Dans le cadre d’un récent travail de recherche entrepris en collaboration avec l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne), Unigestion, à la tête de 10,9 milliards d’euros d’actifs, a élaboré une nouvelle méthode d’évaluation du risque en private equity.Cette approche présente deux spécificités essentielles : d’une part, elle se fonde sur les cash-flows réels des fonds de private equity et non pas, comme souvent, sur leurs valorisations intermédiaires ; d’autre part, elle définit le risque comme l’écart entre le niveau réel et le niveau attendu de ces cash-flows, tant en termes d’échéances que de montants. Autrement dit, elle évalue le risque que les distributions d’un fonds de private equity à ses investisseurs soient inférieures, ou plus tardives que prévu.Dans le private equity, rappelle un communiqué publié le 12 mars, les mesures du risque classiques utilisent soit les valorisations intermédiaires « auto-déclarées », soit les multiples définitifs. «Si ces chiffres permettent des calculs relativement aisés, ils ne constituent pas pour Unigestion des points de référence satisfaisants : les valorisations intermédiaires sous-évaluent considérablement le risque réel en raison du caractère autoréférentiel des performances du private equity, tandis que les multiples finaux sont établis sur la base d’un historique de 10 à 12 ans – ils font état de la performance du fonds une fois que celui-ci a été liquidé, et non pas tout au long de son existence», explique la société de gestion.Unigestion a donc mis au point une mesure du risque baptisée Expected Cumulative Downside Absolute Deviation (« ECDAD ») qui s’appuie sur les cash-flows des fonds. Elle évalue l’écart entre la courbe des cash-flows réels et celle des cash-flows attendus, isolant en tant que risque les montants de cash-flows réels inférieurs aux cash-flows attendus. Cette mesure présente le grand avantage d’exprimer le risque au moyen d’un chiffre unique, permettant ainsi une comparaison aisée des fonds, tout en prenant en compte à la fois l’ampleur et le timing des distributions. En outre, elle peut être appliquée à un fonds unique comme à un portefeuille de fonds. La recherche puise dans les données historiques de 1 402 fonds, couvrant environ 88 000 cash-flows s’étalant de 1996 à 2012. Les données sont issues de Preqin.La mesure du risque ECDAD accroît la capacité d’Unigestion à concevoir pour ses clients des allocations ajustées du risque optimales, réparties sur différents segments du marché du private equity (rachats d’entreprises de grande taille ou de taille intermédiaire, capital-risque, redressement d’entreprises, financement mezzanine). Ce nouvel instrument aide par ailleurs la société de gestion à ajuster le niveau approprié de diversification des portefeuilles en fonction des objectifs spécifiques de ses clients.