L’épidémie Covid-19 pousse les investisseurs à s’intéresser à la manière dont les entreprises traitent leurs employés, clients et fournisseurs comme jamais avant, analyse le Financial Times fund management. Les critères sociaux ont jusqu’ici été éclipsés par les sujets environnementaux et de gouvernance. «Maintenant, le S dans ESG vient sur le devant de la scène», estime Sébastien Thevoux-Chabuel, un gérant de Comgest. Eugenia Unanyants-Jackson, responsable mondiale de la recherche ESG d’Allianz Global Investors, pense que le coronavirus et son impact économique dévastateur font que les investisseurs vont de plus en plus poser des questions difficiles relatives aux avantages des salariés, comme la protection de santé et le soutien aux enfants. Coline Baines, chargé de l’engagement au sein de Friends Provident Foundation juge que les investisseurs devront aller au-delà des droits des employés et des fournisseurs. «Cela nécessite de l’action sur des sujets moins confortables comme l’évasion fiscale agressive et le travail décent plus généralement».
Plus de la moitié des gérants de hedge funds (53 %) utilisent des informations non conventionnelles comme les comportements d’achat des consommateurs, les tendances des réseaux sociaux, les conditions météorologiques ou les images satellites, révèle une nouvelle étude de l’Alternative Investment Management Association (AIMA). Cette étude a été réalisée auprès de 100 gérants de hedge funds dans le monde représentant 720 milliards de dollars d’actifs.
Le développeur irlandais de centrales photovoltaïques Amarenco, dont le siège opérationnel est dans le Tarn, a levé 15 millions d’euros auprès d’Idia Capital Investissement et de trois autres sociétés du Crédit Agricole (Sofilaro Gestion, Grand Sud-Ouest Capital et Nord-Midi Pyrénées Développement), écrit Les Echos. C’est la première tranche d’un tour de table de 50 millions d’euros qu’il pense boucler d’ici à la fin de l’année.
Acteur du capital-risque européen spécialisé dans les sciences de la vie, Kurma Partners a finalisé son nouveau fonds Kurma Biofund III à 160 millions d’euros, rapporte Les Echos. Nouveau partenaire financier, le Fonds européen d’investissement (FEI) abonde avec bpifrance, qui avait participé au premier closing à environ 100 millions fin 2018, un bon tiers du montant final. Investisseur principal de cette première tranche, le laboratoire pharmaceutique Servier souscrit, à lui seul, à même hauteur, explique le quotidien. Le tiers restant se répartit entre Idinvest (déjà actionnaire du Kurma Biofund II bouclé à 55 millions en 2013), Eurazeo, l’Institut Pasteur, la banque publique de développement allemande NRW Bank, des caisses régionales du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel, ainsi que des «family offices». A visée européenne, Kurma Biofund III cible le financement de 12 à 15 sociétés de biotechnologie qui développent des thérapies novatrices dédiées à des pathologies pour lesquelles n’existe aucun traitement efficace, avec un ticket moyen de 10 millions d’euros. A ce stade, huit opérations ont déjà été réalisées
Sweetwood Ventures, la branche capital-risque de Sweetwood Capital, a annoncé la clôture finale de son premier fonds de fonds israélien de capital-risque de 70 millions de dollars. Le fonds investit dans les startups technologiques israéliennes, via une combinaison d’investissements primaires et secondaires dans des fonds israéliens de capital-risque ainsi que des co-investissements directs dans des startups. «Le fonds, basé en Israël et domicilié au Luxembourg, est soutenu par plusieurs investisseurs institutionnels et privés, dont une banque privée belge de renom, ainsi que des family office européens, notamment belges et luxembourgeois», assure le communiqué. « Depuis 18 mois, nous investissons à travers notre premier fonds et nous nous sommes engagés auprès de cinq nouveaux fonds de capital-risque ainsi qu’auprès d’une position secondaire et avons réalisé un co-investissement direct. Nous sommes impatients de la croissance de notre portefeuille dans les années à venir. », commente Amit Kurz, associé de Sweetwood Ventures. Selon IVC, la principale société de recherche technologique d’Israël, les startups israéliennes ont levé, en 2019, un montant de 8,2 milliards de dollars, tandis que les fusions ou acquisitions et les IPO des start-ups israéliennes représentaient 21,7 milliards de dollars. Au cours du premier trimestre de 2020, les startups israéliennes ont levé un montant record de 2,7 milliards de dollars, malgré le ralentissement survenu en mars. Sweetwood Capital est un multi family office basé à Tel Aviv, en Israël, fondé par Samuel Cohen Solal (HEC, Université de Chicago) et Manuel Sussholz (Solvay) en 2011. Sweetwood Ventures est un SCSp RAIF de droit Luxembourgeois. Le fonds, avec 70 millions de dollars d’engagements, investit dans du capital risque israélien via trois stratégies: primaire, secondaire et co-investissement.
Le gérant américain BlackRock va augmenter sa participation dans la société américaine de cybersécurité Cofense Inc. en investissant au moins 10 millions de dollars, rapporte le Wall Street Journal. L’entreprise prévoit d’utiliser cet investissement pour financer de nouveaux programmes de recherche et de développement, ainsi que pour s'étendre sur de nouveaux marchés, a déclaré une source. Cofense, basée à Leesburg, en Virginie, simule et détecte les cyberattaques transmises par courrier électronique et compte près de 2.000 entreprises parmi ses clients, dont de grandes sociétés américaines et de multiples départements du gouvernement américain.
Un article de Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole 24 Ore, identifie les six tendances qui sont en train d’émerger de la crise du coronavirus. Le premier est la sécurité. La crainte d’autres pandémies fera augmenter la demande de sécurité dans tous les domaines (circulation des personnes, biens, informations et données) avec des retombées partout (production, transports, consommation, communication, digital). Selon Filippo Roma, responsable actions de Credit Suisse A.M., cela conduira à développer de nouveaux systèmes d’emballage, de traçage, de fourniture, d’approvisionnement… Autre tendance de fond: le local. Un retour à la production en Europe se fera et on assistera à une plus grande production agricole locale qui, en raison de la faible main d’œuvre, fera appel à la robotique et à l’automatisation. L’environnement sera aussi une exigence forte de l’après coronavirus. D’ailleurs Credit Suisse AM travaille au lancement d’un fonds qui va plus loin que la logique ESG et vise à investir dans ceux qui sont vraiment verts. La «smart education» est une autre tendance de fond.La demande de e-learning et de formation en ligne va croître et avec elle de nouvelles plates-formes et développeurs de logiciels. La médecine digitale est aussi un thème d’avenir, avec de nombreux sous-secteurs. Vinay Thapar, gérant d’Alliance Bernstein, identifie trois domaines de croissance: le diagnostic, les thérapies à invasion réduite et la télé-santé. Enfin, le dernier thème est l’économie du «rester chez soi», qui inclut les achats en ligne et le télétravail, et qui vont donner une impulsion aux systèmes de communication à distance et au commerce en ligne. Les systèmes de streaming vont aussi continuer à prospérer.
Le groupe Turenne a annoncé apporter2 millions d’euros à la société Articque, qui développe des analyses statistiques cartographiées, associé à des financements bancaires. L’objectif est d’accélérer le développement en déployant l’Intelligence Artificielle et le prédictif dans ses solutions géo-décisionnelles, et orienter la stratégie commerciale vers l’indirect et renforcer l’équipe de vente. «Nous voulions accélérer notre développement face à l’explosion de la demande qui s’offrait à nous après trente années d’une belle aventure en solitaire dans un marché limité aux experts. Aujourd’hui, nos solutions sont accessibles à tous; nous savons adresser les contraintes des systèmes d’informations des grands compteset leurs exigences de grand volume et de performancesont aujourd’hui satisfaites. Le timing est parfait: Articque, nos outils et notre marché sont prêts. Il ne manquait plus que les moyens financiers que Turenne nous apporte. »,commente dans un communiqué Georges-Antoine Strauch, directeur général et fondateur d’Articque.
KKR a acquis une participation «stratégique» dans Mirastar auprès de M7 Real Estate. Mirastar est un développeur, investisseur et gestionnaire spécialisé dans les actifs industriels et logistiques (I&L) en Europe. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé Cette transaction doit permettre au groupe américain d'étendre sa présence dans le secteur immobilier européen de l’industrie et de la logistique. À ce jour, KKR et Mirastar ont acquis un projet logistique de 49.000 m² aux Pays-Bas et visent à poursuivre la constitution d’un portefeuille d’actifs et de projets de développement en Europe occidentale. Mirastar sera la principale plate-forme pour les transactions immobilières I&L en Europe. KKR a acquis récemment environ 800.000 m² d’espace de stockage au cours des 24 derniers mois en France, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en Irlande. L’investissement dans Mirastar a été réalisé par l’intermédiaire d’un fonds immobilier européen géré par KKR. Mirastar a été cofondée en 2019 par Ekaterina Avdonina, directrice générale, et Anthony Butler, directeur des investissements, avec le soutien initial de M7 Real Estate. L'équipe est actuellement composée de 15 professionnels de l’immobilier et possède des bureaux à Londres, Madrid et Rotterdam. «L’immobilier logistique reste un marché attractif pour KKR, malgré les défis de l’environnement actuel du marché, avec des fondamentaux d’investissement solides et des moteurs de croissance futurs. Nous sommes impatients de tirer parti de notre relation actuelle avec Mirastar pour exploiter ces tendances, en investissant dans l’offre continue d’actifs de haute qualité pour répondre à la demande croissante des locataires, manifeste dans toute l’Europe, et en renforçant encore l’empreinte de KKR dans la logistique européenne», commente dans un communiqué Guillaume Cassou, associé et responsable de l’immobilier européen chez KKR.
Perial Asset Management annonce l’acquisition de l’immeuble « R Com » à Rueil-Malmaison pour le compte de ses SCPI PF Grand Paris et PFO2, auprès des SCPI gérées par La Française REM. L’acquisition, d’un montant de 67,7 millions d’euros, porte sur un immeuble de bureaux restructuré à neuf et entièrement loué. Il développe une surface de 9 300m² en R+6 et comprend 154 places de parking. Il est labellisé Breeam « Very Good », BBC Effinergie Rénovation et HQE. R Com est intégralement loué à 2 locataires : le siège social France de Quadient / Neopost et le siège régional Ile-de-France de Matmut.
La société Amiral Gestion, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), avoir franchi en hausse, le 15 avril 2020, le seuil de 5% des droits de vote de la société Viel et Compagnie et détenir, pour le compte desdits fonds, 5.930.715 actions Viel et Compagnie représentant autant de droits de vote, soit 8,28% du capital et 5,16% des droits de vote de cette société. Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition d’actions Viel et Compagnie sur le marché, indique le document AMF. Amiral Gestion est de façon régulière le plus gros actionnaire de Viel & Cie après Viel & Cie Finance. Fin 2018 par exemple, la société de gestion en détenait plus de 10% du capital. Sycomore AM en détenait aussi plus de 5%.
CBRE Global Investors a annoncé l’acquisition d’un entrepôt à l’aéroport de Kastrup, à Copenhague, auprès de Worldwide Flight Services Denmark (WFS) dans le cadre d’une opération de vente et de cession-bail. L’opération a été réalisée pour le compte d’un client. Le site d’environ 35.400 m² comprend 11.700 m² d’espace locatif, dont deux bâtiments dotés de quais, un entrepôt frigorifique interconnecté nouvellement construit pour les produits pharmaceutiques et un immeuble de bureaux de trois étages avec plus de 60 places de parking. L’actif est loué à WFS, l’une des plus grandes sociétés de manutention de fret au monde. Le locataire a l’intention d’agrandir les installations de 3.700 m² maximum dans les trois prochaines années.
Plusieurs hedge funds cherchent à lever de l’argent auprès de leurs investisseurs pour acquérir des dettes à prix cassés, rapporte le Financial Times. Marathon Asset Management, Varde Partners et Angelo Gordon font partie des sociétés de gestion ayant lancé des levées de fonds ces dernières semaines. Marathon a déjà réuni 500 millions de dollars, selon une source proche de la société, de 10 milliards de dollars d’encours. Ces capitaux seront répartis entre ses fonds crédit distressed. Varde Partners, qui gère 14 milliards de dollars, veut lever jusqu’à 1 milliard de dollars pour un nouveau fonds crédit, selon des sources proches de la société. Angelo Gordon lève environ 750 millions de dollars pour un fonds crédit structuré qui investira dans des titres commerciaux et des RMBS. La société gère 38 milliards de dollars.
Ces investisseurs institutionnels vont investir dans des fonds de Place dédiés aux PME-ETI et à la santé. Ils seront ouverts à de nouveaux gestionnaires d'actifs.
La liquidation des fonds obligataires est terminée. C’est le constat des stratégistes de Bank of America Securities alors que les flux hebdomadaires nets sortants au niveau mondial n’ont été que de 1 milliard de dollars (au 8 avril), contre 284 milliards de sorties les cinq dernières semaines sur la classe d’actifs. La fuite des fonds monétaire prime américains s’est également apaisée. « L’épicentre du risque systémique s’est calmé grâce à l’action de la Fed », poursuivent ces derniers.
L'institution veut participer à la mobilisation de la Place pour aider les entreprises et secteurs en difficulté, en particulier les acteurs de la santé.
InfraVia annonce avoir signé un accord avec Vantage Data Centers en vue de lui céder sa participation dans Next Generation Data (NGD), le plus grand campus de data centers d’Europe situé au Pays de Galles, comprenant un site existant de 72 mégawatts (MW) et une capacité d’extension de 108 MW. InfraVia avait fait l’acquisition d’une participation majoritaire en 2016, les fondateurs en détenant le solde.Vantage Data Centers rachète 100% de NGD. «Nous sommes convaincus depuis longtemps chez InfraVia que le numérique est le Utilities du 21e siècle. Lorsque nous avons investi en 2016 aux côtés de Simon Taylor et Nick Razey, nous étions convaincus par la performance démontrée par l’équipe et par la proposition unique d’un centre de données axé sur le segment wholesale, avec un niveau de spécifications élevé et un potentiel de croissance inégalé grâce à une disponibilité de puissance électrice et d’espace très élevée. Depuis, la croissance de l’entreprise a été beaucoup plus rapide qu’initialement prévu grâce à l’accélération de la transition des systèmes IT vers le Cloud», commente Vincent Levita, fondateur et président d’InfraVia. La transaction est soumise à l’approbation des autorités compétentes, avec un closing prévu au troisième trimestre 2020. Les termes de la transaction ne sont pas détaillés.