Après une année de progression des marchés sans précédent depuis le début de la crise financière, les plus grands détenteurs d’actifs semblent partagés entre les prévisions de retour à une croissance modérée de l’économie mondiale en 2014 – qui pèsent en faveur du maintien d’un biais risqué au sein des allocations de portefeuilles – et la nécessité de protéger l’actif des possibles turbulences liées à la mise en oeuvre du tapering. C’est en tout cas l’un des enseignements de la 9ème enquête menée en novembre dernier par le cabinet de conseil bfinance auprès de fonds de pension, de compagnies d’assurance et de family offices originaires d’Europe et d’Amérique du Nord représentant un encours global de 275 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les investisseurs institutionnels classent la volatilité au premier rang des risques pour l’année à venir, devant le risque de liquidité / contraction du crédit. En comparaison avec l’année dernière, les investisseurs institutionnels semblent mieux préparés à gérer ces risques. La proportion d’investisseurs disposant d’un plan d’actions pour contrer les éventuelles négatives du tapering a presque doublé pour atteindre 40 %. La tendance à six mois et trois ans reste à la diversification du portefeuille en direction de la dette émergente et des actifs réels tels que l’immobilier et les infrastructures. Par ailleurs, les investisseurs se désintéressent de la classe d’actifs crédit, du moins à court-terme, alors qu’ils envisageraient à nouveau de relever leur exposition aux obligations souveraines sur un horizon plus long. Les solutions de gestion sur indices optimisés (smart beta) et les stratégies de performance absolue, telles que les stratégies de croissance diversifiée (diversified growth) et de parité des risques (risk parity) continuent de gagner la confiance des investisseurs pour gérer la volatilité. D’ici douze mois, 59% des investisseurs auront investi dans ces catégories d’indices alternatifs, contre 47 % actuellement. Les opinions sont partagées sur l’évolution des taux d’intérêt. Plus de la moitié des répondants n’anticipent aucune augmentation des taux d’intérêt avant 2015 (à supposer qu’il y en ait une). Dans l’ensemble, trois répondants sur quatre comptent tirer parti de la volatilité du marché obligataire qui pourrait découler du tapering. L’enquête montre donc une forte volonté des investisseurs institutionnels de contrôler les impacts d’une éventuelle hausse des taux d’intérêt et du niveau de volatilité. Les répondants sont toutefois partagés sur la stratégie à suivre, une moitié prévoyant de maintenir inchangée l’exposition à l’obligataire traditionnel et l’autre moitié privilégiant une réallocation en direction d’autres classes d’actifs durant le processus de normalisation monétaire de la Réserve Fédérale. «Si durant la crise financière la stratégie de diversification avait perdu son efficacité pour réduire le niveau de risque en portefeuille, la baisse continue des corrélations entre les différentes classes d’actifs ces deux dernières années apporte aujourd’hui un regain d’intérêt à cette approche ", estime Emmanuel Léchère, responsable du Market Intelligence Group de bfinance.
Les «hedge funds» activistes effectuent un début d’année tonitruant en multipliant les prises de participation dans les grands groupes de Wall Street, note Les Echos qui rappelle que ces fonds ont connu une année 2013 favorable au cours de laquelle ils ont amassé un trésor de guerre pour leurs futures conquêtes. Ainsi, ThirdPoint, Elliott, Starboard, Eminence ont déjà mis sous pression le management jugé assoupi de grands groupes, et non des moindres, comme en témoigne l’offensive que vient de lancer ThirdPoint sur Dow Chemical. David Einhorn, de Greenlight, vient par ailleurs d’annoncer à ses clients son entrée dans la société pétrolière BP. Les «hedge funds» activistes disposent aujourd’hui d’une centaine de milliards de capitaux, soit trois fois plus qu’il y a cinq ans, avance le quotidien économique. Après un gain de 15% en 2012, les activistes ont gagné 16,5 % l’année passée, ce qui les a positionnés dans le peloton de tête des stratégies orientées sur les actions.
Partners Group a annoncé avoir engrangé 1 milliard d’euros pour son programme d’investissement Global Infrastructure 2012, soit la plus importante somme que le groupe ait réussi à réunir pour les infrastructures. Ce montant s’avère en effet deux fois supérieur à son précédent programme en 2009. Ce programme a vocation à investir ces fonds en direct dans des infrastructures privées à l’échelle mondiale. Le gérant suisse de private equity précise que plus de 35 % des fonds du programme Global Infrastructure 2012 ont d’ores et déjà été placés, ayant pris huit tickets dans des projets d’infrastructures.
Le fonds de pension de l’autorité locale britannique de Avon a sélectionné Unigestion pour la gestion d’un mandat de 200 millions d’euros sur les marchés émergents. Ce mandat suivra la stratégie d’investissement en actions marchés émergents d’Unigestion basée sur la gestion active des risques. Michel Bernard, directeur au sein de l’équipe clients institutionnels d’Unigestion à Londres, souligne que «cette décision reflète l’importance de la demande institutionnelle pour des stratégies offrant une exposition aux actions des marchés émergents tout en limitant l’impact de la volatilité inhérente à ce segment de marché».
Union Investment vient d’acquérir un complexe de bureaux de plus de 19.000 m2 dans la vieille ville de Munich sur la Maximilianstrasse, selon un communiqué de la société de gestion.Le complexe immobilier a été racheté à un gestionnaire d’actifs international dont l’identité n’a pas été divulguée. Le prix de la transaction n’a pas non plus été précisé.
La Fondation Croissance Responsable, placée sous l’égide de l’Institut de France, qui a pour objectif d’initier le grand public à l’économie de marché, a présenté le 21 janvier un rapport à vocation pédagogique sur le fonctionnement de la finance, les rôles et responsabilités de ses acteurs dans le financement de l’économie et la stabilité financière, dans un cadre régulé.Sous la présidence de Bertrand Collomb, Président de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et président d’honneur de Lafarge, une commission de travail spécifique a permis de définir la notion de responsabilité en finance et d’identifier des mesures, critères et limites de responsabilisation des différents acteurs du monde financier, y compris les régulateurs. Concrètement, le rapport précise les objectifs d’une Finance responsable, à savoir une bonne gestion du risque, un contrôle du risque systémique, le rôle des régulateurs pour assurer la stabilité du système, l’importance de la dimension psychologique sur les marchés, et la responsabilité individuelle des acteurs. Le rapport identifie en complément les critères d’une Finance responsable qui s’engage dans le financement à long terme de l’économie, au service des intérêts de ses clients, avec un contrôle des risques et une régulation calibrée. Le rapport apporte également un éclairage sur les débats actuels sur l’avenir de la finance depuis la crise de 2008 et sur ce que doit être une finance responsabilisée au niveau national, européen et mondial. Les questions d’actualité relatives au rôle de la finance, à son organisation et à son encadrement sont débattues par des experts d’horizons divers exprimant des visions personnelles.
BNY Mellon IM a annoncé le 21 janvier le lancement en France du fonds BNY Mellon Emerging Markets Debt Fund Opportunistic Fund. Il s’agit du 4ème fonds de dette émergente de sa gamme géré par Standish, filiale de gestion de BNY Mellon Investment Management, le spécialiste de cette classe d’actifs. Ce fonds, de liquidité quotidienne, est un compartiment de la SICAV BNY Mellon Global Funds, plc, domiciliée à Dublin et agréé UCITS. Le fonds est géré par Alexander Kozhemiakin, directeur des stratégies obligataires sur les marchés émergents chez Standish, disposant d’une solide expérience en matière de gestion de fonds obligataires émergents et d’un excellent historique de performance.Avec une gestion flexible, le fonds cherche à générer un rendement positif en investissant dans l’obligataire, et d’autres instruments de dettes en dollars et en devises locales émises par les émetteurs des marchés émergents, incluant aussi l’utilisation de dérivés. Cette flexibilité permet aux investisseurs de profiter des rendements attrayants et des possibilités de croissance des pays émergents. La stratégie d’investissement de BNY Mellon Emerging Markets Debt Opportunistic Fund est basée sur une analyse «top down» des variables économiques, financières et politiques des pays émergents, ainsi qu’une analyse «bottom up» de la dette corporate émergente. L’équipe de gestion investit entre 50 et 100 titres au sein du portefeuille. «Le lancement de ce nouveau fonds dans cette classe d’actifs souligne notre volonté de devenir leader en Europe de l’offre de produits de dette émergente, en renforçant notre gamme reconnue, et composée déjà de 5 fonds. En 2013, nous avons à nouveau fortement collecté sur cette classe d’actifs (plus de250 millions d’euros net en France) malgré un contexte plutôt morose. Standish anticipe un regain d’intérêt de la part des investisseurs institutionnels locaux et internationaux à l’égard de la dette émergente. La correction observée durant l’été 2013 a contribué à renforcer l’attrait des valorisations de la dette émergente. Ainsi dans les conditions de marchés actuelles la demande pourrait se tourner vers des fonds flexibles et opportunistes», souligne Anne-Laure Frischlander, directeur général de BNY Mellon Asset Management France.
Les investisseurs démarrent l’année 2014 avec une dose d’optimisme renforcée sur les Etats-Unis et de plus en plus sur l’Europe, selon le dernier sondage Bank of America (BofA) Merrill Lynch réalisé entre les 10 et 16 janvier auprès d’un échantillon de 234 sociétés représentant un montant agrégé de 653 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les trois quarts des investisseurs s’attendent à une amélioration des perspectives économiques contre 71% en décembre dernier. Cet optimisme renforcé se retrouve dans les prévisions de bénéfices qui pourraient s’améliorer pour 48% des investisseurs contre 41% il y a un mois. Près de 30% des investisseurs donnent les meilleures perspectives d’amélioration des résultats aux Etats-Unis et au Japon, à comparer à 8% pour l’Europe, alors qu’ils étaient 4% à prévoir une détérioration des perspectives bénéficiaires le mois précédent.Dans ce contexte, la confiance dans les actions ne se dément pas, 55% des investisseurs indiquant qu’ils sont surpondérés sur les actions. Une tendance qui ne s’est pas démentie depuis la mi-2012, lorsque les investisseurs étaient encore sous-pondérés sur les actions. Ils sont pourtant 7% à estimer que les actions sont surévaluées, notamment aux Etats-Unis. Ils sont aussi 22% à estimer que les actions sont sous-pondérées en Europe.L’appétit pour le risque est également au rendez-vous, 42% des panélistes indiquant qu’ils sont surpondérés sur les valeurs technologiques, 32% d’entre eux étant par ailleurs sous-pondérés sur les valeurs des biens de consommation."Les gestionnaires sont positionnés pour un rebond marqué des bénéfices en Europe, et la saison des résultats va être déterminante pour le maintien de cette posture. Compte tenu de l’optimisme ambiant, toute déception sur les bénéfices sera probablement sanctionnée par les investisseurs», estime John Bilton, un stratégiste européen.A noter toutefois que les investisseurs continuent de bouder les marchés émergents, 61% d’entre eux s’attendant à une forte détérioration des bénéfices des entreprises émergentes, contre 32% en décembre. En outre, les investisseurs estiment que le risque extrême le plus important serait un ralentissement brutal de l'économie chinoise et un effondrement des matières premières, 37% des investisseurs évoquant cette éventualité.
Les médias sociaux jouent encore un rôle mineur dans le domaine des relations avec les investisseurs, qui leur reprochent un manque de fiabilité, selon une étude menée par l’agence Havas et son réseau AMO auprès des plus grands investisseurs institutionnels mondiaux (1). Tandis qu’un nombre croissant de grands groupes cotés envisagent d’utiliser les médias sociaux pour mieux communiquer avec leurs investisseurs, seulement 30% des grands investisseurs internationaux interrogés les consultent régulièrement quand 85% d’entre eux déclarent les considérer peu crédibles. Toutefois la plupart des investisseurs (82%) s’attendent à ce que ces médias sociaux deviennent une source d’information financière plus importante à l’avenir. Les médias sociaux les plus fréquentés à des fins professionnelles sont les forums d’investissement (39% les consultent fréquemment et très fréquemment), LinkedIn (34%) et les blogs financiers et d’investissement (32%). Seuls 22% d’entre eux consultent Twitter, fréquemment ou très fréquemment, pour des raisons professionnelles et 10% consultent Facebook. L’écrasante majorité des investisseurs institutionnels utilise fréquemment et très fréquemment les agences de presse pour obtenir leurs informations (91%) suivies par la presse off line et on line (89%) puis par la radio et la télévision (45%). Les sites internet corporate des entreprises ont également leur faveur (67%). Les nouveaux médias arrivent quant à eux en queue des consultations (30% seulement). Les investisseurs interrogés sont presque unanimes à considérer les dépêches d’agences de presse plus fiables que les journaux, la radio, la télévision ou les médias sociaux. 87% d’entre eux pensent que les dépêches d’agences sont globalement fiables, devant la presse off line et on line (79%) mais ils ne sont plus que 17% à créditer les médias sociaux d’une telle fiabilité. Les sites corporate des entreprises remportent également une vraie crédibilité (92%), loin devant la radio et la télévision (54%). Les investisseurs institutionnels français se distinguent par rapport à leurs homologues étrangers en se montrant plus sceptiques. Ils sont seulement 10 % à consulter les médias sociaux régulièrement (contre 30% pour l’ensemble du panel) mais ils sont surtout 50% à juger les médias sociaux non pertinents dans le domaine de la communication financière contre 16% pour l’ensemble du panel. Ils sont enfin moins nombreux à reconnaître le rôle croissant des nouveaux médias dans les années à venir (70% vs 82% pour le panel total).(1) L’étude Havas Paris/AMO a interrogé par téléphone, au cours des mois de novembre et décembre 2013, un panel de 105 investisseurs institutionnels de 12 pays (Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Hong Kong et Chine, Italie, Pays-Bas, Pologne, Suède, Suisse) gérant un total de 3,83 trillions de dollars, parmi lesquels les dirigeants des principaux fonds de pension, assurances et sociétés de gestion d’actifs dans le monde.
Gonet & Cie entame un nouveau développement au Moyen-Orient avec l’ouverture d’un bureau de représentation à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), opérationnel dès le 13 janvier, rapporte L’Agefi suisse. «Outre qu’elle constitue une première étape réjouissante dans une région en pleine croissance, notre présence sur place va nous permettre de servir de façon personnalisée une clientèle d’investisseurs particulièrement active et exigeante», commente Nicolas Gonet, associé. Le bureau de représentation sera dirigé par Jean-Marc Suter, qui a une expérience locale de plus de dix ans à Abu Dhabi, où il a notamment dirigé les bureaux de représentation de Credit Suisse et de Julius Baer.
Le britannique Standard Life Investments vient de lancer un fonds dédié à l’obligataire corporate émergent qui sera piloté par l'équipe de Richard House, selon Citywire.Le fonds, qui sera géré par Richard House et Samantha Lamb, investment director pour le crédit, se concentrera sur les émissions obligataires libellées en dollar proposées par les établissements financiers ou les entreprises des marchés émergents.Domicilié au Luxembourg, le fonds aura pour référence l’indice JP Morgan CEMBI Broad Diversified.
L’investisseur activiste Elliott Management Corp a augmenté sa participation dans le distributeur allemand de médicaments Celesio dont il détient désormais l'équivalent de 24,08% des droits de vote, contre moins de 20% précédemment, selon des documents remis à la Bourse de Francfort, rapporte l’agence Reuters.Elliott a augmenté sa participation dans l’entreprise allemande à la suite de l'échec de l’offre de McKesson sur Celesio. Elliott indique également dans la documentation remise à la Bourse qu’elle détient des obligations convertibles qui représentent 7,93% de droits de vote supplémentaires. Autrement dit, Elliott dispose d’un total théorique de droits de vote de 32,01%.Les convertibles n'étant pas arrivées à échéance, Elliott n’est pas obligé dans l’immédiat de déposer une offre de rachat, obligatoire selon la réglementation allemande dès qu’une participation dépasse le seuil des 30%.
Scor Global Investors, la filiale de gestion d’actifs du réassureur Scor, a pris une participation majoritaire au capital de la maison d’édition Presses universitaires de France (PUF), propriétaire notamment de la collection «Que sais-je?». Interrogé sur la chaîne d’information LCI, Denis Kessler, PDG de Scor, a justifié cette initiative par sa volonté d’aider l’éditeur «à trouver un second souffle».
KKR et Affinity Equity Partners ont vendu à AB InBev le brasseur sud-coréen Oriental Brewery (OB) pour une valeur d’entreprise de 5,8 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros). AB InBev avait vendu Oriental Brewery en 2009 à KKR pour 1,8 milliard de dollars, précise L’Agefi.
UniCredit doit annoncer mercredi avoir conclu un accord avec le hedge fund new yorkais Mariner Investment Group pour lui céder une partie du risque de défaut d’un portefeuille de financements de projets dans l’énergie et le transport représentant 910 millions d’euros, rapporte le Financial Times. L’accord libère du capital que la banque italienne devrait autrement détenir en face des prêts. Mariner va de son côté annoncer avoir lancé une activité spécialisée pour gérer le capital d’investisseurs institutionnels de long terme qu’il utilisera pour passer des accords de partage de risque avec des banques européennes confrontées aux nouvelles règles de Bâle 3.
L'écart entre entre les besoins d’investissements dans les infrastructures au niveau mondial et les fonds publics disponibles pourraient s'élever à environ 500 milliards de dollars par an entre maintenant et 2030, selon une étude publiée par Standard & Poor’s ratings Services. Selon l’agence, les besoins de financement dans les infrastructures pourraient dépasser la barre des 3.000 milliards de dollars par an au cours des seize prochaines années. Parallèlement, les investissements publics aux Etats-Unis et en Europe sont revenus dans une fourchette de 3% à 2% depuis 2009, ce qui entraîne un énorme déficit de financement à combler.Selon Standard & Poor’s, les compagnies d’assurances et les fonds de pension, à la recherche d’investissements alternatifs offrant des rendements intéressants, pourraient contribuer à combler le déficit. L’agence estime que les allocations des institutionnels dans les infrastructures pourraient progresser à environ 4% du total de leurs actifs au cours des cinq prochaines années, soit plus du double du niveau observé actuellement.Ce qui pourrait se traduire par un montant supplémentaire d’investissements d’environ 200 milliards de dollars par an qui viendraient s’ajouter aux 300 milliards de dollars annuels de prêts bancaires.De nombreux investisseurs institutionnels, dont les fonds de pension, ont déjà relevé leur objectif d’allocation dans les infrastructures de 3% à 8%. Ce mouvement devrait se poursuivre, estime Standard & Poor’s.
Le total des actifs financiers des Belges a atteint le niveau record de 1.057,8 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2013, contre 1.047,6 milliards d’euros à la fin juin 2013, selon des statistiques communiquées par la Banque nationale de Belgique.L’augmentation des actifs, de plus de dix milliards d’euros, est due principalement à la progression des marchés boursiers durant l'été. La croissance des marchés financiers a «affecté positivement la valorisation des actifs financiers principalement sous la forme d’actions, de parts d’OPC et de produits d’assurance», précise la Banque nationale, qui souligne aussi que les particuliers ont continué à réduire la part des obligations dans leur portefeuille. En déduisant les dettes des ménages (219,4 milliards d’euros), le patrimoine financier net des Belges s’est élevé à 838,4 milliards d’euros à la fin du mois de septembre, ce qui représente une hausse de 9,2 milliards d’euros au cours du troisième trimestre.
ABP, le troisième fonds de pension au monde, ainsi que Nordea et DNB Asset Management, deux sociétés de gestion scandinaves, passent en revue leurs participations dans des banques israéliennes, s’inquiétant que ces dernières puissent financer des colonies juives dans les territoires occupés par les Palestiniens, rapporte le Financial Times fund management. Les trois investisseurs demandent davantage d’informations aux banques israéliennes au sujet de l’implication dans le financement des colonies, ce qui contrevient aux lois sur les droits humains internationaux établies dans le cadre de la quatrième convention de Genève en 2004.
Axa Real Estate Investment Managers a connu une activité soutenue au cours des dix-huit derniers mois. Sur cette période, la filiale d’Axa Investment Management dédiée à l’immobilier a réalisé pour le compte de ses clients 11 opérations dans six pays européens pour un total de 1,4 milliard d’euros. Si la compagnie a été particulièrement active dans ses principaux marchés – Royaume-Uni, Allemagne, France et les pays Nordiques –, elle n’a pas manqué de saisir des opportunités en Espagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et en Pologne. Au cours des dix-huit derniers mois, Axa Real Estate s’est notamment illustrée avec les acquisitions du NH Grand Hotel Krasnapolsky à Amsterdam pour 157 millions d’euros, d’un portefeuille de bureaux à Barcelone – soit sa première acquisition en Espagne depuis la crise financière – auprès de la Communauté de Catalogne (Generalitat de Catalunya) pour 172 millions d’euros; de deux immeubles à Milan auprès d’Aberdeen Asset Management pour 63,9 millions d’euros, soit la plus importante opération en Italie depuis 2010; ou, encore, d’un complexe industriel dans le quartier de la Défense à Paris pour 61,8 millions d’euros. A fin décembre 2013, Axa Real Estate affiche plus de 47 milliards d’euros d’actifs sous gestion.
Le sondage 2013 EIRES/IPE réalisé auprès de 83 fonds de pension européens à la tête de 1.290 milliards d’euros indique que les fonds de pension sont plus prudents que jamais sur les modalités de leurs investissements dans l’immobilier.Résultat de cette prudence extrême, l’investissement local continue de dominer les portefeuilles et plus le marché considéré est proche de sa base, plus grande est la probabilité qu’il soit géré en direct. Sur un total d’un peu plus de 86 milliards d’euros investis localement, 73,4 milliards sont investis directement par 47 institutions, contre 10,5 milliards investis dans des fonds (à l’exclusion des fonds de fonds) par 42 acteurs.Les investissements directs sur des marchés européens non domestiques représentent 51,2%, soit 15,4 milliards d’euros de l’allocation régionale totale, contre 27,9% ou 8,4 milliards d’euros pour les fonds. Peu d’institutionnels investissent en direct (seulement 9) mais leur investissement moyen est significatif (1,7 milliard d’euros). En revanche, 38 fonds de pension ont investi 8,4 milliards d’euros dans des fonds indirects avec un investissement moyen de’ 221 millions d’euros.Moins de 4% des investisseurs interrogés gèrent des portefeuilles non européens en interne. Seulement 4 sur 37 programmes de pension, probablement les plus grands acteurs, ont investi directement dans l’immobilier américain, alors qu’ils sont une vingtaine à avoir investi dans des fonds. Toutefois, les premiers ont investi au total 10 milliards de dollars alors que les investisseurs indirects n’ont engagé que 4,1 milliards de dollars.Même prudents, les grands institutionnels continuent de s’intéresser de très prêt à l’immobilier. Selon un sondage de BlackRock, près de la moitié (49%) des grands institutionnels envisagent d’accroître leur investissements dans l’immobilier alors que plus de 40% indiquent vouloir augmenter leurs engagements dans les actifs réels comme les infrastructures.