Le rapport mensuel de janvier de la Bundesbank (http://www.bundesbank.de/download/volkswirtschaft/monatsberichte/2011/201101mb_bbk.pdf) consacre une longue étude (pages 45 à 58) aux erreurs d’appréciation des ménages allemands en matière de placements financiers. Selon les experts de la Banque centrale, la diversification des portefeuilles est souvent insuffisante et l’allocation aux actions se limitait par exemple en 2009 à 3,9 % de l'épargne financière. D’après une étude du panel socio-économique (SOEP) remontant à 2006, environ 20 % des ménages n’auraient qu’un seul type de placement financier et 46 % se limiteraient à deux ou trois produits financiers, le plus souvent le livret d'épargne, l’assurance-vie et le contrat d'épargne logement.La Bundesbank reproche aussi aux investisseurs allemands une «diversification naïve» fondée non sur une réflexion rationnelle mais sur des a priori comme une allocation trop importante aux valeurs allemandes.Par ailleurs, les épargnants ont souvent tendance à opérer des transactions trop fréquentes en Bourse alors que les coûts de transactions additionnels ne se traduisent pas par un rendement supplémentaire.La Bundesbank fait également appel à la finance comportementale et constate l’existence d’un biais selon lequel beaucoup d’investisseurs auraient tendance à prendre trop vite leurs bénéfices mais à retarder une revente à perte dans l’espoir d’un retour à meilleur fortune, phénomène qui est constaté notamment pour les actions mais aussi pour les parts de fonds.
Robeco prévoit de lancer des produits centrés sur l’alimentation et les matières premières agricoles, rapporte le Financial Times Fund Management. Roderick Munsters, le directeur général, indique que la société de gestion néerlandaise veut travailler de manière plus étroite avec sa maison mère Rabobank, spécialiste mondial du secteur alimentaire et agricole.
HSBC Global Asset Management a muté Xavier Desmadryl de Paris à Hong Kong début novembre pour coordonner l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le processus d’investissement mondial, rapporte le Financial Times Fund Management. Il s’agit pour l’hebdomadaire du dernier exemple en date d’un gestionnaire qui renforce sa couverture ESG de la région Asie-Pacifique, compte tenu de l’importance croissante pour les investisseurs. BNP Paribas Investment Partners a de son côté transféré François Perrin d’Europe à Hong Kong en mai pour diriger son équipe actions asiatique ISR.
Selon Les Echos, le dernier baromètre Coller Capital indique que les investisseurs («limited partners», LP) dans les fonds de capital-investissement vont faire le tri cette année. Un nombre record d’entre eux ont rejeté des demandes de réinvestissement émanant de leurs équipes de gestion. Le taux de refus a grimpé de 63% à 91% chez les Européens et de 52% à 70% en Asie. Les investisseurs veulent faire tourner leur portefeuille et allouer du capital à de nouvelles équipes. Par ailleurs, les investisseurs entendent réduire leur exposition aux fonds de fonds dans les trois ans à venir. La moitié d’entre eux invoquent des coûts élevés et, un tiers, des rendements décevants.
Les marchés favoris pour 2011 de la division immobilière d’Aberdeen (26 milliards d’euros d’encours) sont clairement ceux des actifs «core» et «core +" des pays nordiques, qui ont eu moins de problèmes que les autres, mais où peuvent se poser des problèmes de liquidité vu la taille réduite des pays, de la France et du Royaume-Uni, a indiqué le 17 janvier Alessandro Bronda, head of global strategy, property à Newsmanagers. En revanche, le gestionnaire britannique sous-pondère l’Europe de l’Est, hormis la Pologne, et l’Europe méridionale.En ce qui concerne la France, Frédéric Lejeune, head of business development d’Aberdeen pour la France et Monaco, l’année qui commence sera marquée par un effort particulier sur l’immobilier, qui pèse environ 800 millions d’euros d’actifs sur un total de 6 milliards et qui emploie 5 personnes sur un effectif de 25 collaborateurs. Très prochainement, le gestionnaire devrait d’ailleurs annoncer le recrutement d’un sixième spécialiste. Cet effort se concrétisera aussi par le lancement d’un OPCI destiné aux institutionnels, la mise sur le marché d’un produit destiné au «retail» n'étant pas à l’ordre du jour.Pour ce qui est de l’Allemagne, où la nouvelle filiale DEGI a connu quelques déboires avec trois de ses cinq fonds offerts du public -le DEGI Europa va devoir être liquidé (lire notre article du 25 octobre 2010) tandis que les DEGI international et Global Business restent fermés aux remboursements (lire notre article du 8 novembre 2010)-, Alessandro Bronda souligne qu’il n’y aura pas de ventes à des prix sacrifiés, parce que les actifs sont de bonne qualité, parce que les cessions avec une décote importante sur la valeur vénale sont interdites et parce que DEGI/Aberdeen entretient de très bonnes relations avec ses investisseurs. Il n’est pas exclu d’ailleurs que, sous réserve des autorisations nécessaires, les avoirs des fonds offerts au public soient transférés à des fonds institutionnels.
Coface, qui prévoit pour 2011 un ralentissement modéré de l'économie mondial, a indiqué le 17 janvier à l’occasion de son 15ème colloque Risque Pays que l’heure est à la convergence des risques entre les pays avancés et les pays émergents qui ont vu leur note s’améliorer à l'épreuve de la crise.Grands gagnants de la crise, les pays émergents poursuivront en 2011 leur trajectoire de croissance solide, avec un léger ralentissement : 6,2% contre 6,7% en 2010. A la différence de la zone euro, où la bulle d’endettement privé a entraîné des crises souveraines, l’activité des pays émergents n’est pas handicapée par le poids de la dette privée. Toutefois, les pays émergents ne se sont pas à l’abri d’une envolée de l’endettement du secteur privé. Comment en effet financer le boom de l’investissement que l’on observera encore en 2011 ? Coface estime qu’il faudra s’intéresser de près à deux types de profil . D’une part, le profil « polono-brésilien » concerne les entreprises qui ont tendance à s’endetter à l’étranger car les banques locales sont trop réticentes et les taux domestiques sont prohibitifs, d’où un risque d’avoir dans ces pays des contreparties de plus en plus endettées en devises ; D’autre part, le profil « sino-vietnamien » s’applique aux entreprises s’endettant plutôt en monnaie locale auprès des banques domestiques souvent peu armées pour analyser correctement les risques. Des entités très endettées et parfois peu transparentes pourraient se trouver en difficulté. Le panorama mondial du risque pays présenté lors du colloque 2011 souligne un effet de ciseau prononcé des risques entre les pays avancés et les pays émergents, lié à la stabilité des performances des derniers et à la résistance de l’expérience de paiement constatée par Coface sur les entreprises des économies émergentes pendant la crise. Les pays émergents affichent des rythmes d’activité élevés et stables et une forte solidité financière, alors que les risques se sont dégradés pour les pays avancés. Parmi ces derniers, seulement 9 sur 28 ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. Avant la crise, la note la plus basse des pays avancés était A2 et neuf pays émergents avaient des notes supérieures ou égales. En 2010, la note la plus basse des pays avancés est A4 et 27 pays émergents dont la Chine, la Turquie, le Brésil, l’Inde ou la Pologne ont des notes supérieures ou égales. Ils se retrouvent de fait mieux notés que la Grèce, l’Irlande ou le Portugal, sujets aux bulles de la dette qu’elle soit privée ou publique. La Turquie est désormais seulement un cran en dessous du Royaume-Uni. La Pologne est mieux notée que l’Islande.
Les investisseurs institutionnels vont non seulement maintenir, mais renforcer leurs engagements financiers auprès des hedge funds. Selon la quatrième édition de l’enquête internationale menée au quatrième trimestre 2010 par SEI en partenariat avec Greenwich Associates, plus de 54% des institutionnels interrogés envisagent d’accroître leurs allocations cibles auprès des hegde funds au cours des douze prochains mois, soit plus de trois fois et demi le poucentage observé en 2009.L’allocation de portefeuille dédiée aux hedge funds représentait presque 14% de l’allocation totale, soit une progression de plus de 10% depuis le début de la crise financière. Autre illustration du regain de faveur des hedge funds auprès des institutionnels, il y a deux ans, 39% des investisseurs avaient plus de 10% de leurs portefeuilles investis dans les hedge funds. Fin 2010, la proportion était passée à 59%. Les allocations sont beaucoup plus élevées du côté des fondations et au plus bas du côté des allocations des entreprises. En 2009, la diversification et la performance absolue figuraient en tête des priorités des institutionnels, avec des pourcentages de respectivement 31% et 30%. Ces objectifs ont été relégués en deuxième et troisième position et c’est l’exposition aux stratégies non corrélées qui tient désormais le haut du pavé (30% contre 24% l’année précédente). On observe également un intérêt beaucoup plus marqué (18% contre 8% précédemment) pour la baisse de la volatilité. Le regain de confiance vis-à-vis des hedge funds s’accompagne d’exigences accrues, notamment en matière de transparence de l’information. C’est le souci numéro un pour près de 70% des investisseurs institutionnels, plus des trois quarts d’entre eux souhaitant davantage d’informations sur le niveau des positions sectorielles, l’utilisation du levier ou encore l’analyse des risques. Autre sujet de préoccupation, 58% des personnes interrogées citent le risque de liquidité comme le risque le plus important. Un risque qui ne figurait même parmi les facteurs de sélection d’un hedge fund en 2009. Plus généralement, les investisseurs qui pourtant reviennent vers les hedge funds, n’ont jamais affiché autant d’inquiétudes vis-à-vis du secteur. Le nombre d’investisseurs évoquant la crainte de ne pas atteindre l’objectif a ainsi triplé par rapport à 2008. Autrement dit, les gérants de hedge funds ont plus que jamais besoin tant de clarifier leurs processus d’investissements que de fixer des objectifs de performance (plus) réalistes…
BNP Paribas Wealth Management a annoncé le 14 janvier une réorganisation de son activité asiatique de gestion de fortune avec en outre la création d’une nouvelle filiale dédiée à sa clientèle la plus aisée (UHNW).Dans le cadre de cette nouvelle réorganisation, BNP Paribas redéploie ses filiales en Asie en fonction de ses marchés clés, avec un directeur distinct à la tête de chacun de ces marchés : Serge Janowski pour Hong Kong, Mignonne Cheng en attendant la nomination d’un responsable pour la Chine, Henry Pang pour Taiwan, Stephane Honig pour l’Inde, Serge Forti pour Singapour, la Malaisie et l’Indonésie et enfin eric Morin pour les autres marchés asiatiques, y compris la Corée, les Philippines et la Thaïlande. La banque va également mettre sur pied une filiale dédiée aux clients à très grande fortune, ce qui, pour la majorité des établissements du secteur, équivaut à un minimum de 30 millions de dollars (22 millions d’euros) d’actifs disponibles pour investissement. L’identité des responsables de la nouvelle filiale dédiée à la clientèle fortunée sera dévoilée ultérieurement, précise BNP Paribas Wealth Management dans un communiqué. Dans l’intervalle, Mignonne Cheng, qui conserve ses responsabilités de chairman et CEO de la gestion de fortune pour la zone Asie-Pacifique, prendra aussi la tête de UHNWI & Independent Wealth Managers pour l’Asie-Pacifique. En outre, Ernest Leung est nommé responsable de la stratégie et du développement des activités de gestion de fortune en Asie-Pacifique et travaillera en partenariat avec les responsables marchés pour développer les initiatives dans la région.
Certaines grandes sociétés de gestion ont démontré qu’un investissement dans leur action est plus performant que les fonds qu’elles proposent, constate Expansión. Ainsi, les actions de Schroders et d’Aberdeen se sont revalorisées de 48 % et 75 % sur les douze derniers mois. Celle de F&C a gagné 33 % et celle de T. Rowe Price de 21 %, tandis que le titre Henderson s’adjugeait 20,7 %. L’action d’Invesco a été en ligne avec le marché en progressant de 11,5 % alors que celle de BlackRock a perdu 16 %.
Le spécialiste de l’information financière Markit a annoncé le 17 janvier le lancement d’une série d’indices sur la dette émergente. Les indices Markit iBoxx USD Emerging Markets Sovereigns, qui répondent à l’intérêt croissant des investisseurs pour la dette émergente, viennent ainsi compléter l’indice GEMX lancé en 2008, qui suivait la performance de la dette souveraine des émergents en monnaies locales.
Vendredi, Pimco (groupe Allianz Global Investors) a indiqué sur son site Internet que l’allocation du Pimco Total Return Bond Fund géré par Bill Gross aux Treasurys, aux obligations d’Etat indexées sur l’inflation (Treasury Inflation-Protected Securities ou TIPS), aux obligations des agences ainsi qu’aux futures et options sur les Treasurys ressortait fin décembre à 22 %, son niveau le plus bas depuis février 2009, alors qu’elle était encore de 30 % en novembre, rapporte The Wall Street Journal.L’encours du fonds a diminué à 240,7 milliards de dollars contre 250,2 milliards fin novembre et 255,9 milliards fin octobre. Cela se compare toutefois à 115,9 milliards d’actifs fin 2009, la hausse s’expliquant par d’importantes souscriptions nettes durant une bonne partie de l’an dernier.
Schroders poursuit sur sa lancée des deux exercices précédents et a réalisé un excellent début d’année sur le marché français, en raison notamment d’un mandat significatif. En 2010, la collecte nette s’est élevée à 700 millions d’euros et les actifs sous gestion s’inscrivaient en fin d’année à 3,5 milliards d’euros.Comme l’an dernier, Schroders estime que l’environnement, qui se caractérise notamment par des taux d’intérêt bas et des bénéfices en hausse, est favorable pour les actifs risqués, entre autres les actions, ainsi que le haut rendement, qui devrait profiter des opérations de fusions et acquisitions. «Dans une phase de reprise, les actions et le high yield sont les deux classes d’actifs qui offrent le potentiel de rendement le plus intéressant», a ainsi déclaré le 13 janvier Patrick Brenner, gérant multi classes d’actifs chez Schroders, de passage à Paris. Schroders souligne son intérêt pour les actions japonaises, qui vont profiter de la croissance dans la zone. En outre, le Japon, toujours en déflation, pourrait tirer parti de la montée du risque d’inflation ainsi que de la tendance récente à une dépréciation du yen. Par ailleurs, Schroders préconise de tirer parti de la divergence est/ouest, c’est-à-dire de la croissance plus élevée dans les pays émergents que dans les pays développés, ce qui n’est pas vraiment nouveau, mais aussi de l’inflation plus forte. Schroders favorise un positionnement plus défensif mais Patrick Brenner estime qu’une manière peut-être plus efficace de tirer parti des marchés émergents est de jouer les devises locales qui vont profiter de la poursuite de la croissance et de l’appréciation des monnaies. En ce qui concerne la zone euro, où la situation pourrait «d’abord s’aggraver avant de s’améliorer» selon Patrick Brenner, il s’agit surtout de se protéger contre les risques de remontée de l’inflation et d’accentuation de la crise de la dette souveraine en Europe.
Selon Les Echos, le chef de l’Etat a présenté le 13 janvier ses voeux aux forces économiques en plaidant pour «l’invention de nouveaux produits orientant l'épargne vers les activités productives». La création d’un livret d'épargne industrie, qui serait en fait une évolution du livret développement durable (LDD), évoquée l’an dernier, devrait ainsi resurgir.Surtout, la réorientation de l'épargne devrait passer par une fiscalité plus favorable de l’assurance-vie dans le cas des contrats comprenant une part significative en actions. Bercy, qui planche depuis des mois sur le sujet avec les assureurs, souhaite que cette évolution majeure soit intégrée dans le collectif budgétaire de juin sur la réforme de la fiscalité du patrimoine.
«Grâce à Solvency 2, les mandats et les fonds dédiés pourraient retrouver une nouvelle jeunesse auprès des investisseurs institutionnels», a estimé Jean-Pierre Grimaud, président de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I), au cours d’un atelier consacré aux conséquences de Solvency II sur l’allocation dans le cadre de la conférence annuelle d’OFI AM. Et ce, au détriment des OPCVM, auxquels les institutionnels recouraient de plus en plus souvent ces dernières années. Cela s’explique par les besoins en matière de transparence que fait naître la nouvelle réglementation.Par ailleurs, Jean-Pierre Grimaud a déclaré : «il n’y aura pas de grand soir en termes de réallocation de portefeuilles». En effet, pour lui, les changements ont déjà eu lieu à la faveur des «deux crises majeures» que nous venons de traverser. «Avec ou sans Solvency 2, l’ALM est devenu fondamental pour appréhender les actifs. Les allocations se font désormais sous la pression du passif et de la volatilité des marchés». Il reconnaît que des ajustements se feront mais estime qu’il n’y aura «rien de nouveau sous le soleil». Il cite également un risque de concentration des portefeuilles et de moindre diversification.
Selon le dernier Hedge Fund Monitor de Bank of America Merrill Lynch, les hedge funds deviennent prudents et ont réduit leur exposition aux actions à 25 %, contre une moyenne historique de 35 à 40 %, rapporte Cotiazlia. Théoriquement, comme en novembre, cela devrait être annonciateur d’une baisse des Bourses.Parallèlement, les hedge funds misent sur les matiières premières agricoles, notamment le maïs et le soja, ainsi que le pétrole et le cuivre. Leurs positions vendeuses se concentrent sur l’euro et la dette souveraine à dix ans.
Dans en environnement de taux bas, de marchés actions qui ont du mal à regagner la confiance des investisseurs et des tensions internationales sur les parités de change, OFI Asset Management estime qu’une diversification vers des actifs «réels peut prendre tout son sens». La faiblesse de l'économie est inflationniste», a lancé le 12 janvier John Brynjolfsson, CIO et managing director d’Armored Wolf, à l’occasion de la conférence annuelle «Mister Alpha» organisée par OFI Asset Management.Selon Peter Tanous, président de Lepercq Lynx Investment Advisory, l’allocation doit tenir compte de cette nouvelle donne qui vient donner un coup de vieux à la formule traditionnelle du 60/40. Et dans cette perspective, «tous les portefeuilles devraient intégrer des allocations dédiées à la protection contre l’inflation, dont les obligations indexées sur l’inflation, les actifs réels et le foncier», estime Peter Tanous. De son point de vue, les actifs réels constituent une voie privilégiée, tant en termes de rendement que de couverture contre l’inflation. En outre, ces actifs affichent une très faible corrélation aux actions et aux obligations. Peter Tanous suggère de s’intéresser en priorité aux actifs réels répondant à trois critères de long terme : une demande croissante, une ressource décroissante et des solutions de substitution limitées. Quatre actifs répondent à cette définition : le pétrole, l’or, l’eau et le bois de charpente. Au-delà de son offre de gestion multi expertises et multi classes d’actifs, OFI AM favorise par ailleurs trois stratégies : les obligations convertibles qui ont une capacité au-dessus de la moyenne pour absorber les chocs, avec seulement quatre années de performances négatives depuis le début des années 90; le risk arbitrage qui devrait profiter de la vague montante des fusions et acquisitions et en fin, le crédit corporate, notamment la dette émergente qui devient «investment grade».
Credit Suisse a annoncé le 13 janvier à l’AFP le prochain lancement d’une plateforme d'échange d’actions visant les investisseurs ayant des stratégies à long terme plutôt que les acteurs de marchés dotés d’ordinateurs superpuissants et super-rapides. La plateforme «Light Pool», actuellement en phase de test, devrait être lancés officiellement avant la fin du premier trimestre, a indiqué Dan Mathisson, responsable de la division de courtage électronique de la banque à New York. «Nous pensons qu’il y a une certaine frustration parmi les investisseurs face aux marchés actuels», a expliqué Dan Mathisson. «Le concept, c’est de mettre en place une nouvelle plateforme dont les règles seront favorables aux investisseurs à long terme». Cette plateforme disposera donc de règles «mises en place de façon à ne pas être attractives pour les courtiers effectuant des échanges à grande vitesse», a ajouté le responsable.
Le gérant depuis décembre dernier du Swip Financial fund, Michael Wasserman, envisage de réduire son exposition au secteur financier britannique ainsi qu’aux marchés émergents, rapporte Fundstrategy. Le gérant envisage parallèlement de s’intéresser de plus près aux banques européennes et au secteur immobilier en Autriche, en Allemagne et en Pologne.
La collecte nette outre-Manche s’est élevée en novembre à 1,4 milliard de livres contre 2,04 milliards en octobre et 2,4 milliards de livres douze mois plus tôt, selon les statistiques communiquées par l’Association britannique de la gestion (IMA).Les actions ont été la classe d’actifs la plus recherchée le mois dernier, avec une collecte nette de 685 millions de livres contre 475 millions en octobre. La collecte nette d’obligations est tombée à 160 millions de livres, en net recul par rapport à une moyenne de 588 millions de livres au cours des douze derniers mois. Pour le deuxième mois consécutif, le secteur des marchés émergents a enregistré en novembre les meilleurs résultats, avec une collecte nette de 337 millions de livres. Les fonds de matières premières ont de leur côté enregistré une collecte nette record de 208 millions de livres durant le mois sous revue. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 21,4 milliards de livres contre un record de 23,7 milliards entre janvier et novembre 2009. A fin novembre, les actifs sous gestion s'élevaient à 554,9 milliards de livres contre 556,9 milliards de livres le mois précédent et 467 milliards un an plus tôt. A noter que la collecte brute au travers des plates-formes a totalisé 3,4 milliards de livres en novembre, à comparer à une moyenne mensuelle de 3 milliards de livres depuis le début de l’année. La part de marché des plates-formes s’inscrivait à 36% de la collecte brute de novembre.
Pour Dexia Asset Management, qui présentait le 11 janvier ses perspectives obligataires pour 2011, les taux longs devraient rester sous contrôle aux Etats-Unis grâce au programme d’assouplissement quantitatif. Toutefois avec une croissance plus robuste en 2011, les anticipations inflationnistes pourraient déraper conduisant la Fed à envisager le début d’une normalisation monétaire. Dans ce contexte, «nous favoriserons les obligations liées à l’inflation (TIPS) ainsi que les stratégies d’aplatissement de courbe qui offrent aujourd’hui un profil rendement-risque intéressant», a indiqué Nicolas Forest, responsable de la stratégie taux. chez Dexia AM.Par ailleurs, dans la zone euro, l’endettement des Etats doit rendre l’investisseur obligataire prudent sur les choix des émetteurs, des maturités et désormais des zones géographiques. «Pour jouer le retour du risque de solvabilité, nous préférerons courant 2011 la Finlande à la France et l’Espagne contre les autres pays périphériques», précise Nicolas Forest. Côté crédit, les obligations des institutions financières seront au coeur de la performance du crédit investment grade en 2011, estime Dexia AM. D’une part, avec la nouvelle définition du capital de Bâle 3, nombre d’émissions subordonnées n’en feront plus partie mais seront tolérées pour une période limitée. Ce ‘grandfathering’ sera doublé d’un amortissement dégressif de ces émissions, ce qui a pour effet d’encourager très fortement les exercices de call. D’autre part, les nouvelles législations augmentent l’incertitude pour les détenteurs de dettes. En combinaison des deux effets, il ressort que certains emprunts subordonnés de banques de qualité affichent un potentiel de resserrement intéressant, avec à court terme une certaine volatilité. «En 2011, notre stratégie crédit s’articulera autour d’un biais positif dans certaines dettes bancaires subordonnées, d’une préférence pour les émetteurs BBB avec un beta élevé dans le secteur non financier et d’une sélection rigoureuse des émetteurs», a résumé Koen Van de Maele, responsable de la gestion obligataire chez Dexia AM.