Au premier trimestre, l’indice de régime de marché de State Street Global Advisors a fait les montagnes russes. Après avoir commencé le trimestre dans le régime « de faible aversion au risque », le MRI a très rapidement atteint le régime « d’euphorie » au début de mois de janvier, reflétant la confiance et l’optimisme des investisseurs. Mais le ralentissement de la croissance chinoise a déstabilisé les devises des marchés émergents déjà fragilisées et a provoqué une augmentation significative de la volatilité implicite des actions. L’Indicateur de Régime de Marché est alors passé du régime « d’euphorie » au régime dit « normal », se rapprochant même du régime de « haute aversion au risque » début février. Les nouvelles rassurantes sur l'économie américaine, les discours conciliants de la nouvelle présidente de la Fed, Janet Yellen, couplés à la confiance dans le maintien des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne ont reconduit le MRI dans le régime de « faible aversion au risque » fin février. L’indice est resté sur ce régime durant tout le mois de mars.
Interrogé par L’Agefi, Marc Olivier, directeur général France de Nordea Investment Funds, constate que la prime de risque des actions demeure encore attractive par rapport aux standards historiques et aux taux sans risque. «Nous favorisons les entreprises au profil stable, capables de participer à la hausse du marché tout en offrant une protection à la baisse», indique le responsable qui trouve beaucoup de ces titres dans les secteurs des utilities, de la santé, et des technologies de l’information. Cela étant, Marc Olivier reconnait que les estimations de résultats pour le premier trimestre ont été révisées à la baisse, mais cette révision offre davantage de marge pour de bonnes surprises.
BlackRock a fortement réduit sa participation dans MPS, rapporte Milano Finanza. Selon le régulateur italien Consob, le groupe américain est descendu à 3,229 % du capital de la banque italienne alors qu’il était monté à 5,748 % mi-mars, au moment où la Fondation MPS a vendu 12 % des actions, devenant le deuxième actionnaire de l’établissement.
Les actions européennes figurent encore en très bonne place dans le classement des classes d’actifs les plus performantes et les moins performantes des sept dernières années établi par Barings. Les actions européennes, qui occupaient la première place du classement 2012 avec une performance de 17,8%, arrivent en deuxième position dans le classement 2013 avec une performance de 25,2%, juste derrière les actions américaines (28,3%) mais devant les actions japonaises (24,9%) et les actions britanniques (20,8%).Pour l’année en cours, Barings continue de privilégier les actions. «Actuellement, la croissance persiste dans les pays développés à un rythme proche de la tendance voire supérieur en 2014. Les pressions inflationnistes devraient donc rester limitées. Même si elles risquent de ne pas atteindre les mêmes performances qu’en 2013, nous favorisons toujours les actions et nous nous attendons à ce qu’elles surperforment les autres classes d’actifs», estime Andrew Cole, gérant allocation dynamique, cité dans un communiqué.Une fois de plus, l'étude montre une très forte volatilité des classes d’actifs avec des changements spectaculaires d’une année sur l’autre. Par exemple, les actions émergentes qui figuraient en troisième position dans le classement 2012 avec un gain de 13,4%, se retrouvent en 2013 dans le dernier carré des classes d’actifs les plus décevantes avec un recul de 4,1%.
Qualium Investissement a annoncé avoir cédé ses parts dans Agro-Service 2000, distributeur de matériel agricole non motorisé, à Naxicap Partners et à ses deux dirigeants-actionnaires. Créé en 1982, Agro-Service 2000 est le 1er réseau intégré sur le marché de la distribution de solutions d’agro-équipements, concept de distribution unique, structuré autour de 19 points de vente proposant une offre magasin libre-service (LISA) et un parc matériel extérieur. Avec un effectif de plus de 120 salariés, l’enseigne réalise un chiffre d’affaires d’environ 35 M€ et est présente dans plus de 15 départements du centre de la France, principalement en Auvergne, Limousin et Bourgogne
Les gérants d’actifs ont acquis plus de 60 % des sept émissions récentes d’obligations cocos (contingent convertible bonds ou obligations super subordonnées) de grandes banques européennes, rapporte le Financial Times, pour qui c’est le signe que la quête de rendement pousse les investisseurs traditionnels vers des classes d’actifs plus risquées et non testées. A titre de comparaison, les hedge funds ont acheté moins de 20 % de cette dette hybride, selon une étude d’Union Investment.
En ce début de printemps, les ETP actions émergentes semblent avoir retrouvé les faveurs des investisseurs, selon BlackRock. Ainsi, sur un mois glissant au 22 avril, les ETP actions émergentes d’iShares domiciliés aux Etats-Unis ont enregistré des souscriptions nettes de 5,8 milliards de dollars. Sur avril seulement, la collecte s’est élevée à 3,6 milliards de dollars. Le constat est le même en Europe. Sur un mois glissant, la collecte sur les ETP actions émergentes est de 579 millions de dollars, et sur avril, de 539 millions de dollars.Cette reprise d’activité intervient alors qu’en 2013, selon les chiffres compilés par BlackRock mais incluant tous les fournisseurs d’ETP, les ETP actions émergentes avaient vu sortir 10,3 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Une hémorragie qui s’était accentuée au premier trimestre 2014, avec des rachats nets de 15,2 milliards de dollars. D’ailleurs, depuis le début de l’année, la classe d’actifs chez iShares reste en décollecte sur les Etats-Unis et l’Europe. David Benmussa, directeur d’iShares en France, note que c’est le global qui attire la plus grande partie des flux, plutôt que les pays individuels, même si le Brésil et la Chine enregistrent quelques marques d’intérêt.Si ce retour sur les ETP actions émergentes est notable compte tenu de la désaffection qui a touché la classe d’actifs depuis plusieurs mois, difficile de dire s’il se confirmera dans la durée et annonce un retournement de tendance généralisé. Mais, selon David Benmussa, le sujet est sur toutes les lèvres des clients…Ces chiffres sont en tout cas confirmés par les dernières statistiques publiées par EPFR, pour qui les fonds d’actions émergentes ont enregistré durant la semaine au 9 avril leur plus forte collecte depuis le milieu du premier trimestre 2013. Deux ETF émergents globaux avaient représenté l’essentiel de la collecte.
Greenlight Capital, la société de hedge funds dirigée par David Einhorn, a écrit dans une lettre adressée à ses clients dont Bloomberg News s’est procuré une copie : « il est clair que nous assistons aujourd’hui à notre deuxième bulle technologique en 15 ans ». Dans ce contexte, la société, qui gère 10,3 milliards de dollars, parie contre un groupe de valeurs technologiques, lesquelles pourraient chuter d’au moins 90 % « si et lorsque le marché appliquera à nouveau les valorisations traditionnelles ». « La bulle actuelle est un écho de la précédente bulle technologique avec moins de grandes capitalisations et beaucoup moins d’enthousiasme de la part du grand public », peut-on encore lire dans cette missive.
Le fonds d’investissement PAI Partners doit prendre le contrôle majoritaire du groupe Euro Media Group, leader français et européen des prestations techniques de tournage pour la télévision et le cinéma, rapporte Le Figaro. Les deux fondateurs Jean-Pierre et Chantal Barry, qui détiennent 12,5% du capital devraient réinvestir dans le nouveau holding de tête aux côtés de PAI. La transaction valoriserait Euro Media Group à un peu moins de 200 millions d’euros, selon le quotidien.
Les encours d'épargne salariale s’inscrivaient au 31 décembre 2013 à 104,4 milliards d’euros, selon l’enquête annuelle sur l'épargne salariale en 2013 publiée par l’Association française de la gestion financière (AFG). Les actifs sont en hausse de 10 % par rapport au 31 décembre 2012 en raison d’un effet de marché très favorable, compte tenu de la bonne tenue des marchés actions en 2013 (+18% pour le CAC 40).Les encours se répartissent entre : les fonds d’actionnariat salarié à hauteur de 42,5 milliards d’euros, soit 41 % du total ; et les fonds « diversifiés », investis eux-mêmes largement en actions, à hauteur de 61,9 milliards d’euros, soit 59 % du total. Par rapport à 2012, l’écart de répartition entre les deux familles de fonds s’est légèrement réduit.Les fonds solidaires continuent de progresser fortement. En 2013, leur actif est passé de 2,6 milliard à 3,7 milliards d’euros, soit une progression de plus de 40 % d’une année sur l’autre. La progression est également marquée pour les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) dont l’encours est désormais de 16,1 milliards d’euros (+ 10 % en 2012). Les versements sur des dispositifs d’épargne salariale ont atteint 11,7 milliards d’euros en 2013, en légère augmentation de 3,5 % par rapport à 2012. Ils se répartissent de la manière suivante : 3,75 milliards d’euros au titre de la participation, 3,4 milliards d’euros au titre de l’intéressement, 2,35 milliards d’euros au titre des versements volontaires des salariés et 2,2 milliards d’euros au titre de l’abondement des entreprises. Le montant des rachats s’élève à 15,2 milliards d’euros, ce qui donne un solde net négatif de souscription de 2,9 milliards d’euros contre un solde net positif de souscription de 500 millions d’euros en 2012. Cette différence s’explique en 2013 par la mesure de déblocage exceptionnel mise en oeuvre au second semestre dont l’AFG avait souligné l’incohérence avec le souhait de développer l’épargne longue et prédit l’inefficacité en matière de soutien à la consommation. Ces déblocages ont en effet représenté 2,2 milliards d’euros.Le nombre d’entreprises équipées poursuit régulièrement sa croissance. Au 31 décembre 2013 en effet, près de 280.000 entreprises disposent d’un plan d’épargne salariale, soit une hausse de 4 % par rapport au 31 décembre 2012. Le nombre de comptes de porteurs d'épargne salariale demeure stable à plus de 11 millions.
Nippon Life, le premier assureur vie privé du Japon, a indiqué avoir accru de 960 milliards de yens à 25.170 milliards sa détention d’obligations domestiques lors de l’exercice fiscal 2013/2014 clos à fin mars rapporte L’Agefi ce matin. Nippon Life souhaite continuer à gonfler ses investissements domestiques et prévoit également d’investir en obligations étrangères non couvertes à condition que le yen remonte.
Face à la forte demande des investisseurs internationaux pour les obligations des économies de la zone euro qui avaient été touchées par la crise, le taux de détention de la dette gouvernementale espagnole par les étrangers a renoué avec le niveau record d’il y a trois ans, rapporte le Financial Times. Ainsi, l’exposition des étrangers aux obligations souveraines espagnoles a augmenté de plus de 70 milliards d’euros depuis début 2012 à 182 milliards, selon Barclays. Ce montant avait été de 188 milliards d’euros en avril 2011.
Les hedge funds ont réduit les stratégies haussières sur l’or pour la 4ème semaine consécutive, soit la plus longue série cette année d’après les données compilées par Bloomberg.La position longue nette est tombée à son plus bas niveau sur l’or depuis mi-février car les spéculateurs ont vendu des lingots sur des signes d’accélération de la croissance américaine selon Bloomberg qui précise qu’au cours du dernier mois, les stratégies baissières sur l’or ont plus que doublé.
Ardian séduit toujours autant les investisseurs. La société de capital investissement, ex-Axa Private Equity, a annoncé ce 23 avril avoir levé un total de 10 milliards de dollars dans le cadre de fonds de fonds auprès d’investisseurs internationaux.Dans le détail, ces 10 milliards comprennent 9 milliards de dollars pour la plateforme secondaire sixième génération d’Ardian, active en buyout et capital-développement, avec des droits de co-investissements et 1 milliard de dollars d’engagements primaires. « Ce montant de 10 milliards, le plus important jamais levé dans cette classe de fonds de fonds souligne l’intérêt continu des investisseurs pour cette classe d’actifs », estime Ardian dans un communiqué qui, par ailleurs « prévoit qu’un nombre sans précédent d’actifs de très bonne qualité continuera à alimenter le marché du secondaire en 2014 ». Ce dernier succès de l’équipe fonds de fonds d’Ardian arrive deux ans après les 8 milliards de dollars levés pour la cinquième génération de fonds de fonds. Cette nouvelle génération a attiré des investisseurs institutionnels majeurs d’Amérique du Nord, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie, principalement des fonds de pensions, des agences gouvernementales et des family offices. Depuis le début de l’année, Ardian s’est déjà montrée particulièrement active dans le domaine des fonds de fonds avec plus de 2 milliards de dollars engagés dans trois opérations secondaires. « Ces transactions ont lieu après que l’équipe a déployé 4,3 milliards de dollars dans 21 opérations secondaires entre septembre 2012 et la fin de l’année 2013 », précise la société de capital investissement. Active en secondaires depuis 1999, Ardian gère ou conseille 28 milliards de dollars à travers 900 fonds et 10,000 entreprises sous-jacentes.
Les réseaux sociaux sont de plus en plus présents dans le secteur des hedge funds, selon Donald Steinbrugge, fondateur et Managing Partner du TPM Agecroft Partners, spécialisé en gestion alternative, rapporte HedgeCo.Net.En effet, les réseaux sociaux sont utilisés par les investisseurs dans le cadre de leur processus de due diligence sur les hedge funds, par les fournisseurs de services dans leurs efforts de distribution auprès des hedge funds, et par les hedge funds eux-mêmes pour améliorer leur stratégie marketing, leur recherche et la qualité générale de leur société.Selon Donald Steinbrugge, «le réseau social le plus utilisé au sein du secteur des hedge funds est de très loin LinkedIn qui est employé, selon nos estimations, par environ 90% des collaborateurs des hedge funds disposant de plus de 100 millions de dollars d’actifs».
Viveris Management a annoncé le 22 avril un investissement de 1,5 million d’euros dans la société Terra Corsa, via le Fonds d’investissement de proximité (FIP) Néoveris Corse 2013. Terra Corsa est une filiale de l’Union des Vignerons de l’île de Beauté (UVIB), coopérative qui regroupe 80 adhérents exploitant un vignoble de 1.650 hectares (soit un tiers de la production viticole corse). Située à Aléria, l’UVIB emploie 61 salariés et enregistre un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros . La qualité de ses produits vient d’être saluée par cinq médailles au dernier Salon international de l’Agriculture. L’UVIB achète le raisin, le vinifie et procède à l’embouteillage. Les vins issus de sa cave sont principalement commercialisés par Terra Corsa qui a vocation à devenir l’un des piliers de l’Union dans ce domaine. Son objectif est notamment d’accroître la part de marché des vins sur le continent et plus particulièrement en région parisienne.
Les hedge funds activistes, qui ont triplé leurs actifs sous gestion au cours des cinq dernières années, envisagent désormais de concentrer leur attention sur l’Europe, selon une enquête réalisée par FTI Consulting et Hedge Fund Research, rapporte The Telegraph.Les activistes géraient l’an dernier plus de 93 milliards de dollars, soit près du triple du montant observé il y a cinq ans et une progression de 42% par rapport à 2012. Les fonds activistes ont dégagé l’an dernier une performance de 16,6% contre 9,3% pour le hedge fund moyen.
Dans une tribune libre publiée dans le Financial Times, Andreas Utermann, co-responsable et CIO global d’Allianz Global Investors, explique comment « sauver » la gestion active. En plus d’augmenter leur « part active » (active share), les gérants actifs doivent aussi se concentrer sur les activités qui augmentent le ratio d’information. Premièrement, ils devraient élargir leur univers d’investissement. Cela signifie surpondérer les petites capitalisations, qui ont surperformé les grandes capitalisations sur le long terme. Cela signifie aussi accorder une importance accrue à la profondeur de la recherche et développer des convictions fortes. Deuxièmement, les gérants devraient étaler la part active sur plusieurs stratégies, comme les styles d’investissement, l’allocation pays et sectorielle. Troisièmement, ils devraient utiliser davantage tous les outils d’investissements disponibles et développer de nouveaux produits qui ne soient pas contraints et puissent vendre à découvert. Si les gérants actifs saisissent et intègrent ces mesures, ils ont une chance de continuer à remplir leur objectif et ils feront taire ceux qui prédisent la mort de la gestion active.
D’ici un an, l’Eurostoxx 50 devrait connaître une croissance en ligne avec les profits des sociétés qui composent l’indice, soit environ 9%, selon Eric Mijot, co-responsable de la stratégie et de la recherche économique chez Amundi qui répondait aux questions de L’Agefi. Ce dernier précise que les petites et moyennes capitalisations devraient surperformer l’Eurostoxx 50 et que les pays du Sud présentent une dynamique plus forte que celle de l’indice européen. Enfin, le soutien prolongé de la BCE est un atout indiscutable en faveur de la zone euro, selon Eric Mijot.
Les investisseurs choisissant des fonds gérés activement devraient investir dans des portefeuilles qui ne suivent pas un indice de référence, ou bien ils risquent de payer des frais élevés en échange d’une sous-performance, montre une nouvelle étude de State Street Global Advisors citée par le Financial Times. Brian Routledge et Anthony Forcione, les auteurs de l’étude, pensent que les fonds de « haute conviction », qui se concentrent sur un petit nombre de valeurs, ont tendance à surperformer sur le long terme, malgré une plus forte volatilité. A titre de comparaison, les portefeuilles investis dans un grand nombre de valeurs diluent l’impact des « meilleures idées » des gérants.