Les conseillers spécialistes gèrent près de deux fois les actifs gérés en moyenne par les conseillers dans leur ensemble, selon une étude réalisée par Cerulli Associates dans «The Cerulli Edge-Advisor Edition» (quatrième trimestre). A fin juin 2013, les actifs gérés par les spécialistes représentaient 29% environ du total des actifs des conseillers."La grande majorité des conseillers financiers sont des généralistes. Seulement 15% des conseillers façonnent leur activité pour une clientèle unique, les institutionnels, les programmes de retraite des entreprises ou encore les investisseurs haut de gamme (HNW)», indique Bing Waldert, director chez Cerulli.Selon Cerulli, la spécialisation limite bien évidemment le marché d’un conseiller mais améliore le degré de réussite dans le développement de l’activité. En visant un segment de marché très étroit et en mettant en place une offre de services taillés sur mesure, les conseillers ont davantage de chances de gagner des appels d’offres lorsqu’ils sont en concurrence avec un généraliste.
Le fonds de pension public de la Norvège, le plus grand fonds souverain au monde, s’est retiré de cinq sociétés responsables de dégâts environnementaux ou de recours au travail des enfants, a annoncé le ministère des finances lundi dans un communiqué.Les groupes dont le fonds s’est retiré pour des motifs environnementaux sont les sociétés forestières malaisiennes WTK Holdings Berhad et Ta Ann Holdings Berhad, les sociétés minières chinoise Zijin Mining Group et péruvienne Volcan Compania Minera. Une cinquième entreprise, l’indienne Zuari Agro Chemicals, a également été mise à l’index, accusée d’employer des enfants, a précisé le ministère des Finances dans un communiqué.Deux compagnies pétrolières, l’anglo-néerlandaise Shell et l’italienne Eni, ont aussi été placées «sous observation": la Banque centrale norvégienne, qui gère le fonds, devra, via son actionnariat, les inciter à améliorer leurs pratiques dans le delta du Niger, où les pollutions pétrolières sont fréquentes. Faute de progrès, le fonds pourrait ajouter les deux majors à sa liste noire d’entreprises dans lesquelles tout investissement est banni pour des raisons d'éthique.Enfin, une autre entreprise, la compagnie minière sud-africaine AngloGold Ashanti, également accusée de dégâts environnementaux, va être suivie de près, a précisé le ministère, qui dit avoir relevé une récente amélioration de ses pratiques.
L'étude Sovereign Bonds and Sustainable Culture réalisée par l’ICMA Centre de la business school britannique de Henley en coopération avec les Universités d’Hohenheim (Allemagne) et St. Andrews (Royaume-Uni) confirme qu’il existe une relation démontrable entre le risque de défaut de paiement d’un Etat et le niveau de sa culture en matière de développement durable. Pour mesurer cette dernière, les chercheurs ont utilisé les notations pays de l’agence munichoise oekom research qui prouve que l’existence d’une solide culture de durabilité réduit considérablement le risque de défaut de paiement. Combiner les informations financières conventionnelles avec les notations de durabilité permet donc de mieux évaluer la solvabilité de long terme d’un Etat et donc le risque présenté par les obligations qu’il émet.A titre d’illustration, oekom research souligne que les investisseurs qui ont fait confiance à la mauvaise note de durabilité attribuée à la Grèce n’ont pas été touchés par le «haircut», contrairement à ceux qui faisait confiance aux notations A dont bénéficiait le pays auprès des agences de notation conventionnelles.Les spécialistes munichois soulignent d’ailleurs que, depuis plusieurs années, les Etats-Unis ont de mauvaises notes de durabilité et se classent ainsi loin derrière des pays «recommandables» sur ce chapitre.
Pro-InvestisseursCIBC Inc. vient d’annoncer des améliorations à sa plateforme de négociation en direct pour les clients indépendants avec le lancement d’un nouveau centre d’information sur les ETF et l’ajout d’outils et de rapports de recherche de Morningstar et Thomson Reuters. Le nouveau centre d’information est un guichet unique complet sur les ETF, qui comprend d’importantes ressources éducatives et un accès aux commentaires des analystes de Morningstar sur les ETF.
Si l’on en croit le Wall Street Journal, les mutual funds sont de plus en plus nombreux à investir dans des hedge funds ou des stratégies répliquant celles des hedge funds, selon des données de Morningstar.Les actifs sous gestion de ces mutual funds investis dans la gestion alternative, dénommés «multi-alternative funds», s’inscrivaient au 31 août à 22 milliards de dollars, contre seulement 4,7 milliards de dollars cinq ans plus tôt, d’après des données de Strategic Insight..
Pour Sylvain de Forges, directeur général délégué du Groupe AG2R La Mondiale, citant Philippe Dutertre, CIO adjoint et responsable ISR du groupe, le monde de l’ISR a connu un véritable «événement cosmique» avec l’adoption par le Forum de l’Investissement Responsable (FIR) et l’Association Française de la Gestion financière (AFG) d’une longue définition de la notion d’ISR (lire Newsmanagers du 2 juillet).Au-delà de cette notion lexicologique, toutefois, Matt Christensen (directeur de l’ISR chez Axa IM) a souligné lundi soir lors de la conférence «l’ISR à quoi ?"* qu’au-delà des notions déjà bien établies de gestion du risque et de suivi de la performance, la nouveauté réside dans le fait que les acteurs de l’ISR se préoccupent désormais aussi de la notion d’impact. De sorte que, pour les gestionnaires, le mode d’utilisation de la recherche a changé.Dans le cahier des charges commun pour l’investissement dans les différentes classes de capitalisation et d’actifs, Axa IM a retenu un faisceau de cinq critères de base: empreinte carbone, consommation d’eau, structure du conseil d’administration, diversité du conseil d’administration et controverses sociales éventuelles. Un socle d’autant plus important que, comme l’a rappelé Joseph Pinto, global head of markets and investment strategy d’AXA IM, le groupe Axa a annoncé récemment qu’il va désormais intégrer l’ISR dans l’ensemble de ses investissement (mandats, fonds et impact investing) et dispose d’une équipe de 10 spécialistes chevronnés en la matière (lire newsmanagers du 10 octobre).Pour sa part, Philippe Dutertre a insisté sur le fait que l’ISR suppose l’engagement et le dialogue avec les émetteurs et les autres parties prenantes, ce qui permet d’établir des relations apaisées. Au-delà, il y a matière à développer un nouvel investissement de type solidaire, un peu sur le modèle du fonds de 45 millions d’euros d’Agicam, «d’aide aux aidants».Déterminer le surcroît (ou non) de performance attribuable à l’ISR par rapport aux méthodes ancestrales ne résoudra pas tous les problèmes. Mais il est sûr que l’ISR, dont certains soulignent qu’il a surtout le mérite de réduire le risque réputationnel, permet d’élargir la base d’investisseurs et de mieux prendre conscience des risques.* organisée par AG2R La Mondiale et Axa IM
L’allemand Deka Immobilien GmbH annonce avoir vendu pour 117 millions d’euros deux immeubles commerciaux situés à San Francisco au groupe immobilier américain Ashkenazy Acquisition Corp. Ces actifs figuraient depuis 1999 dans le portefeuille du fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienEuropa. Cette transaction s’inscrit dans la stratégie de Deka consistant à réduire la part des actifs non européens dans le portefeuille du fonds tout en profitant de l'évolution positive des marchés pour réaliser des plus-values.D’autre part, pour son fonds WestInvest TargetSelect Shopping réservé aux investisseurs institutionnels, Deka Immobilien a acheté à une société immobilière le magasin Adolfo Dominguez (2.500 mètres carrés) de Madrid pour 18 millions d’euros. Cette opération correspond à une «occasion anticyclique» permettant d’ajouter un actif bien situé au portefeuille.
L’impasse budgétaire aux Etats-Unis a poussé les investisseurs à l'écart de toutes les classes d’actifs américaines durant les premiers jours d’octobre. La décollecte retail des fonds d’actions américaines a enregistré des niveaux jamais vus depuis près de six mois. L’Europe, le Japon, et dans une moindre mesure la Chine, ont profité de cette évolution, mais pas au point de compenser les rachats massifs observés aux Etats-Unis. Durant la semaine au 9 octobre, les fonds d’actions dans leur ensemble ont ainsi affiché une décollecte de 6,45 milliards de dollars, selon les données communiquées par EPFR Global. Les fonds d’actions européennes ont pourtant continué d’attirer les investisseurs alors que les fonds d’actions japonaises ont enregistré une collecte nette de plus de 1 milliard de dollars pour la troisième fois en cinq semaines.Les fonds obligataires ont terminé la semaine sur des rachats de 1,82 milliard de dollars. Les fonds obligataires européens ont attiré près de 800 millions de dollars, dont un tiers dans les fonds d’obligations espagnoles. Les fonds monétaires ont de leur côté subi une décollecte de 23,3 milliards de dollars.
Selon un communiqué de Pimco, l’allocation du plus grand fonds obligataire du monde, le Total Return géré par Bill Gross (environ 250 milliards de dollars), a été retouchée, rapporte le Handelsblatt. L’immobilier ne représentait plus que 35 % en septembre, contre 36 % en août, pour renforcer les obligations de pays développés hors Etats-Unis, qui sont passées à 4 % sur portefeuille contre 2 %. En revanche, l’allocation aux obligations d’Etat américaines est demeurée inchangée.
Pour compléter son offre à destination des particuliers, le gestionnaire indépendant Aquila Capital ouvre un nouveau pôle et a recruté à cette fin début octobre Christian Brezina et Jan Peters qui seront chargés de mettre sur pied un segment private equity.Le premier prend le titre de head of private equity investments. Il était auparavant directeur des secteurs private equity et produits multi-classes d’actifs chez Blue Capital et WealthCap, où il était en dernier lieu responsable d’encours de 1,3 milliard d’euros.Jan Peters faisait partie de l'équipe de Christian Brezina chez WealthCap, avec la responsabilité de la gestion des fonds existants ainsi que de la structuration et de la conception de nouveaux fonds ainsi que de la sélection des fonds partenaires.
Le marché européen des ETF continue de donner la préférence à la réplication physique et plusieurs grands fournisseurs tentent désormais de se mettre au diapason de cette tendance lourde, rapporte IndexUniverse. Selon des données de la Deutsche Bank, 23 fournisseurs européens sur 35 donnent la priorité aux ETF physiques , dont 17 ne proposent que des fonds physiques. On compte néamoins en Europe 762 produits synthétiques contre 550 produits physiques.Les ETF physiques ont enregistré une collecte de quelque 80 milliards d’euros depuis 2011, contre 10 milliards tout juste pour les ETF synthétiques sur la même période. Les actifs des ETF physiques représentent plus de 173 milliards d’euros contre un peu plus de 90 milliards d’euros pour les véhicules synthétiques.Amundi, Source, Ossiam et ComStage sont surtout des fournisseurs de produits synthétiques alors que des acteurs majeurs comme Vanguard, iShares et HSBC affichent plus de 99% de leurs encours en ETF physiques. Deutsche Bank et Lyxor, très engagés sur le segment du synthétique, développent désormais leur offre de produits physiques. C’est ainsi que Lyxor propose désormais 16 ETF physiques dont les actifs sous gestion s'élèvent à 2,2 milliards d’euros.
Le sondage annuel effectué par l’agence Kommalpha auprès de 150 gestionnaires d’actifs et de 40 investisseurs institutionnels fait ressortir que les sociétés de gestion prennent de plus en plus conscience de l’importance de l'épargne retraite en Allemagne. Ils ont d’ailleurs consenti des investissements importants en structures, en capacités et en offres ciblées pour faire face aux exigences de ce créneau de clientèle. Cependant, les investisseurs considèrent toujours que les gestionnaires d’actifs n’ont aucune chance de faire jeu égal avec les assureurs en matière de «pension solutions», que les institutionnels jugent toujours de nettement meilleurs prestataires dans ce domaine.S’agissant du classement des différents acteurs, Allianz Global Investors recueille de loin le plus grand nombre de suffrages (67 % chez les gestionnaires d’actifs et 71 % chez les clients), devant Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM). Jusqu’en 2010, DB Advisors (devenu DeAWM) était le leader, mais l’ordre s’est inversé en 2011 et à présent l'écart se creuse. Le troisième acteur le plus souvent cité est Union investment (38 % chez les gestionnaires, 35 % chez les investisseurs).Kommalpha note que parmi les autres maisons citées par les professionnels figurent entre autres Pimco, Pioneer, Société Générale, Axa IM, Talanx, Ampega et Generali Investments. Les investisseurs ont souvent cité Pioneer.
Axa Investment Managers a annoncé le 10 octobre le lancement d’une gamme de fonds en gestion commune (pooled fund range) conçus pour répondre aux besoins spécifiques des fonds de pension pour la couverture de leurs engagements.Cette gamme de fonds, qui vient compléter l’offre de solutions d’investissement adossées au passif (LDI), comprend trois déclinaisons (nominal, real et inflation only), chacune d’entre elles comportant cinq propositions de maturités différentes afin d’offrir aux fonds de pension des solutions de couverture adaptées selon la sensibilité et la maturité.Les programmes peuvent couvrir leur sensibilité aux taux d’intérêt et à l’inflation de façon agrégée ou séparément et les engagements peuvent être couverts par tranches de dix années jusqu'à 50 ans.
Si l’on se fonde sur la consommation du budget de risque des portefeuilles d’Amundi, sur une échelle de 0 à 10, le curseur est passé de 4 à 5 entre septembre et octobre 2013. Signe que le gestionnaire français se montre plus confiant, notamment pour les actions (zone euro et émergents) ainsi que pour la dette émergente, surtout en monnaie locale, si l’on en croit Alain Pitous, directeur des gestions diversifiées et deputy CIO d’Amundi Group.Cela n’exclut pas pour autant une grande sélectivité, dans la mesure où l’amélioration de l’environnement ne doit pas inciter à traquer sans discernement toutes les poches de surperformance à la mode, avertit néanmoins Pascal Blanqué, CIO et directeur du métier institutionnels et distributeurs tiers. En effet, une telle attitude de recherche trop systématique de rendement risque de déboucher sur des queues de distribution défavorables et donc sur du «fake alpha». Par exemple, il convient de se montrer désormais beaucoup plus sélectif sur les émergents, maintenant que l'ère d’une approche indifférenciée dans ce domaine est arrivée à son terme.
Le bureau d'épargne de la Poste coréenne, qui gère quelque 60 milliards de dollars, vient de lancer un appel d’offres pour un mandat global d’au moins 1 milliard de dollars afin d’augmenter son exposition à l’immobilier américain et européen, rapporte Asian Investor.Au moins 80% des investissements initiaux seront consacrés à des actifs immobiliers américains ou européens. Pour les Etats-Unis, les stratégies seront value, distressed ou opportunistes, pour l’Europe, elles seront distressed ou opportunistes. Exigence supplémentaire pour l’immobilier européen, au moins 50% doit être investi dans des pays membres de l’OCDE.L’appel d’offres est ouvert jusqu’au 30 octobre.
La grande rotation, sur laquelle on a beaucoup glosé au tournant de l’année 2013 et dans les mois suivants, a-t-elle eu lieu ? Graphiques à l’appui, Detlef Glow, responsable de la recherche EMEA chez Lipper, a observé que ce grand mouvement de migration, qui aurait dû se traduire par une ruée sur les actions au détriment des obligations, n’est pas encore au rendez-vous.A l’occasion d’un séminaire organisé par Fitch Ratings sur les tendances du secteur de la gestion d’actifs en Europe, Detlef Glow a relevé que, jusqu'à la mi-2013, aucun mouvement de ce type ne s’est encore produit. Dans le monde en général, et aux Etats-Unis et en Europe plus particulièrement, les flux sont sortants tant du côté des obligations que des actions. Et dans la région Asie-Pacifique, les flux sont rentrants tant du côté des actions que des obligations. ‘Il n’y a pas eu de rotation du tout», conclut Detlev Glow.Cela dit, le tableau général est loin d'être négatif. «Il y a bien encore quelques nuages à l’horizon mais finalement, l’Europe se retrouve dans un environnement de croissance», a estimé Detlev Glow. Dans ce contexte et sans que les mouvements en cours soient forcément très visibles, le secteur de la gestion d’actifs est entré dans une période de grandes manoeuvres. Sont en jeu non seulement la consolidation de l’offre mais également la consolidation du secteur. «On observe de nombreuses initiatives stratégiques. Des réflexions sur le périmètre d’activité sont en cours mais une bonne partie des discussions se passe en coulisses», indique Aymeric Poizot, Regional Head EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), Fund and Asset Manager Rating Group.
Aviva Investors a finalisé l’acquisition de 84,5 millions d’euros d’obligations garanties par des suretés de premier rang «senior secured notes» dans le cadre d’un placement privé réalisé par Reggefiber, fournisseur néerlandais d’infrastructures de télécommunications. Cette transaction refinance le prêt relais à court terme fournie par ABN AMRO pour la construction d’un pont et apporte à Reggefiber des capitaux à long terme pour accompagner le déploiement continu de ses réseaux de fibre optique « Fiber-to-the-Home » (FttH), indique un communiqué. Elle marque le premier investissement du véhicule de titrisation European Secondary Infrastructure Credit SV lancé par Aviva Investors en juillet 2013. Il s’agit de la première transaction de Reggefiber sur les marchés de capitaux, la société ayant auparavant financé sa dette via des facilités de crédit bancaire. La transaction inclut une tranche à taux fixe et une à taux variable, toutes deux sur 10 ans. Les obligations ont été exclusivement placées auprès d’Aviva Investors, l’un des investisseurs institutionnels les plus actifs sur le marché européen du financement de projets d’infrastructure.
La fortune des ménages dans le monde devrait fortement progresser d’ici 2018, tirée par les pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, selon une étude de Credit Suisse publiée le 9 octobre («Global Wealth Report 2013"). Le nombre de millionnaires va aussi augmenter en flèche, notamment en Amérique latine, pronostiquent les économistes de la banque.La fortune des ménages dans le monde devrait ainsi bondir de près de 40% d’ici 2018 à 334.000 milliards de dollars. Les pays émergents devraient augmenter leur part dans ce montant à 23%, dont 10,7% pour la seule Chine. Les Etats-Unis resteront par contre le numéro un mondial incontesté de ce classement. La croissance annuelle de la fortune des ménages va atteindre 9,1% dans les économies émergentes, dont 9,3% en Inde, et 6,1% dans les pays développés.Le nombre de millionnaires dans le monde devrait grimper de 50% à 47,6 millions de personnes. L’Afrique va enregistrer un bond de 81% du nombre de millionnaires, bien que le nombre absolu anticipé (163.000) soit relativement bas comparé à d’autres régions, relève Credit Suisse.L’Asie-Pacifique devrait ainsi voir le nombre de millionnaires grimper de 75% à 11,5 millions, l’Europe de 47% à 15 millions, l’Amérique latine de 64% à 936.000 et l’Amérique du Nord de 41% à 20 millions.En 2013, la fortune totale des ménages au niveau mondial a enregistré une croissance de 4,9% sur un an à 241.000 milliards de dollars, malgré la crise économique. Grâce à la hausse du prix de l’immobilier et du rebond du marché des actions, l’Amérique du Nord a vu les avoirs des ménages croître de 11,9%, tandis que l’Europe a progressé de 7,7%.Au Japon, en revanche, la chute du yen contre le dollar a provoqué une baisse de 20,5% de la fortune des ménages, faisant reculer l’ensemble de l’Asie-Pacifique de 3,7%. Hors Japon, la région a par contre enregistré une croissance de 6,2%. L’Amérique latine a enregistré une progression de 3,6% et l’Afrique de 1,2%.La Suisse demeure quant à elle le champion mondial de la fortune par personne, avec 512.600 dollars par individu. La forte croissance des avoirs depuis 2000 est cependant à mettre sur le compte du renchérissement du franc.
Les fonds souverains restent peu lisibles et trop soumis à l’influence des politiques. Seulement un tiers des 26 fonds souverains signataires des Principes de Santiago ou Principes et pratiques généralement acceptés (PPGA) censés promouvoir les «objectifs et la finalité des fonds souverains», ont réussi l'épreuve de la bonne gouvernance, de la transparence et de la responsabilité, selon une enquête réalisée par le cabinet de conseil suisse GeoEconomica.L’enquête souligne que de nombreux fonds souverains, notamment russes et moyen-orientaux, ne respectent pas du tout les principes de base de la bonne gouvernance ou de l’information financière.Le fonds de pension du gouvernement norvégien arrive en tête du classement, avec une notation de 94% sur l'échelle de conformité avec les Principes de Santiago, alors que le fonds souverain de Bahrain occupe les profondeurs du classement avec seulement 24%. Le ratio global ressort à 70%.Selon l’enquête, cinq fonds, qui ont obtenu des notes inférieures à 50%, ne respectent pas les Principes, notamment parce qu’ils ne publient pas d’informations financières.L’un des fonds souverains les plus dynamiques, QIA (Qatar Investment Authority) ne propose pas d’informations satisfaisantes concernant ses mandats, ses état financiers ou encore son dispositif de gouvernance. Le fonds n’a obtenu qu’une note de 31%.
Le futur premier ministre norvégien, Erna Solberg, a annoncé que son gouvernement prévoyait de créer sur cinq ans un fonds de 100 milliards de couronnes norvégiennes qui sera dédié aux infrastructures dans le pays, rapporte le Wall Street Journal. Cela s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à doper les dépenses du gouvernement dans les routes, les chemins de fer, l’Internet rapide… Contrairement au fonds pétrolier de 750 milliards de dollars, qui est investi dans les actions, obligations et l’immobilier à l’étranger, ce nouveau fonds de 16 milliards de dollars offrira des capitaux stables pour des projets au sein des frontières norvégiennes. On ne sait pas encore si le gouvernement va puiser dans le fonds pétrolier pour créer ce nouveau véhicule.