La société d’investissement Ardian a annoncé, ce 12 décembre, la cession d’un portefeuille d’actifs d’infrastructures d’un montant de plus d’un milliard d’euros au fonds de pension APG et à Axa, au terme d’un processus d’enchères. Les acheteurs sont tous deux investisseurs du portefeuille depuis 2006, précise la société dans un communiqué. A l’issue de la transaction, Ardian continuera d’assurer la gestion de ces actifs. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Mathias Burghardt, membre du comité exécutif d’Ardian, précise toutefois que tous les actifs sont valorisés au-dessus de la NAV (valeur liquidative), offrant ainsi «des rendements attractifs». «APG reprend environ 2/3 des actifs tandis que certains LP (limited partners) réinvestissent dans le portefeuille», souligne une source proche du dossier. Le portefeuille concerné se compose de huit actifs d’infrastructures matures et diversifiés sur les plans géographique et sectoriel qui proviennent de la deuxième génération de fonds d’infrastructures d’Ardian, dont la levée a été finalisée en 2007. « La transaction fait suite à l’engagement pris par Ardian, lors de la création du fonds, de fournir de la liquidité aux investisseurs à compter du dixième anniversaire du fonds », souligne la société d’investissement. Ce portefeuille comprend la société italienne de distribution de gaz 2i Rete Gas, la LGV française Lisea, l’autoroute espagnole Trados M-45, le réseau français de télécommunication ferroviaire Synerail, des sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables comme le français Kallista Energy et l’italien 3 New & Partners, l’autoroute française A88 et, enfin, l’hôpital italien HISI Legnano. L’Agefi note ce matin 13 décembre qu’Ardian continuera à gérer ces actifs pour le compte d’APG et reste donc intéressé à la performance future du portefeuille, ce qui laisse perplexes certains investisseurs. « Alors qu’Ardian avait pour mission d’optimiser la performance dans l’intérêt du fonds et de ses souscripteurs, on se demande s’il a bien vendu ou s’il a bien acheté ce portefeuille», s’interroge l’un d’eux auprès du quotidien. Cette cession, permettant à Ardian de vendre ces actifs en une seule transaction et de remonter de l’argent à ses investisseurs, est bienvenue alors que la vente des parkings Indigo, détenus par son troisième fonds d’infrastructures conjointement avec Predica, a été abandonnée le mois dernier. Les vendeurs en espéraient près de 4 milliards d’euros de la part du chinois Shougang.
AEW a acquis, pour le compte du Fonds City Retail, trois actifs de commerces prime dans le centre-ville de Milan pour une valeur globale d’environ 44 millions d’euros. La stratégie du fonds vise à construire un portefeuille de commerces prime, constitué d’actifs générant des revenus réguliers et idéalement situés au cœur des principales capitales européennes. Avec cette nouvelle acquisition, le fonds détient, désormais, plus de 350 millions d’euros d’actifs sous gestion répartis dans six pays en Europe.Les trois actifs, d’environ 1.655 m² sont entièrement loués à Pull & Bear, Pandora et AW Lab et sont situées à Milan, Via Torino 22/Piazza Beltrade 1, dans l’une des principales artères commerçantes de la ville qui relie Piazza Duomo à Porta Ticinese.Suite à l’acquisition, en juillet dernier, du commerce adjacent Muji de 851 m², City Retail détient désormais l’un des blocs de commerces les plus importants et les mieux placés de Via Torino, affirme un communiqué.
Aquiline Technology Growth (ATG) et BlackFin Capital Partners, des fonds spécialisé dans les services financiers, ont investi dans la société Friss, qui revendique la place de leader européen du logiciel de détection de fraude à destination des assureurs, avec une levée de fonds de Série A de 15 millions d’euros. Selon un communiqué, l’argent sera utilisé pour développer les solutions de détection de fraude, accélérer le développement à l’international de l’entreprise et faciliter la coopération transfrontalière et inter-assureurs en matière de lutte contre la fraude.L’indicateur de fraude principal, le Friss Score repose sur des techniques d’intelligence artificielle, d’analyse de données, et de machine learning pour évaluer le niveau de risque lors de l’émission de devis, lors de la souscription à une police d’assurance, et lors de la déclaration de sinistre. Friss indique avoir pour ambition d’établir son score en standard à l’échelle mondiale.Suite à cet investissement, Mike Cichowski, associé chez ATG et Maxime Mandin, directeur de participations chez BlackFin, rejoindront le comité de direction de Friss.
La start-up française Uwinloc vient de boucler une levée de fonds de 1 million d’euros auprès de trois fonds d’investissement européens et asiatiques, à savoir M Capital Partners, ACE Management et Cylon Capital, a annoncé ce 12 décembre la société M Capital Partners. Fondée en 2015, Uwinloc a développé une technologie de localisation interne lui permettant de produire des étiquettes géolocalisables de très haute précision, fonctionnant sans pile, alimentées en énergie uniquement grâce au captage de signaux radio. Cette levée de fonds doit permettre à la start-up « d’accélérer l’industrialisation de sa solution ainsi que son déploiement, en Europe et aux Etats-Unis notamment », explique M Capital Partners dans un communiqué. Un second tour de table de l’ordre de 2 à 3 millions d’euros est d’ores et déjà envisagé sur le deuxième trimestre 2018.
L’année 2018 s’annonce sous les meilleurs auspices pour l’économie. Tel est la prévision établie par les experts d’Axa Investment Managers (Axa IM) à l’occasion, hier, d’une rencontre avec la presse. « Pour 2018, notre scénario central table sur une croissance économique mondiale qui va rester solide, a ainsi avancé Maxime Alimi, responsable de la stratégie d’investissement chez Axa IM. L’inflation devrait remonter modérément du fait de la pression généralisée des marchés du travail. Cet environnement devrait donc permettre aux banques centrales de poursuivre leur politique de normalisation monétaire de manière graduelle, prudente et patiente. » La société de gestion a malgré tout identifié deux risques à moyen et long terme. De fait, Axa IM estime que l’endettement important des entreprises non-financières américaines et les valorisations élevées des actions aux Etats-Unis sont deux points à surveiller en 2018. « Mais nous ne sommes pas dans un scénario de bulle ni dans un scénario de retournement brutal pour 2018, a tenu à préciser Maxime Alimi. Un cycle économique ne meurt pas de vieillesse mais de mort violente. Or, à ce stade, nous ne voyons pas venir de chocs d’ampleur susceptibles d’interrompre la croissance américaine. » Ensuite, Axa IM a également attiré l’attention sur la situation de la Chine qui représente aujourd’hui un tiers de la croissance économique mondiale. « C’est la première fois que l’économie mondial dépend aussi fortement d’un pays émergent, qui présente en outre un certain nombre d’incertitudes, a fait valoir Maxime Alimi. Toute la question réside dans la pérennité de son modèle. » Pour autant, l’heure reste à l’optimisme. « Pour 2018, nous surpondérons les actifs risqués », a annoncé Serge Pizem, responsable de la gestion multi-classes d’actifs chez Axa IM. Ainsi, à l’instar de bon nombre de sociétés de gestion, la société de gestion préconise de surpondérer les actions, notamment celle de la zone euro et des marchés émergents. « C’est la première fois depuis 2010 que nous avons une telle croissance économique synchronisée, ce qui devrait soutenir la croissance des marges bénéficiaires et des profits des entreprises », a estimé Serge Pizem. Sa préférence va clairement pour les actions de la zone euro « car nous sommes au début d’un cycle économique plus long et nous allons encore voir s’améliorer les marges des entreprises », a-t-il ajouté. De fait, Axa IM table sur « une progression de 8% des actions européennes en 2018, liée essentiellement à la croissance des bénéfices des entreprises », a souligné Serge Pizem pour qui les fusions-acquisitions devraient constituer un élément porteur en Europe. Au niveau sectoriel, il a avoué avoir un faible pour les banques européennes, « surtout en cas de remontée progressive de taux », a-t-il précisé. « Globalement, ce n’est pas le moment de sortir des marchés actions, même s’il y aura de la volatilité en 2018 », a-t-il ajouté. A l’inverse, Axa IM entend sous-pondérer les obligations d’Etat au sens large. « Les marchés sous-estiment l’inflation à venir, a avance Serge Pizem. Vu la situation de plein emploi aux Etats-Unis, la probabilité de voir s’accélérer l’inflation est forte, confortant ainsi la Réserve fédérale (Fed) dans le resserrement de sa politique monétaire. Nous sous-pondérons donc les obligations d’Etat mais nous avons une position longue sur les points morts d’inflation. » Sur le terrain des obligations, seules les dettes émergentes trouvent grâce à ses yeux, principalement sur des durations courtes. « Nous aimons bien les dettes émergentes tant en devises dures qu’en devises locales car nous pensons qu’il y aura une poursuite du renforcement des devises émergentes tant que la Chine n’est pas confrontée à un choc », a expliqué Serge Pizem. Sur le marché du crédit, Axa IM conseille de sous-pondérer le segment « investment grade », lui préférant le « high yield ». « Nous aimons les stratégies de ‘carry’ qui donne du rendement, à l’image du ‘high yield, n’a pas caché Serge Pizem. Les politiques monétaires sont encore très expansionnistes et les banques centrales vont donc laisser l’économie se raffermir. Ce contexte est porteur pour les stratégies de ‘carry’, plus en Europe qu’aux Etats-Unis où le poids du secteur pétrolier est important dans le segment ‘high yield’. »
FFP, holding de la famille Peugeot, est partie pour connaître en 2017 une année record en termes d’investissements et compte poursuivre l’an prochain sa stratégie de diversification en dehors de l’automobile, a dit à Reuters son PDG Robert Peugeot.Autrefois actionnaire de contrôle de PSA, FFP et son propre actionnaire majoritaire Etablissements Peugeot Frères (EPF) ne détiennent plus aujourd’hui que 12% environ du capital du constructeur. Et PSA ne représente désormais qu’un tiers de l’actif net d’un peu plus de quatre milliards d’euros de FFP.Sous la houlette de Robert Peugeot, la holding familiale a multiplié les investissements dans des secteurs et des géographies variés : Orpea (maisons de retraite), Seb (petit électroménager), Zodiac Aerospace et Lisi (aéronautique), Spie (ingénierie électrique), Eren (énergies renouvelables), jusqu’au café et au vin en passant par le commerce en Asie du Sud-Est ou les croisières fluviales de luxe pour touristes américains."Nous avons cherché progressivement des investissements aussi décorrélés que possible de l’automobile mais nos différentes participations entre elles également sont décorrélées», a déclaré Robert Peugeot lors d’une interview. «Notre logique est une logique de croissance de notre actif net à long terme.» L’année qui s’achève a déjà été marquée par un nombre record d’opérations - une trentaine, avec un dernier investissement en date dans un distributeur américain de médicaments pour les hôpitaux - contre une vingtaine en 2016, et par un montant d’investissements d’environ 400 millions d’euros, un record également. FFP procède par prise de participation minoritaire dans des sociétés dotées en général d’un actionnariat familial ou par co-investissement avec ses fonds de private equity. Les participations cotées étant désormais majoritaires dans son portefeuille, la holding pourrait tourner l’an prochain son attention davantage vers le non-coté, comme le groupe d’ingénierie Fives dont elle a regardé le dossier mais sans finalement se porter candidate. «On pourrait être amené peut-être à faire davantage l’année prochaine (...) d’investissements dans le non-coté en partenariat avec d’autres investisseurs (...), où l’on prend à plusieurs le contrôle d’un nouvel actif pour accompagner son développement dans le temps», a indiqué de son côté Sébastien Coquard, directeur des investissements de FFP.
La Caisse des dépôts a annoncé mercredi de nouveaux engagements en faveur du financement de la transition écologique et énergétique. L’institution, qui a atteint les objectifs annoncés à l’occasion du Climate Finance Day de 2015, va notamment flécher les sommes collectées au titre du Livret des développement durable et solidaire vers des projets favorables au climat. La collecte du LDDS, dont 15 milliards d’euros ont déjà été consacrés à la transition énergétique entre 2014 et 2017, servira à octroyer des prêts pour financer des projets.
PSP Swiss Property a annoncé ce 11 décembre l’acquisition auprès de Edmond de Rothschild (Suisse) S.A. d’un portefeuille immobilier d’une valeur de 190 millions de francs suisses. Les immeubles se trouvent à Genève (5), Lugano (2), à Lausanne (1) et Fribourg (1). Ce portefeuille affiche une surface locative de 15.400 mètres carrés.Cette acquisition renforce les positions de PSP Swiss Property en Suisse romande. Les transferts de propriété seront effectifs le 1er février 2018.Sollicité par un site spécialisé suisse, Edmond de Rothschild (Suisse) n’a pas souhaité commenter les raisons à l’origine de cette opération.
Union Investment a annoncé ce 11 décembre l’acquisition d’un centre logistique à proximité de Duisburg, dont la construction a été achevée le mois dernier et qui offre une surface locative de 87.500 mètres carrés. Le centre est d’ores et déjà entièrement loué à Chal-Tec, une entreprise berlinoise spécialisée dans le e-commerce. L’acquisition a été réalisée pour le compte du fonds Unilnstitutionnal European Real Estate. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
L’agence de services et recherche Vigeo Eiris, spécialisée dans l’ESG, a salué l’initiative de 27 grands acteurs de la Place de Paris incitant les émetteurs à intégrer une notation ESG dans leur communication en plus de la notation financière. Pour Vigeo, cela «consacre la reconnaissance, la matérialité et l’utilité de la notation extra-financière. C’est un pas significatif vers la généralisation de la communication par les émetteurs de leur notation extra-financière et de la reconnaissance pleine et entière par les signataires de sa contribution à leurs décisions éclairées d’investissement et de financement».En ce sens cette initiative consacre le rôle clé dévolu à l’analyse des facteurs de risques et de durabilité pour une prise en compte accrue de leurs impacts tant sur les émetteurs que sur les investissements. Elle donne un signal fort en faveur du développement d’une finance durable responsable en France et en Europe."En tant qu’agence de notation nous accueillons cette initiative avec la conscience d’une responsabilité nouvelle à l’égard des émetteurs comme des investisseurs. Fort de son expérience, de ses partis pris d’indépendance et de qualité de sa recherche, du professionnalisme de ses équipes, et de ses relations avec les entreprises comme avec les investisseurs, Vigeo Eiris entend relever le défi de la notation extra-financière du futur et agira en partenaire moteur de cette évolution en Europe et à l’international», déclare l’agence.
Naxicap Partners – société affiliée de Natixis Investment Managers qui gère près de 3 milliards d’euros - annonce entrer en tant qu’actionnaire majoritaire au capital du groupe Maxi Bazar, enseigne d’articles à petits prix, présente en Suisse et en France. Aucun détail sur le montant de l’opération n’est fourni. Le groupe Maxi Bazar compte aujourd’hui 54 magasins exclusivement en propre, pour un total de chiffre d’affaires supérieur à 80 millions d’euros attendu en 2017, en croissance de 11 % par an depuis 2011. Après avoir démontré sa capacité à s’imposer en région PACA et en Suisse francophone, le groupe a poursuivi avec succès son expansion, à travers les ouvertures réussies de points de vente en Suisse alémanique et dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Ainsi en septembre 2016, le Groupe a ouvert un « flagship » de 3000 m2 dans le centre-ville de Lyon, dans l’ancien bâtiment classé de la Banque de France.Créé en 1977, le Groupe compte aujourd’hui plus de 500 salariés et a vendu en 2016 plus de 60 000 références produits.
Inter Invest Capital, au travers de son Fonds Professionnel de Capital-Investissement (FPCI) Inter Invest Gravity, rachète pour près de 4 millions d’euros les participations de banques françaises dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole CIB, Allianz Banque, et devient actionnaire minoritaire de Novespace au côté du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et de Bpifrance. Créée en 1986 et basée à l’aéroport de Mérignac, Novespace est une filiale du CNES présidée par Jean-François Clervoy, astronaute de l’Agence Spatiale Européenne. La société Novespace est spécialisée dans l’organisation de vols paraboliques en avion, pour créer un environnement d’apesanteur au bénéfice de la recherche scientifique en partenariat avec les principales agences spatiales européennes. Des vols de découverte, à destination des clients privés, sont également organisés depuis 2013 sous la marque Air Zero G.
Pour Michael Kharitonov, bâtir un hedge fund basé sur le « machine learning » est trois fois plus difficile et prend trois fois plus de temps que prévu, rapporte le Wall Street Journal. « La plupart des choses que nous avons essayées ont échoué », indique le co-fondateur de Voleon. Le machine learning, ou l’apprentissage automatique, a permis des avancées dans plusieurs domaines comme les prévisions météo ou la traduction. La technique est aussi au cœur des tentatives pour bâtir des voitures sans chauffeur. Pourquoi ne pas l’appliquer aux marchés financiers ? Le problème de base est que les marchés sont chaotiques. Les systèmes de machine learning sont idéaux pour les situations où les motifs sont plutôt répétitifs et donc plus faciles à discerner. Les marchés financiers sont constamment affectés par de nouveaux événements, et les relations entre ces événements bougent fréquemment.
La Française Real Estate Partners a annoncé ce 8 décembre l’acquisition auprès de Bouygues Immobilier et d’Acapace une résidence services seniors en VEFA (Vente en l'état futur d’achèvement) située à Lorient (56), pour le compte de l’OPPCI (Organisme Professionnel de Placement Collectif Immobilier) LF Résidences Seniors. La résidence sera exploitée par les Jardins d’Arcadie dans le cadre d’un bail ferme de 11 ans et 11 mois. L’ensemble immobilier sera composé de 80 logements meublés (du T1 au T3) et développera 4 167 m² sur 4 niveaux dont plus de 670 m² d’espaces communs. Il disposera également de 37 places de stationnement. La livraison de l’immeuble est prévue au premier trimestre 2020. « Cette première acquisition d’une résidence seniors gérée par les Jardins d’Arcadie permet de porter à cinq le nombre d’exploitants sur le fonds LF Résidences Seniors et contribue à notre objectif de diversification au sein de l’OPPCI. Nous espérons que cette résidence sera la première d’un long partenariat avec les Jardins d’Arcadie», précise Patrice Genre, président de La Française Real Estate Partners.
Apollo Global Management, le hedge fund dirigé par Leon Black, serait sur le point de racheter la chaîne de restauration rapide mexicaine Qdoba, propriété de l’américain Jack in the Box, rapporte le New York Post. Selon le quotidien, Apollo devrait débourser environ 300 millions de dollars pour cette chaîne qui compte 720 restaurants et dont les résultats trimestriels ont été décevants. Dès le mois de mai, Jack in the Box avait indiqué étudier des alternatives stratégiques pour Qdoba.
Affirmant être conscients de leur responsabilité dans le développement d’une économie durable et responsable, 22 signataires, dont plusieurs grandes sociétés d’investissement et de gestion d’actifs privés, publics et mutualistes, et infrastructures de marché, de la Place de Paris, ont signé une Déclaration commune invitant les émetteurs à une communication de leur notation ESG – Environnement, Social et Gouvernance – , en complément de leur notation financière. «Notre initiative inédite illustre notre conviction que les facteurs sociaux, environnementaux, éthiques et de gouvernance influencent la qualité de crédit, la valorisation des entreprises et la création de valeur future. L’accès à la notation ESG nous renseigne sur la soutenabilité des modèles d’analyse des entreprises et projets dans lesquels investir en faveur d’une croissance soutenable, inclusive, moins intense en carbone et relevant le défi du changement climatique, tout en préservant le capital et en recherchant un rendement cohérent avec cet objectif», souligne un communiqué. Conscients des enjeux de la croissance durable, nous voulons apporter ainsi notre contribution à l’ambition de l’Europe et de Paris Europlace de promouvoir une finance durable et responsable, et particulièrement à l’occasion du troisième Climate Finance Day.Les signataires de cette déclaration : Maurice Ronat, Président du groupe AESIO ; André Renaudin, Directeur Général d’AG2R La Mondiale ; Yves Perrier, Directeur Général d’Amundi ; Patrick Dixneuf, Directeur Général d’AVIVA France ; Thomas Buberl, Directeur Général d’AXA ; Frédéric Janbon, Administrateur-Directeur Général de BNP Paribas Asset Management Holding ; Virginie Chapron- du Jeu, Directrice des Finances du groupe Caisse des Dépôts et Consignations ; Naïm Abou-Jaoudé, Directeur Général de Candriam Investors Group ; Olivier Vaillant, Directeur Général de CM-CIC Asset Management ; Frédéric Lavenir, Directeur Général de CNP Assurances ; Nicolas Moreau, Directeur Général de Deutsche Asset Management ; Nicolas Demont, Directeur Général d’EGAMO ; Philippe Desfossés, Directeur de l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique ; Stéphane Boujnah, Directeur Général et Président du Directoire d’Euronext ; Yves Chevalier, Membre du Directoire du Fonds de Réserve pour les Retraites ; Philippe Setbon, Directeur Général de Groupama Asset Management ; Stéphane Junique, Président d’Harmonie Mutuelle ; Jean-Pierre Costes, Président du Conseil d’Administration de l’Ircantec ; Daniel Roy, Président du Directoire de La Banque Postale Asset Management ; Roland Berthilier, Président du groupe MGEN ; Laurent Mignon, Directeur Général de Natixis ; Jean-Pierre Grimaud, Directeur Général d’OFI Asset Management. Avec le soutien de : Paris Europlace, l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’Association Française de la Gestion Financière, la Fédération Française de l’Assurance et la Fédération Nationale de la Mutualité Française.
S’il y a bien un risque qu’il faut regarder pour l’année 2018, et même au-delà, c’est le risque italien alors des élections législatives sont prévues pour 2018. C’est en tout cas l’avis de Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d’Allianz Global Investors. «Le risque italien va nous accompagner pendant des années», a-t-il déclaré vendredi à l’occasion d’une rencontre avec la presse sur les perspectives 2018 . «C’est le seul pays de la zone euro avec une croissance potentielle négative. Certes, il y a des excédents courants mais la croissance potentielle, négative ou nulle selon les mesures, n’est pas en mesure de réduire à terme l’endettement de l’Etat italien, qui n’est absolument pas tenable."Pour Franck Dixmier, de façon plus générale, «le problème de la soutenabilité des dettes en zone euro n’est absolument pas adressé. C’est une source de fragilité qui va nous accompagner».Le responsable a mis en comparaison la situation de l’Italie et du Portugal, qui ont subi la crise financière de la zone euro. «On a à peu près les mêmes niveaux d’endettement au Portugal et en Italie, environ 130% du PIB, mais le Portugal a une croissance à 2,6%, un déficit/PIB de 1,4%, un déficit/PIB 2018 qui sera inférieur à 1%, un chômage qui a été divisé par deux en cinq ans (...), des exportations qui comptent pour 41% du PIB portugais: c’est absolument remarquable."Allianz GI estime sur les marchés obligataires, le point bas sur les taux à long terme est derrière nous mais que la zone euro reste néanmoins majoritairement encore en taux négatifs et les politiques monétaires des banques centrales vont demeurer accommodantes. Les taux bas en Europe devraient limiter le potentiel de correction des Treasuries. En outre, des risques de natures diverses continueront à soutenir des valorisations élevées sur les actifs jugés sans risques comme les Treasuries ou le Bund. Pour Franck Dixmier, des opportunités existent toutefois et se situent dans les obligations indexées sur l’inflation US et zone euro. Dans le credit IG et le high yield «où il y a beaucoup de nouveaux investisseurs qui n’ont vu que des hausses», la sélectivité s’impose.
La croissance de l'économie mondiale devrait se poursuivre en 2018 et continuer de porter les marchés d’actions à des plus hauts en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM dans une note dédiée à leurs perspectives pour l’année prochaine. Ils privilégient notamment les marchés émergents. «Nous préférons les actions au crédit, le crédit plutôt que les taux. Les marchés émergents, hors Chine, sont une zone privilégiée et nous continuons de préférer les actifs émergents aux actifs des marchés développés», écrivent les gérants de Goldman Sachs AM.Les actions sont une classe d’actifs qui reste d’autant plus intéressante qu’elles ne sont pas surévaluées. Goldman Sachs AM considère plutôt que la classe d’actifs surévaluée se trouve plutôt du côté des obligations souveraines américaines et d’autres pays développés. Pour revenir aux actions, les valorisations des actions américaines sont élevées sur une base historique mais continuent d’offrir une prime de risque raisonnable par rapport aux autres actifs. Les valorisations des actions européennes, japonaises et émergentes sont «attractives» par rapport à celles des actions américaines. Dans ce contexte, une hausse des taux d’intérêt des banques centrales, en particulier de la Réserve fédérale américaine (Fed), devrait constituer la principale source de volatilité sur les marchés financiers en 2018, estiment les gérants de Goldman Sachs AM, qui ne font pas beaucoup de cas des obligations souveraines des pays développés. «Des hausses de taux constituent probablement le principal risque car nous pensons que les attentes du marché sur le relèvement des taux de la Fed sont excessivement faibles», expliquent-ils.Les gérants de la banque américaine ont ainsi un point de vue baissier sur les obligations d’Etat américaines et des autres pays développés, qu’ils jugent survalorisées, et adoptent un avis «prudent» sur les obligations d’entreprises et sur celles adossées à des prêts hypothécaires. «Au delà des obligations, nous pensons que le principal impact concernera les devises, mais les actions pourraient aussi connaître une plus courte correction», indiquent-ils.
La Française Real Estate Managers a annoncé ce 7 décembre l’acquisition auprès du promoteur Opium (Sas International Investissement) pour le compte de sa Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) LF Opportunité Immo, un parc d’activités situé au 103 rue Henri Gautier dans la zone industrielle « Les Vignes » à Bobigny. L’actif est à proximité immédiate de l’autoroute A86. L’ensemble, livré en septembre 2016, développe une surface utile de 5.225 m² dont 4.451 m² d’activités, 674 m² de bureaux et 57 emplacements de parking.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers Invesco Real Estate et RedTree Capital, gestionnaire de fonds immobiliers privés, ont annoncé ce 7 décembre l’acquisition de la Tour Cèdre à La Défense. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Cet immeuble de bureaux de classe A de 25 étages développe une surface de 29.400 m² et est entièrement loué à EDF. L’immeuble a été acquis dans le cadre d’une « joint-venture » regroupant deux fonds d’Invesco Real Estate – à savoir Invesco Mortgage Recovery Fund II et Invesco Real Estate-European Value Add, fermés à tous nouveaux investisseurs – et RedTree Capital, société fondée en 2013 par Eric Sasson et Rober Hodges.