Johannes Müller, expert obligataire de DWS (Deutsche Bank) indique que la société de gestion de fonds de la Deutsche Bank s’interdit depuis longtemps d’investir en obligations portugaises et qu’elle préfère actuellement des titres à échéance courte émis par la Grèce aux emprunts d’Etat portugais, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Union Investment (banques populaires allemandes) précise de son côté qu’elle a profité de la baisse des rendements et de la hausse des cours pour réduire son exposition aux moyennes et longues échéances portugaises.Chez Pimco, Andrew Balls, qui dirige la gestion de portefeuille pour l’Europe, précise qu’il est inquiet pour l’ensemble de la zone euro au-delà de six-douze mois, parce que certains Etats pourraient avoir du mal à respecter leurs programmes pluriannuels d’assainissement des finances publiques ; si un ou plusieurs Etats devaient avoir du retard sur leurs remboursements, cela risquerait déclencher une crise bancaire dans toute l’Europe.Schroders indique être extrêmement prudent : le gestionnaire britannique sous-pondère les bunds, sous-pondère les titres d’Etat français et n’a aucune exposition aux obligations d’Etat des pays périphérique de la zone euro, selon David Scammel gérant de fonds d’obligations britanniques et européennes.
La nécessité pour les capital-investisseurs de faire tourner leurs actifs matures, donc les participations de plus de cinq ans, laisse présager que les cessions porteront cette année sur plus de 3 milliards d’euros, estime Expansión.Ainsi CVC pourrait revendre le spécialiste du soin capillaire The Colomer Group, qu’il détient depuis 2000. Le fonds 3i pourrait revendre GES, l’ancienne Gamesa Energía y Servicios, pour 500 millions d’euros tandis que N+1, MCH et Corpfin Capital sont susceptibles de se défaire de Segur Ibérica (sécurité) pour plus de 200 millions d’euros. Enfin Nazca, pourrait revendre le groupe informatique Acens.
Selon Les Echos, les marchés asiatiques marquent le pas après un regain d’inflation qui pourrait être le catalyseur d’une plus profonde correction boursière et une remontée des taux longs. Une évolution qui risque de tempérer l’enthousiasme des investisseurs à l'égard des perspectives des places émergentes.
D’un sondage confié à Schleus Marktforschung et réalisé sur 20 novembre au 10 décembre auprès de 156 investisseurs institutionnels dont l’encours total de situe à 156 milliards d’euros, Axa Investment Managers Allemagne a tiré les enseignements qui lui ont permis de développer un indice du risque immobilier. Il sera calculé dorénavant régulièrement avec 0 pour aucun risque et 100 pour un risque maximal. Pour cette première édition, l’indice se situe à 38.Ce premier sondage a aussi fait ressortir que les investisseurs institutionnels ont des conceptions très différentes de la notion de risque. Frank Richter, head of institutional business Germany & Austria chez Axa IM, a ainsi relevé que pour près d’un quart du panel, le plus grand risque est la perte d’actifs ou de revenus, pendant que pour 18 %, ce serait un écart par rapport aux objectifs et que pour 16 % le risque est surtout une chance.Par ailleurs, les spécialistes interrogés sont 47 % à juger que les investissements directs dans l’immobilier sont peu ou très peu risqués contre 23 % pour les investissements indirects. D’après Axa IM, cela reflète les problèmes actuels des fonds immobiliers offerts au public, dont beaucoup sont actuellement fermés aux remboursements (pour un encours voisin des 25 milliards d’euros), en liquidation (trois d’entre eux) et/ou on dû annoncé des dépréciations de parts.
L’agence Moody’s a indiqué le 7 janvier que le taux de défaut global des entreprises en catégorie spéculative a terminé le quatrième trimestre 2010 à 3,1% contre 4% au trimestre précédent. Le taux de défaut s’inscrivait à 13,1% fin 2009.Pour 2011, le taux de défaut pourrait tomber à 1,9% d’ici à la fin de l’année dans l’hypothèse d’un scénario central stable. Sur la base d’un scénario pessimiste (gel des liquidités, contraction économique), le taux de défaut pourrait monter à 6,1% alors qu’il pourrait chuter à 1,2% en cas de scénario très favorable. En Europe, le taux de défaut, qui a reflué à 1,9% au quatrième trimestre après 3,5% au troisième trimestre, pourrait tomber à 1,2% d’ici à décembre 2011. Même tendance aux Etats-Unis, où le taux de défaut s’inscrit à 3,3% contre 4% un trimestre plus tôt.
Le début de l’année a commencé comme il s’est terminé : les investisseurs continuent de donner la préférence aux fonds actions, selon EPFR Global. La collecte s’est poursuivie durant la semaine au 5 janvier et les fonds actions ont drainé quatre fois plus d’investissements que les fonds obligataires.Les fonds actions ont ainsi enregistré une collecte nette de 9,2 milliards de dollars, dont 3,3 milliards dans les fonds émergents, tandis que les fonds obligataires affichaient une collecte de 2,6 milliards de dollars. Parallèlement, les fonds monétaires ont subi une décollecte de près de 15 milliards de dollars.
Dans un entretien accordé aux Echos, le président du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, Michel Cicurel, évoque la bulle sur le marché de la dette publique et estime que certaines valeurs technologiques atteignent des niveaux de valorisation «extravagants». Selon Michel Cicurel, «il y a aujourd’hui un acteur économique qui se porte vraiment bien: c’est l’entreprise non financière présente à l’international, quelle que soit sa taille. Dans ce contexte, arbitrer de la dette publique en faveur d’actions et d’obligations de ces entreprises paraît plus que judicieux».
Selon Les Echos, le pôle de compétitivité parisien Finance Innovation aidé par l’AFG prépare une structure de place pour aider les gérants indépendants à se développer. «Il y a besoin d’un fonds de fonds institutionnel, un accélérateur de croissance pour que les indépendants acquièrent une taille suffisante afin de séduire des institutionnels et d’exporter leur expertise en Europe», estime Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France. «Il s’agirait de solliciter des institutionnels qui alimenteraient un fonds de place qui investirait dans des fonds de jeunes sociétés de gestion». Finance Innovation et l’AFG pensent pouvoir concrétiser le projet avant la fin d’année.
Compte tenu désormais de l’adossement du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), le conseil de surveillance de l’institution vient d’adopter les nouvelles lignes directrices de sa stratégie de placement, rapporte l’Agefi. La loi de réforme des retraites prévoit que le FRR verse chaque année à la Cades 2,1 milliards d’euros entre 2011 et 2024. Ce passif sera couvert grâce aux flux issus des investissements dans des produits de taux, avec une large part d’obligations d’Etat françaises. Dans ce cadre, le Fonds a lancé un appel d’offres sur deux lots, qui devraient chacun être divisés en cinq mandats de gestion passive de cinq ans. Le premier lot, d’environ 12 milliards d’euros, devra être investi en OAT. Le second, d’environ 6 milliards, concernera les obligations de pays développés notés en catégorie investissement. L’appel d’offres est ouvert jusqu’au 31 janvier. Le portefeuille du FRR devrait continuer à être alloué à environ 60% en taux et à 40% en actifs «de performance». Sur cette seconde poche, le Fonds devrait ainsi accroître les montants investis à travers des fonds ouverts, précise le quotidien.
Alors que l’année 2010 s’est terminée sur une note optimiste pour les marchés d’actions, Joost van Leenders, spécialiste-stratégie d’investissement chez BNP Paribas Investment Partners a accru la surpondération des actions. «Au cours des prochains mois, les politiques des banques centrales et les perspectives plus favorables devraient selon nous éclipser des facteurs négatifs tels que la crise budgétaire dans la zone euro et la situation du marché immobilier américain», anticipe-t-il. Il s’attend également à ce que les estimations de bénéfices des sociétés fassent l’objet de révisions à la hausse. Et si le marché est selon lui «suracheté» et le sentiment trop optimiste, «les facteurs techniques sont favorables», souligne Joost van Leenders. Côté allocation géographique, «nous avons désormais une position légèrement surpondérée sur les États-Unis, l’Europe et le Japon et surpondérons davantage les pays émergents, où la croissance est plus soutenue et les risques perçus sont plus faibles», détaille le stratège. A l’inverse, l'équipe a fait le choix d’une position sous-pondérée sur les obligations indexées sur l’inflation, estimant que leurs cours intègrent une trop grande part d’inflation. «Par ailleurs, la saisonnalité est très défavorable, janvier étant un mois où les obligations indexées sur l’inflation tendent à sous-performer», ajoute-t-il.
Selon des sources concordantes citées par L’Agefi, l’Agirc Arrco vient d’attribuer un mandat de gestion fixed income de 800 millions d’euros sur les obligations européennes à BNP Paribas Investment Partners et BlackRock. Les deux sociétés de gestion se verront confier chacune 400 millions d’euros.
Bob Doll, le stratégiste en chef pour les actions fondamentales de BlackRock, a publié ses dix prédictions pour l’année qui vient. Il prévoit notamment que les actions américaines vont enregistrer une hausse à deux chiffres pour la troisième année consécutive, ce qui serait une première en plus de dix ans.1. La croissance américaine devrait s’accélérer et le PIB réel atteindre un nouveau record à la hausse.2. L’économie américaine devrait créer deux à trois millions d’emplois en 2011 et le chômage devrait tomber à 9 %.3. Les actions américaines devraient enregistrer une troisième année de rendements à deux chiffres en pourcentage pour la première fois en dix ans, alors que les bénéfices atteignent un nouveau record.4. Les actions devraient surperformer les obligations et le cash.5. Le marché américain devrait battre l’indice MSCI Monde.6. Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Brésil devraient surperformer le Japon, l’Espagne et la Chine.7. Les matières premières et les devises des marchés émergents devraient surperformer le panier constitué par le dollar, l’euro et le yen.8. Les bilans solides et le cash flow libre devraient conduire à des hausses importantes de dividendes, des rachats d’actions, des fusions et acquisitions et des réinvestissements.9. Les flux d’investissement devraient passer des fonds obligataires aux fonds actions.10. La campagne présidentielle 2012 devrait s’accompagner d’une pléthore de candidats républicains tandis que le président Obama continuera à se mouvoir vers le centre.
Selon un sondage réalisé par la société Preqin fin 2010 auprès d’une centaine d’investisseurs (LP, limited partners), 63% d’entre eux misent sur des rendements dans le capital investissement supérieurs de plus de 4 points à celui des marchés actions. Ils n'étaient que 17% fin 2007. «Ces données interviennent alors que les LP se préparent à accroître leurs positions dans cette classe d’actifs en 2011 en vue de tirer parti des opportunités du marché», relève Preqin.
Le pôle gestion de fortune de la Deutsche a annoncé la nomination de Tony Tang, en tant que responsable de la clientèle pour l’Asie septentrionale, et d’Eleonore Dachicourt en qualité de responsable de la distribution de hedge funds pour l’Asie.Tony Tang travaillait précédemment chez Citi à Hong Kong où il dirigeait les activités de titrisation pour l’Asie. Il restera basé à Hong Kong. Eleonore Dachicourt travaillait précédemment chez Credit Suisse à Londres.
A fin décembre, l'épargne financière des ménages allemands a atteint le niveau record de 4.880 milliards d’euros, soit une hausse de 4,7 % sur fin 2009 (4.670 milliards), estime Allianz Global Investors (AGI). En 2009, cette épargne financière avait déjà regagné tout le terrain perdu en 2008 : 4.440 milliards d’euros contre 4.570 milliards (précédent record) fin 2007.La hausse de 2010 est attribuable d’une part à une augmentation du taux d'épargne à 11,3 % contre 11,1 % en 2009 et à une progression de 2,6 % du revenu disponbile. D’autre part, la constitution d'épargne a représenté 150 milliards d’euros contre 147,7 milliards, tandis que l’effet de marché, grâce notamment au gain de 16 % de l’indice Dax, a représenté 70 milliards d’euros.Sur le plan des investissements, AGI constate une nouvelle hausse (de 10 %) des montants placés sur des comptes à vue, à quelque 750 milliards d’euros contre 600 milliards pour les dépôts d'épargne. Depuis le début de la crise en septembre 2008, les comptes à vue et les dépôts d'épargne ont ainsi enregistré des rentrées nettes de presque 330 milliards d’euros, tandis que les dépôts à terme et bons d'épargne subissaient de nouvelles sorties nettes de 30 milliards après déjà 120 milliards en 2009.AGI constate aussi une poursuite de l’aversion pour les placements en actions et une préférence pour les fonds d’investissements peu risqués, notamment dans le domaine des fonds diversifiés. James Dilworth, CEO d’AGI Allemagne, souligne que la tendance est passée du «buy & hold» à des produits patrimoniaux avec gestion active du risque.Même si les produits des marchés de capitaux (actions, fonds d’investissements, obligations, private equity) ont gagné un peu de terrain, ils ne représentent actuellement que 28 % de l'épargne financière totale.
Citywire rapporte que les statistiques mondiales de la firme de recherche et de conseil Strategic Insight montrent que l’essentiel des flux à long terme, soit près de 800 milliards de dollars, a été investi dans seulement 350 produits, sur un total de quelque 60.000 fonds disponibles au niveau mondial. En résumé, 95% des flux ont profité l’an dernier à seulement 0,5% des fonds.Parmi les véhicules les plus populaires auprès des investisseurs figurent notamment Pimco Total Return, Templeton Global Bond, Carmignac Patrimoine, Pictet Local Emerging Market et Schroders ISF Euro Corporate Bond. Selon Strategic Insight, la décision des distributeurs de réduire le nombre de gérants et de fonds avec lesquels ils travaillent a entraîné un phénomène de concentration au cours des toutes dernières années qui s’est accéléré dans le sillage de la crise financière. Les stratégies les plus vendeuses en 2010 ont été les stratégies internationales, marchés émergents, Asie-Pacifique, diversifiées et performance absolue. Alors que depuis la crise financière, les trois quarts des flux se sont portés sur l’obligataire, Strategic Insight estime que la demande devrait désormais se concentrer sur des solutions flexibles conjuguant rendement et sécurité, avec un retour prudent sur les actions.
Tant les investisseurs institutionnels allemands spécialisés (assureurs, caisses de retraite, etc.) que les gestionnaires d’actifs interrogés par l’agence Kommalpha de Hanovre plébiscitent les même cinq promoteurs de produits de prévoyance vieillesse. Tout au plus, l’ordre des deux premiers acteurs est-il inversé, les investisseurs jugeant à 53,9 % qu’Allianz Global Investors (AGI) est l’acteur le plus en pointe dans ce domaine, contre 46,2 % pour DWS/DB Advisors (groupe Deutsche Bank), tandis que 70,5 % des gestionnaires placent en tête DWS/DB Advisors, mais seulement 53 % AGI. Unanimement, clients et fournisseurs placent ensuite Union investment (banques populaires), Fidelity et Deka (caisses d'épargne).Le sondage réalisé en septembre 2010 par Kommalpha auprès de 35 investisseurs et de 201 gestionnaires d’actifs (sociétés de gestion, banques, etc.) montre que 48,5 % de ces derniers estiment investir beaucoup à très fortement sur la problématique de la prévoyance vieillesse ; de plus, 46,4 % des gestionnaires contre 39,8 % en 2009 indiquent offrir des produits spécifiques tandis que 40,4 % contre 35,9 % précisent ne pas en proposer. D’autre part, 9,9 % des responsables interrogés prévoyaient le lancement de tels produits, contre 21,8 % en 2009.A noter enfin que l’enquête réalisée par l’agence de Hanovre montre que si les investisseurs institutionnels misent principalement sur les comptes d'épargne-temps et les contractual trust agreements, les gestionnaires d’actifs privilégient les plans d'épargne-retraite d’entreprise et les portefeuilles d’assurances.
D’après un sondage en ligne non représentatif effectué par Finanztest, une publication de la fondation de protection des consommateurs Stiftung Warentest, environ 75 % des 3.500 lecteurs interrogés sont d’avis que le promoteur du plan d’assurance-retraite Riester devrait immédiatement vendre les actions de sociétés impliquées dans la production de bombes à sous-munitions, qui est interdite par le droit pénal allemand depuis le 1er août 2010.L’enquête de Finanztest auprès des promoteurs de plans Riester a fait apparaître que 68 des 86 banques interrogées refusent de communiquer sur le sujet, ainsi que la moitié des assureurs.Quant aux 174 établissements qui ont répondu, seuls 12 ont pris des mesures pour éviter de tels investissements. Il s’agit d’Union Investment (banques populaires) et de DWS (Deutsche Bank). Parmi les assureurs qui refusent ce type de placement figurent Axa, Debeka, oecocapital et Zurich ainsi qu’AachenMünchener et CosmosDirekt, deux filiales de Generali. La Raiffeisenbank Rastede fait également également partie de cette liste. De plus, l’Ethikbank, la Bank für Kirche et Caritas s’interdisent quelque investissement que ce soit dans des firmes d’armement.Certaines maisons affirment qu’elles n’investissent pas dans les producteurs de bombes à sous-munitions, mais sont dans l’incapacité de le prouver.Les enquêteurs ont trouvé des actions de fabricants de bombes à sous-munitions dans des produits de Deka (caisses d'épargne) et d’Allianz Global Investors (AGI). Le premier indique qu’il décide d’un investissement dans ces titres au cas par cas tandis que le second a refusé de répondre au motif qu’il ne commercialise plus de nouveaux plans d'épargne Riester en unités de compte.
Si l’année 2011 présente selon Cholet Dupont plusieurs risques, comme les problèmes des dettes publiques en zone euro, la pérennité de la reprise économique aux Etats-Unis ou l’accélération de l’inflation dans les pays émergents, un optimisme raisonné est de mise. «La grande majorité des Etablissements financiers prévoit, pour les indices actions, des hausses de 10 à 20% selon les pays. Pour l’instant, nous sommes plus modérés, tout en étant persuadés que les actions auront de meilleures performances que les produits défensifs en 2011", explique Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investissement. Dans sa stratégie d’investissement pour 2011, Cholet Dupont favorise les actions au détriment des produits monétaires ou obligataires. Les actions américaines, européennes et des pays émergents sont surpondérées. «Mais nous estimons que les investisseurs devront être mobiles et se montrer flexibles pour profiter des fluctuations qui resteront importantes et liées aux risques déjà évoqués», ajoute Vincent Guenzi. Pour l’instant, les thèmes à la mode restent porteurs, mais Cholet Dupont pense réduire progressivement son exposition aux pays émergents et aux valeurs qui en ont bénéficié, comme celles issues des secteurs luxe, automobile, industrie, etc. Pour Vincent Guenzi, les matières premières pourraient également pâtir des craintes de ralentissement dans les pays émergents, si les politiques monétaires y devenaient trop restrictives.D’un point de vue sectoriel, Cholet Dupont est positif, à court à moyen terme, sur le secteur des Biens & Services Industriels, des Media, de la Technologie, du Pétrole & Gaz, favorisés par le contexte économique ou en retard. La société est positive à court terme mais neutre à moyen terme sur l’Automobile, la Chimie, le Tourisme & Loisirs, et neutre à court terme tout en restant positifs à moyen terme sur la Consommation non cyclique et l’Agroalimentaire, les Services Financiers, ainsi que les Télécoms (pour le rendement).
EFG Asset Management constate qu’en ce début d’année 2011, le monde n’est pas en récession mais dans une phase durable de croissance. Par ailleurs, la situation des entreprises aux Etats-Unis et en Europe montre des signes encourageants, comme une génération de cash-flow historiquement haute et une croissance toujours élevée des bénéfices nets par actions, précise la société de gestion dans une étude.Cet environnement se traduit par une allocation favorable aux actions «qui offrent toujours un rendement supérieur aux obligations pour un prix encore raisonnable», indique EFG AM. D’autre part, cette classe d’actifs devrait être soutenue par la poursuite de l’important cycle d’opérations de fusions-acquisitions débuté en 2010. Pour son fonds flexible EFG Maxima, EFG AM a décidé de débuter cette année 2011 avec une exposition action de l’ordre de 70%. «Nous conservons notre biais en faveur de l’Europe du Nord au détriment de l’Europe du Sud. En effet, nous pensons que les problèmes de dette des Etats européens pourraient exercer dans les semaines à venir une force de rappel et offrir des points d’entrée que nous essayerons d’exploiter», indique le gestionnaire.