Actuellement, Aviva Investors gère environ 2,5 milliards de dollars sur trois produits de dette émergente. Il s’agit d’un fonds coordonné d’obligations «externes» (devises dites fortes) de 660 millions de dollars, d’un fonds d’obligations émergentes en monnaies locales de 680 millions d’euros et d’un fonds d’obligations émergentes indexées sur l’inflation non coordonné de 780 millions de dollars (sur un marché de 400 milliards de dollars) qui a été lancé en janvier 2010. Le gestionnaire britannique travaille avec ses juristes pour faire convertir au deuxième trimestre ce dernier produit en fonds coordonné, puisque la réglementation européenne sur la répartition des risques a été assouplie. Le fait de détenir 55 % de papier brésilien n’est plus un obstacle comme au moment du lancement. D’un autre côté, Aviva veut éviter de fermer le fonds pour le rouvrir aux normes OPCVM III ensuite, parce qu’il lui faudrait à nouveau acquitter la taxe brésilienne de 6 % sur les investissements étrangers.Un marché toujours porteur Anne-Sophie Girault, head of fixed income client portfolio management, a estimé lors d’une présentation à Paris, le 27 janvier, que malgré des performances très élevées de ces deux dernières années, la dette émergente devrait encore générer des gains de l’ordre de 5 à 7 % cette année. A titre d’illustration, elle a précisé que la dette externe a gagné 12 % en 2010, la dette en monnaies locales, 14 % et la dette indexée sur l’inflation en monaies locales, 18 %. Selon les experts d’Aviva, ces trois sous-classes sont susceptibles d’afficher sur les 10 prochaines années des rendements respectifs de 6,02 %, 4,33 % et 6,68 %. Cela sans tenir compte il est vrai de l’impact d'éventuelles mesures fiscales (comme la taxe IOF brésilienne ou les prélèvements thaïlandais)… mais sans intégrer non plus les perspectives d’appréciation des devises locales.Pour la spécialiste d’Aviva Investors, il ne deverait pas y avoir de risque de lassitude des investisseurs qui ont déjà alloué 75,1 milliards de dollars en net sur les marchés émergents en 2010, après 46,2 milliards en 2009. Le gestionnaire britannique s’attend pour 2011 à un montant similaire à celui de l’an dernier, notamment parce que les institutionnels ont désormais pris le relais des hedge funds et qu’ils sont encore très sous-pondérés sur les émergents, avec environ 0,8 % de leur portefeuille, alors qu’une allocation correspondant au poids des émergents dans le PIB mondial serait plutôt de l’ordre de 15 %. Ce phénomène de rattrapage devrait durer assez longtemps compte tenu du peu de souplesse dont bénéficient les fonds de pension et les assureurs, par exemple. «Et cela coûte cher d'être sous-pondéré sur une classe d’actifs qui performe bien», insiste Anne-Sophie Girault.
Le niveau de la dette hypothécaire, les défauts de paiement, les saisies, autant d'éléments qui ne militent pas en faveur de l’immobilier résidentiel américain. Selon une note de recherche de TrimTabs, il est peu probable que le marché immobilier américain se redresse avant cinq ou six ans."Le marché boursier continue d’aller de l’avant, mais la dépression immobilière limite la croissance de l'économie», estime Madeline Schnapp, directrice de la recherche macro-économique chez TrimTabs. «Nous estimons que jusqu'à 20% de la croissance du PIB et 40% de la croissance de l’emploi sont d’une façon ou d’une autre liés à l’immobilier entre 2002 et 2007, mais dans les années à vernir, le secteur sera un frein», précise-t-elle. Selon TrimTabs, plusieurs obstacles de taille vont concourir au marasme de l’immobilier résidentiel. Le ratio dette hypothécaire/revenu disponible se situant à 89%, les ménages vont devoir se délester de quelque 1.500 à 2.500 milliards de dollars pour revenir à un niveau soutenable de 65%. Quelque 7 millions d’hypopthèques sont défaillantes, et chaque trimestre apporte 250.000 nouvelles notifications de défaut. Autre sujet de préoccupation, près de 11 millions de propriétaires, soit environ 25% du total, ont une dette supérieure à la valeur de leur bien immobilier. Les propriétaires doivent 8.900 milliards de dollars sur les hypothèques de biens évalués à 12.700 milliards de dollars. Autrement dit, un ratio loan/value de 70%, très supérieur aux ratios de 45% à 50% d’avant-crise. A noter aussi que le processus de saisie s'étale désormais sur 499 jours, contre 319 jours il y a deux ans.
BNP Paribas Wealth Management et l’Essec ont annoncé le 27 janvier le lancement de la Chaire Philanthropie, pour une durée de trois ans. «BNP Paribas Wealth Management a été la première banque privée à s’impliquer dans la philanthropie avec, à la fois une offre de services philanthropiques pour ses clients, et une action de sensibilisation et d'échanges», souligne dans un communiqué BNP Paribas Paribas Wealth Management.Logée au sein de l’"Institut de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Social» (IIES) de l’Essec, la Chaire Philanthropie a pour mission d'étudier, de valoriser et de promouvoir la connaissance et le rôle de la philanthropie. La chaire s’intéressera en particulier aux enjeux de création, de stratégie et de management des initiatives philanthropiques afin de renforcer les compétences entrepreneuriales et managériales des acteurs clés du secteur. Capitalisant sur les travaux de l’Institut de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat Social de l’Essec, la Chaire Philanthropie travaillera en coordination avec les autres institutions académiques de référence sur ces questions en Europe et dans le reste du monde, afin de développer synergies et complémentarités. Afin d’accomplir cette mission, la chaire souhaite notamment promouvoir et accroître la compréhension du rôle de la philanthropie et de sa pratique, contribuer à la recherche théorique et appliquée sur la philanthropie et l’investissement social en respectant les standards d’excellence académique, renforcer la capacité d’analyse, de management et de gouvernance des acteurs du secteur philanthropique, et enfin faciliter la mise en place de réseaux de recherche universitaire et de meilleures pratiques en philanthropie. En qualité de partenaire stratégique, BNP Paribas Wealth Management est membre du comité de pilotage de la Chaire Philanthropie et participe à ce titre à sa stratégie d’intervention, ainsi qu'à la réflexion sur la définition des sujets de recherche.
Selon L’Agefi suisse, une spécialiste genevoise indépendante du recrutement des professionnels de la banque, Astrid Bek & Associates, va ouvrir en novembre prochain une filiale à Singapour. Selon Astrid Bek, il existe de réelles opportunités d’exporter le private banking en Asie, au Brésil et même au Moyen-Orient. Les grands investisseurs asiatiques – privés et souverains – cherchent à structurer leurs investissements et Singapour devient le nouveau centre mondial de la banque privée comme l'était la Suisse autrefois. Le modèle de gestion de fortune des banques asiatiques est en transition entre le mass-affluent et le private banking où les compétences suisses sont très appréciées.
Afin d'éviter les inconvénients (cash out) résultant du système dominant pour la gestion des fonds garantis, le CPPI (Constant Proportion Portfolio Insurance), DWS présente un nouvel outil, DWS Flexible Portfolio Insurance (FPI) qui intègre à la fois le VolControl lancé en 2007 pour limiter l’impact négatif d’une forte volatilité, et le nouveau DWS TrendControl. Cette méthode permet d’analyser les tendances de marché et fixe un plafond de volatilité ; ensuite le VolControl pilote l’utilisation du budget ainsi fixé. Lorsque la volatilité augmenté, le risque est réduit, et inversement.Le DWS FPI est utilisé depuis l'été 2010 pour le DWS FlexPension. DWS gère déjà plus de 4 milliards d’euros dans ce produit utilisé principalement pour les contrats d’assurance en unités de compte. Désormais, plusieurs partenaires assureurs utilisent le DWS FPI dans le cadre de leurs produits hybrides dynamiques : AachenMünchener Lebensversicherung, Deutsche Vermögensberatung AG (DVAG), Alte Leipziger Lebensversicherung, Deutscher Ring Lebensversicherungs, MONEYMAXX Lebensversicherung, Nürnberger Versicherungsgruppe et Stuttgarter Lebensversicherung.
Selon Les Echos, le cercle CyclOpe estime que la croissance mondiale devrait soutenir la demande sur les produits de base. Le maïs, le palladium et le coton formeront le tiercé gagnant de 2011. Les métaux industriels non ferreux devraient baisser, sauf l’aluminium et le cuivre.
Avec le produit de laboratoire qu’est encore le fonds Métropole Value ISR (*), lancé le 9 juillet 2008, Métropole Gestion démontre qu’il est loisible de générer une performance avec une gestion ISR raisonnée même dans des marchés en baisse. Depuis sa création, ce produit d’environ 25 millions d’euros sur 37 lignes, qui n’est pas commercialisé très activement tant qu’il ne bénéficie pas d’un historique de performance suffisant, affiche une performance de 12,35 % alors que son indice de référence, l’Eurostoxx large, dividendes réinvestis, accusait dans le même temps une baisse de 15,43 %.Isabelle Levy, directeur de la gestion, et Corinne Baudoin, l’une des membres de l'équipe de gestion, ont expliqué le 26 janvier que l’ISR fait partie des gènes de Métropole Gestion, qui fait au demeurant partie des signataires des Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI). Le gestionnaire s’applique à lui-même des normes en accord avec sa doctrine, avec économies d'énergie et de papier, recyclage et l’intégration des critères sociaux et environnementaux dans le cahier des charges des fournisseurs. Métropole Gestion parraine aussi l’association Formidable Jeunesse et s’est lancée dans le mécénat culturel avec les musées du Quai Branly (Paris) et des Confluences (Lyon). De même, dès le début, le gestionnaire a mis en place un accord d’intéressement aux résultats d’entreprise et un programme d’actionnariat salarié : 15 des 35 personnes, dont toute l'équipe de gestion, sont actionnaires et détiennent 88 % du capital.Pour affiner ses choix sur le plan de l’investissement socialement responsable, Métropole Gestion recourt aux données de MSCI ESG Research (l’ancienne Innovest), qui définit l’univers éligible et dont elle retraite les données en fonction de son biais «value» pour sélectionner des valeurs décotées. Mais, pour aller approfondir la recherche sur l’investissement durable, le gestionnaire a conclu un partenariat avec l’Université d’Auvergne, parce que l’analyse extra-financière en est actuellement encore au stade quelque peu rudimentaire où se trouvait l’analyse financière au début des années 80. La notation extra-financière n’est pas entièrement satisfaisante pour Métropole Gestion, qui ambitionne de proposer une grille d'évaluation extra-financière et de «définir un référentiel propriétaire», en s’appuyant sur les travaux de son partenaire universitaire. Comme le résume Isabelle Levy, il s’agit de «dégager la survaleur extrafinancière» avec une approche «best-in-class» alliée à une dimension dynamique de «best effort» (lire notre article du 13/01/2010).Désormais la société de gestion, dont 75 % des clients sont des institutionnels, est en mesure, s’il y a lieu, de mettre en place une offre sur mesure dans le domaine de l’ISR. Mais, pour l’instant, elle n’a pas encore eu l’occasion de lancer de fonds dédiés.(*) Code isin : FR0010632364
Le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) et les Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) ont lancé le 26 janvier l’appel à candidature du 6ème prix de la Recherche européenne «Finance et Développement Durable».Le Prix FIR est né en 2005 de la nécessité de soutenir la recherche académique, encore émergente, dans le domaine de la finance et du développement durable. En lançant des ponts entre le monde universitaire, les parties prenantes et le monde de la finance, le prix élargit le champ d’investigation de la recherche pour permettre aux praticiens d’innover. Il valorise la recherche universitaire européenne et légitime l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Les PRI lancent en même temps l’appel à candidature pour leur récompense mondiale : PRI–Mistra 2011 Academic Conference Awards. Les deux Prix suivront un même calendrier avec, notamment, une cérémonie de remise des Prix en duplex entre Paris (Prix européen) et Stockholm (Prix mondial). Le FIR et les PRI s’associent afin de renforcer et d’encourager en particulier la recherche européenne. Le Prix 2011 bénéficie d’ores et déjà du soutien financier de 11 partenaires : Allianz Global Investors France, Caisse des dépôts, Crédit Agricole SA, Dexia, Erafp, FRR, Groupama Asset Management, Natixis Asset Management, Oddo Securities et Paris Europlace, Sycomore Asset Management. Le Prix européen, désormais FIR-PRI, récompense le «meilleur article académique» le «meilleur mémoire de master» et la «meilleure thèse doctorale». Ces Prix sont dotés de 5 000 euros chacun. Le prix européen octroie également trois bourses de recherche de 3 000 euros chacune.
Un sondage d’Expansión auprès des grands investisseurs internationaux montre que les étrangers ne sont pas enthousiastes à l’idée de prendre des participations dans les caisses d'épargne espagnoles. Ils veulent en tous cas avoir leur mot à dire, et donc obtenir des sièges au conseil d’administration, ou alors racheter des actifs avec une forte décote.Parmi les établissements potentiellement intéressés, mais qui attendent davantage d'éclaircissements de la part du gouvernement espagnol, figurent des investisseurs comme Carval, Varde, Fortress, Cerberus, Apollo (qui monte une équipe en Espagne sous le nom de Lapithus), TPG, Macquarie, Occh-Ziff, Lone Star et Patron.
Les co-fondateurs de Verus Chartered Financial Planners, Paul Lothian et Jonathan Gibson, se lancent dans la gestion de fortune. Les conseillers financiers ont fait alliance avec le cabinet comptable d’Aberdeen Anderson, Anderson & Brown pour monter une entité dédiée à la gestion de fortune A2+B Wealth.Comme son nom l’indique, la nouvelle société entend se concentrer sur la clientèle haut de gamme à qui elle proposera une gestion de long terme avec des outils de modélisation et une plate-forme en marque blanche A2+B Wealthcare.
Selon Funds People, Groupama Asset Management a décidé de mettre fin à l’exposition à la dette des pays périphériques de la zone euro d’un de ses fonds monétaires, le Groupama Eonia. L’exposition aux «PIGS» (Ndlr : Portugal, Italie, Grèce, Espagne) arrive à échéance fin février et ne sera pas renouvelée. Le fonds (850 millions d’euros) sera alors un produit uniquement «core». Au 17 janvier, 46 % du portefeuille étaient investis en titres notés «A» et 27 % en valeurs «AA».
En 2010, le volume global des appels d’offres en sélection de gérants lancés par les investisseurs institutionnels français s’est élevé à 30,5 milliards d’euros, soit une progression de 57 % par rapport aux 19,4 milliards d’euros de l’année précédente. Pour sa part, le nombre de consultations est resté relativement stable (89 contre 85). C’est ce que révèle la dernière étude de bfinance sur la gestion institutionnelle déléguée. Le marché dépasse ainsi le précédent record de 27 milliards d’euros observé en 2007. Pour bfinance, cette vitalité s’explique par la renégociation d’importants mandats obligataires - 19 mandats représentant 23 milliards d’euros au total - et de nombreuses révisions d’allocations stratégiques. Comme en 2009, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) domine le marché. Il représente en effet 59 % des volumes remis en jeu l’an dernier, avec 18 milliards d’euros. Le deuxième animateur du marché – Medicis - arrive loin derrière avec 1,33 milliard d’euros. En termes de classes d’actifs, ce sont donc les mandats obligataires qui se sont taillé la part du lion du marché, comme en 2009 du reste. Les mandats actions n’ont représenté que 1,8 milliard d’euros (pour 13 mandats). Emmanuel Léchère, head of market intelligence Group, souligne que les consultations ont surtout porté sur des actions zone euro. Les institutionnels français semblent ainsi se désintéresser totalement des actions émergentes contrairement à leurs homologues internationaux. A noter que seuls 9 mandats ont été attribués sur le monétaire pour un montant de 2,05 milliards d’euros, alors que cette gestion était traditionnellement très importante. David Laugier, directeur général de bfinance France, estime à cet égard que Bâle III est une menace sur l’expertise française en matière de gestion monétaire. En effet, les banques vont avoir tendance à attirer les dépôts dans leurs livres plutôt que dans ceux des sociétés de gestion.bfinance note en conclusion qu’en septembre 2010, 60 % des investisseurs indiquaient qu’ils allaient réviser leur allocation stratégique d’ici à fin juin 2011. Ce qui devrait continuer à alimenter la dynamique du marché des appels d’offres cette année. Aujourd’hui, sur un marché de la gestion déléguée pour compte d’institutionnels évalué à 450 milliards d’euros, seulement environ 7 % des encours ont été remis en jeu l’an dernier suivant une procédure d’appel d’offres. En 2008 et 2009, ce taux était de 5 %.
Le gestionnaire danois Jyske Invest International a annoncé le 24 janvier avoir signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI) conformément à une décision qui a été prise en décembre 2010. Actuellement, 829 investisseurs de 45 pays ont adhéré à ces Principes.
La banque allemande Berenberg a annoncé le 24 janvier qu’elle veut développer une activité de banque privée sur le marché britannique. L'établissement est déjà présent outre-Manche depuis 2003 dans la banque d’investissement avec une centaine de collaborateurs (research and sales).Berenberg précise qu’elle espère disposer d’ici à la fin de l’année d’une équipe spécialisée dans le private banking d’une dizaine de personnes. Le nouveau pôle sera piloté par Ross Elder et Fred Hervey, tous deux issus de Barclays Wealth.La banque estime qu’il existe une forte demande au Royaume-Uni pour du conseil haut de gamme émanant d’un établissement indépendant. Berenberg relève qu’elle dispose d’une position de premier plan dans l’allocation d’actifs stratégique et qu’elle ne cherche pas à pousser des produits mais qu’elle est au service du client avec des solutions sur mesure.Les actifs sous gestion de la banque s'élèvent à plus de 25 milliards d’euros, pour un effectif de quelque 1.000 personnes.
Durant la semaine au 19 janvier, les investisseurs ont boudé les fonds d’obligations municipales américaines, les obligations européennes n'étant pas non plus à la fête en raison de la crise de la dette souveraine, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global. La semaine au 19 janvier s’est ainsi terminée sur une décollecte de 1,7 milliard de dollars.La décollecte sur les fonds d’obligations municipales américaines a atteint un record de 3,6 milliards de dollars. Depuis le 11 novembre, les investisseurs se sont ainsi désengagés de ces fonds pour un montant de 17,6 milliards de dollars. La collecte des fonds d’actions s’est en revanche élevée à 10,1 milliards de dollars, dont 6,9 milliards dans les fonds d’actions américaines. Autrement dit, une sixième semaine de collecte pour les fonds d’actions américaines qui ont ainsi drainé 17,3 milliards de dollars depuis début décembre, principalement dans les fonds de grosses capitalisations. Les fonds d’actions émergentes ont totalisé une collecte de 1,7 milliard de dollars sur la semaine alors que les fonds monétaires perdaient encore plus de 30 milliards de dollars.
Les hedge funds et les traders ont inversé leurs paris contre l’euro, dans l’espoir que les dirigeants européens vont résoudre la crise de la dette de la région, constate le Financial Times. Selon les données du Chicago Mercantile Exchange cités par le quotidien britannique, les investisseurs ont acheté pour 8 milliards de dollars d’euros sur les 7 jours au 18 janvier, soit un niveau record pour une seule semaine. Cela signifie, explique le FT, que les positions spéculatives sont passées d’un pari de 7,4 milliards de dollars sur la chute de l’euro à un pari de 688 millions de dollars sur la hausse de la devise européenne.
Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé le 25 janvier sa prévision de croissance mondiale pour 2011, à 4,4% contre 4,2% précédemment, grâce à une amélioration des perspectives pour les Etats-Unis (3%) et des prévisions globalement inchangées pour la zone euro (1,5%) et la France (1,6%), selon une mise à jour de ses perspectives économiques mondiales. La crise de la dette publique en zone euro devrait avoir des effets limités sur la croissance dans le reste du mondeLe FMI a par ailleurs prévenu les pays émergents du risque de surchauffe de leurs économies, à cause de l’inflation des prix des matières premières, de l’afflux de capitaux étrangers et de la sous-évaluation de certaines monnaies.
Compte tenu de leurs engagements sur le long terme et du bas niveau actuel des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat, les assureurs et les caisses de retraite ont de plus en plus de mal à financer leurs besoins. Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Ulrich Keller, qui dirige l’alternative funds advisory team d’UBS, souligne qu’une des solutions au problème peut être l’investissement en infrastructures. Ces dernières couvrent les besoins fondamentaux d’une société, ce qui est honoré par une grande sécurité, par un modèle tarifaire correspondant qui garantit des cash flows stables et comporte une compensation pour l’inflation, ce qui écarte aussi le risque inflationniste.
Le 24 janvier, Allianz Global Investors a implicitement répondu à l’association de défense des consommateurs Stiftung Warentest (lire notre article du 6 janvier 2011) en annonçant que ses fonds offerts au public n’investissent pas dans des entreprises imliquées dans la production de bombes à sous-munitions (cluster bombs) ou dans celle de mines anti-personnel.De plus, le gestionnaire a mis en place des méthodes nécessaires pour éviter tout investissement dans ce genre d’entreprises. Pour ce faire, AGI Europe établit une liste d’entreprises «hors limites» pour ses fonds offerts au public. Cette liste est mise à jour régulièrement, pour intégrer les dernières informations disponibles sur le sujet.
Les particuliers obtiennent «de succulentes rentabilités» grâce à la bataille que se livrent les établissements financiers pour obtenir des liquidités, constate Cinco Días. D’après les statistiques de la Banque d’Espagne, la rémunération offerte par les banques et les caisses d'épargne sur les dépôts a augmenté de 20,8 % par rapport à fin 2009. les banques offraient en moyenne un rendement de 3,14 % sur les produits à un et deux ans. Dès lors les gestionnaires des quelque 3.200 sicav enregistrées auprès de la CNMV n’ont pas laissé passer l’occasion et avaient alloué fin septembre 3,59 milliards d’euros aux dépôts bancaires. Cela représente 13,7 % de leur encours, alors que la proportion n'était que de 6,6 % à la fin du troisième trimestre 2009. Cette hausse s’est produite principalement au détriment des obligations cotées et des fonds d’investissement, notamment les monétaires.