Le dynamisme des fusions et acquisitions (M&A) en Europe au cours des prochains mois ne devrait pas faiblir, indique une étude de la Société Générale que reprend L’Agefi. Et le principal facteur de soutien proviendra des pressions déflationnistes qui minent la compétitivité de nombreux secteurs. La perte de «pricing power» dans un environnement à faible croissance pousse en effet les sociétés à se consolider afin d’atteindre le taux de progression des bénéfices attendu par les investisseurs. Par rapport à la précédente étude datant de septembre 2013, les experts de la Société Générale estiment que l’activité devrait désormais être plus modérée dans la finance et les hydrocarbures. La sphère des télécoms continue en revanche de présenter des opportunités significatives de rapprochement, comme en témoigne la cession de SFR en France, parfait exemple d’une transaction motivée par les faibles perspectives de croissance du marché sur lequel les prix baissent. Les équipementiers télécoms seront également actifs, en privilégiant toutefois des transactions ciblées pouvant aboutir à un rachat de l’américain Ciena par Ericsson.
La déroute des valeurs technologiques et la rotation sur les marchés émergents ont été alimentées par les hedge funds plutôt que par les investisseurs de long terme, estime Larry Fink, le directeur général de BlackRock, selon le Financial Times. « Les investisseurs de long terme n’ont pas été effrayés par cette volatilité, mais ont fait preuve d’une résilience remarquable dans leur comportement », dit-il.
La société de gestion alternative Evanston Capital Managament vient de publier une étude sur les subtilités des stratégies de réplication de hedge funds, toujours très prisées par les investisseurs («Hedge Fund Replication ? Is It Appropriate For You?»). L'étude se concentre sur les deux principaux types de réplication, «top down» et «bottom up», et passe en revue l’intérêt de la méthode tout en évoquant les problèmes liés à la prolifération des produits de réplication.La réplication d’une stratégie de hedge fund offre des commissions moins élevées, une plus grande liquidité et une meilleure transparence par rapport à certaines stratégies de hedge funds. Mais les produits de réplication sont déclinés de multiples façons, souvent difficiles à comprendre et pas forcément appropriés à toutes les situations d’investissement. A côté de l’approche «top down», délaissée par beaucoup et dont l'étude estime qu’elle n’a jamais fait ses preuves, la réplication «bottom up», arrivée plus tardivement sur le marché, semble beaucoup plus prometteuse. Les produits de réplication «bottom up» mettent en œuvre des règles de trading systématiques en utilisant un ensemble de titres sous-jacents négociés par le gérant habituel du hedge fund. Il n’est toutefois pas possible de répliquer n’importe quelle stratégie. L’arbitrage de convertible, l’arbitrage de fusion s’y prêtent mais de nombreuses stratégies, fundamental long/short equity, fundamental long/short credit, fundamental short equity bias ou encore distressed, discretionary global macro sont autant d’approches trop discrétionnaires et/ou trop illiquides pour une réplication, souligne l'étude.Cela dit, la réplication bottom up est une «innovation positive «net-net» pour les investisseurs», indique l'étude qui ajoute toutefois qu’une stratégie désormais facilement accessible aura des propriétés de rendement et de risque différentes de celles de la stratégie originale. Dans un contexte de concurrence accrue et d’accès facile, les rendements des stratégies de réplication vont probablement s’orienter à la baisse…
Le iShares MSCI Spain Capped ETF a attiré près de 238 millions de dollars au cours de la semaine terminée le 11 Avril, soit plus que n’importe quel autre pays, selon les données compilées par Bloomberg depuis 2002. Depuis le début de l’année, ce produit a enregistré une collecte nette chaque semaine, sa valorisation atteint aujourd’hui 1,9 milliard de dollars. Il faut dire que cet ETF affiche une performance attractive puisqu’il a progressé de 5% depuis le début de l’année alors que le S&P 500 et le Stoxx Europe 600 index ont tous les deux reculé sur la même période.L’IBEX 35, l’indice action de référence en Espagne, a rebondi de 70% depuis son plus bas de neuf ans en juillet 2012. Cette variation représente une hausse de valorisation de 234 milliards d’euros selon les données fournies par Bloomberg.
La société récemment créée NeoXam, contrôlée par BlackFin Capital Partners et par un groupe d’investisseurs privés sous la houlette de Serge Delpla, a annoncé le 16 avril le lancement d’une nouvelle série de solutions dédiées à la gestion d’actifs, NX GP3 (comptabilité des fonds, valorisation et reporting), NX Compliance (pre et post trade) et NX Manager (front et middle office).
Dans un entretien à Reuters, Cyril Charlot, gérant du fonds Sycomore Selection PME, se montre prudent après la forte hausse de nombreuses valeurs de petites et moyennes tailles depuis l'été dernier. Hausse nourrie par les anticipations du plan d'épargne PEA-PME dont le décret d’application a été publié début mars au Journal Officiel. «Après la forte hausse de nombreuses valeurs depuis l'été dernier avec l’anticipation du PEA-PME, il est devenu très difficile de trouver des idées d’investissement en France», a expliqué Cyril Charlot. Le gérant estime que «les anticipations sur le PEA-PME ont fait monter beaucoup de titres et aujourd’hui il ne faut pas s’emballer, rester rigoureux et exigeant».
Le département de recherche de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a publié le 15 avril une étude sur les marchés des obligations d’entreprise («Corporate Bond Markets: A Global Perspective»).L'étude présente ses conclusions sur le développement et le fonctionnement de ces marchés dans le monde, à la fois sur les marchés développés et les marchés émergents. Elle souligne que ces marchés prennent de plus en plus d’importance dans l'économie réelle. Depuis l'éclatement de la crise financière, ces marchés commencent à combler le vide laissé par les banques et montrent leur potentiel pour accompagner les PME. Les marchés des obligations corporate ont presque triplé de taille depuis les années 2000. Alors que établissements financiers continuent de réduire leurs bilans, les firmes non financières sont de plus en plus nombreuses à se présenter sur les marchés des obligations corporate. Les prêts bancaires au secteur non financier sont modestes aux Etats-Unis et désormais en Europe, suggérant une transition progressive vers un financement par les émissions obligataires corporate sur certains marchés développés.Le volume des émissions d’obligations corporate s’est élevé à près de 3.200 milliards de dollars en 2013, contre 900 milliards de dollars en 2000. Au cours des 13 dernières années, 27 nouvelles économies, pour la plupart émergentes, ont enregistré des émissions d’obligations corporate. En fait, les marchés émergents ont représenté 30% du volume d'émission enregistré en 2013 contre seulement 5% en 2000.Elément intéressant, relève l'étude, un nombre croissant d'émissions sur les marchés émergents sont remboursables au gré du porteur. En 2013, les émissions sur les marchés émergents assorties d’une telle option ont atteint 47 milliards de dollars, contre seulement 1 milliard de dollars sur les marchés développés. Si cette tendance se poursuivait, elle pourrait signaler une volatilité croissante dans le financement des sociétés de l’univers émergent.Les projets d’infrastructures et la promotion immobilière sont également de plus en plus dépendants des marchés d’obligations corporate. Par exemple, entre 2000 et 2013, les émissions d’obligations dédiées à des projets d’infrastructures ont totalisé 171 milliards de dollars, la majorité d’entre elles après 2007.L'étude souligne également le développement du segment des obligations corporate à haut rendement lié à la recherche de rendement. Les émissions high yield se sont ainsi accrues de 72 milliards de dollars en 2000 à 550 milliards de dollars en 2013. A noter enfin que l'étude se penche sur le problème de la liquidité sur les marchés secondaires dans un contexte réglementaire en pleine évolution. Avant la crise, relèvent les auteurs de l'étude, les marchés des obligations corporate disposaient d’un très important matelas de «liquidités fantômes» qui ont depuis diminué, générant ainsi un risque de liquidité beaucoup plus important pour les investisseurs.Pour mémoire, ces liquidités fantômes étaient le fruit de pratiques potentiellement risquées sur le plan systémique, entre autres le regroupement d’obligations illiquides dans des produits structurés tels que les CLO qui n’ont pas peu contribué à accentuer la crise financière…
La confiance des investisseurs dans l'économie mondiale reste élevée alors même que s’accroissent les perspectives d’une hausse des taux de court terme, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 avril auprès d’un échantillon de 239 participants représentant un encours d’actifs sous gestion de 674 milliards de dollars.Les investisseurs sont encore 62% à envisager une progression de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois, un pourcentage inchangé par rapport à mars et en progression de 6 points de pourcentage par rapport à février. Parallèlement, 44% des investisseurs s’attendent à une amélioration des bénéfices au cours des douze prochains mois contre 40% en mars.Mais les investisseurs sont aussi de plus en plus nombreux à intégrer une hausse des taux d’intérêt de court terme dans les douze mois, 66% en avril contre 55% en mars et février, un niveau jamais vu depuis trois ans. Ce qui modifie pas pour autant leurs prévisions sur les taux de long terme puisqu’ils sont 72% à prévoir une hausse dans les douze mois, contre 74% en mars. Autrement dit, la perspective d’une pentification de la courbe des taux semble s’estomper : ils ne sont plus que 22% à l’envisager contre 39% en mars et même 42% en février.A souligner un changement très significatif en ce qui concerne le choix des investisseurs entre actions value et growth. Ils sont désormais 40% à estimer que les actions value vont surperformer les actions growth au cours des douze prochains mois, soit trois fois plus que le niveau observé en mars et un record historique. Une préférence qui pourrait expliquer au moins en partie les délestages récents sur les valeurs technologiques et les biotechs.Enfin, les marchés émergents continuent de gagner du terrain. Alors que 66% des gestionnaires estiment que le marché américain est encore le plus surévalué, un pourcentage sans grand changement par rapport aux deux mois précédents, ils sont désormais 55% à penser que les marchés émergents sont sous-évalués, contre 49% en mars et un niveau encore jamais vu. Ils ne sont d’ailleurs plus que 2% à envisager une sous-pondération des émergents contre 21% en mars. Spectaculaire!
Le marché du sukuk (obligation islamique) fonctionne comme une agrégation de marchés locaux, dont le plus important est de loin le marché malaisien, souligne une nouvelle étude publiée par l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s («Despite Players’ Global Aspirations, Lack Of Integration Keeps Sukuk Issuance A Local Affair»).L’an dernier, plus de 40% des émissions de sukuk dans le monde ont été le fait d’un seul émetteur, la banque centrale de Malaisie. En outre, les émissions en devises locales ont continué de très largement dépasser les émissions en devises dures comme le dollar.Au cours des dix dernières années, les émissions locales de sukuk en Malaisie et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC) ont contribué à une très forte croissance de ce marché. Mais sur les 117 milliards de dollars d'émissions lancées en 2013, seulement 16% peuvent être considérées comme vraiment internationales, c’est-à-dire cotées sur de grands marchés et libellées en devises dures. La plupart des émissions internationales proviennent de Malaisie ou de la région du Golfe. Depuis 2011, Standard & Poor’s a comptabilisé une vingtaine seulement d'émissions de sukuk émanant d’entités domiciliées en dehors des pays du GCC ou de Malaisie pour un montant d’environ 10 milliards de dollars.Toutefois, relève l’agence, l’intérêt des émetteurs hors des marchés traditionnels s’est accru , principalement parce que la conformité à la loi islamique, la charia, attire les investisseurs fortunés du Moyen Orient et d’Asie.
Partenaire historique des réseaux du Groupe BPCE, Seventure Partners a annoncé le lancement de deux nouveaux Fonds Communs de Placements dans l’Innovation (FCPI) : Seventure Premium 2014, disponible dans le réseau Banque Populaire, et Masseran Patrimoine Innovation 2014, disponible dans le réseau Caisse d’Epargne.Ces placements s’adressent aux investisseurs qui souhaitent, en contrepartie d’un risque de perte en capital: - bénéficier d’une réduction immédiate de leur impôt de solidarité sur la fortune égale à 45 % de leur investissement, - participer au financement de sociétés à fort potentiel de croissance évoluant dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et/ou des Sciences de la vie (SdV). Le capital de Seventure Premium 2014 et de Masseran Patrimoine Innovation 2014 sera investi à hauteur de 90 % minimum dans des PME innovantes selon une approche diversifiée. Cette diversification s’exerce à 3 niveaux. Tout d’abord, une diversification sectorielle pour capter les opportunités d’investissement dans plusieurs domaines d’activité, notamment les Technologies de l’information (électronique, télécoms, internet, logiciels...), les Sciences de la vie (nutrition, santé, pharmacie, instrumentation médicale, connected health, diagnostic...). Vient ensuite une diversification sur les stades de maturité des investissements afin de ne pas exposer le portefeuille des FCPI uniquement aux sociétés les plus jeunes qui sont souvent les plus innovantes mais aussi les plus risquées. Enfin, la diversification est aussi géographique : après Londres, Munich et Genève, Seventure Partners a ouvert en 2014 une 4ème antenne à Bâle. Ces antennes complètent son implantation en France, facilitent ses investissements transfrontaliers et apportent une véritable diversification géographique à ses FCPI. Cette présence européenne lui permet notamment d'être mieux positionnée pour identifier et saisir les meilleures opportunités d’investissement à l'étranger. L’importance de la collecte drainée par les réseaux bancaires en 2013 montre que la demande reste soutenue sur ce type de placements, tant pour leur potentiel de performance que pour leur attractivité fiscale.
La société de gestion indépendante Unigestion, dont les actifs sous gestion s'élevaient à 10,9 milliards d’euros à fin 2013, a annoncé le 15 avril le lancement d’une stratégie Actions « ISR » Monde, qui a déjà suscité l’intérêt de 25 organismes caritatifs et autres organisations à but non lucratif.Cette stratégie est gérée selon l’approche d’investissement d’Unigestion sur la classe Actions, qui repose sur une gestion du risque active, s’adaptant aux tendances de marché et dégageant des rendements pour les investisseurs tout en minimisant la volatilité. La stratégie fait également appel à une approche ISR s’appuyant sur les critères éthiques EIRIS. Selon Tom Leavitt, Managing Director, Responsable de l’équipe Clients Institutionnels chez Unigestion,« Nous sommes ravis que tant d’organisations caritatives aient déjà été convaincues par notre stratégie Actions « ISR » Monde. Notre approche d’investissement, axée sur la gestion du risque, convient particulièrement aux investisseurs à long terme souhaitant investir sur les marchés Actions tout en protégeant leur capital. Les institutions montrent un intérêt grandissant pour les investissements socialement responsables, et ce nouveau fonds reflète parfaitement la capacité de notre approche centrée sur le risque à répondre à cette demande. »
BlackRock gagne du terrain sur le marché chinois. BlackRock Asset Management North Asia, la filiale asiatique du gestionnaire d’actifs américain, vient de recevoir de la part du régulateur chinois, la China Securities Regulatory Commission, sa toute première licence RQFII (d’investisseur institutionnel qualifié pour la gestion en renminbi), rapporte International Adviser. Ce précieux sésame permet à la société de gestion d’investir sur les marchés de capitaux domestiques en Chine, incluant les actions de classe ‘A’ et les marchés obligataires «onshore».Cette licence vient compléter les deux premières licences QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) obtenues précédemment dans l’Empire du Milieu. La première licence QFII avait été obtenue en juin 2012 pour sa filiale BlackRock Institutional Trust Company avec un quota d’investissement de 100 millions de dollars. En octobre 2012, BlackRock avait obtenu une seconde licence, recevant du même coup un quota d’investissement supplémentaire de 100 millions de dollars en mars 2013.
Le Hennessee Hedge Fund Index a perdu 0,48 % en mars réduisant sa progression depuis le début de l’année à 1,5% rapporte Hennessee Group LLC, conseiller en placements qui consulte régulièrement les investisseurs sur leurs allocations d’actifs.Dans le détail, les stratégies les plus performantes sur le mois de mars ont été celles jouant l’Amérique latine (+3,51%), le high yield (+1,36%) et l’arbitrage sur convertibles (+1,15%), selon Hennessee. A l’inverse, les stratégies les moins performantes ont été celles jouant les technologies (-2,74%) l’international (-2,03%) et la macroéconomie (-1,44%).
Les investissements en immobilier d’entreprise à Londres (Central London) ont atteint des niveaux records au premier trimestre, avec un volume de 4,13 milliards de livres, soit environ 5 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Cushman & Wakefield.Les transactions réalisées dans les quartiers de la City et des Docklands ont atteint un volume record de 3,31 milliards de livres au premier trimestre dans le cadre de 32 transactions. Le volume observé est toutefois lié à un tout petit nombre de très grosses transactions, relève Cushman & Wakefield. Le fonds souverain du Koweit a notamment bouclé l’acquisition de More London pour un montant de 1,7 milliard de livres.Les capitaux étrangers continuent d’affluer dans le centre de Londres, représentant 77% du volume d’investissement dans les quartiers de la City et des Docklands.Dans le quartier du West End, qui avait enregistré l’an dernier un volume record de transactions de 8,2 milliards de livres, l’activité s’est élevé à 824 millions de livres au premier trimestre 2014, soit une baisse de près de 20% par rapport au premier trimestre 2013
Le fournisseur d’indices Stoxx a annoncé le 14 avril avoir accordé des licences d’exploitation à ETF Securities pour les indices Euro Stoxx 50 Daily Leverage 3 et LevDAX x3.Ces deux indices serviront de sous-jacent pour deux ETP qui ont été cotés le 14 avril sur Xetra.
Les fonds d’investissement allemands ont enregistré en février une collecte nette de 8,9 milliards d’euros, selon les statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Sur les deux premiers mois de l’année, la collecte nette s'élève à 16,6 milliards d’euros.Durant le mois sous revue, les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont attiré 5,8 milliards d’euros alors que les fonds ouverts au public ont drainé 1,5 milliard d’euros et les mandats 1,6 milliard d’euros.L’association professionnelle relève par ailleurs que l’an dernier, la collecte cumulée des fonds ouverts et des fonds dédiés réalisée en Allemagne s’est élevée à 95 milliards d’euros, à comparer à une collecte de 401 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Europe. Autrement dit, le marché allemand des fonds, qui représente à peine 20% du marché européen, a réalisé environ 25% de la collecte de l’année 2013.
Axa Investment Managers a lancé une stratégie de fonds de fonds dans le domaine de l’impact investing, apprend-on dans le dernier rapport annuel de la société de gestion sur l’investissement responsable. Ce fonds est dédié au groupe Axa, lequel a prévu d’y investir 150 millions d’euros. Mais il n’est pas exclu de l’ouvrir à la clientèle tiers à l’avenir, indique un porte-parole d’Axa IM. La société de gestion travaille aussi à l’intégration des facteurs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la gestion des investissements du groupe Axa d’ici 2015. Par ailleurs Axa IM indique avoir obtenu un mandat pour la gestion d’un portefeuille obligataire de 200 millions d’euros intégrant les facteurs ESG à chaque étape du processus d’investissement.Les encours ISR d’Axa IM ont augmenté de 18 % en 2013 à 5 milliards d’euros. Cela inclut uniquement les fonds « purs » labellisés ISR et non ceux bénéficiant de la recherche ISR.
Dans le cadre de son offre ISF 2014, OTC agregator, a annoncé le 14 avril le lancement du premier FIP agréé par l’AMF permettant d’investir dans le meilleur de l’industrie du cinéma français et nord-américain, et de l’entertainement, tout en bénéficiant d’une réduction d’ISF maximum.Le FIP OTC Grand Angle permet aux souscripteurs d’investir en direct au capital d’entreprises non cotées pendant 6 années afin de bénéficier d’une réduction d’ISF de 50% de l’investissement (hors droit d’entrée) retenus dans la limite de 18 000 €. Ce nouveau FIP est dédié pour moitié aux PME qui financent le développement de nouveaux films français et américains grand public qui constitueront à terme un portefeuille global de 30 oeuvres. L’autre moitié du fonds est investie dans des PME qui ont des projets précis dans l’univers du cinéma, de l’audiovisuel et des médias : équipement numérique, développement à l’international et croissance externe.Les PME finançant le développement de nouveaux films bénéficient d’un schéma de financement spécifique qui leur permet, en début de production, d’encaisser dès le 1er jour de tournage une recette égale au coût de développement du film, indépendamment du succès en salle. Par ailleurs, l’ensemble des recettes générées par le film seront partagées entre le groupe de production français Légende et les investisseurs du FIP. Grâce à un partenariat stratégique unique, le FIP OTC Grand Angle est le seul véhicule d’investissement qui co-investira aux côtés de Légende, qui a permis la création de grands classiques du cinéma.Principales caractéristiques Réduction d’ISF : 50% de l’investissement, dans la limite de 18 000 euros pour 36 000 euros souscritsQuota de sociétés éligibles à la réduction ISF : 100%Cadre règlementaire : FIP investi sur 4 régions limitrophes (Île-de-France, Bourgogne, Rhône-Alpes, PACA)Délai de conservation : 6 ans, prorogeable 2 fois d’une année Souscription minimale : 1 000 €Valeur liquidative d’origine : 10 €Frais d’entrée : 5 % maximum Frais de gestion : 3,95% TTC/an maximumDate limite de souscription : 15 juin 2014
En 2013, les placements australiens en actions étrangères ont, pour la première fois, dépassé le montant investi par les investisseurs internationaux sur la bourse australienne, selon le bureau des statistiques du pays. Ce tournant concrétise la tendance observée sur les dernières années. On constate la même tendance sur les marchés obligataires. Cette dynamique devrait se poursuivre, estime Martin Goss, conseiller en placement chez Towers Watson & Co à Melbourne, qui prévoit que « les fonds de pension australiens seront exposés à 60% à l’international sur leurs investissements en actions d’ici à 10 ans contre 48% aujourd’hui ». Le marché australien est devenu trop étroit pour les investisseurs locaux. Il faut dire que la bourse de Melbourne ne représente que 2,3% de la capitalisation du marché mondial selon les données de Bloomberg. En termes de capitalisation, « les 10 plus grosses valeurs pèsent ensembles plus de la moitié de l’indice de référence » déplore le directeur des investissements au sein de Retail Employees’ Superannuation Trust (REST) qui déclare « ne pas avoir alloué de capitaux supplémentaires à des gérants australiens au cours des deux dernières années».De plus « certains secteurs tels que l’industrie pharmaceutique ou les technologies ne sont pas représentés au sein de l’indice boursier australien », regrette Nader Naeimi qui dirige le fonds Dynamic Asset Allocation et qui conseille aux fonds australiens « d’être investis à 80% à l’étranger ». Les fonds australiens désireux de se diversifier n’ont donc d’autre choix que d’augmenter leur exposition internationale.
Les marchés émergents ont continué d’attirer l’intérêt des investisseurs début avril avec les bonnes performances enregistrées par plusieurs indices clés et la bonne réception de l’emprunt de l’Etat grec. Grâce surtout aux investisseurs institutionnels, les fonds d’actions émergentes ont ainsi enregistré durant la semaine au 9 avril leur plus forte collecte depuis le milieu du premier trimestre 2013, selon EPFR Global. Deux ETF émergents globaux ont représenté l’essentiel de la collecte.Les fonds d’actions dans leur ensemble ont drainé un montant net de 11,2 milliards de dollars durant la semaine au 9 avril. Les seuls fonds d’actions européennes ont enregistré une collecte nette de plus de 1 milliard de dollars.Les fonds obligataires ont terminé la semaine au 9 avril sur une collecte nette de 6,2 milliards de dollars. EPFR Global précise que les fonds d’obligations américaines, européennes, émergentes et globales ont tous attiré entre 1,25 milliard de dollars et 1,8 milliard de dollars.Du côté des fonds monétaires, la décollecte des fonds monétaires américaines, qui s’est élevée à 19,7 milliards de dollars, a largement effacé les souscriptions modestes dans les fonds monétaires européens et japonais.