D’après le scénario d’Aviva Investors pour 2018, une croissance économique plus solide ainsi qu’une hausse modérée de l’inflation devraient continuer de soutenir les actifs risqués, en dépit de la fin progressive des politiques monétaires accommodantes qui sera source de difficultés pour le marché obligataire. La croissance du PIB mondial pourrait approcher les 4% en 2018, un rythme jamais atteint depuis 2011. La hausse modérée de l’inflation attendue dans les économies développées devrait compenser une légère baisse de l’inflation dans les marchés émergents. L’environnement de croissance et d’inflation est en adéquation avec la fin progressive des politiques monétaires exceptionnelles menées ces dernières années. La hausse des taux de la Réserve Fédérale américaine devrait se poursuivre, avec une hausse attendue en décembre 2017, ainsi que trois autres prévues en 2018. Le programme de rachats d’actifs devrait prendre fin en septembre 2018 dans la zone euro, et il est possible que la Banque du Japon revoie sa politique de contrôle de la courbe des taux, si l’inflation sous-jacente dépasse 1%. Dans de telles conditions, les actions devraient afficher de meilleures performances que les obligations; les actions des marchés émergents, de la zone euro et les actions japonaises offrant de meilleures valorisations relatives que les actions américaines et britanniques. La dette émergente en devise locale offre actuellement des opportunités plus intéressantes que le marché du crédit corporate dans les pays développés. Alors que les obligations d’Etat des marchés développés seront sous pression en 2018, la dette souveraine américaine à long terme reste l’option la plus attractive du point de vue de la préservation du capital, si la croissance et l’inflation s’avèrent décevantes. « Des perspectives de croissance mondiale plus fortes et une inflation légèrement plus élevée dans les économies développées en 2018 créeront un environnement favorable aux actifs à risque, qui s’inscrit dans la continuité de l’année 2017. Compte tenu de l’amélioration généralisée de l’économie et de la fin des politiques monétaires accommodantes, nous nous attendons par ailleurs à ce que l’évolution des prix des actifs soit de nouveau guidée par les fondamentaux sous-jacents, plus qu’elle ne l’a été au cours des dix dernières années. », explique Michael Grady, économiste et stratégiste senior chez Aviva Investors.
Encore une première dans la finance verte. Le premier benchmark des places financières vertes résulte d’un partenariat entre la Climate Kic, sponsor du projet, le groupe de réflexionI4CE (Institute for Climate Economics), qui a réalisé la méthodologie et PwC qui a collecté et analysé les données. Il mesure et qualifie le degré de contribution des principales places financières des pays du G7 – Frankfort, Londres, Milan, New York, Paris, Tokyo et Toronto – au financement de la transition climat-environnement.Il identifie les volumes de financement et d’investissement disponibles dans plusieurs classes d’actifs vertes. Il fournit également des informations sur trois dimensions essentielles : la transparence de l’information, l’intégrité verte des produits et services et les dynamiques à l’œuvre pour accélérer l’orientation des flux de capitaux vers un financement durable de l’économie.Ses résultats sont basés sur des faits et données issues principalement de classements internationaux, ce qui garantit une analyse équitable des places financières couvertes et permettra un suivi dans le temps. «Ces premiers résultats montrent que chacune des places financières du G7 dispose d’atouts différentiés par type d’activités. Il donne des indications sur celles qui proposent des offres plus complètes, transparentes ou exigeantes. Ce premier benchmark ne prétend pas rendre compte complètement de la performance « verte » des places financières, faute de données internationales homogènes. En effet, cette première édition couvre un nombre limité de classes d’actifs et de types d’acteurs : financements des technologies vertes, obligations vertes, sociétés cotées, émetteurs d’obligations vertes et investisseurs institutionnels. Il mériterait notamment d’être complété par une évaluation des prêts bancaires, de l’assurance, des fonds d’investissement et du capital investissement», souligne un communiqué.Si l’on s’intéresse par exemple aux obligations vertes, on observe que Paris est le plus gros émetteur parmi les centres financiers du G7 avec un volume d'émissions vertes de 33,7 milliards de dollars depuis janvier 2009, dont 13 milliards de dollars au cours de la seule année 2017. Viennent ensuite New York et Francfort avec des volumes de respectivement 15,3 milliards de dollars et 13,6 milliards de dollars sur la période 2009-novembre 2017. En revanche, si l’on considère les souscripteurs, New York, avec les géants bancaires Bank of America Merrill Lynch, JP Morgan, Citigroup, Morgan Stanley et consorts, arrive en tête sur la période courant de janvier 2014 à novembre 2017 avec un montant de 60 milliards de dollars, soit près de 30% du total, devant Paris (32,8 milliards de dollars).
Patrizia Immobilien AG a annoncé ce 14 décembre l’acquisition de quatre actifs logistiques totalisant plus de 100 000 m², répartis sur des zones logistiques clés en Belgique et aux Pays-Bas, pour un montant de 70 millions d’euros. En conséquence de la popularité croissante du commerce électronique au cours des dernières années, l’appétit des investisseurs en immobilier pour le secteur de la logistique a considérablement augmenté, l’industrie ayant reconfiguré ses chaînes d’approvisionnement pour répondre à la demande des consommateurs. Grâce à ces acquisitions, Patrizia a accru son engagement dans le secteur logistique, et gère désormais quelque 340 millions d’euros d’actifs logistiques en Europe, pour le compte de ses investisseurs engagés dans son fonds Patrizia Logistik-Invest Europa I.Patrizia a d’une part acquis un portefeuille de trois actifs logistiques situés en Belgique auprès de Leasinvest Real Estate. Bien situés dans les principaux hubs logistiques de Tongres, d’Anvers (Wommelgem) et de Bruxelles (Neder-over-Hembeek), ces actifs présentent une durée de location résiduelle moyenne de 5,2 ans, une surface de 80 000 m² de stockage et 8 000 m² de bureaux, et sont loués à 100% à une grande variété de grands clients, comprenant notamment Ziegler, MSF, Van Inn, Van den Borre et SKF.Dans le cadre d’une seconde transaction, Patrizia a acquis un centre de distribution de 12 500 m² entièrement rénové situé à Dordrecht, qui bénéficie de liens directs avec le port de Rotterdam, plus grand port maritime d’Europe. DSV Air & Sea, le vendeur, restera locataire aux termes d’un bail de longue durée. Le secteur constitue l’une des régions logistiques les plus importantes des Pays-Bas.
Démarrée il y a environ cinq ans, l’activité infrastructures au sein de Swiss Life Asset Managers (Swiss Life AM) se développe lentement mais sûrement. Fin 2017, les encours s'élèvent à quelque 2,5 milliards d’euros, avec, il est vrai, des engagements de 2,1 milliards d’euros de la part du groupe suisse qui souhaite donner une place de choix à la classe d’actifs dans ses encours, à l’instar de beaucoup d’investisseurs institutionnels. Actuellement, le pourcentage tourne autour de 2% des encours, ce qui place l’assureur en bonne place dans le paysage européen mais encore très retrait par rapport notamment aux grands investisseurs canadiens qui affichent souvent des allocations de 5%, 10%, voire même un peu plus, dans les infrastructures. En interne, Swiss Life semble vouloir viser un encours de l’ordre de 5 milliards d’euros dans les trois ans, a indiqué Emmanuel Lejay, directeur exécutif investissements infrastructures chez Swiss Life AM. Quoi qu’il en soit, le groupe entend bien donner à Swiss Life AM les moyens de ses ambitions. L'équipe infrastructures est en passe de recruter un spécialiste de la gestion des participations dans les infrastructures, ce qui portera l’effectif de l'équipe à 12. Il devrait continuer de s'étoffer courant 2018 pour compter une quinzaine de collaborateurs à la fin de l’année prochaine. Parallèlement, l'équipe prépare activement le lancement d’une nouvelle stratégie Swiss Life Funds (Lux) Global Infrastructure Opportunities Growth, dont le premier closing devrait intervenir vers la fin du premier trimestre 2018 ou au début du deuxième trimestre 2018. Une stratégie qui privilégie les investissements en infrastructures à «valeur ajoutée», un peu plus risqués que les investissements «core» jusqu’ici réalisés dans les premiers fonds mais qui devrait aussi offrir à l’investisseur un TRI cible égal ou plus probablement supérieur à 10% contre un TRI net de 6% à 8% par exemple pour le fonds GIO II. «Contrairement aux autres fonds Infra proposés par Swiss Life AM où le TRI provient largement de la distribution de revenus, le TRI du fonds envisagé proviendra principalement de la plus-value du capital», a souligné Emmanuel Lejay.Le fonds investira à l’international, avec un minimum de 75% dans des pays de l’OCDE et un maximum de 25% dans des pays hors OCDE, entre autres dans les pays émergents, et devrait afficher une large diversification sectorielle. Le portefeuille comptera de 10 à 12 deals, avec des tickets compris entre 25 et 75 millions d’euros, des montants peu pratiqués par les grands institutionnels de plus en plus présents sur la classe d’actifs. Le fonds ne prendra pas de position dominante ou en tout cas centrale comme il peut le faire dans une stratégie «core», mais co-investira avec un «general partner» conduisant le deal et la sortie sera synchronisée avec les lead sponsors/leaders. A l’origine de la décision de lancer cette stratégie, le constat que l'équipe n'était pas en mesure jusqu’ici de répondre favorablement aux propositions d’investissement sur ce segment de la «valeur ajoutée». Depuis 2013, a souligné Constantin Dogos, directeur investissements infrastructures, «nous avons rejeté plus de 600 opportunités, dont environ 200 étaient à valeur ajoutée». D’où l’idée de créer un véhicule ad hoc pour accueillir ces opportunités d’investissement qui aura une taille cible de 400 millions d’euros dont 200 millions d’euros du groupe suisse. En attendant, le deuxième fonds, Swiss Life Funds (Lux) Global Infratructure Opportunities, lancé en 2016 avec une taille cible de 1,2 milliard d’euros dont 818 millions d’engagements de la part du groupe, affiche une taille de 1,04 milliard d’euros. Le dernier closing est programmé pour la fin février 2018. Le fonds est d’ores et déjà déployé à plus de 40% et devrait très prochainement dépasser la barre des 50%...
PriceHubble, créée en 2016 «dans le but de révolutionner l'évaluation immobilière grâce au Machine Learning», conclut un tour de financement de plusieurs millions de francs suisses qui devrait lui permettre de poursuivre sa croissance, selon un communiqué publié ce 15 décembre. Les investisseurs existants comme Swiss Life et Swisscom Ventures sont rejoint par Helvetia Venture Fund qui mène le tour de table comme investisseur principal. La start-up zurichoise propose des services immobiliers basés sur le Machine Learning, tels que l'évaluation immobilière en ligne. De nombreuses données sur l’emplacement, le quartier, mais aussi des facteurs tels que le bruit ou les autres nuisances sont pris en compte dans l'évaluation. PriceHubble s’adresse à toutes les acteurs qui prennent part aux transactions immobilières: portails immobiliers, banques, gestionnaires de fortune, compagnies d’assurance, investisseurs immobiliers ainsi que les particuliers.En Suisse, PriceHubble collabore avec des compagnies d’assurance telles que Swiss Life et Helvetia, ainsi qu’avec des portails immobiliers, des prestataires de services immobiliers et avec Credit Suisse et UBS pour les utilisateurs qui souhaitent évaluer un bien immobilier. PriceHubble est également présent en France depuis le milieu de l’année et développe des solutions d’analyse prédictive pour les investisseurs, les foncières et les promoteurs immobiliers, en partenariat avec CBRE France. PriceHubble vise à accélérer son développement international en 2018. «Outre le renforcement de nos équipes à Zurich et Paris, nous allons nous développer dans d’autres marchés immobiliers», a assuré Markus Stadler, directeur général de PriceHubble.
Neuflize OBC ne s’attend pas à de mauvaises surprises en matière économique pour 2018, mais tout de même à un peu plus de volatilité et des changements en matière de politique monétaire qui seront à surveiller de près. «Cela nous amène à un peu plus de diversification et à revenir vers des actifs sans risques», a ainsi expliqué Olivier Raingeard, directeur des investissements de la banque, filiale d’ABN Amro, lors d’une présentation à la presse.Se positionnant par rapport à un portefeuille équilibré où le poids des actions serait de 50%, Neuflize OBC, qui était à plus de 60% jusqu'à fin octobre, est descendue à 55% d’actions, le tout au profit du cash. «On pourrait aller de plus en plus vers le portefeuille équilibré», prévient le responsable.La banque reste nettement sous pondérée sur les taux avec 21% d’allocation contre une référence de 35%. Au sein de cette poche, elle sous-pondère les obligations d’Etat des pays développés en raison des faibles niveaux de rendement offerts et de la normalisation très progressive des politiques monétaires des banques centrales. Elle surpondère par contre les obligations d’entreprises qui apportent plus de rendement. La banque surpondère également les actifs diversifiés à 17,3% contre zéro pour la référence. Neuflize OBC a même créé il y a quelques semaines une proche d’investissement sur la dette émergente. «On pense que le risque de défaut est très bas en ce moment et que s’il remonte il sera absorbé par le carry trade», explique Wilfrid Galand, responsable de la stratégie de marché de Neuflize OBC. L'équipe sous pondère enfin le monétaire à 6,2% contre 15% pour le portefeuille de référence.
La société de gestion allemande Aquila Capital vient de faire l’acquisition de quatre projets de centrales photovoltaïques au Portugal. Ces projets sont situés dans le centre et le sud du pays et disposeront d’une capacité de 170 MWp. « La construction des projets devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2018 », précise Aquila Capital dans un communiqué. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Aquila Capital gère actuellement un portefeuille d’énergies renouvelables affichant un volume de transactions de plus de 3 milliards d’euros dans 10 pays.
Des fonds affiliés à la firme américaine d’investissement Apollo Global Management ont annoncé, ce 14 décembre, la signature d’un accord portant sur l’acquisition de Sun Country Airlines, une compagnie aérienne privée indépendante aux Etats-Unis. La transaction, dont les modalités n’ont pas été divulguées, devrait être conclue au cours du premier trimestre 2018. Basée à Minnesota, Sun Country transporte environ 2,5 millions de passagers par an. Jude Bricker, le PDG de la compagnie aérienne, conservera son poste à l’issue de l’opération.
NewAlpha Asset Management (NewAlpha AM), via son fonds FinTech, a annoncé, ce 14 décembre, la réalisation de son premier investissement dans le secteur de l’AssurTech en menant une levée de fonds au bénéfice de Digital Insure. Cette opération a été réalisée conjointement avec un important réassureur mondial, dont le nom n’a pas été dévoilé. Le montant de la levée de fonds n’a pas non plus été divulgué.Créée à Paris par Fabrice Couturier, Jean Orgonasi et Richard Thibault, la société Digital Insure a pour ambition de devenir d’ici 5 ans un leader européen de l’AssurTech prévoyance grâce à une offre digitale complète développée depuis 2013 sur l’assurance individuelle des emprunteurs. Cette offre a été développé avec ses filiales de distribution – à savoir BPSIs, un courtier grossiste digital fondé en 2013, et Accelerassur, un agrégateur et comparateur – et de services, en l’occurrence Multinet Services, un gestionnaire d’assurance emprunteur pour compte de tiers. « La société s’appuie sur la levée de fonds pour accélérer sa croissance, investir sur de nouvelles innovations technologiques, élargir sa gamme de produits et services et étendre son activité en Europe », indique NewAlpha AM dans un communiqué.
La société de gestion ACG Management, spécialiste de l’investissement dans les PME non-cotées, a annoncé avoir investi 2,4 millions d’euros auprès du groupe YBL Invest pour le développement de CGSI, éditeur d’iXBAT, une solution de gestion dédiée aux entreprises du bâtiment et travaux public. Cette opération est réalisée à travers les FIP dédiés aux investissements en Corse d’ACG Management.Fondée en 1988, CGSI est présente sur 4 sites en France, à savoir Aix en Provence, Bastia, Bordeaux et Paris. Cette levée doit lui permettre « d’accélérer sa croissance et de poursuivre le développement des équipes assurant la maintenance des systèmes, la R&D produit et la formation des utilisateurs », précise ACG Management dans un communiqué.
iZettle, la société suédoise spécialiste des terminaux de paiements nomades, a annoncé ce mercredi avoir réalisé une levée de fonds de 40 millions d’euros, notamment auprès du fonds de pension suédois AP4 et du fonds de capital-investissement Dawn, rapporte le quotidien Les Echos. La société, qui connaît une croissance très importante et propose également des services aux petites et moyennes entreprises, comme des outils de facturation, ambitionne de se coter en Bourse l’année prochaine.
La société de capital-investissement Silverfleet Capital, spécialisée dans les opérations de buy-to-build, vient de signer un accord de prise de participation majoritaire dans Riviera Travel Limited. Le montant de la transaction est confidentiel. Riviera, acteur leader sur son marché, propose une offre globale de voyages organisés et de croisières à plus de 118.000 touristes par an et dans 50 pays à travers le monde. Fondé en 1984 et basée à Burton-on-Trent au Royaume-Uni, Riviera compte accélérer sa croissance via le développement des ventes directes aux clients, l’investissement dans de nouveaux bateaux de croisières, et l’élargissement de sa base clients aux Etats-Unis. Il s’agit de la sixième transaction réalisée par Silverfleet sur son fonds en cours de déploiement, et la seconde dans le secteur de la distribution, des loisirs et des biens de consommation, sur lequel la société d’investissement est par ailleurs active depuis 1990. Les sociétés du portefeuille de Silverfleet sont actuellement situées en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, et en Norvège.
Deka Immobilien a annoncé la vente d’une dizaine d’immeubles en Allemagne représentant un volume de transactions d’environ 220 millions d’euros au total. Les immeubles de bureaux cédés à Francfort, Bal Vilbel, Hambourg, Cologne, Bochum et Münster étaient logés dans deux fonds immobiliers ouverts, Deka-ImmobilienEurope et WestInvest InterSelect, et dans trois fonds réservés aux investisseurs institutionnels.Les cessions réalisées depuis le début de l’année représentent désormais un montant total d’environ 400 millions d’euros.
A fin octobre 2017, les actifs des fonds commercialisés en Allemagne s’inscrivaient à un peu plus de 3.000 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs. Sur ce total, les fonds ouverts à destination des investisseurs institutionnels («Spezialfonds») représentaient plus de 50% à 1.597 milliards d’euros. Les fonds retail ont de leur côté atteint le niveau record de 1.108 milliards d’euros. Les actifs gérés dans des fonds fermés retail et institutionnels totalisent 5 milliards d’euros tandis que les fonds de mandats discrétionnaires s'élèvent à 381 milliards d’euros.Les fonds d’actions constituent la plus importante classe d’actifs avec 392,9 milliards d’euros à fin octobre, largement devant les fonds diversifiés, avec 259,7 milliards d’euros, et les fonds obligataires avec 212,7 milliards d’euros. Sur les dix premiers mois de l’année, les fonds actions ont attiré 12,7 milliards d’euros, dont 10,9 milliards d’euros investis dans des ETF actions, les fonds diversifiés 25,6 milliards d’euros et les fonds obligataires 18,5 milliards d’euros.Les sociétés de gestion originaires d’Allemagne gèrent 81% des actifs détenus dans les fonds ouverts retail, les distributeurs étrangers dont les sociétés allemandes d’origine étrangère, pilotant 19% du total. Parmi les prestataires étrangers, les Etats-Unis arrivent en tête des pays d’origine, avec 9% des actifs sous gestion, devant le Royaume-Uni avec 4%, la France avec 3% et la Suisse avec 1%.
Invesco Real Estate a annoncé ce 13 décembre le développement d’une plateforme logistique de 37.000 m2 dans le cadre de sa stratégie «core». Cet actif est pré-loué à un locataire de premier rang pour une durée de douze années fermes. Le vendeur et promoteur de l’opération est la société Vectura. «Invesco cherche à augmenter son exposition à la logistique en Europe. La France est l’un des marchés clés où nous voyons l’opportunité de bénéficier de retours attractifs pour les investisseurs, dans les prochaines années. Par ailleurs, la localisation de cet actif nous permettra à terme de tirer parti de l’expansion urbaine liée au projet du Grand Paris», commente Cristiano Stampa, senior director chez Invesco Real Estate, en charge des transactions pour la France, la Belgique et l’Europe du Sud.Au 31 septembre 2017, les actifs immobiliers gérés dans le monde s'élevaient à 54,8 milliards d’euros, dont 8,2 milliards d’euros en Europe.
La Française Real Estate Partners a annoncé ce 13 décembre la signature d’un bail avec l’enseigne Figaret Paris au sein de l’immeuble situé au 67 avenue Victor Hugo, Paris 16ème, géré pour le compte d’un investisseur institutionnel. Cette boutique, située à 150 mètres de la place Victor Hugo, a ouvert le 8 décembre. L’enseigne Figaret est contrôlée désormais par le holding d’investissement Experienced Capital Partners.
Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) et BNP Paribas deviennent actionnaires de référence du Groupe Fondasol, bureau d’études spécialisé dans l’analyse des sols et des investigations géotechniques et topographiques. Cette opération de LMBO permet d’assurer une réorganisation du capital autour des dirigeants de Fondasol et de BTP Capital Investissement qui réinvestit significativement dans la nouvelle opération. L’opération permet aussi aux cadres dirigeants et aux salariés du groupe Fondasol de devenir majoritaires.L’entrée d’Amundi PEF et de BNP Paribas Développement au capital du Groupe Fondasol lui permettra de franchir une nouvelle étape dans son développement, notamment en renforçant ses compétences sur les métiers de la pathologie des structures, de l’environnement et de l’hydrogéologie, ainsi qu’en facilitant le déploiement de ses compétences et de ses offres de services à l’international.
Les prévisions 2018 se suivent et se ressemblent chez les gestionnaires d’actifs. A l’instar de bon nombre de ses confrères, Groupama a ainsi clairement affiché son optimisme pour les marchés actions et les actifs risqués pour 2018. « L’amélioration des fondamentaux macroéconomiques constituera encore un puissant soutien aux actifs risqués en 2018 », a ainsi avancé Gaëlle Malléjac, directrice des investissements – gestions actives chez Groupama AM, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Cette situation est également favorable à une hausse des taux réels et des anticipations d’inflation ». En parallèle, dans un contexte de politiques monétaires progressivement moins accommodantes, « les banques centrales vont être moins présentes sur les marchés obligataires, ce qui induit qu’il y aura moins de flux sur les dettes publiques et privées, favorisant une remontée tendancielle des taux et, dans une moindre mesure celle des spreads de crédit », a ajouté Gaëlle Malléjac. Pour autant, « il n’y a pas de choc majeur à attendre puisque l’excès de liquidité reste abondant », a-t-elle rassuré.La directrice des investissements a toutefois attiré l’attention sur les valorisations des actifs risqués, jugées « relativement élevées », ce qui devrait limiter légèrement leur rythme d’appréciation », a-t-elle indiqué. Toutefois, « les taux nous apparaissent aujourd’hui la classe d’actif la plus cher selon nous, a précisé Gaëlle Malléjac. En revanche, les actions vont continuer de profiter d’une croissance bénéficiaire en 2018, malgré des valorisations élevées. »Dans un tel contexte, Groupama AM entend faire la part belle aux actions en 2018. « Le contexte fondamental est favorable aux entreprises, avec une croissance bénéficiare attendue à deux chiffres en 2018 », a avancé Gaëlle Malléjac. Toutefois, les multiples de valorisations sont toujours particulièrement élevées. » Dans cet environnement, « nous tablons sur une hausse des marchés actions de 6% à 7% hors dividendes de part et d’autre de l’Atlantique en 2018 », a pronostiqué Gaëlle Malléjac. Sur le terrain des actions, Groupama AM privilégie quatre grandes thématiques : les valeurs cycliques capables de tirer parti d’efforts d’investissement et de gains de productivité ; les fusions-acquisitions ; les entreprises capables de tirer profit de la croissance des marchés émergents, à l’image de certains groupes du luxe ou de l’industrie ; et, enfin, les sociétés bénéficiant du retour de l’inflation et de l’amélioration conjoncturelle, à savoir les secteurs de l’énergie, des matières premières et de la banque.Sur les taux et les obligations souveraines, Groupama AM se montre nettement plus prudente voire attentiste. « C’est la classe d’actifs que nous aimons le moins pour 2018, n’a pas caché Gaëlle Malléjac. Nous avons d’ailleurs une sous-exposition globale à cette classe d’actifs. Nous avons toutefois adopté un positionnement stratégique sur les obligations indexées inflation. » D’après elle, « les niveaux actuels des taux obligataires sont déconnectés des fondamentaux économiques ». Par ailleurs, le retrait progressif des banques centrales, et donc des flux moins importants sur les marchés obligataires, les taux devraient remonter progressivement en 2018. « Dans ces conditions, nous attendons une évolution des taux dans une nouvelle fourchette en 2018, entre 2,5% et 3% pour le taux 10 américain (contre 2% à 2,5% en 2017) et entre 0,5% et 1% pour le taux 10 allemand (contre 0% à 0,5% en 2017) », a avancé Gaëlle Malléjac.Le crédit trouve davantage grâce aux yeux des gérants de Groupama AM, notamment le crédit euro. « Les fondamentaux sont solides et toujours bien orientés, du fait de l’amélioration de la conjoncture, a observé Gaëlle Malléjac. En outre, la capacité bénéficiaire des entreprises progresse plus vite que l’endettement. » Par ailleurs, les taux de défaut ne sont pas appelés à remonter en 2018. « Il n’y aucune raison que le marché se retourne de sitôt, d’autant qu’il n’y a pas de pic de refinancement. Pour autant, la responsable juge que les valorisations demeurent globalement peu attractives, en raison de taux historiquement bas et d’un resserrement des spreads. « Finalement, en 2018, la valeur se trouvera dans la sélection des titres, a jugé Gaëlle Malléjac. A ce titre, malgré un biais plus prudent, nous maintenant notre préférence pour le high yield et pour les financières. Toutefois, il va donc se montrer plus sélectif sur le crédit euro. »
La Caisse des dépôts a annoncé mercredi de nouveaux engagements en faveur du financement de la transition écologique et énergétique. L’institution, qui a atteint les objectifs annoncés à l’occasion du Climate Finance Day de 2015, va notamment flécher les sommes collectées au titre du Livret des développement durable et solidaire (LDDS) vers le financement de projets favorables au climat. Qunize milliards d’euros de collecte du LDD (prédécesseur du LDDS) ont déjà été consacrés à la transition énergétique entre 2014 et 2017. Le groupe public entend par ailleurs étendre son engagement de réduction de 20% de l’empreinte carbone aux portefeuilles d’obligations d’entreprises sur la période 2014-2020. Jusque-là, cet effort portait sur le portefeuille actions, dont l’empreinte carbone a baissé de 27% entre 2014 et 2016. La Caisse des dépôts va enfin renforcer son dispositif d’engagement actionnarial.
Douze banques, compagnies d’assurance, sociétés de gestion et fournisseurs de retraite basés au Pays-Bas ont conçu ensemble une méthodologie pour mesurer l’empreinte carbone de leurs investissements et prêts. Cela leur permettra de fixer leurs propres objectifs pour contribuer à limiter le réchauffement climatique. Le rapport final, incluant la méthodologie, devait être présenté hier à Marcel Beukeboom, l’envoyé néerlandais sur le changement climatique au sommet parisien qui se tenait sur le sujet.Le projet a vu le jour avec la création de la Platform Carbon Accounting Financials (PCAF), dont les membres sont les banques ABN AMRO, ASN Bank, Triodos Bank et De Volksbank, les fonds de pension PMT et PME, les sociétés de gestion ACTIAM, Achmea Investment Management, APG, MN et PGGM, et la banque de développement FMO.Leur ambition était de mettre au point en deux ans une méthodologie commune, transparente, qui permettrait aux institutions financières de fixer des objectifs pour les émissions carbone et de mesurer dans quelle mesure ces objectifs sont atteint. Le rapport décrit ces méthodologies pour les actions cotées, la finance de projets, les obligations gouvernementales, les hypothèques, la finance d’entreprise et l’immobilier. Le rapport est dans le domaine public et les membres du PCAF espèrent que cela encouragera d’autres institutions financières à adopter ces méthodologies.