Société Générale a annoncé le 17 mars avoir signé un accord de vente avec DBS concernant ses activités de banque privée en Asie, opérées depuis Singapour et Hong Kong, représentant un total de 12,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion en date du 31 décembre 2013. La transaction prend la forme d’un transfert d’activités. A la clôture de cette dernière, Société Générale recevra 220 millions de dollars en espèces au titre du fonds de commerce (montant sujet à ajustement basé sur la valeur de l’actif net et des actifs sous gestion), et libérera environ 200 millions de dollars de capital. En complément de cette transaction, Société Générale a conclu un protocole d’accord avec DBS en vue de développer un partenariat commercial, permettant de combiner les forces des deux franchises, pour le bénéfice de leurs clients respectifs. Ce partenariat permettra aux clients de Société Générale d’avoir accès à l’offre de banque privée de DBS en Asie. Il permettra également aux clients de DBS de bénéficier de l’offre de Société Générale Private Banking en Europe ainsi que de l’offre de solutions de la banque de financement et d’investissement. La finalisation de la transaction est soumise à l’accord des autorités compétentes et devrait intervenir au quatrième trimestre 2014. Elle devrait alors avoir un impact positif sur le résultat net du groupe et sur le ratio Common Equity Tier 1 Bâle 3. Société Générale Private Banking pourra ainsi libérer des capacités d’investissement afin d’accélérer son développement dans ses marchés coeur, et ainsi toujours mieux servir ses clients en Europe, en Amérique Latine, au Moyen Orient et en Afrique. Société Générale demeure toutefois pleinement engagé en Asie, en particulier sur les métiers de banque de financement et d’investissement. Sur ces métiers, la banque s’est recentrée sur ses forces avec succès ces trois dernières années, atteignant dans la région un niveau de croissance élevé et durable, rappelle la banque.
Raphaël Chemla, responsable adjoint de l'équipe dette d’entreprise chez Edmond de Rothschild AM souligne dans L’Agefi que la crise ukrainienne / russe «n’a que faiblement affecté les marchés de crédit européens ces dernières semaines». Ils sont en ce moment influencés par les résultats des entreprises, conformes voire au-dessus des attentes, et par un flux sur le marché primaire très important, explique-t-il. Pour Raphaël Chemla, la situation en Ukraine a surtout eu une influence sur le niveau des taux. «Cependant des noms russes tels que Gazprom ou Lukoil et des sociétés allemandes fortement investies en Russie et en Ukraine, telles que Metro AG pour l’investment grade ont souffert», ajoute-t-il.
Selon Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale Asset Management interrogé par L’Agefi, il semble plus efficient, en termes de couple performance/risque, d’accorder une exposition marquée aux obligations périphériques et privées dans une allocation d’actifs pour un portefeuille équilibré qu’aux actions. Quant bien même leur potentiel de hausse n’est pas épuisé, indique le responsable. Par ailleurs, l’environnement est favorable aux convertibles européennes qui donnent accès à un univers de titres actions et obligataires qui devrait plus largement profiter de la thématique de retour de «l’Europe domestique» (part significative des petites et moyennes valeurs) et de maximisation du rendement (présence d'émetteurs à haut rendement).
BlackRock détient 5,246 % d’UniCredit, rapporte Bluerating, qui cite les derniers relevés de la Consob, le régulateur italien. La participation est répartie dans divers fonds du groupe financier américain et remonte au 7 mars. A fin janvier, BlackRock détenait déjà 5 % de la banque italienne.
Les investisseurs européens et britanniques s’intéressent de plus de plus aux marchés émergents et aux mandats de stratégies internationales, selon la société de gestion canadienne AGF Investments, rapporte Investment Advisor.Durant les douze derniers mois, AGF a collecté 1 milliard de dollars dans ces stratégies y compris de fonds de pension britanniques (Local Authority Pension Funds Westmidlands et Lancashire County Pension Fund qui gèrent au total plus de 24 milliards de dollars).En décembre 2013, AGF Investments avait lancé les fonds AGF Global Core Equity Fund et AGF Emerging Markets All Cap Equity Fund sur la plateforme Ucits de la société, ce qui permet de distribuer les stratégies dans les pays de l’Union européenne et en Asie.
Une nouvelle semaine agitée en Europe en raison des tensions avec la Russie au sujet de l’Ukraine qui ont incité les investisseurs à la prudence. Les fonds d’actions européennes ont terminé la semaine au 12 mars dans le vert pour la 37ème semaine consécutive mais avec une collecte de seulement 131 millions d’euros, selon les données communiquées par EPFR Global.Tous les fonds dédiés à des pays considérés comme vulnérables à une montée des tensions avec la Russie ont eu des difficultés, notamment les fonds d’actions allemandes et britanniques qui ont à nouveau subi des rachats. En revanche, les fonds d’actions françaises ont enregistré des souscriptions nette pour la quatrième fois au cours des six semaines, relève EPFR sans plus de précisions.L’analyse des flux depuis le début de l’année suggère que les Pays-Bas , et non plus la France, sont désormais considérés par les investisseurs comme «l’homme malade de l’Europe», même si l'économie néerlandaise est en train de sortir d’une période de récession de près de deux ans.Plus généralement, les fonds d’actions des pays développés ont continué d’attirer des flux grâce principalement aux fonds d’actions américaines et aux fonds d’actions internationales. En revanche, la publication de statistiques japonaises et chinoises décevantes ont entraîné des décollectes jamais vues depuis le premier trimes 2008 dans les fonds d’actions dédiés aux deuxième et troisième économies de la planète.Au total, les fonds d’actions ont terminé la semaine au 12 mars sur une collecte nette de 3,1 milliards de dollars, les fonds obligataires engrangeant de leur côté 3,4 milliards de dollars et les fonds monétaires 7,8 milliards de dollars, qui sont allés pour l’essentiel dans les fonds européens et japonais.
Pour Eric Bendahan, le gérant actions européennes du groupe suisse Syz, ce n’est plus l’Europe qui pose problème actuellement même si la croissance attendue n’est pas flamboyante. «La Chine est clairement la région qui suscite le plus d’inquiétudes», a-t-il estimé à la veille du week-end à l’occasion d’une présentation aux investisseurs. «Nous restons méfiants en raison de l’excès d’investissement et de l’excès d’endettement», a insisté Eric Bendahan qui ajoute qu’"un taux de croissance de 7,5% nous semble très très optimiste».En revanche, l’Europe va beaucoup mieux. Les indicateurs avancés continuent de progresser, confirmant l’amélioration séquentielle. L’essentiel des efforts d’austérité est derrière nous et l’amélioration de la liquidité des banques se répercute progressivement sur l'économie réelle. La croissance va s'équilibrer entre les pays d’Europe du Nord et ceux d’Europe du Sud et les réformes pourraient avoir des effets positifs à long terme.Dans ce contexte, les fonds de placement Oyster European Opportunities et Oyster European Selection gérés par Eric Bendahan ont bien démarré l’année et affichent des encours sous gestion cumulés de quelque 2,5 milliards d’euros. Ils ont contribué à la progression des actifs sous gestion des fonds Oyster à environ 6 milliards d’euros contre 5,6 milliards d’euros à fin décembre 2013. Un autre fonds a participé à l’augmentation des encours, la stratégie market/neutral qui affiche désormais un encours qui approches les 300 millions d’euros contre seulement 70 millions d’euros il y a un an. Le groupe suisse vient d’ailleurs de lancer une version à levier de cette stratégie market/neutral qui devrait être très prochainement enregistrée en France (Newsmanagers du 11 mars).
Les dix Russes les plus fortunés ont perdu quelque 6,6 milliards de dollars, soit 4,7% de leur fortune cumulée, selon une estimation publiée par Wealth-X, à la suite d’une plongeon de près de 11% de l’indice Micex durant la semaine du 3 mars en en raison de la montée des tensions entre l’Ukraine et la Russie.Alisher Usmanov, le Russe le plus riche du pays avec des intérêts dans l’industrie minière, les télécommunications et le sport (entre autres une participation de plus de 30% dans le club de football d’Arsenal), aurait ainsi perdu 1,7 milliard de dollars après une semaine de turbulences boursières, ce qui a ramené sa fortune à 18,3 milliards de dollars contre 20 milliards de dollars précédemment.Un autre milliardaire, Vladimir Potanin, président d’Interros, l’une des plus grosses sociétés d’investissement du pays, a perdu quelque 2 milliards de dollars, ce qui a ramené sa fortune à 10,4 milliards de dollars.
Les investisseurs d’Amérique latine sont de plus en plus friands d’actifs étrangers, ce qui constitue pour les sociétés de gestion internationales l’occasion rêvée de s’implanter dans la région, montre une étude menée par BNP Paribas Securities Services en partenariat avec Sagalink.Ce marché représente 4 % des encours sous gestion dans le monde. Avec plus de 1.071 milliards d’encours sous gestion et 7.500 fonds d’investissement, le Brésil est le principal marché des fonds de la région, et le sixième dans le monde. Le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou ne sont pas en reste…L’étude indique également que les marchés et les investisseurs d’Amérique latine deviennent de plus en plus sophistiqués s’agissant de l’internationalisation des structures d’investissement. Ainsi, des Ucits sont créés par des sociétés de gestion locales pour être vendus à l’étranger et localement, et de nouveaux produits sont lancés, comme les fonds immobiliers ou de capital investissement.Pour s’implanter en Amérique latine, BP2S et Sagalink prônent une approche sur-mesure, selon le business model de la société de gestion en question, le marché choisi et la clientèle ciblée.Sur le segment des institutionnels, la distribution devient une méthode de plus en plus populaire en Amérique latine. S’allier à une société de gestion locale est clairement un atout. Plusieurs sociétés de gestion ont d’ailleurs choisi cette option, comme le français Edmond de Rothschild Asset Management, qui vient de signer un partenariat avec un acteur basé à Rio BBM Investimentos.Pour cibler les investisseurs individuels, il est recommandé de recruter des spécialistes de la distribution dédiés ou des intermédiaires locaux. L’étude note aussi l’importance grandissante de Miami et Panama pour servir le marché des individus fortunés d’Amérique latine.
Très en vogue les stress tests ! Peut-être inspirées par les tests de résistance imposés aux banques européennes, les équipes de recherche de la plateforme de Managed Account de Lyxor viennent de publier la première édition du rapport «Alternative Insight» qui présente les résultats d’une série de stress tests effectués sur les portefeuilles de hedge funds selon sept scénarios de marché pour 2014, impliquant des risques tant à la hausse qu'à la baisse.En particulier, elles se sont concentrées sur des risques de baisse sévères comme un tapering plus rapide aux Etats Unis, un scénario de déflation en Europe, un fort ralentissement de la croissance en Chine, et un effondrement généralisé des marchés émergents. Ces stress tests prouvent une grande résilience des hedge funds dans des conditions de marchés difficiles. Dans le pire des cas (montée brutale des taux américains et baisse de 10% des actions américaines), les hedge funds ne perdraient « que » 2.5%.L'étude estime par ailleurs qu’ il est très peu probable que les performances des hedge funds soient touchées par les turbulences actuelles observées dans l’univers émergent, qu’elles soient liées à des facteurs géopolitiques ou au «tapering» de la Fed. L’exposition régionale à l’Europe centrale ou orientale est très limitée. En outre, alors que les fonds de crédit long/short affichent une certaine exposition aux pays émergents, l’essentiel de cette exposition se trouve en Asie hors Japon et en Amérique latine.Les hedge funds semblent donc proposer une bonne réponse aux besoins de protection de capital des investisseurs, ce que prouvent d’ailleurs les changements d’allocations des institutionnels ces dernières années : les fonds de pension ont ainsi augmenté significativement leurs investissements dans les hedge funds.
À l’occasion de l’édition 2014 du MIPIM (le marché international des professionnels de l’immobilier), qui se tient du 11 au 14 mars au Palais des Festivals de Cannes, la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’ESSEC, dirigée par le professeur Ingrid Nappi-Choulet, publie le deuxième numéro des « Cahiers de la Chaire », une publication qui aborde annuellement le thème de la ville durable et des innovations dans le secteur immobilier. Partenaire académique du « MIPIM innovation Forum », la Chaire étudie dans ce nouveau numéro, intitulé « L’immobilier dans la ville de demain : vers de nouveaux usages et partages », l’optimisation de l’utilisation de l’espace, et notamment des espaces bâtis dans nos villes.
La démarche de co-investissement monte en puissance dans le private equity, selon une récente étude de Preqin. Le co-investissement se pratique par des partenariats entre plusieurs fonds d’investissement afin notamment de disposer d’une capacité d’investissement supérieure. Sur 140 investisseurs interrogés, 40 % ont actuellement recours au co-investissement. 52 % indiquent qu’ils prévoient de multiplier les co-investissements pour leurs placements dans le private equity. Les sondés sont particulièrement motivés par les bonnes performances réalisées par les co-investissements. 85 % des investisseurs estiment que leurs co-investissements ont réalisé de meilleurs performances que leurs fonds de private equity investissant seuls. 77 % s’attendent à des surperformances de 2,6 % ou plus dans le futur. L’intérêt pour le co-investissement touche les investisseurs de toute taille, remarque Preqin. 28 % des investisseurs ayant une allocation pesant moins de 250 millions d’euros en private equity ont plus de 10 % de ces placements en co-investissements. C’est la même proportion que les investisseurs disposant de plus de 5 milliards de dollars en allocation dans le private equity.
l’indice Euronext IEIF REIT Europe affiche en février une performance globale de 6,47%, selon les chiffres communiqués par IEIF Indices. Sur les deux premiers mois de l’année, la hausse atteint 8,04%.L’indice Euronext IEIF SIIC a de son côté progressé de 7,33% en février et affiche sur les deux premiers mois de l’année une performance globale de 4,41%.
Dans de nombreux pays, les dividendes offrent un rendement supérieur à celui des emprunts d’État à 10 ans. Dans ce domaine, les entreprises européennes en particulier sont plus généreuses que leurs homologues américaines et, de fait, depuis plus de deux ans, les investisseurs exposés aux actions européennes bénéficient d’un rendement du dividende largement supérieur à celui qu’offrent les placements obligataires. Une étude que vient de publier Allianz Global Investors souligne sur les 40 dernières années, les dividendes ont compté pour 40% du rendement total des actions européennes.Selon Joerg de Vries-Hippen, CIO actions européennes, « les investisseurs vont continuer à s’intéresser aux entreprises qui versent des dividendes. On peut encore trouver des entreprises très attrayantes, à des niveaux de valorisation raisonnables, et capables de distribuer un dividende élevé. Pour les investisseurs en quête de rendements réels dans un contexte de répression financière, les valeurs de rendement peuvent être considérées comme un substitut au coupon obligataire. Distribuer des dividendes réguliers et pérennes est devenu un objectif clair des dirigeants des entreprises cotées en Europe. Cet objectif devrait se maintenir, car c’est un moyen pertinent et efficace de s’assurer la confiance de ses actionnaires. Mais une telle approche demande de la discipline. Pour les investisseurs, la politique de dividende est sans doute le meilleur indicateur de la vigueur des anticipations de bénéfices d’une entreprise».Alors que les bénéfices ont fortement progressé après la crise de 2008/2009, le taux de distribution des entreprises a considérablement chuté. En Europe, le ratio dividende/bénéfice par action se situe actuellement autour de 55%, soit un niveau plutôt modeste par rapport à l’historique. Pour Dennis Nacken, auteur de l’étude, c’est le signe qu’ « il y a donc de la marge pour une remontée des dividendes ». L’étude montre que les versements de dividendes ont valeur de signal et sont suivis de très près par les intervenants de marché. Toute révision à la baisse de ces versements devient ainsi un sujet de préoccupation. Comme le révèle l’observation de données concernant les Etats-Unis depuis 1900, les versements de dividendes sont en fait nettement moins volatils que les bénéfices des entreprises en termes réels. Néanmoins, il ne faut pas se fier uniquement au versement de dividendes élevés. D’après Dennis Nacken, « c’est avant tout le business model (modèle d’exploitation) d’une entreprise qui permet de déterminer les anticipations de bénéfices à long terme, ainsi que le caractère favorable de sa politique vis-à-vis des actionnaires. Des facteurs tels que la part de marché, les barrières à l’entrée ou la capacité à fixer les prix jouent tous un rôle clé dans ce contexte. Si son business model est efficace, une entreprise pourra également neutraliser les effets de l’inflation en relevant ses prix, ce qui contribuera à accroître ses bénéfices et, à terme, les dividendes versés. »
Les obligations émergentes et les obligations à haut rendement pourraient dégager des performances positives dans la plupart des scénarios envisagés pour 2014, selon une étude de Standish Mellon Asset Management, le spécialiste obligataire de BNY Mellon.L’attrait de certaines obligations émergentes s’est amélioré après la baisse de certaines devises en dessous de leur juste valeur dans certains pays, relève Standish. L'étude indique aussi que certaines dettes souveraines européennes des pays périphériques pourraient fournir quelques opportunités d’investissement en 2014 avec l’amélioration des fondamentaux économiques et les réformes structurelles.
Quels seront cette année les actifs les plus suivis par les hedge funds ? Selon le rapport 2014 sur les hedge funds que vient de publier Credit Suisse, les actifs et les actions d’Europe de l’Ouest (43%) et du Japon (33%) sont les plus prisés. Au détriment des émergents qui chutent à seulement 10% contre 42% l’année précédente. Alors que les rendements les plus bas en 2014 sont attendus sur les obligations d’entreprises américaines (2,3%), émergentes (2,2%) et les matières premières (1,9%). Ces résultats reposent sur une enquête réalisée auprès de 500 gérants répartis de manière représentative par segments et zones géographiques.Après une performance moyenne légèrement inférieure à 10% l’an dernier (en dollars) les hedge funds devraient voir le volume de leurs actifs progresser de 12% cette année. Et atteindre ainsi un nouveau niveau record de 2.800 milliards de dollars. Les investisseurs interrogés tablent en outre sur un rendement moyen des placements de 7,1% cette année. Mais les rendements attendus devraient aussi se révéler plus dispersés, dans un environnement général plus propice au stock picking. Les deux stratégies qui ont réalisé les meilleures performances l’an dernier, soit l’Equity Long/Short (+17,7%) et la gestion événementielle ( +15,5%) sont aussi celles qui recueillent les plus grands nombres de suffrages (respectivement 41% et 19%) à la question des meilleures performances escomptées pour cette année. L’approche Global Macro, centrée sur l’exploitation opportuniste des tendances macroéconomiques, atteint le troisième rang (12% des suffrages) malgré des performances modestes en 2013 (+4,3%). Alors que les changements réglementaires étaient perçus comme le deuxième risque le plus important (pour 43% des sondés) susceptible d’entraver le développement de l’industrie des hedge funds en 2013, ce risque ne se retrouve qu’au cinquième rang du rapport 2014. Alors que le risque numéro un reste celui d’un comportement grégaire (positions similaires) des investisseurs, soit pour 48% des sondés. Devant la sensibilité diminuée au risque induite par un contexte de faible volatilité (45%) et le danger de voir les hedge funds courir après les marchés d’actions (42%).
Les stratégies éthiques du marché suisse BBGI-EthicalQuote composées de 20, 40 et 60 titres ont enregistré en février des hausses de respectivement +4,11%, +4,62% et +3,94% alors que les indices traditionnels des actions suisses affichaient des hausses de 3,47% (SMI) et de 4,21% (SPI). Depuis 1999, les indices éthiques du marché suisse progressent ainsi en moyenne chaque année de +5,85%, +7,78% et +7,60% sur cette période, contre seulement +0,81% et +3,48% pour les indices SMI et SPI.Le score ESG des ténors financiers helvétiques a encore baissé le mois dernier. Globalement, les entreprises suisses n’ont enregistré que 25% d’informations positives en février (75% de négatives). Les pays les plus critiques à leur égard ont été la Chine, l’Allemagne, la Norvège, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, et la Suisse, alors que l’Espagne, le Canada et la Thaïlande se montraient mieux disposés.
Dans le film Truman Show, le héro éponyme vit dans un monde charmant en apparence. Mais peu à peu, il remarque que quelque chose cloche. Il est en fait pris au piège d’un film contrôlé par des réalisateurs cachés et il découvre avec horreur qu’il est la vedette d’un spectacle de téléréalité. La question que plusieurs grands hedge funds commencent à se poser est si les investisseurs vont aussi se réveiller et découvrir qu’ils vivent dans un « marché Truman Show » où la politique monétaire très accommodante des banquiers centraux a fabriqué une fausse réalité qui va prendre fin, observe le Financial Times. Pour Seth Klarman, le gérant du hedge fund Baupost Group, les investisseurs ont été bercés avec un faux sens de la sécurité qui crée un risque encore plus grand de correction brutale.
LCL, en partenariat avec Amundi, a annoncé le 12 mars la finalisation d’un placement privé (Euro PP) pour un des leaders français de services professionnels, la société Deloitte France, conseillée par son équipe «Debt & Capital Advisory». Cette opération a été réalisée sous forme de loan pour un montant de 40 millions d’euros à 7 ans.Selon Bertrand Boisselier, associé et membre du comité exécutif de Deloitte France en charge des Finances & Opérations, «cette opération vient consolider nos capacités de financement et asseoir notre stratégie au service de nos clients. Cet Euro PP répond également à notre volonté de diversifier nos financements tout en allongeant leur maturité».Chez LCL, Jean-Christophe Pla, responsable de la Direction des Affaires et du Corporate Finance, souligne que: «ce financement alternatif est la 1ère opération sur le marché Euro PP avec une structure de type partnership soulignant la capacité d’innovation de LCL».Enfin, au sein d’Amundi, Julien Paycha, gérant de fonds de loans chez Amundi ajoute: que cette transaction «propriétaire» est «en ligne avec notre stratégie de faire converger les intérêts des entreprises à la recherche de financement et ceux des investisseurs institutionnels, détenteurs de liquidités en quête de rendement».
La firme américaine de capital-investissement KKR chercherait à lever entre 3 et 3,5 milliards d’euros (4,9 milliards de dollars) pour son quatrième fonds dédié aux LBO en Europe, rapporte Bloomberg citant deux sources proches du dossier. Le précédent véhicule de ce genre, levé en 2008 et baptisé KKR European Fund III, atteignait 6,1 milliards de dollars et disposait encore de 1,7 milliard de capitaux à investir à fin 2013.