Skandia Investment Group (SIG) a annoncé le 14 février avoir confié à Marc Renaud un mandat de 67 millions de livres, soit quelque 80 millions d’euros, au sein du fonds phare de Skandia, le Global Dynamic Equity fund, dont l’encours s'élève à environ 1 milliard de livres. Ce mandat avait été précédemment confié à Alliance Bernstein.SIG souligne dans un communiqué que cette décision de faire appel au fondateur de Mandarine Gestion vise à améliorer le potentiel d’alpha au sein de l’allocation actions européennes du fonds. Les autres gérants de cette allocation dédiée aux actions européennes (Royaume-Uni y compris) sont Argonaut, Wellington et Schroder. Lancé en mars 2009, le fonds de Skandia dédié essentiellement aux actions internationales a surperformé son indice de référence, avec un gain de 65,94% contre 53,43% pour l’indice MSCI AC World GDP.
L’agence de notation Moody’s estime dans un rapport publié le 15 février que les émissions d’obligations à haut rendement dans la zone asiatique hors Japon pourraient atteindre des niveaux records en 2011. L’année 2010 a déjà été une excellente année, avec un montant total d’émissions de 13,7 milliards de dollars, soit près de quatre fois les montants de 2008 et 2009. Au cours du seul mois de janvier 2011, les émissions à haut rendement, souvent sursouscrites, ont atteint 3,1 milliards de dollars.
Plus de la moitié (65 %) des 289 investisseurs interrogés par Banco Santander s’attendent à ce que les rendements de leurs investissements en Amérique latine soient en 2011 similaires ou supérieurs à ceux de l’année passée, rapporte le Financial Times Fund Management. Environ 40 % des investisseurs ont l’intention d’augmenter leur exposition au Brésil, 23 % au Mexique, 11 % au Pérou et 10 % en Argentine.
Swiss & Global Asset Management enrichit sa gamme de fonds actions émergentes avec le lancement du Julius Baer Chindonesia fund, un produit qui permettra aux investisseurs de profiter du potentiel de croissance des marchés chinois, indien et indonésien. Ces trois pays regroupent 40% de la population mondiale, soit quelque 2,8 milliards de personnes et offrent d’excellentes perspectives de croissance.Le nouveau fonds, au format Ucits III, se propose d’identifier les valeurs en début de croissance et disposant d’avantages concurrentiels. Le fonds sera cogéré par deux spécialistes des actions asiatiques, Vincent Lagger et Jian Shi Cortesi.
Selon Asian Investor, Haitong International AMC, la filiale internationale de la société de gestion chinoise, Haitong International Securities Group, envisage de lancer deux hedge funds dans le courant de l’année et cherche en outre à lever des fonds avec des capital investisseurs. Une dizaine de sociétés de gestion chinoises ont ainsi des projets de développement à l’international dans le secteur de la gestion alternative.
Les trois marchés les moins chers en Asie actuellement sont des marchés d’actions cycliques, la Corée, la Chine et depuis peu Taiwan, a indiqué le 11 février à Paris Ayaz Ebrahim, CIO Asie Pacifique chez HSBC Global Asset Management, à l’occasion d’un séminaire investisseurs consacré aux marchés émergents («Marchés émergents 2011, un monde d’opportunités»). Les décotes de 25% de la Corée et de 11% de la Chine (H shares) sont même deux fois supérieures à leur moyenne historique. Plus généralement, l’examen des ratios cours/bénéfices de l’ensemble des marchés asiatiques montre que les valorisations restent attrayantes avec des ratios toujours inférieurs à leurs moyennes historiques. «Nous sommes encore très loin de la zone de bulle», a insisté Ayaz Ebrahim.«Pour l’instant, il ne semble pas y avoir de bulle sur les marchés actions mais les valorisations du secteur immobilier semblent tendues dans nombre d’économies asiatiques», a estimé pour sa part Philip Poole, global head of macro and investment strategy, qui ajoute toutefois que la volatilité sur les actions devrait demeurer cette année à un niveau élevé, comme en 2010.Il n’y a pas de bulle non plus du côté de la dette émergente, a souligné Peter Marber, responsable de l’obligataire et des devises sur les marchés émergents, et chief business strategist pour les marchés émergents. L’explosion des flux vers la dette émergente, qui ont dépassé les 75 milliards de dollars en 2010, contre 46,2 milliards en 2009, est encore une goutte d’eau par rapport aux encours du marché obligataire. Nous sommes au début d’une «migration structurelle» mais les investisseurs du G7 détiennent aujourd’hui moins de 2% de dette émergente dans leur poche obligataire.
Les girations de l’euro depuis le début de l’année ont pris certains hedge funds par surprise, et provoqué des pertes pour certains grands noms du secteur, rapporte The Wall Street Journal, qui cite FX Concepts, Bridgewater Associates et Moore Capital Management. Pendant des mois, les banques américaines ont recommandé aux investisseurs de vendre de l’euro et d’acheter d’autres devises comme celles des marchés émergents. Or, le sentiment sur la monnaie unique européenne a soudainement changé mi-janvier. Les gérants se sont rués pour acheter des euros et sortir de leurs paris haussiers, ce qui a accentué la hausse de la devise de la zone euro.
Entre fin 2009 et fin 2010, l’encours du gestionnaire belge Petercam est passé de 14,2 milliards à environ 15 milliards d’euros, dont 8,2 milliards dans la sicav contre 8,4 milliards et 6,4 milliards contre 5,7 milliards pour les mandats directs. A cela s’ajoute le monétaire. Compte tenu de l’effet de marché, le gestionnaire belge a accusé quelques sorties nettes du fait que certains clients ont eu besoin de mobiliser des liquidités et/ou de prendre leurs bénéfices.La part des portefeuilles obligations avait diminué à la fin de l’an dernier à 40,95 % contre 46,62 % douze mois plus tôt, tandis que celle des actions a augmenté à 39,19 % contre 33,97 %. Et celle du monétaire diminué à 11,2 % contre 13,4 %.Petercam poursuit ses recrutements avec un analyste santé pour les actions, un analyste crédit pour l’obligataire et deux embauches pour le commercial, un «sales support» pour la Belgique et une personne pour les appels d’offres.
Eaton Vance a annoncé le 9 février les nominations au sein de Eaton Vance Management International de Duncan Hodnett en qualité de directeur du développement pour le Royaume-Uni et de Pepijjn Heins en tant que responsable du développement pour l’Europe. Tous deux seront basés à Londres.Duncan Hodnett, précédemment chez Macquarie Bank, aura en charge le développement de l’activité et la gestion des relations institutionnelles au Royaume-Uni. Il est rattaché à Pepijn Heins. Ce dernier a rejoint Eaton Vance il y a déjà un an en tant que directeur du développement à l’international. Il va continuer à suivre le développement de l’activité et la gestion des relations institutionnelles en Europe du Nord et supervisera une équipe de cinq personnes dédiées à la vente en Europe. Au 31 décembre 2010, Eaton Vance et les sociétés affiliées géraient un encours de 188,7 milliards de dollars.
Si l’on en croit Richard Evans, gérant de portefeuille chez Martin Currie Asset Management, seulement quelques douzaines de titres dans la région asiatique méritent qu’on s’y intéresse, rapporte Asian Investor. «Est-ce trop tard pour investir dans les actions asiatiques?» , est la seule question que posent les clients actuellement.Richard Evans gère un portefeuille concentré de 50 valeurs au maximum (une trentaine actuellement) qui pèse environ 300 millions de dollars. Tous les titres retenus devraient surperformer à horizon cinq à dix ans. Le gérant s’intéresse de très près à l’immobilier à Hong Kong, ainsi qu'à la Malaisie. Il est sous-pondéré sur l’Australie, notamment sur les banques, qui ont réussi à éviter la crise grâce surtout à l’explosion des matières premières.
Groupama Asset Management garde une recommandation fondamentale négative avec perspective stable sur le secteur bancaire européen. Pour la société de gestion, qui rappelle la dépendance accrue d’une partie du secteur bancaire aux financements de la BCE, ce secteur demeure « encore convalescent et se cherche toujours un business model ». En 2011, il faudra se montrer particulièrement sélectif sur le secteur, qui reste marqué par « les tensions sur la péninsule ibérique et la crise souveraine non réglée, les accès aux financements différenciés selon les acteurs et la reprise économique à plusieurs vitesses », souligne Groupama AM.
La Fondation Dauphine en partenariat avec la société Amundi, leader sur le marché français de la gestion d’actifs, lancent pour la première fois en France une chaire entièrement dédiée à l’Asset Management.La Chaire Asset Management de la Fondation Dauphine a trois objectifs, développer la recherche et l’enseignement de la gestion d’actifs à l’Université Paris-Dauphine, apporter ensuite un complément aux recherches que fait Amundi pour ses clients, enfin, être un centre de réflexions et de propositions pour répondre aux préoccupations des pouvoirs publics dans le domaine de la gestion d’actifs. Le partenariat entre la Fondation Dauphine et Amundi est exclusif et pour une durée de quatre ans. La chaire Asset Management est co-dirigée par Georges Pauget, président de l’Institut pour l’Education Financière du public, Pdg de la société Economie, Finance et Stratégie et président d’Amundi, et par Yves Simon, professeur à l’Université Paris-Dauphine. Georges Pauget et Yves Simon en assurent la direction scientifique. Elle est gérée par Sofiane Aboura, secrétaire général de la chaire et maître de conférences à Dauphine.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé le 9 février le lancement d’une consultation sur une proposition d'élaboration d’indices internationaux socialement responsables.La consultation concerne tant les objectifs que l’architecture de ces indices. Elle répond à la demande d’investisseurs en quête d’outils de référence permettant de mesurer les investissements en fonction de critères éthiques ou religieux. MSCI annoncera sa décision finale le 4 mars prochain.
Hedgeweek rapporte qu’un sondage réalisé par la Deutsche Bank Hedge Fund Capital Group indique que les grands investisseurs estiment que plus de 185 milliards de dollars pourraient aller dans des fonds de performance absolue au format Ucits III au cours des douze prochains mois.Les actifs sous gestion des fonds Ucits III se situant autour de 140 milliards de dollars selon les estimations actuelles, la taille du secteur pourrait plus que doubler. Les acteurs interrogés par la Deutsche Bank (184 entités, gérants de fortune, compagnies d’assurances, fonds de fonds, family offices pesant plus de 2.100 milliards de dollars) ont indiqué qu’ils envisageaient de consacrer en moyenne plus d’un cinquième de leurs investissements totaux dans des fonds au format Ucits III.
Les investisseurs européens sont une majorité à faire état d’un risque élevé d’inflation en 2011, selon la dernière enquête trimestrielle réalisée entre les 7 et 31 janvier par l’agence de notation Fitch Ratings auprès de gérants représentant un encours de 3.700 milliards de dollars d’actifs obligataires. Il y a seulement un trimestre, les investisseurs considéraient la déflation comme le scénario le plus probable pour 2011.L’enquête indique que 55% des gérants interrogés prévoient un risque élevé d’inflation au cours des douze prochains mois, contre seulement 22% au quatrième trimestre 2010 et même 12% au troisième trimestre. En revanche, le risque de déflation n’est mentionné que par 15% de l'échantillon, contre 36% au quatrième trimestre 2010. Selon David Riley, responsable des notations souveraines chez Fitch, «l’enquête suggère que les investisseurs sont de plus en plus sceptiques sur le fait que l’inflation ne fait que refléter l’impact momentané de la hausse des prix des matières premières et de la nourriture», et ils estiment que les banques centrales pourraient être amenées à normaliser leurs politiques monétaires plus tôt que prévu.
Dans la perspective d’une revalorisation des actions en 2011, Oddo Asset Management estime que les obligations convertibles sur matières premières constituent une solution d’investissement privilégiée. Xavier Hoche, responsable de la gestion convertibles chez Oddo AM, estime que l’environnement macro-économique est extrêmement favorable aux convertibles à moyen terme, avec notamment un potentiel considérable pour les marchés actions qui pourraient toutefois connaître des évolutions en dents de scie. La reprise de l'économie mondiale devrait aussi s’accompagner d’une forte activité sur le front des fusions-acquisitions, entre autres dans les services pétroliers, les entreprises européennes étant à la recherche de la taille critique. Les fusions-acquisitions constituent ainsi une thématique incontournable pour les matières premières dont le cycle de hausse devrait de toute façon se poursuivre, soutenu par la forte demande des pays émergents, entre autres la Chine qui absorbe 39% de la production mondiale de cuivre et 40% de la production mondiale d’aluminium. Autre facteur de soutien pour les les convertibles, l’activité sur le marché primaire avec un volume d'émissions qui devrait s'établir entre 20 et 25 milliards d’euros contre 17 milliards en 2010. Parmi les matières premières, Oddo donne la préférence au pétrole et à certains métaux de base, en priorité le cuivre, le zinc et l’acier. Dans le fonds Oddo Commodities Convertibles, l'énergie représente 51% du portefeuille, les métaux industriels 40% et les métaux précieux 9%. Du côté des instruments, le portefeuille est, compte tenu des bonnes perspectives boursières, constitué à 76% de convertibles sur actions, à 17% de convertibles sur indices et à 7% de liquidités. Depuis sa création, Oddo Commodities Convertibes B affiche une performance de 22,02% contre un recul de 7,56% pour les indices CRB pour une volatilité limitée à 10,4%. Depuis quinze ans, souligne Oddo, les convertibles ont dégagé les mêmes performances que les actions avec une volatilité trois fois moins importante.
Selon le baromètre des levées de fonds Cleantech en France en 2010 publié par l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC), les investisseurs en capital ont investi l’an dernier 262 millions d’euros dans 82 entreprises du secteur des énergies propres, les «cleantech» en France, soit une augmentation de 55 % par rapport à 2009. Au quatrième trimestre 2010, 22 levées de fonds ont été réalisées pour un montant global de 65,2 millions d’euros. «Très encourageants, les chiffres publiés en 2010 sont en ligne avec l’objectif annoncé par les professionnels du capital-investissement de doubler leur soutien au secteur des cleantech d’ici à 2015", rappelle Sophie Paturle Guesnerot, présidente du Club Cleantech AFIC.
Dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’investissement, Calpers propose d’éliminer l’immobilier coté de son portefeuille immobilier et de limiter ses investissements dans ce domaine aux véhicules non cotés, rapporte le Wall Street Journal. Le fonds de pension explique en effet que ces derniers sont moins corrélés aux marchés actions que les REITS. Les actions immobilières représentent 7 % du portefeuille immobilier de Calpers. Le fonds continuerait néanmoins d’investir dans l’immobilier coté, mais via sa poche actions.
La fidélité est une qualité morale qui en Bourse peut s’avérer payante. Une récente étude de Fidelity International constate en effet que les investisseurs qui ont su faire preuve de patience en ne vendant pas leurs actions en cas de baisse des marchés ont profité au maximum de l'évolution des indices boursiers sur les 15 dernières années. «Les investisseurs risquent de subir des pertes en décidant de vendre alors que les marchés baissent et peuvent rater le rebond des cours», note Christian von Engelbrechten, gérant du Fidelity German Fund. Car ce sont souvent quelques jours décisifs qui apportent de la performance à un indice. Ne pas être investi à ce moment là peut donc entamer la performance d’un placement.Ainsi, un investisseur qui est resté continuellement investi sur le MSCI Deutschland pendant 15 ans (entre le 29.12.1995 et le 31.12.2010) aura profité d’une progression de 113 % de son investissement. En n'étant pas exposé sur cet indice pendant les 20 jours ayant enregistré la plus forte hausse, l’investisseur aurait perdu 45,4 % de son investissement. Ce qui est vrai pour le marché allemand l’est aussi pour les marchés français et britannique, constate Fidelity. En France, rater les 20 meilleurs jours en Bourse résulte sur la période en une baisse de 40,9 %, et de 47,2 % en Grande Bretagne. La patience aurait rapporté respectivement 121,9 % et 57,5% sur les 15 années.
DBS Private Bank vient de recruter deux banquiers senior qui vont renforcer l'équipe spécialisée sur l’Indonésie qui va ainsi compter une quarantaine de collaborateurs, rapporte FinanceAsia.Stanley Puah Soon Kwang et Tan See Wee ont rejoint DBS en janvier dernier et sont tous deux basés à Singapour.L’Indonésie, parallèlement à la Chine, l’Inde et Taiwan, sont des marchés de croissance prioritaires pour DBS qui emploie plus de 330 personnes dans la région.Stanley Puah Soon Kwang, précédemment senior director chez HSBC Private Bank à Singapour, a rejoint DBS en tant que senior vice president, responsable d’une équipe d’une dizaine de banquiers privés.Tan See Wee, précédemment employé dans l’entité régionale de Great Eastern Life Assurance en tant que stratégiste en chef, a rejoint DBS en tant que senior vice president et responsable adjoint d'équipe.