Les multiples changements à l'œuvre au Japon, tant macro que micro, soutiennent une tendance à la délégation de gestion. Les institutionnels japonais sont de plus en plus nombreux à confier des mandats à des gestionnaires étrangers. La part des fonds sous-conseillés s’inscrivait à 65% à fin juin 2013, contre 61% fin 2008, selon une étude réalisée par Cerulli Associates en partenariat avec Nomura Research Institute (NRI). Les contrats de conseil peuvent se décliner en deux grandes catégories : d’une part, les mandats discrétionnaires qui pèsent quelque 12.400 milliards de yen, soit 126,5 milliards de dollars au 30 juin 2013; d’autre part, les fonds de fonds (15.000 milliards de yen). Les contrats hybrides viennent compléter le tableau avec un encours de 12.100 milliards de yen. Le marché du conseil offre de multiples opportunités aux gestionnaires étrangers, notamment dans des segments comme les actions étrangères ou encore l’immobilier étranger où la part conseillée représente plus de 90% des actifs sous gestion."La diversification progressive des banques japonaises des obligations gouvernementales JGB vers les titres étrangers ainsi que les modifications apportées à la gouvernance des fonds de pension constituent autant de portes d’entrée supplémentaires pour les gestionnaires étrangers», estime Yoon Ng, responsable de la recherche Asie chez Cerulli Associates.
CSOP Asset Management, filiale de China Southern Asset Management, s’apprête à lancer le premier ETF sur les bons du trésor chinois sous licence RQFII (Renminbi Qualifier Foreign Institutional Investor), après avoir reçu l’agrément de la Securities and Futures Commission (SFC) pour son fonds CSOP China 5-year Treasury Bond ETF le 24 janvier, révèle Asia Asset Management. Ce nouvel ETF doit être coté sur la Bourse de Hong Kong début février. Cet agrément intervient deux semaines après l’annonce du partenariat entre CSOP et le spécialiste européen des ETF Source pour le lancement du CSOP Source FTSE China A50 Ucits ETF à Londres le 9 janvier.
Le gestionnaire de fortune Partners Group et le fonds d’investissement Equis Fund ont annoncé le 27 janvier un investissement de 250 millions de dollars dans le développement d’une plateforme solaire au Japon. D’autres investisseurs ont rejoint le consortium, dont Babson Capital, LGsuper et Quantas Superannuation et vont financer la construction de l’installation photovoltaïque.Le site devrait commencer à être opérationnel au second semestre, précise Partners Group dans un communiqué. L’installation sera exploitée par Japan Solar et Nippon Renewable Energy KK (NRE).Equis Fund est présenté comme l’un des plus grands fonds d’investissements privés dans le secteur de l'énergie et des infrastructures, gérant environ 960 millions de dollars à Tokyo, Singapour, Hong Kong, New Delhi, Manille, Bangalore et Chengdu
La troisième semaine de janvier a vu les fonds d’actions émergentes prolonger leur plus longue période de décollecte depuis 2002, les devises de Turquie, d’Afrique du sud, d’Ukraine et d’Argentine se retrouvant à leurs plus bas niveaux depuis plusieurs années en raison de la fin programmée de la politique d’assouplissement quantitatif (QE3) mise en œuvre par la Réserve fédérale américaine qui va peser sur les pays confrontés à des problèmes structurels.Les fonds actions, obligations et monétaires des pays développés ont ainsi attiré plus de 22 milliards de dollars durant la semaine au 22 janvier alors que la collecte des seuls fonds d’actions japonaises passaient la barre des 4 milliards de dollars, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires américains ont collecté pour la troisième semaine consécutive, ce qui ne s'était pas vu depuis le deuxième trimestre 2013 et les fonds d’actions britanniques ont enregistré des niveaux de souscription exceptionnels.Au total, les fonds actions ont attiré en net 6,55 milliards de dollars, à comparer à des collectes de 1,9 milliard de dollars pour les fonds obligataires et de 29,7 milliards de dollars pour les fonds monétaires.EPFR Global souligne que les principaux fonds d’actions des marchés développés enregistrent depuis le début de l’année une collecte nette de plus de 20 milliards de dollars, soit 2 milliards de plus que durant la période correspondante de 2013. Mais à la différence des trois premières semaines de l’an dernier, les fonds d’actions européennes et japonaises représentent respectivement 43% et 18% du total de la collecte, contre 13% et 2,5% précédemment. La collecte des fonds d’actions européennes a encore dépassé la barre des 4 milliards de dollars sur une semaine.
Source annonce ce lundi le lancement de l’ETF Source Goldman Sachs Equity Factor Index World UCITS. Le fonds offre une exposition à un indice innovant développé par Goldman Sachs et visant à surperformer les indices actions traditionnels, pondérés par les capitalisations boursières. L’indice Goldman Sachs Equity Factor World Net TR offre une exposition mondiale et diversifiée au marché actions, en favorisant cinq facteurs de marché bien identifiés sur les actions : faible beta («low beta»), la taille, la valeur d’actif («value»), le momentum et la qualité. Il vise à réaliser une surperformance significative par rapport aux indices pondérés par la capitalisation, à la fois en valeur absolue et en données ajustées du risque.“L’investissement factoriel n’a rien de neuf, estime Quentin Andre, de Goldman Sachs. Toutefois, les performances obtenues en utilisant un facteur en particulier peuvent diverger de manière importante des indices de référence établis, ce qui peut venir ajouter un risque non négligeable à un portefeuille. Pour atteindre une surperformance durable, le choix de la diversification est nécessaire. Nous avons sélectionné cinq facteurs – tous bien étayés par la recherche académique – et développé un indice qui fournit une exposition efficiente et diversifiée.” Au 31 décembre 2013, l’indice Goldman Sachs Equity Factor World Net TR intégrait 607 composants issus de 23 pays. Le risque pays et le risque sectoriel par rapport aux indices pondérés par la capitalisation sont contrôlés de manière stricte. L’indice est révisé tous les mois et calculé de manière indépendante par Russell Investment Group.L’ETF Source Goldman Sachs Equity Factor Index World UCITS vient agrandir la gamme de produits «beta plus» déjà commercialisée par Source. “Les investisseurs cherchent de plus en plus une alternative aux indices de marché pondérés par la capitalisation. La recherche académique reconnaît l’importance de combiner ces facteurs de marché, mais jusqu'à aujourd’hui il n’y avait aucun moyen de les combiner pour apporter de la surperformance par le biais d’un ETF », indique Ted Hood, CEO de Source. Nous avons constaté des flux significatifs vers nos produits «beta plus» à valeur ajoutée au cours de l’année 2013 et nous sommes ravis de pouvoir étendre notre offre en la matière.” L’ETF Source Goldman Sachs Equity Factor Index World UCITS est coté sur le London Stock Exchange en dollars US. Les frais de gestion s'élèvent à 0,65% par an.
Schroders a transféré une grande partie des actifs de ses fonds de pension, représentant 870 millions de livres, dans les obligations, au détriment des actions, rapporte le Financial Times. D’autres devraient imiter la société de gestion, après une longue période de hausse du marché des actions, juge le FT.
Le fondateur de Fundsmith, Terry Smith, envisage de lancer un trust d’investissement dédié aux marchés émergents dans le courant de l’année, rapporte Investment Week.Le Fundsmith Emerging Equities investira essentiellement dans des sociétés cotées sur les marchés émergents. Il mettre en œuvre la même stratégie que le fonds Fundsmith Equity, dont les sociétés en portefeuille, basées en Europe et en Amérique du Nord, dérivent 32% de leurs revenus des marchés émergents. Le Fundsmith Equity fund, lancé en novembre 2010, affiche 1,6 milliard de livres d’actifs sous gestion et une performance de 54,8% sur les trois ans au 23 janvier contre une moyenne de 22,6% pour le Global sector.
BNY Mellon Investment Management (IM) étoffe sa gamme sur le marché espagnol. La société de gestion américaine a enregistré auprès de la CNMV, le régulateur local, le fonds BNY Mellon Crossover Credit dont la vocation est d’investir dans le «high yield» et les dettes corporate «investment grade» (BB/BBB), dévoile Funds People. Ce véhicule, officiellement lancé le 3 décembre au sein de la gamme BNY Mellon Global Funds, prend comme référence un indicateur synthétique constitué de deux indices: 70% du iBoxx Euro Corporate non-financial BBB et 30 % du BofAML Euro High Yield non-financial BB. La gestion du fonds est confiée à Meriten Investment Management, le spécialiste des obligations d’entreprises de BNY Mellon. Enregistré dans d’autres pays européens en décembre 2013, le fonds BNY Mellon Crossover Credit a déjà engrangé plus de 100 millions d’euros d’actifs sous gestion.
Kempen Capital Management est victime de son succès. La société de gestion néerlandaise a va fermer, à compter du 17 février, toutes les nouvelles souscriptions pour sa stratégie de dividendes, Kempen Global High Dividend Strategy. La compagnie justifie cette décision par le fait que «cette stratégie approche rapidement des limites de ce que nous considérons nécessaire pour pouvoir poursuivre les objectifs à long terme des participants». De fait, l’arrêt de toute nouvelle souscription doit assurer la protection des intérêts des investisseurs existants, insiste Kempen Capital Management dans un communiqué. Ainsi, à compter du 17 février, les nouveaux investissements pour les fonds Kempen Global High Dividend Fund et Kempen (Lux) Global High Dividend Fund seront désormais impossibles. «Pour nos équipes, maintenir un capital maximum est l’une des pierres angulaires de la qualité de la stratégie, explique Jorik van den Bos, gérant chez Kempen Capital Management. Il est difficile de définir une limite exacte. Pour cette stratégie, elle est fixée entre 2,5 et 3 milliards d’euros, un seuil que nous avons atteint, c’est pourquoi nous avons décidé de n’accepter aucun nouvel investissement.»
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a lancé le 24 janvier un appel d’offres visant à sélectionner un prestataire pour la gestion financière d’un mandat passif « Exposition Globale ». Ce mandat est destiné à servir d’outil d’exposition à l’ensemble des classes d’actifs du FRR, en tant que de besoin. Il serait activé notamment pour permettre une exposition anticipée à certaines classes d’actifs ou en cas de besoin de remplacement temporaire d’un gestionnaire défaillant ou manquant.Pour ce marché, la procédure de marchés publics retenue est celle d’un appel d’offres restreint. Les prestataires de service d’investissement intéressés ont jusqu’au 24 février 2014, 12h00 heure de Paris, pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation.L’ensemble des documents liés à cet appel d’offres est disponible sur la plate-forme dédiée : http://marches.fondsdereserve.fr/ ou via le site internet du FRR http://www.fondsdereserve.fr/.
Risanamento a annoncé vendredi dans un communiqué que son conseil d’administration avait accepté la proposition de rachat de 1,225 milliard d’euros faite par deux sociétés: Chelsfield Partners et The Olayan Group, indique L’Agefi. Il s’agit d’une des plus grosses transactions réalisées sur le marché parisien depuis 2007. Si la mairie de Paris ne fait pas usage de son droit de préemption, le duo d’investisseurs mettra ainsi la main sur un portefeuille de quelque 76.500 m² composé de neuf actifs, principalement de bureaux et de commerces basés uniquement à Paris intra muros, indique le quotidien.
Le groupe de capital-investissement KKR et le géant de la gestion d’actifs BlackRock comptent parmi les candidats à une prise de participation dans la société de gestion chinoise Huarong Asset Management, rapporte l’agence Reuters.Parmi les autres candidats potentiels figurent également Blackstone et Bain Capital ainsi que des fonds souverains asiatiques et du Moyen-Orient.La société de gestion chinoise, qui compte parmi les grands acteurs locaux du traitement des créances douteuses, envisage de céder une participation de l’ordre de 15% à 20% avant une éventuelle introduction en Bourse. Les actifs sous gestion de Huarong s'élèvent à plus de 400 milliards de yuan, soit quelque 66 milliards de dollars.
La société spécialiste des placements, RobecoSAM, qui se consacre exclusivement aux investissements axés sur la durabilité vient de publier son Sustainability Yearbook (yearbook.robecosam.com), un rapport sur la durabilité des entreprises établi chaque année. Ce Yearbook a évalué les performances des sociétés en matière de durabilité pour l’année 2013 afin de les classer selon les catégories suivantes: Or, Argent et Bronze. L’entreprise la plus performante dans chacun des 59 secteurs se voit décerner le titre RobecoSAM Industry Leader (Leader de son secteur RobecoSAM). RobecoSAM évalue et documente tous les ans depuis 1999 les performances en matière de durabilité de plus de 2.000 entreprises.La France compte cinq entreprises parmi les 59 entreprises ayant obtenu le titre de leader de leur secteur, à savoir Air-France-KLM, Alcatel-Lucent, Schneider Electric SA, Sodexo et Suez Environnement. L’Allemagne en compte sept, la Corée du Sud six et les Etats-Unis dix. Le PDG de RobecoSAM invite les PDG des 59 entreprises ayant obtenu le titre de leader de leur secteur à s’entretenir avec leur gestionnaire de régime de retraite afin de les aider à appliquer les principes de la durabilité. Un nombre record de sociétés a participé à l'évaluation de RobecoSAM en matière de durabilité des entreprises. Parmi les 3.000 plus grandes entreprises conviées, 818 sociétés de 39 pays différents ont participé : on a observé une augmentation de 31 % de la participation des entreprises issues des marchés émergents. RobecoSAM considère ce mouvement comme une évolution positive de l’intérêt des entreprises pour la durabilité.
Dans le cadre du dispositif CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche), Koris International vient d’annoncer le lancement d’un programme de recherche en finance comportementale au travers d’un doctorat intitulé « Approche de finance comportementale pour l’évaluation de risques en gestion quantitative de portefeuille », mené par le doctorant Maxime Bonelli.La gestion d’actifs est un secteur d’activité qui a toujours nécessité un effort significatif en termes de recherche appliquée, notamment dans le domaine de la finance quantitative. En particulier, la modélisation mathématique probabiliste est abondamment utilisée pour analyser l'évaluation d’actifs financiers et quantifier/maîtriser les risques associés. La finance comportementale quantitative est un champ d’étude proposant de modéliser et d’intégrer des caractéristiques du comportement humain dans les méthodes quantitatives connues jusqu’à présent. Une vision des risques reposant sur une hypothèse forte de rationalité des agents a toutefois montré ses limites lors des dernières crises financières. Dès lors, il devient difficile d’ignorer ce phénomène. Koris International, agissant en tant que conseiller en investissements financiers, souhaite ainsi participer au développement de ce domaine et à son application au travers de cette thèse CIFRE. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une analyse exploratoire, et d’une activité de recherche en amont, afin de déterminer la faisabilité du développement à terme des stratégies d’investissement intégrant le risque inhérent à l’aspect psychologique des acteurs des marchés financiers.Ces travaux de recherche aboutiront à la soutenance d’une thèse en trois ans. Ce programme conduira à un partenariat avec le laboratoire du centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée, spécialisé en mathématiques appliqués, analyses numériques et informatiques, afin de bénéficier de l’expertise de ses chercheurs dans la réalisation de ce projet doctoral.
Société Générale lance Simbad Flexible et SG Patrimoine, deux nouveaux fonds communs de placement de droit français qui combinent recherche de performance et prise de risque contrôlée. Simbad Flexible répond à un profil de risque contrôlé avec une durée de placement recommandée de 3 ans. C’est un placement conçu pour les épargnants faisant leurs premiers pas sur les marchés financiers ou souhaitant y revenir à condition d’être accompagnés dans le temps. Il s’inscrit dans la gamme de fonds « Essentiels » de Société Générale.SG Patrimoine, via son maître Amundi Patrimoine, recherche une performance durable sur un horizon de placement de 5 ans minimum. Il s’adresse aux clients patrimoniaux en recherche de solutions de diversification et de valorisation de leur patrimoine. Il vient enrichir la gamme de fonds « Spécialisés ».Adaptés aux détenteurs de contrat en assurance-vie qui cherchent à améliorer le rendement de leur contrat en investissant partiellement en unités de compte, ces deux nouveaux fonds viennent compléter la palette de solutions d’accompagnement qu’offre Société Générale à ses clients. Principales caractéristiques Simbad Flexible Code ISIN : FR0007468830 Classification AMF : Diversifié Droits d’entrée : 2% max jusqu’à 30 000 EUR ; 1 % max au-delà Dans le cadre de l’assurance-vie les conditions de souscription sont spécifiques au contratFrais courants : 1 % de l’actif net moyen SG PatrimoineCode ISIN : FR00011584416 Classification AMF : Diversifié Droits d’entrée : 2% max jusqu’à 30 000 EUR ; 1 % max au-delà Dans le cadre de l’assurance-vie les conditions de souscription sont spécifiques au contratFrais courants : 1,41 % de l’actif net moyen Commission de surperformance : 20% annuel de la performance au-delà de celle de l’actif de référence. Seuil de déclenchement de la commission de surperformance : EONIA capitalisé +5%
La SICAV Emergence et NewAlpha Asset Management ont annoncé le 22 janvier la signature d’un quatrième partenariat d’incubation avec la société Rcube Asset Management. Grâce aux 30 millions d’euros apportés par Emergence, le fonds Rcube Global Macro UCITS atteindra dès son lancement le 31 janvier 2014 un encours sous gestion qui lui permettra de répondre aux exigences des investisseurs institutionnels. Agréé par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), le fonds Rcube Global Macro UCITS met en oeuvre une stratégie d’investissement ‘global macro’ sur l’ensemble des classes d’actifs hors matières premières, uniquement à travers des instruments liquides.Le processus d’investissement est bâti sur une approche à la fois quantitative et discrétionnaire. La partie quantitative consiste à identifier les facteurs explicatifs des actifs traités pour en modéliser leurs rendements futurs. Les décisions d’investissement sont ensuite prises de façon discrétionnaire. Créée en 2010, la société Rcube fournit des analyses et des conseils d’investissement à une clientèle sophistiquée d’investisseurs institutionnels, et de gérants de hedge funds, nord-américains et européens. A la demande de nombreux clients institutionnels, les fondateurs, Cyril Castelli, Paul Buigues et Stéphane Alloiteau, ont décidé en 2013 de transformer Rcube en société de gestion afin de mettre en oeuvre eux-mêmes leur processus d’investissement dans leurs propres fonds.
Les prix de l’immobilier pourraient commencer à se stabiliser cette année en zone Euro, même si une reprise est encore loin, notamment en Espagne et aux Pays-Bas, estime Standard & Poor’s dans son dernier bulletin trimestriel sur le marché de l’immobilier en Europe.Standard & Poor’s prévoit pour 2014 des baisses de prix plus modestes que l’année dernière en Espagne (-2%) et en Italie (-1%), des hausses de prix en Irlande (+3,5%) et au Portugal (+0,5%) et aucune croissance pour les Pays-Bas (0%). Les évolutions de prix plus significatives se situent au Royaume-Uni (+5%) et en Allemagne (+4%), grâce aux meilleures performances économiques de ces pays. En France, le repli économique de ces cinq dernières années n’a que très peu amélioré le ratio d’accessibilité du marché. Standard & Poor’s prévoit pour 2014 une correction des prix de -3 % , suivie d’une stabilisation (+2,0%) en 2015. Le déficit structurel de l’offre continuera de soutenir dans une certaine mesure le marché malgré la remontée progressive des taux d’intérêt.
La Commission européenne a appelé le 22 janvier l’Union européenne à doubler la réduction de ses émissions de CO2 de 20% à 40% en 2030 pour poursuivre son action contre le réchauffement climatique, mais la partie s’annonce difficile car les Etats européens sont bien décidés à sauvegarder la compétitivité de leurs industries et craignent une montée des coûts de l'électricité.L’objectif de réduction du CO2 et des autres gaz à effet de serre sera contraignant et réalisé uniquement avec des mesures prises au niveau national par les Etats et leurs industriels. Il est complété d’un objectif de 27% contraignant au niveau européen pour la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l’Union et par un objectif indicatif de 25% pour les économies d'énergies, qui devra être finalisé à l’automne.La proposition de la Commission laisse aux Etats la faculté de décider s’ils veulent exploiter leurs réserves de gaz de schiste. Elle renforce enfin le marché des quotas d'émissions, principal instrument financier de la politique climatique de l’Union, avec la constitution en 2021 d’un mécanisme de réserve permanent représentant 12% des certificats en circulation à cette période.
Les sociétés bien dirigées ont surperformé celles qui ne sont pas bien dirigées de 30 points de base en moyenne par mois depuis le début de 2009, selon une étude d’Hermes Fund Managers citée par IPE.com. Plus précisément, ce sont les entreprises ayant les notes de gouvernance les plus faibles qui ont eu tendance à sous-performer la moyenne, plutôt que l’inverse. Geir Lode, le responsable des actions quantitatives d’Hermes, a commenté : « nos résultats montrent que c’est la mauvaise gouvernance qui conduit à une sous-performance plutôt qu’une bonne gouvernance qui conduit à une surperformance ».
Alors que la plupart des secteurs ont poursuivi leur parcours vers la stabilisation au second semestre 2013, il y a eu une convergence des notes vers le bas de la catégorie d’investissement, dans la zone des BBB, estime Fitch Ratings dans ses dernières perspectives sur l'évolution du crédit dans le monde.La proportion des perspectives négatives et mises sous surveillances a diminué dans tous les secteurs à l’exception de deux, entre 1 point de base et 18 points de base, la finance publique internationale affichant la plus forte baisse des six derniers mois. Les secteurs de l’entreprise et de l’assurance ont enregistré des augmentations marginales. Toutefois, la tendance négative des notes est encore marquée sur le secteur souverain, plus d’un quart des pays développés affichant une perspective négative."La proportions des notations BBB a doublé à 27% dans le secteur souverain depuis 2007 et elle a augmenté de 50% à 36% dans les financières. Pour les entreprises, où la part des notations BBB est restée stable autour de 40%, la proportion des notations au-dessus de ce niveau a également diminué constamment de près d’un tiers à juste en dessous de 20%», a indiqué Monica Insoll, managing director au sein de l'équipe de recherche sur les marchés du crédit de Fitch.