Les opérations de Buy & Build en Europe atteignent des records avec une progression de 20% par rapport au second semestre 2016, selon le dernier Buy & Build Monitor de Silverfleet Capital. L’activité Buy & Build des entreprises européennes adossées à des fonds de capital investissement est de plus en plus intense, avec une estimation de 320 transactions pour le premier semestre 2017 contre respectivement 302 et 266 lors des deux semestres 2016. La valeur moyenne des opérations de croissance externe du premier semestre 2017 s'élève à 107 millions d’euros, une valeur légèrement inférieure à 2016 (128 millions d’euros), mais représentant tout de même la quatrième valeur moyenne la plus élevée depuis la crise financière. Les statistiques confirment que le volume d’opérations de croissance externe réalisé par des entreprises européennes accompagnées par des fonds de Private Equity continue de dépasser ceux du LBO et des fusions-acquisitions mid-cap, qui en comparaison sont restés relativement stables. Les trois opérations de croissance externe les plus significatives recensées au premier semestre 2017 concernent le secteur des Services aux Entreprises. La plus importante été réalisée par Element Materials Technology, une société détenue par Bridgepoint, avec l’acquisition auprès de Clayton, Dubulier & Rice d’Exova, un groupe international d’inspection et de certification, pour 893 millions d’euros. La France a sensiblement marqué le pas au premier semestre 2017 avec 27 opérations contre 35 au second semestre 2016. Un déclin de 23% qui peut sans doute s’expliquer par l’incertitude des mois précédant l’élection présidentielle en mai de cette année. La région des pays nordiques est redevenue la plus active d’Europe avec 66 opérations et une progression de 47% à comparer avec les 45 transactions du second semestre 2016. Sur l’ensemble de ces opérations, le Danemark en compte 19, la Finlande 17, la Suède 16 et la Norvège 14. Malgré l’incertitude liée au Brexit, la performance du Royaume-Uni et de l’Irlande a été relativement solide, puisque la région s’est inscrite comme la deuxième plus dynamique d’Europe avec 53 opérations, mais une baisse de 5% au regard du second semestre 2016. L’origine des acquéreurs reste majoritairement britannique mais l’intérêt des étrangers ne s’est pas démenti.
La société de capital-investissement LBO France a annoncé, ce 1er décembre, l’acquisition de Bexley, spécialiste français de la chaussure masculine haut de gamme à prix accessible. Dans le cadre de cette opération, Eric Botton, le dirigeant fondateur, conserve une participation minoritaire au capital. Créé en 1985, Bexley emploie aujourd’hui 75 collaborateurs répartis entre son siège à Lyon et ses 14 boutiques situées à Paris, Lyon, Annecy, Aix, Marseille et Bruxelles. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.
La Française Real Estate Partners International a acquis, pour le compte de deux Sociétés Civiles de Placement Immobilier de La Française (Epargne Foncière et LF Europimmo), le Victoria Office, un immeuble de bureaux situé au 73-79 Heidenkampsweg dans le quartier d’affaires de City Sud à Hambourg. De nombreuses entreprises de différents secteurs comme ceux de l’aéronautique, des énergies renouvelables ou des sciences y ont établi leur siège social. L’immeuble de six étages a été construit en 1992 et offre environ 19.400 m2 de surface à usage de bureaux, auxquels viennent s’ajouter 293 places de parking. L’actif a été développé en vue d’accueillir des locataires multiples. Les quatre principaux locataires sont : une société ferroviaire allemande, un prestataire de services logistiques, un éditeur international de revues professionnelles et un fournisseur de solutions d’investissement en ligne.
Deka Immobilien a racheté une tour de bureaux («Tower 185") à Francfort pour un montant de 775 millions d’euros. Il s’agit d’une des plus grosses transactions réalisées cette année en Allemagne. La tour affiche une surface locative de plus 100.000 m2.Le nouvel actif sera réparti dans les fonds immobiliers ouverts Deka-ImmobilienEuropa, WestInvest InterSelect, Deka-ImmobilienGlobal ainsi que dans le fonds institutionnel WestInvest ImmoValue.
Le fonds Next Estate Income Fund II (NEIF II) de BNP Paribas REIM a acquis le siège social allemand de Fiat Chrysler Automobile à Francfort auprès du promoteur allemand Lang & Cie. Cette nouvelle opération vient ainsi accroître la taille du fonds à près de 750 millions d’euros, précise la société. Cet immeuble développe une superficie d’environ 10.000 m². Le fonds NEIF II, géré par BNP Paribas REIM Luxembourg, est un fonds paneuropéen offrant une diversification dans le secteur des bureaux en zone euro aux investisseurs institutionnels avec un objectif de distribution de 5%.
L’année 2018 devrait s’inscrire dans la continuité de 2017. Tel est le diagnostic établi par Samy Chaar, chef économiste au sein de la banque privée Lombard Odier, lors d’une rencontre avec la presse. « Nous serons dans la continuité dans le sens où le cycle économique va continuer à avancer, a précisé Samy Chaar. Toutefois, il y aura un tout petit peu plus d’inflation en 2018. » Cette reprise de l’inflation attendue pour 2018 n’est pourtant pas de nature à inquiéter l’économiste. « Quand on regarde l’inflation aux Etats-Unis, on constate qu’elle est finalement assez normale, a-t-il expliqué. De fait, elle se situe dans la partie basse de sa fourchette de normalité. Il est donc encore prématuré de voir de la surchauffe liée à cette inflation à l’heure actuelle. » De même, Samy Chaar ne perçoit pas de risque de sur-investissements dans les marchés aujourd’hui. « La croissance économique mondiale n’est pas très forte mais elle est incroyablement généralisée et synchronisée, a-t-il noté. Pour la première fois depuis 10 ans, les 45 pays de l’OCDE s’apprêtent à afficher de la croissance cette année. » Autre élément moteur pour la croissance économie : « les conditions monétaires restent favorables aux Etats-Unis et surtout en Europe, mais également en Chine où les taux restent bas », a-t-il souligné.Dans cet environnement, Lombard Odier donne toutefois sa préférence à l’Europe et aux marchés émergents. « Il y a actuellement plus de croissance économique en zone euro qu’aux Etats-Unis, a-t-il indiqué. Cette croissance permet une amélioration continue du marché de l’emploi en Europe. En outre, il y a plus de disponibilités économiques et financières dans la zone euro actuellement, les fondamentaux fiscaux étant en amélioration. » Dans ce contexte, « nous sommes acheteurs sur les actions européennes au détriment des actions américaines, a avancé Samy Chaar. Si l’écart de valorisation s’est résorbé la dynamique bénéficiaire offre plus de potentiel. » L’économiste a également affiché sa préférence pour les marchés émergents qui connaissent « une reprise économique suite à quatre années de contraction », selon lui. « Sur les marchés émergents, nous sommes ‘long’ actions, ‘long’ dettes souveraines et d’entreprises et ‘long’ devises », a précisé de Samy Chaar. « Finalement, les conditions actuelles nous permettent de maintenir nos allocations et nous avons assez peu changé nos portefeuilles. D’une manière globale, nous privilégions le risque entreprise au risque souverain. » De fait, Lombard Odier ne détient quasiment plus de dette souveraine aujourd’hui, a-t-il indiqué.Si la balance penche clairement pour les actions en Europe et dans les pays émergents, « nous privilégions les petites capitalisations, en particulier dans les marchés développés », a ajouté Samy Chaar. En revanche, Lombard Odier se dit neutre sur les actions japonaises. En matière de crédit, Samy Chaar se montre moins enthousiaste. « En Europe, nous sous-pondérons le crédit et le high yield en particulier au profit des actions et des obligations convertibles, a-t-il indiqué. Le high yield européen ne me semble pas beaucoup dégager beaucoup de valeur. » Lombard Odier reste également positif sur les matières premières, considérées comme de bons actifs de diversification.
Sofimac Régions, la société de gestion en charge des activités de capital développement et de capital retournement de Sofimac IM, a annoncé ce 30 novembre un apport de 700.000 euros dans la société Solight, spécialisée dans les panneaux composites pour le secteur de la carrosserie et du transport. Ce financement s’est effectué par le biais des sociétés Jeremiecap PME 2 et Jeremie Financement 2, conseillées par Sofimac Régions et dédiées au financement des phases de démarrage, de développement et de transmission des PME et PMI sur le territoire de l’ex-région Auvergne.La levée de fonds, qui totalise 900.000 euros grâce à la participation des actionnaires historiques a pour objectif d’accompagner la croissance de la société qui réalisera 4 millions d’euros de chiffre d’affaires fin 2017, soit une croissance de 300% en trois ans.
Eurazeo a annoncé ce 30 novembre une prise de participation majoritaire dans le spécialiste de la parfumerie Nest Fragrances, en partenariat avec sa fondatrice et présidente exécutive, Laura Slatkin. Il s’agit là du premier investissement d’Eurazeo Brands, la cinquième stratégie d’investissement d’Eurazeo dédiée aux marques à potentiel de croissance international dans le secteur des biens de consommation, lancée en mai 2017. La société a été acquise auprès de Tengram Capital Partners le 29 novembre 2017. Eurazeo Brands a investi environ 70 millions de dollars pour une participation majoritaire significative au capital de l’entreprise. Fondé en 2008 par Laura Slatkin, Nest Fragrances est spécialisé dans la parfumerie fine et d’intérieur haut de gamme. Implantée à New York, la société propose une collection de plus de 30 parfums et parfums d’ambiance, commercialisés dans de grands magasins et boutiques haut de gamme, de grands distributeurs spécialisés ainsi que sur QVC et sur le site nestfragances.com. Après avoir connu une forte croissance au cours des cinq dernières années, Nest va accélérer son développement sur les marchés de la beauté et de la maison, assure le communiqué. Laura Slatkin conservera ses fonctions de fondatrice et de présidente exécutive et Nancy McKay restera directrice générale de Nest Fragrances. Le pôle d’activité Eurazeo Brands prévoit d’investir un montant de 800 millions de dollars dans des sociétés de biens de consommation américaines et européennes à fort potentiel dans un large éventail de secteurs au nombre desquels la beauté, le mode, l’équipement de la maison, le bien-être, les loisirs et l’alimentaire. L’objectif est d’accompagner des équipes dirigeantes solides et de créer de la valeur.
La société française d’investissement Ardian a annoncé ce 30 novembre être entrée en négociations exclusives avec certaines familles actionnaires et Tikehau Capital en vue d’acquérir une participation majoritaire dans les Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT). Créé en 1932 et basé à Dax, DRT est un des leaders mondiaux de la production d’ingrédients issus de la chimie du végétal, principalement à partir d’essences de pins.La transaction, qui valorise la société à environ 1 milliard d’euros, est soutenue par le management de DRT, qui restera en place avec Laurent Labatut en tant que CEO, précise un communiqué. Il s’agit pour l’entreprise d’une nouvelle étape dans son projet de croissance, auquel plusieurs actionnaires familiaux et Tikehau Capital ont l’intention de participer en réinvestissant aux côtés d’Ardian, assure le communiqué.
Omers Private Equity, l’activité dédiée à l’investissement en private equity du fonds de pension canadien Omers, est entrée en négociations exclusives avec Ardian en vue de prendre le contrôle de Trescal, le spécialiste mondial des services de métrologie.La transaction, qui valorise la société à environ 670 millions d’euros, est soutenue par le management de Trescal dirigé par son PDG, Olivier Delrieu, précise les trois groupes dans un communiqué commun. Le senior management de Trescal, qui répare et entretient des instruments de tests et de mesures, réinvestira aux côtés d’Omers PE.Basé à Paris, Trescal gère 110 sites répartis dans 22 pays couvrant l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud et l’Asie et emploie plus de 3.000 employés dans le monde.
Selon les résultats de la Schroders Global Investor Study 2017, menée auprès de plus de 22 000 investisseurs dans 30 pays, les investisseurs n'épargnent pas assez pour la retraite : en moyenne, ceux qui doivent encore prendre leur retraite épargnent 11,4 % de leur revenu annuel (9,43 % en France), alors qu’ils estiment qu’ils devraient épargner 13,7 % (10,96 % en France) pour vivre confortablement. En France, la moitié des retraités aurait aimé avoir épargné davantage en vue de sa retraite. Au niveau mondial, ce chiffre atteint 66 % , soit les deux tiers des investisseurs à la retraite. Parmi ces derniers, 22 % auraient même souhaité épargner beaucoup plus. Cette tendance est moins importante en Europe et notamment en France. En effet, même si 50 % des investisseurs auraient souhaité épargner davantage en vue de leur retraite, seuls 8 % auraient souhaité le faire beaucoup plus. L’enquête a révélé que la principale source de revenu de retraite, à l'échelle mondiale, était ou sera l'épargne et les placements (20 %). Toutefois, en France, la principale source de revenu était ou sera le régime de retraite professionnel, l'épargne et les placements n’atteignant que 12,1 %. Les principales sources d'épargne - retraite des français sont les suivantes : • Régime de retraite professionnel : 24,7 % • Régime de retraite public : 20,9 % • Épargne et placements : 12,1 % • Régime de retraite personnel : 10, 2 % D ‘autres sources de revenus existent, notamment les revenus de la propriété / revenus locatifs (8,2 %), l’argent de parents (4,4 %), le travail à temps partiel (5,5 %), l’héritage (5 %) et la libération de capital/valeur en lien avec un bien foncier (4 ,4 %). L'étude révèle également que 63 % des français qui n’ont pas encore pris leur retraite espèrent travailler à temps partiel pendant une moyenne de 2,97 ans avant de quitter la vie active. De plus, 22 % veulent transformer leur passion en une source de revenu après leur retraite.
La Française Real Estate Partners acquiert, auprès d’Aegide et Groupe Interpromotion (en co-promotion), une résidence services séniors en VEFA, située à Quincy-sous-Sénart (91). La résidence sera exploitée par Domitys, le leader du secteur, dans le cadre d’un bail de 11 ans et 9 mois ferme. L’acquisition est réalisée pour le compte de l’OPPCI (Organisme Professionnel de Placement Collectif Immobilier) LF Résidences Seniors.La future résidence services pour seniors, composée de 115 appartements meublés (du T1 au T3), développera 5.400 m² sur 3 niveaux, dont plus de 900 m² d’espaces communs et disposera de 58 places de stationnement. La date de livraison de l’actif est prévue au premier trimestre 2020.
... milliards de dollars, c’est la taille que devrait atteindre le marché des ETF en 2020, selon EY. Les actifs sous gestion devraient progresser plus vite que dans l’ensemble de l’industrie. EY anticipe une croissance annuelle de 18 %, dont 13 % à 14 % uniquement liés à des flux nets positifs. Une tendance soutenue par la bascule de la gestion active vers la gestion passive et le développement de la distribution digitale.
Le fonds d’investissement White Tale a contesté mardi de récentes déclarations de Clariant au sujet de leurs discussions sur l’avenir du groupe suisse, alors que les relations se tendent de plus en plus entre le chimiste et son principal actionnaire. «Nous sommes impatients de soumettre ces questions directement aux actionnaires», a indiqué White Tale dans un communiqué.White Tale réunit le fonds d’investissement 40 North Latitude Master Fund, contrôlé par les investisseurs américains David Winter et David Millstone, ainsi que le fonds Corvex Master Fund, contrôlé par le célèbre investisseur activiste Keith Meister. White Tale détient plus de 20% du capital de Clariant.Vendredi, Clariant a rejeté un grand nombre d’exigences de White Tale, dont celle d’engager une banque d’investissement pour étudier ses options stratégiques. Le groupe a par ailleurs accordé aux investisseurs activistes la possibilité de nommer un candidat à son conseil d’administration, soit moins que les trois sièges souhaités par White Tale.Clariant a expliqué dans un communiqué que pour son conseil d’administration, une telle démarche visait essentiellement à trouver des repreneurs pour différentes activités, avec pour ultime corollaire un démantèlement du groupe et la vente de ces actifs.White Tale a riposté mardi en affirmant qu’il était «cohérent à la fois dans ses conversations privées et ses déclarations publiques sur la nécessité d’un examen approfondi et indépendant de toutes les alternatives stratégiques». Il a ajouté ne jamais avoir recommandé une scission du groupe, en dépit des déclarations de Clariant.
Lors d’une présentation clients et presse qui se tenait hier à Paris, Christophe Donay, responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique chez Pictet Wealth Management, a indiqué que les actions recelaient encore un potentiel de hausse selon lui, «même si les marchés américains n’impliquent pas une réforme de l’impôt sur les sociétés». «Le cycle économique actuel est certes l’un des plus longs mais c’est aussi l’un des plus mous en termes de dynamique de croissance et d’accumulation de l’investissement et du crédit», commente-t-il, écartant le risque d’une récession aux Etats-Unis.Pour lui, le potentiel de hausse des actions correspond à la croissance 2018 des bénéfices (9% en Europe, 10% aux États-Unis et 15% en Chine). Les résultats du troisième trimestre confirment que la croissance des bénéfices est résiliente, cependant, les valorisations sont tendues et ne laissent aucune place à l’expansion ou à la déception tant dans les obligations à haut rendement que dans les actions. La volatilité devrait rester faible avec des pics occasionnels.Sur les obligations souveraines, Christophe Donay se dit entre neutre et baissier. Le rendement des bons du Trésor américains à 10 ans devrait atteindre 2,5-2,8% d’ici la fin de l’année 2018. Les bons du Trésor américain et les Bunds conservent leurs caractéristiques d’actifs refuges et offrent une protection dans un portefeuille diversifié. Les obligations souveraines émergentes locales semblent attrayantes dans un environnement de taux bas.Christophe Donay identifie quelques sources de déception potentielles pouvant conduire à une correction des actifs risqués. Il s’agit, par exemple, d’un risque systémique découlant d’instabilités politiques dans des pays comme l’Espagne ou l’Italie. Les tensions géostratégiques entre la Corée du Nord, les Etats-Unis et/ou la Chine, représentent également un risque. «Attiser les tensions déjà bien présentes n’est cependant dans l’intérêt de personne, car l'équilibre économiquemondial s’en trouverait gravement compromis au détriment de chaque pays», commente-t-il.Concernant la Chine, il estime qu’elle pourrait ne pas parvenir à éviter un retournement mais que celui-ci ne se produira pas en 2018. «On considère que les autorités chinoises vont faire du «stop and go» pour éviter que ça craque», commente-t-il.Enfin, il estime qu’une erreur de politique économique est toujours possible comme un resserrement précipité de la politique monétaire. Mais «cela semble improbable, étant donné le fait que Jerome Powell, le futur président de la FED, paraît particulièrement qualifié, que la BCE agit avec prudence et patience et que la Banque centrale chinoise ne devrait pas rompre avec sa politique de «stop-and-go»", indique-t-il.
A l’aube de 2018, l’Union Bancaire Privée reste optimiste vis-à-vis de l’économie mondiale. Selon ses estimations, la croissance mondiale devrait atteindre 3,5 % l’an prochain, après 3,6 % en 2017. Cette bonne santé tient au fait que « la croissance est désormais plus autonome que par le passé, en s’auto-alimentant, et qu’elle est aussi devenue plus synchronisé à l’échelle mondiale », a expliqué Patrice Gautry, chef économiste, au cours d’une rencontre avec la presse. Parallèlement, en 2018, les politiques monétaires devraient prendre un virage stratégique en retirant progressivement le soutien à l’économie qui avait été mis en place dès 2008.Tout comme en 2017, UBP entamera la nouvelle année avec une préférence pour les actions, malgré les valorisations élevées, notamment aux Etats-Unis. « Les actions non américaines nous semblent nettement plus prometteuses pour les investisseurs. C’est le cas notamment des actions japonaises, qui devraient bénéficier du nouveau mandat confié au Premier ministre Shinzo Abe pour accélérer le processus de réforme domestique », commente la banque suisse dans ses perspectives d’investissement 2018. En Europe, de bonnes surprises sur les bénéfices devraient soutenir les actions et le cycle reste porteur pour les petites et moyennes capitalisations.Les marchés émergents devraient par ailleurs bénéficier du fait qu’ils sont aux premiers stades de leur reprise économique après les sévères corrections enregistrées entre 2012 et 2015. Si les investissements en actions restent séduisants, « les opportunités sur le marché obligataire se font de plus en plus rares », observe UBP. « Nous entrevoyons des poches d’opportunités du côté du crédit des marchés émergents et de certains segments obligataires spécialisés tels que les obligations catastrophes, les titres adossés à des actifs et les obligations indexées sur l’inflation », ajoute toutefois la banque suisse. « Compte tenu de la taille de ces segments par rapport aux marchés plus larges du crédit, nous pensons qu’il sera nécessaire d’opter pour une gestion plus active des taux d’intérêt et des risques de crédit en 2018 », nuance-t-elle.
Le japonais SoftBank Group propose d’acheter des actions de l’américain Uber Technologies sur la base d’une valorisation de la société de 48 milliards de dollars (40 milliards d’euros), soit 30% de moins que sa valorisation la plus récente de 68,5 milliards de dollars, a appris l’agence Reuters de source proche du dossier. L’investissement, qui a été approuvé par le conseil d’administration d’Uber en octobre, va déclencher une série de changements chez Uber. Ainsi, les droits de vote de certains actionnaires d’origine seront limités; le conseil d’administration va passer de 11 à 17 membres; l’influence du fondateur et ancien patron de la société de transport, Travis Kalanick, sera réduite.Le consortium d’investisseurs mené par SoftBank et le Dragoneer Investment Group prévoit de prendre une participation d’au moins 14% dans Uber. L’offre sera lancée mardi et les investisseurs auront près d’un mois pour répondre, ont dit les sources lundi.Le consortium d’investisseurs mené par SoftBank aura deux des nouveaux sièges au conseil d’administration, les quatre autres étant réservés à des administrateurs indépendants.S’il n’y a pas assez de vendeurs, SoftBank peut encore renoncer à l’opération.Le groupe japonais doit par ailleurs faire un investissement d’un milliard de dollars dans Uber sur la base de sa valorisation à 68,5 milliards de dollars.Même au prix décoté de 30%, Uber reste la deuxième start-up non cotée la plus valorisée au monde après la chinoise Didi Chuxing, qui offre des services de covoiturage. L’offre de SoftBank et de ses associés reste donc attractive pour les investisseurs d’origine, y compris des salariés. Uber prévoit de s’introduire en Bourse en 2019.
AEW, la filiale de gestion d’actifs immobiliers de Natixis Investment Managers, a annoncé, ce 28 novembre, l’acquisition pour le compte d’un investisseur institutionnel de l’immeuble « 62 Cité », un ensemble mixte indépendant composé majoritairement de bureaux et d’un local commercial. Cet actif est situé au sein de la Cité Internationale dans le 6ème arrondissement de Lyon. L’immeuble développe une surface d’environ 4.000 m² répartis sur 8 étages et dispose de 2 grands terrasses privatives. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.
La Française REM a acquis en VEFA (vente en futur état d’achèvement) auprès de Linkcity Sud-Est, un complexe hôtelier de type résidence de tourisme 4 étoiles situé à Cavalaire-sur-Mer et qui sera exploité par Odalys, numéro 2 européen des résidences de tourisme et filiale du groupe Duval, dans le cadre d’un bail en état futur d’achèvement d’une durée de douze ans. Cavalaire-sur-Mer se situe entre Le Lavandou et Saint-Tropez. Le complexe hôtelier comprendra 95 appartements pouvant accueillir 2 à 6 personnes (494 lits), pour une surface habitable de 3.267 m² en R+4 et disposera d’une piscine extérieure, d’une salle de séminaire et d’un espace SPA détente avec piscine intérieure, sauna, hammam et salle de fitness. La résidence, dont la livraison est prévue pour le deuxième trimestre 2019, sera conforme à la réglementation thermique 2012 et s’inscrira dans une démarche BDM (Bâtiment Durables Méditerranéens). L’actif a été acquis par La Française REM pour le compte de la SCPI Epargne Foncière. La Française REM était assistée par l’Etude Allez et Associés et le Cabinet Fidal et Linkcity par l’Etude de la Tour Méditerranée à Marseille.
La société de capital investissement Roark Capital a annoncé le rachat de la chaîne de restaurant Buffalo Wild Wings dans une opération d’environ 2,9 milliards de dollars y compris la dette. Le prix offert par la société, qui détient déjà les restaurants Arby, représente une prime de 7,2% par rapport au cours de clôture de lundi.