Selon les marchés financiers, 2011 promet d'être une année turbulente pour la zone euro, avec des pays surendettés qui vont perturber le sommeil des ministres des Finances et des investisseurs, si bien que beaucoup d’experts conseillent d'éviter les obligations d’Etat européennes.Cependant, Jim O’Neill, directeur général de Goldman Sachs Asset Management, souligne selon Die Welt qu’il a appris au moins une chose ces dernières années, à savoir qu’il faut se méfier lorsque s’instaure une indolente unanimité.Pour lui le consensus sur l’euro est clairement pessimiste, ce qui était justifié il y a un an. A présent, il lui semble plutôt que le danger d’une nouvelle grève des investisseurs sera épargné à la zone euro. Son principal argument est que les responsables politiques européens ont appris leur leçon. Concrètement, ils feront tout pour éviter la faillite d’un des Etats de la zone euro, quoi que cela puisse coûter.D’ailleurs, les marchés financiers commencent à intégrer ce raisonnement, puisque les CDS sur les titres allemands, français et autrichiens ont augmenté fortement ces dernières semaines parce que les investisseurs pensent que ces pays seront ceux qui supporteront l’essentiel de l’effort de soutien financier aux Etats les plus vulnérables.
Les ETF d’actions cotées en Europe ont drainé 803 millions de dollars la semaine dernière et un montant record de 2,1 milliards de dollars, a indiqué le 3 janvier TrimTabs Investment Research. Les fonds d’actions européennes cotées aux Etats-Unis ont pour leur part enregistré une collecte représentant 0,4% des actifs la semaine dernière.Cet intérêt très marqué pour les ETF pourrait indiquer, selon TrimTabs, une confiance peut-être excessive des investisseurs retail. D’autant plus que les flux dans les ETF actions aux Etats-Unis sont un indicateur fort de tendance contraire : autrement dit, la poussée récente des flux pourrait constituer un signal négatif pour les actions.
Dans le contexte d’une croissance économique mondiale dynamique (4,2% selon les estimations du FMI) mais marquée par de fortes disparités, la société de gestion Dorval Finance anticipe pour 2011 un glissement des opportunités d’investissement des taux vers les actions, ainsi qu’un rééquilibrage des pays émergents vers les pays développés, dont l’Europe aujourd’hui très décotée.L'équipe de gestion anticipe une poursuite de la remontée des taux longs, partant de niveaux historiquement bas. Ce mouvement, traduisant une tendance économique meilleure qu’anticipé dans les pays développés, devrait conduire à une réduction de la prime de risque sur les actions et favoriser une réallocation des investissements vers cette classe d’actifs. En termes de choix géographique, Dorval préconise un rééquilibrage en faveur des pays développés. Le potentiel de révision en hausse des anticipations de croissance ainsi que la forte décote de valorisation conduit à favoriser les actions européennes, hors secteur bancaire dont les perspectives sont dégradées et peu visibles. Au sein de la zone, les gérants privilégient les entreprises exportatrices qui devraient continuer à bénéficier de la demande en provenance des pays émergents, notamment sur les secteurs des biens d'équipement, du luxe et de la consommation premium. Un des thèmes centraux de 2011 sera en effet celui du retour des entreprises au travers des investissements et des fusions-acquisitions. Les sociétés ont un niveau de génération de cash historiquement élevé qui soutiendra à la fois les biens d'équipement et les fusions-acquisitions internationales qui devraient se maintenir à un haut niveau, voire s’accélérer. Sur les marchés émergents, Dorval Finance conserve en revanche une position prudente en 2011 principalement pour des raisons de valorisation. La conjonction du resserrement des conditions monétaires dans ces pays, de l’appréciation de leurs devises, de la hausse de la structure de coûts des entreprises locales, limitera dans un premier temps le potentiel de révision en hausse des résultats attendus, même si la croissance économique restera forte.
Les fonds actions dédiés aux marchés émergents ont drainé l’an dernier un montant net record d’un peu plus de 92 milliards de dollars contre 83,29 milliards l’année précédente, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Au cours du seul quatrième trimestre, la collecte nette dans les fonds actions émergentes s’est élevée à quelque 39,6 milliards de dollars. Parmi les différentes catégories, les fonds actions dédiés aux marchés frontières ont enregistré une collecte nette record de 2,65 milliards de dollars alors qu’ils avaient subi une légère décollecte (216 millions de dollars) l’année précédente. En revanche, les fonds BRIC ont drainé au total 1,02 milliard de dollars contre 5,63 milliards de dollars l’année précédente. A noter aussi l’intérêt pour les fonds africains, qui avec une collecte nette de 1,14 milliard de dollars, à comparer à une décollecte de 66 millions en 2009, illustre une tendance marquée pour les marchés plus risqués. Les fonds actions des marchés développés ont enregistré une décollecte nette de 62,36 milliards de dollars après -73,97 milliards de dollars en 2009. Les fonds européens, minés par la crise de la dette ont subi sorties nettes de 22,1 milliards de dollars en 2010, alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 1,24 milliard de dollars l’année précédente. Sur le front sectoriel, les fonds de matières premières ont attiré une bonne partie de la collecte, avec un montant de 29,33 milliards de dollars sur l’année contre 19,94 milliards en 2009. Les fonds dédiés aux biens de consommation et à l’immobilier ont également tiré leur épingle du jeu, avec des collectes de respectivement 3,21 milliards de dollars et de 7,02 milliards de dollars. Malgré les craintes liées aux dettes souveraines irlandaise, espagnole, grecque et portugaise, les fonds consacrés aux financières, grâce à une forte collecte au quatrième trimestre, ont terminé l’année en territoire positif, avec un montant de 2,19 milliards de dollars, alors qu’ils avaient subi une décollecte de 1,16 milliard de dollars en 2009. Malgré la décollecte des dernières semaines de l’année, les fonds obligataires ont bouclé l’année sur une collecte record de 372,45 milliards de dollars en 2010 après 302,64 milliards de dollars en 2009. Les obligations high yield ont encore drainé 30,19 milliards de dollars après 31,78 milliards de dollars en 2009 et les obligations internationales 110,73 milliards de dollars contre 47,28 milliards de dollars en 2009. Les fonds monétaires ont subi leur deuxième année consécutive de sorties de capitaux nettes massive, avec un montant de 485,13 milliards de dollars contre 512,75 milliards de dollars en 2009.
La qualité de crédit des emprunteurs, Etats ou entreprises, risque d'être encore mise à l'épreuve en 2011, selon l’agence de notation Standard and Poor’s. «L’amélioration de la qualité de crédit sera mise à l'épreuve par une reprise lente et des problèmes persistants», écrit S&P dans un document publié le 3 janvier sur les «perspectives pour 2011". «La situation est nettement meilleure qu’elle ne l'était il y a deux ans», «mais malgré cette amélioration, l'économie et les marchés du crédit font face à suffisamment de défis (ou de défis potentiels)» pour que 2011 soit une année mouvementée, estime l’agence.Standard and Poor’s relève deux problèmes «persistants et graves» susceptibles d’envenimer les choses aux Etats-Unis et en Europe : le niveau très élevé du chômage et les séquelles de la bulle du logement."Reste à savoir si la crise de la dette souveraine en Europe sera définitivement réglée», ajoute l’agence, qui n’exclut pas «la possibilité d’un autre gel des marchés du crédit en cas d’aggravation» de cette crise.
D’ores et déjà, rapporte Cinco Días, des sociétés comme HCA Holdings, Nielsen, Kinder Morgan et 25 autres, qui sont contrôlées par des capital-investisseurs comme KKR, Blackstone ou Carlyle, ont demandé à la SEC de les autoriser à lancer des OPV cette année. Cela représente un montant total de 10,5 milliards de dollars, soit 53 % du total des notifications d’OPV aux Etats-Unis recensées par Bloomberg (19,4 milliards de dollars) et plus d’un doublement par rapport aux 4,9 milliards levés en 2010 (qui représentaient 15 % du total).Les capital-investisseurs ont ainsi l’intention de se dessaisir de quelques-unes de leurs acquisitions les plus endettées. D’autre part, la hausse du marché des actions a aiguisé l’appétence des fonds spéculatifs pour le risque.
Président et fondateur d’Inditex, Amancio Ortega, la plus grosse fortune espagnole, a annoncé à la CNMV fin décembre la liquidation de sa dernière sicav, Gramela de Inversiones, qui pesait 4,4 millions d’euros, rapporte Cinco Días.Auparavant, l’intéressé avait annoncé qu’il transforme ses deux autres sicav, Keblar de Inversiones et Alazán Inversiones 2001 en sociétés anonymes «normales». Les 154 millions d’euros restant dans ces deux véhicules vont être réinvestis, notamment dans l’immobilier.En quatre ans, Amancio Ortega aura ainsi dispersé 1,1 milliard d’euros d’actions, d’obligations et de parts de fonds d’investissement.
Pour les 10 premiers mois de 2010, les souscriptions nettes enregistrées par les ETF sur le marché allemand sont tombées à 6,8 milliards d’euros contre 10,4 milliards pour l’ensemble de 2009 et 20,2 milliards pour tout 2008, constate l’agence Kommalpha. Pourtant, le nombre d’ETF cotés en Allemagne continue d’augmenter à un rythme constant d’environ 40 % par an. Autrement dit, l’offre d’ETF s’accroît plus rapidement que la part en termes d’encours de ces produits au marché des fonds offerts au public (elle se situe actuellement à environ 8,6 % avec un encours de 59,7 milliards d’euros).Les spécialistes de Hanovre soulignent d’ailleurs que les fonds gérés activement ont affiché durant janvier-octobre de l’année dernière des souscriptions nettes de 14,8 milliards d’euros, soit deux fois le volume de celles des ETF. Autrement dit, si leurs rentrées nettes continuent de diminuer, les promoteurs d’ETF devront livrer une concurrence acharnée aux gestionnaires actifs.Cela posé, la vague des produits passifs n’a pas encore atteint toutes les classes d’actifs, ce qui offre un bon potentiel aux gestionnaires d’ETF. Parmi les spécialités encore peu couvertes par les ETF figurent les actions Europe de l’Est, les actions monde, et les actions Extrême-Orient, Japon inclus, de même que les fonds d’obligations d’entreprises, les fonds d’obligations mondiale d'échéance moyenne et les fonds obligataires marchés émergents. Dans ces catégories, la part des ETF rapportée à l’encours total est inférieure à 5 % sauf pour les actions Europe de l’Est (8,8 %) et les obligations d’entreprise (5,1 %).En revanche, la pénétration est très élevée pour les fonds d’actions marchés émergents (41,4 %), les fonds d’actions Amérique du nord (35,8 %) et les fonds d’actions Allemagne (24,7 %) sans oublier les fonds d’obligations long terme en euros (20,1 %).
L’indice Stoxx600 Banks, qui rassemble 53 valeurs bancaires européennes, a enregistré un recul de 11,57% en 2010, souligne Les Echos. Il sous-performe la quasi-totalité des indices européens, dont l’Euro Stoxx50, qui a reculé de 5,81% en 2010. Les réformes réglementaires et l’exposition à la dette de certains Etats ont pesé sur le secteur. Dans un entretien au quotidien, Marie-Pierre Peillon, directrice de l’analyse financière chez Groupama AM, estime que le secteur bancaire «semble vraiment bon marché par rapport à ses multiples historiques. Mais quand on regarde de plus près les fondamentaux, il existe encore beaucoup d’inconnues. Surtout, le secteur est peu transparent. (…) Malgré la taille des rapports annuels, l’information est diffusée de telle façon qu’elle est incompréhensible. C’est un secteur propice à la méfiance pour les investisseurs».
L’accélération de la croissance américaine, les injections de liquidité par la Réserve fédérale et de solides perspectives de profits vont continuer à soutenir les actions au cours des prochains mois, indique Société Générale Private Banking dans une récente note. La banque continuera dans ce contexte à se renforcer sur les marchés des actions. En termes d’allocation sectorielle, elle privilégie les valeurs qui tirent parti de la croissance des économies émergentes et les valeurs à dividende élevé «qui offrent des rendements supérieurs aux obligations correspondantes». La préférence de Société Générale Private Banking va aux secteurs de la consommation cyclique, de l'énergie et des technologies de l’information.
L’euro a seulement une chance sur cinq de survivre sous sa forme actuelle au cours des dix prochaines années, si l’on en croit l’institut de recherche britannique CEBR (Centre for Economics and Business Research) qui a publié le 31 décembre ses dix principales prévisions pour 2011.Dans son commentaire sur l’euro, en tête de la liste des prévisions présentées, le CEBR rappelle que l’Espagne et l’Italie vont devoir se refinancer à hauteur de 400 milliards d’euros au printemps prochain, ce qui pourrait potentiellement créer une nouvelle crise dans la zone euro. L’euro pourrait alors se désintégrer à ce moment-là, même si les dirigeants européens sont normalement capables de répondre à une crise. «Si l’euro ne se désagrège pas, 2011 pourrait être l’année de son affaiblissement substantiel en direction de la parité par rapport au dollar», estime le directeur général du CEBR, Douglas McWilliams. «Je pense que ce qui mettra fin à l’euro sera l'échec de la plupart des pays à adopter les remèdes contraignants nécessaires pour rendre leurs économies compétitives à plus long terme», explique le patron du CEBR. Le «think tank» britannique estime par ailleurs que l’Allemagne va encore jouer le rôle de super star du monde occidental. Il souligne que les réussites de l'économie allemande sont en partie liées à la contribution des immigrés, notamment turcs. En revanche, le Japon, dont l’endettement représente désormais 200% de son PIB, pourrait être confronté à une nouvelle crise financière. A noter que le CEBR s’attribue un avis favorable pour ses prédictions de 2010 mais reconnaît que ses paris sportifs étaient pratiquement tous faux. Pour 2011, le CEBR réitère néanmoins l’exercice. Dans la sphère footballistique, il donne ses suffrages à Manchester United pour le championnat britannique et au Real Madrid pour la ligue des champions européenne. Et la Nouvelle-Zélande devrait battre l’Australie à l’occasion de la finale de la Coupe du monde de rugby…
L’or a gagné près de 30% en 2010, sur la base du fixing du vendredi 31 décembre après avoir enregistré un cinquième mois consécutif de hausse en décembre, soit sa meilleure performance annuelle depuis 2007, a indiqué l’agence ReutersLe prix spot fixé s'élèvait à 1.410,25 dollars l’once vendredi matin, contre 1.405,50 dollars lors du précédent fixing jeudi après-midi. Sur la base de ces fixings, le cours du métal jaune a progressé de 29,7% sur l’année, à comparer avec la hausse de 28,7% sur le marché spot libre.
2011 pourrait être une excellente année pour les actions, estiment de nombreux gérants. La question est bien entendu de savoir lesquelles. Il n’existe pas de consensus sur le sujet. Plusieurs grands gérants américains viennent encore de le montrer en s’accrochant à leurs choix malgré les critiques de leurs pairs, rapporte Bloomberg.Le chairman et chief investment officer de Legg Mason, Bill Miller, estime ainsi que 2010 était le bon moment pour acheter les grandes capitalisations. Il persiste et signe pour 2011 alors que l’année écoulée lui a donné tort. Son fonds phare dédié aux grandes capitalisations, le Legg Mason Capital Management Value Trust, qui pèse quelque 4 milliards de dollars, a progressé de 6,6% en 2010, soit moins bien que 98% des fonds de la même catégorie, selon les données de Bloomberg. En revanche, le fonds de Bill Miller consacré aux «midcaps» (2 milliards de dollars), le Legg Mason Caîtal Management Opportunity Trust, affiche un gain de 17%. Donald Yacktman, qui avait estimé en 2000 que les actions américaines perdraient du terrain au cours des dix prochaines années, parie lui aussi sur les grandes capitalisations. Son fonds, le Yacktman Focused Fund (1,9 milliard de dollars) a pourtant fait moins bien que 75% des fonds similaires. «En quarante ans, j’ai rarement vu une situation où tant de grandes sociétés internationales bénéficiaires se vendent à des prix aussi bon marché», estime Donald Yacktman.
La déception est réelle outre-Rhin. On attend toujours les grandes transactions et après l’effondrement de 2009, le rattrapage du secteur des fonds de private equity a été plus lent que prévu, relève le le Financial Times Deutschland.Mais les investisseurs estiment qu’il s’agit là d’un contretemps qui ne modifie en rien la tendance fondamentale. L’Allemagne pourrait être un terrain privilégié de chasse pour les grands fonds, compte tenu de l’excellente santé financière de nombreuses entreprises qui sont autant de cibles potentielles. Et dans ce contexte, les grands acteurs ont tous constitué des fonds très bien dotés, plus de 11 milliards d’euros pour Apax, plus de 6 milliards pour BC Partners et quelque 10 milliards d’euros pour Blackstone.
Le Government Pension Fund - Global (GPFG), l’ex Fonds pétrolier norvégien, vient d’obtenir l’autorisation d’investir jusqu'à 5 % de son encours (actuellement 3.000 milliards de couronnes) en immobilier, rapporte le Handelsblatt ; auparavant, le fonds devait investir 60 % en actions étrangères et 40 % en obligations, mais la part de l’obligataire vient d'être plafonnée à 35 %.Le directeur général du GPFG, Yngve Slyngstad, a tout de suite annoncé l’acquisition auprès de The Crown Estate d’une participation de 25 % dans 113 immeubles de Regent Street à Londres, pour 4,2 milliards de couronnes (513,8 millions d’euros). De nouvelles acquisitions dans l’immobilier sont prévues au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, mais aucun investissement ne devrait avoir lieu dans ce domaine aux Etats-Unis avant 2012.Yngve Slyngstad et Svein Gjedrem, le gouverneur de la Banque centrale, négocient actuellement par ailleurs avec le gouvernement pour que le GPFG soit aussi autorisé à investir en private equity.
Selon L’Agefi suisse, le secteur des banques de gestion privée en Suisse enregistre peu de demandes pour les produits financiers compatibles avec la charia. Pictet & Cie avait lancé un fonds thématique axé sur les méthodes de la finance islamique il y a deux ans, qui a été fermé l’an passé. «Il existe un scepticisme inexplicable de la part des banques privées genevoises à mandater une société de consulting spécialisée dans l’investissement charia compatible. A l’heure actuelle aucun grand établissement de ce type, respecté au niveau international, ne s’est encore établi en Suisse. Ce qui est pourtant le cas à Londres et au Luxembourg», estime John Sandwick, gérant indépendant à Genève, cité par le quotidien.
Le Wellcome Trust, qui finance la recherche médicale au Royaume-Uni et dans les pays pauvres, gère aujourd’hui plus de 14,5 milliards de livres, indique le Financial Times. Son directeur des investissements, Danny Truell, veut rester fidèle à une allocation opportuniste afin d’atteindre les objectifs de performance de 6 % par an que le fonds s’est fixé. Alors que plus de 40 % de la performance passée des trois dernières années résultait d’investissements dans les fonds de private equity d’entreprises en difficultés, il estime que les belles occasions se font rares, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Danny Truell se tourne aujourd’hui vers les fonds de dette distressed et l’achat de devises en direct.
Selon le Guardian, Royal Bank of Scotland a vendu Grosvenor House, l’hôtel cinq étoiles situé à Mayfair, à un conglomérat indien pour un montant de 470 millions de livres. Un consortium piloté par RBS serait par ailleurs sur le point de prendre le contrôle du groupe hôtelier Jarvis Hotels.
Selon Les Echos, le dernier rapport trimestriel du FMI sur la composition des réserves de change des banques centrales à la fin du troisième trimestre publié le 30 décembre fait état d’un renforcement des moyens de stabilisation des taux de change. Au 30 septembre, les coffres des banques centrales recelaient l'équivalent en différentes devises étrangères allouées d’environ 5.000 milliards de dollars, soit près de 13% de plus qu’un an plus tôt à la même date. En dépit de son affaiblissement, le billet vert a profité de cette augmentation, sa part dans le total des réserves mondiales passant de 61% fin septembre 2009 à 62%. L’euro gagne aussi des positions, à 1.346 milliards de dollars mais cède un peu de terrain dans le panier mondial (de 28 à 27% sur un an). A noter également la diversification des réserves de change vers des monnaies autres que celles traditionnellement prisées, leur présence dans les coffres des instituts d'émission faisant un bond de près de 54%, à 201 milliards de dollars.
Selon Barings, si l’année 2010 a été difficile, la croissance économique s’améliore. Dans ses allocations d’actifs, Barings surpondère désormais les actions et souspondère les obligations. Sur le plan géographique, la société de gestion privilégie toujours les marchés émergents (notamment le Pérou, la Chine, la Russie, la Turquie et la Corée du Sud) mais aussi les Etats-Unis. Sur le plan sectoriel, priorité à la santé, mais aussi l'énergie, l’industrie et les télécoms.