Les actifs des ETF/ETP dans le monde ont reculé de 3,2% en janvier pour s'établir à 2.320 milliards de dollars, selon les premières estimations d’ETFGI. Cette évolution est la conséquence de la performance négative des marchés et d’une décollecte nette de 7,6 milliards de dollars.Les ETF/ETP dédiés aux actions ont enregistré la plus forte décollecte, pour un montant de 11,8 milliards de dollars, devant les véhicules dédiés aux matières premières, qui accusent une décollecte de 1,9 milliard de dollars. En revanche, les ETF/ETP obligataires ont collecté 2,9 milliards de dollars.Les collectes les plus importantes ont été enregistrées par Vanguard, avec un montant de 4,8 milliards de dollars, devant Nomura AM (2,4 milliards de dollars) et First Trust (1,5milliard de dollars). En revanche, SPDR ETFs a subi une décollecte de 16,5 milliards de dollars, iShares affichant des rachats pour un montant de 5,6 milliards de dollars.
Les nouveaux produits d'épargne mis en place par le gouvernement, PEA-PME, assurance-vie, Eurocroissance et Vie-Génération, sont encore peu connus des Français, selon le sondage annuel du Cercle des Epargnants sur le thème «Les Français, l'épargne et la retraite».Seul le PEA-PME, qui n’est certainement pas un produit de masse, atteint une certaine notoriété avec 25% des personnes interrogées en ayant entendu parler. Même mieux informés sur le sujet par le questionnement de l’enquête, seuls 3% à 4% des interviewés déclarent une envie –donc théorique- de souscrire pour chacun d’entre eux. Il reste que la bataille de la notoriété est essentielle pour les produits financiers comme le montre par ailleurs le succès limité du PERP. Après dix ans d’existence, ce produit individuel d'épargne en vue de la retraite n’obtient qu’un taux de notorité de 21% et reste en dessous de 50% parmi les patrimoines aisés. Seuls 5% des interviewés déclarent avoir souscrit un PERP.L’enquête montre par ailleurs que malgré la réforme de 2013, la question du financement des retraites reste pour les Français toujours aussi préoccupante. On observe ainsi que 58% des personnes interrogées la citent en tête des questions sociales, soit deux points de plus qu’en 2013 et quatre points de plus qu’en 2012. En outre, l’inquiétude pour sa propre retraite qui, il y a un an avait atteint son plus haut niveau depuis la création du Baromètre du Cercle des Epargnants ne recule pas / 67% des Français se déclarent inquiets pour leur retraite, score qui culmine chez les jeunes, les ouvriers et les employés.Autre enseignement sur le dossier de la retraite, les Français surestiment de 15 à 20 points leur niveau de revenu lorsqu’ils seront à la retraite. En moyenne, les actifs pensent conserver environ 70% de leur revenu d’activité, avec une nette surévaluation des classes moyennes et plus encore des cadres supérieurs.Avec la crise, c’est sans doute un élément d’explication de la baisse de l’effort d'épargne pour préparer sa retraite. Début 2014, ils ne sont plus que 51% à déclarer le faire au lieu de 59% en 2010. La crise pousse aussi de plus en plus de Français à puiser dans leur bas de laine. En 2014, plus de la moitié des Français (57%) toucheront à leur épargne soit en effectuant des retraits, soit en réalisant des versements, contre 37% en 2010. La stagnation des revenus les incite à puiser dans leur épargne pour maintenir leur niveau de vie alors que la montée du chômage incite, par ailleurs, à renforcer leur effort d'épargne de précaution. Dans ce contexte contraint, l'épargne pour la retraite, pourtant prioritaire, ne l’est plus vraiment…
Les actifs sous gestion des fonds coordonnés alternatifs s’inscrivaient à 112,1 milliards d’euros à la fin décembre 2013, contre 109 milliards d’euros au terme du troisième trimestre 2013, selon des statistiques communiquées par MondoAlternative.La collecte du quatrième trimestre s’est élevée à 2 milliards d’euros pour les single managers et 89 millions d’euros pour les fonds de fonds. Les deux stratégies qui ont porté le secteur au quatrième trimestre sont les long/short equity et les credit long/short avec des collectes de 3,3 milliards d’euros et 1 milliard d’euros respectivement.Sur l’ensemble de l’année, les trois stratégies dominantes ont été le fixed income avec une collecte de 8,7 milliards d’euros, le long/short equity avec 7 milliards d’euros et le credit long/short avec 3 milliards d’euros.MondoAlternativo relève les fonds de taille plus modeste ont attiré beaucoup plus de souscriptions que les fonds de plus grande taille. Les fonds de moins de 100 millions d’euros (à fin 2012) ont ainsi attiré 4,4 milliards d’euros et les fonds compris entre 100 et 250 millions d’euros ont attiré 6,2 milliards d’euros. En revanche, les fonds de 500 à 1.000 millions d’euros ont enregistré une collecte nette de seulement 300 millions d’euros.
Pimco a signé une joint venture avec Gwm, société financière contrôlée par les familles italiennes Diaz Pallavicini et Rovati, afin d’investir dans des centres commerciaux et des points de vente en Italie et en Europe, croit savoir Plus24, supplément d’Il Sole – 24 Ore. Le partenariat disposera d’environ 1 milliard d’euros, grâce à l’apport de 500 millions des deux associés (70 % Pimco et 30 % Gwm), le reste venant de financements. Gwm gérera les investissements. Le premier investissement a déjà été réalisé pour 130 millions d’euros : le parc commercial Da Vinci situé dans la zone aéroportuaire de Rome. Il s’agit du plus grand centre commecial d’Italie avec une superficie de 56.000 mètres carrés.