Larry Fink, le président directeur général de BlackRock, a déclaré dans une interview jeudi que BlackRock cherche à dialoguer avec les dirigeants d’entreprises dont sa société est actionnaire, mais ne souhaite pas aller plus loin dans l’activisme actionnarial. « Nous sommes une voix active, nous travaillons avec les entreprises, mais nous devons travailler pour le long terme », a-t-il déclaré. « Dans mon esprit, les activistes tentent dans la plupart des cas d’améliorer les entreprises sur le court terme parce qu’une fois que les améliorations ont eu lieu, ils partent », ajoute-t-il.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 17 janvier avoir sélectionné Pacific Urban Residential pour son programme d’investissement dans le résidentiel multifamilial «Pacific Multifamily Investors».Ce programme pluri-annuel, qui investira dans des actifs de qualité sur les principaux marchés de l’ouest des Etats-Unis, sera dans un premier temps doté de 200 millions de dollars.CalPERS détient actuellement environ 2,5 milliards de dollars d’actifs dans son programme résidentiel «multifamily», le portefeuille d’actifs immobiliers du fonds de pension s'élevant au total à 27 milliards de dollars.
Les fonds monétaires ont terminé la semaine au 15 janvier sur une décollecte nette de plus de 21 milliards de dollars alors que les investisseurs sont revenus sur les actions des marchés développés, notamment européennes et japonaises, selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global.La collecte des fonds actions s’est élevée au total à 9,4 milliards de dollars durant la semaine au 15 janvier, avec des souscriptions de plus de 4 milliards de dollars dans les fonds d’actions européennes et de 1,3 milliard de dollars dans les fonds d’actions japonaises. Les trois quarts de la collecte dans les fonds d’actions européennes sont allés dans des fonds régionaux diversifiés, le reliquat se portant dans des fonds dédiés au Royaume-Uni, à l’Espagne et à la Suisse. Les investisseurs retail se sont engagés pour plus de 1 milliard de dollars dans les fonds actions, un montant jamais vu depuis le quatrième trimestre 2006, mais ils continuent de rester à l'écart des fonds d’actions émergentes.Ils ont également évité les fonds obligataires si bien que cette catégorie de fonds a collecté seulement un cinquième des 5,2 milliards de dollars engrangés la semaine précédente. Les fonds obligataires high yield dédiés à l’Europe ont toutefois enregistré leur vingt-huitième semaine consécutive de collecte, relève EPFR Global.
Le nombre d’obligations catastrophe notées par l’agence Standard & Poor’s en 2013 a totalisé 5,16 milliards de dollars, représentant 68% de l’ensemble des «cat bonds» émises l’an dernier. Ce montant est légèrement supérieur à celui de l’année précédente (4,8 milliards de dollars) et proche du niveau record de 6,1 milliards de dollars enregistré en 2007.L’agence relève que les prix continuent de baisser dans le secteur, avec des spreads d’intérêt à trois ou quatre fois les pertes attendues. Une tendance qui devrait se stabiliser autour de ces niveaux sans pour autant qu’un rebond puisse être envisagé. Par ailleurs, estime Standard & Poor’s, 2014 pourrait être une année record pour les émissions.
CVC Capital Partners, la société européenne de capital investissement, détient 20 milliards de dollars d’engagements d’investisseurs non dépensés, estime Preqin, soit le montant le plus élevé parmi les autres sociétés de private equity, rapporte le Financial Times.
Interrogé par L’Agefi, Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée de CPR AM indique que 2014 devrait être l’année de la progression des bénéfices des entreprises, condition nécessaire à la poursuite du rally. Dans le détail, la dynamique bénéficiaire est beaucoup mieux orientée au Japon avec des estimations de croissance de bénéfices autour des 20%. «La zone Europe pourrait constituer la bonne surprise de l’année avec un rebond des marges et des perspectives de croissance bénéficiaire attendues à +14%», ajoute le responsable. Les Etats-Unis devraient profiter d’une accélération de la croissance économique tandis que les émergents affaiblis par la remontée du dollar et des taux longs américains restent, pour le moment, absents des allocations de CPR AM.
Les actifs immobiliers représentent environ un cinquième des actifs détenus par les quelque 200.000 particuliers richissimes (UHNWI) répertoriés dans le monde, selon une étude réalisée par la société de conseil en immobilier Savills en partenariat avec le spécialiste des grandes fortunes Wealth-X.La valeur totale de l’immobilier dans le monde se situe autour de 180.000 milliards de dollars, dont 72% dans le secteur résidentiel. Sur les quelque 70.000 milliards de dollars d’immobilier investissables, dont 20.000 milliards de dollars dans le secteur commercial, plus de la moitié est achetée par des particuliers, des sociétés ou des organisations.Environ 3%, soit 5.300 milliards de dollars, de l’immobilier mondial est détenu par des particuliers très fortunés. Leurs avoirs immobiliers pèsent en moyenne 26,5 millions de dollars chacun.
Paris fait figure de grande perdante de l’étude Emerging Trends in Real Estate® Europe 2014, réalisée conjointement par l’Urban Land Institute (ULI) et PwC. Le classement des 27 premières villes d’Europe, réalisé selon les prévisions de performance pour 2014, place Munich en tête, comme l’an dernier, et voit la capitale française chuter de 8 places à la 14ème place.«Les investisseurs sont préoccupés par l’instabilité fiscale. De plus, l’importance de la dette et du chômage ainsi que les tensions sociales n’améliorent pas l’image de la ville à l’international. Paris reste néanmoins avec Londres un pôle d’investissement unique en Europe », analyse Geoffroy Schmitt, associé, responsable de l’activité immobilier de PwC.Une contre-performance d’autant plus notable que les trois premiers trimestres de 2013 ont vu l’activité d’investissement en Europe augmenter de 10,5 % à 110,9 milliards d’euros et que les perspectives d’investissement pour 2014 sont à la hausse.Le contexte économique européen favorable incite les investisseurs à prendre davantage de risques, grâce à un meilleur accès au crédit et à des taux d’intérêt faibles. Les villes «refuge» sont toujours considérées comme les principales zones d’attractivité. Paris décroche certes, mais reste un «must» pour les investisseurs institutionnels. «Paris demeure un incontournable et même un ‘must have’ des portefeuilles des investisseurs institutionnels. En outre, les investisseurs asiatiques et du Moyen-Orient vont poursuivre en 2014 le déploiement de leurs investissements dans la capitale française, toujours à la recherche d’actifs phares, ce dont Paris ne manque pas», déclare Sigrid Duhamel, directeur immobilier de PSA Peugeot Citroën et Présidente de ULI France.
Les gérantes de hedge funds font mieux que leurs collègues masculins pour la deuxième année consécutive, selon le cabinet Rothstein Kass, spécialisé sur les métiers de la gestion alternative.Sur la période courant du 1er janvier 2013 à fin novembre, les hedge funds pilotés par des femmes, qui ne représentent il est vrai qu’une fraction très modeste du secteur, ont dégagé une performance de 9,8% alors que l’indice de référence HFRX Global Hedge Fund affiche un gain de seulement 6,13%Encore plus intéressant, sur les six années courant de janvier 2007 à juin 2013, les hedge funds gérés par des femmes ont enregistré une progression de 6%, contre 4,2% pour l’indice Standard & Poor’s 500 et même une perte de 1,1% pour l’indice HFRX.On dénombre actuellement quelque 125 hedge funds gérés par des femmes dans le monde, l’indice dédié de Rothstein Kass en comptant 80..
L’américain BNY Mellon vient d’accueillir cinq nouveaux gestionnaires sur sa nouvelle plateforme de comptes gérés, rapporte Asian Investor.Les nouveaux participants sont BlackRock, Capital International, Henderson Global Investors, Lazard Asset Management et UOB AM. Ces cinq sociétés viennent s’ajouter aux quatre firmes déjà présentes sur la plateforme : BNY Mellon Asset Management Japan, Mellon Capital Management Corporation, The Boston Company et CenterSquare.Pilotée par AJ Harper, la plateforme sera accessible aux clients fortunés prêts à investir 1 million de dollars, soit une goutte d’eau par rapport aux 100 millions minimum généralement exigés des institutionnels.
Nouvelle acquisition pour Axa Real Estate Investment Managers. La filiale d’Axa IM dédiée à l’immobilier a finalisé, pour le compte de son fonds Caesar, l’achat d’un immeuble de bureau de 7.644m² à Edimbourg, en Ecosse, auprès de Climate Change Capital. Le montant de l’opération s’élève à 35,7 millions d’euros (29,65 millions de livres).
Les mutual funds américains ont enregistré l’an dernier une collecte de 265,8 milliards de dollars, qui a propulsé les actifs sous gestion des fonds de long terme au niveau record de 10.900 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par Morningstar.Le fournisseur de données souligne que la préférence des investisseurs pour les fonds obligataires au détriment des fonds actions, observée depuis plusieurs années, a pris fin l’an dernier. La collecte dans les fonds actions s’est certes élevée à 218,6 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis l’an 2000, mais rapporté au total des actifs, la croissance de la collecte n’a été que de 3%, très en retrait par rapport à la progression à deux chiffres du milieu des années 90.Les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de seulement 21 milliards de dollars l’an dernier, après 268,1 milliards de dollars en 2012 si bien que pour la première fois depuis 2004, les fonds obligataires classiques et les fonds d’obligations municipales ont terminé l’année en décollecte.Parmi les différentes catégories de fonds obligataires, les fonds à échéances intermédiaires ont subi l’an dernier une décollecte nette de 78,9 milliards de dollars, la plus élevée toutes catégories confondues. En revanche, les fonds de prêts et les fonds diversifiés d’obligations internationales, qui ont des durations plus courtes, ont collecté respectivement 61,3 milliards de dollars et 58,1 milliards de dollars.Parmi les principaux acteurs, Vanguard remporte la palme de la collecte, avec un montant de 74,6 milliards de dollars, et gagne un point de pourcentage en termes de part de marché
iShares, la plate-forme de fonds indiciels cotés (ETF) de BlackRock Inc, développe sa gamme d’ETF obligataires domiciliés en Suisse en lançant iShares CHF Corporate Bond (CH) ETF, selon un communiqué publié le 15 janvier. Ce produit est le premier à être lancé par la plate-forme d’ETF suisses iShares juste six mois après avoir finalisé l’acquisition de l’activité des fonds indiciels cotés de Credit Suisse.Coté aujourd’hui à la SIX Swiss Exchange, ce fonds comprend des obligations d’entreprises de premier ordre («investment grade») émises en franc suisse par des sociétés suisses et internationales. Il s’agit d’un fonds à réplication physique, dont la commission de gestion est de 0,15%.Selon Tom Fekete, responsable développement produits pour la zone EMEA chez iShares, «ce premier ETF obligataire domicilié en Suisse offre une exposition efficiente et rentable à cette catégorie d’actifs via une transaction unique et permet aux investisseurs de profiter de l'écart de rendement par rapport aux obligations de la Confédération suisse».De son côté, Christian Gast, directeur d’iShares Suisse, relève que «la demande de produits libellés en franc suisse demeure forte, car nos clients recherchent des expositions dans leur monnaie nationale. Or, alors que les investisseurs suisses n’avaient auparavant accès à cette classe d’actifs que par l’intermédiaire d’obligations isolées, ce nouveau fonds leur permet d’acquérir une exposition aux obligations d’entreprises dans un portefeuille liquide bien diversifié».
Selon le cabinet KPMG, les fusions et acquisitions en Suisse devraient s’intensifier en 2014, notamment dans les services financiers, rapporte L’Agefi suisse. Dans le secteur de la gestion privée, le mouvement de consolidation est désormais bien lancé. L’année 2013 a même enregistré pour la première fois bon nombre de ventes ou de tentatives de cessions d’établissements. La reprise annoncée en mai des activités de wealth management de Lloyds par la banque genevoise UBP constituant la transaction la plus importante (150 millions de francs) dans ce métier en 2013. L’an dernier, la gestion privée a même enregistré le plus haut niveau de transactions (11) depuis 2007 mais il s’agit pour l’essentiel, dans 9 cas sur onze, de regroupements d’établissements suisses . «Nous sommes convaincus que le programme en cours avec les autorités américaines jouera un rôle de catalyseur pour l’accélération de la consolidation, en particulier pour les banques étrangères et celles en mains privées», selon Christian Hintermann, le responsable Transactions & Restructuring Financial Services de KPMG Suisse.
Pour le nouveau président de la Fondation Genève Place Financière (GPF), Nicolas Pictet, associé du groupe éponyme, le renforcement de la compétitivité et de l’attractivité de la place constituent ses premières priorités, rapporte L’Agefi suisse. Une attractivité qui semble s’estomper, les implantations de banques étrangères en Suisse ayant subi un coup d’arrêt ces dernières années alors qu’elles représentent presque la moitié des banques installées en Suisse. «Une place dynamique est indéniablement une place qui attire de nouveaux acteurs. C’est une saine compétition d’après moi. Je regrette par exemple qu’on ne voie pas encore de nouvelles banques chinoises s’installer dans notre pays, malgré l’accord de libre-échange. Ce coup d’arrêt est dû à plusieurs facteurs, parmi lesquels un environnement économique peu propice ces dernières années à cause de la crise financière et un environnement réglementaire changeant», déclare Nicolas Pictet dans un entretien au quotidien.
Les fonds au format Ucits ont terminé le mois de novembre sur une collecte nette de 20 milliards d’euros contre 21 milliards d’euros en octobre, selon des statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Les fonds coordonnés de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont enregistré une collecte nette de 22 milliards d’euros en novembre contre 26 milliards d’euros en octobre. Les fonds actions ont collecté 11 milliards d’euros en novembre contre 15 milliards d’euros un mois plus tôt, les fonds obligataires 7 milliards d’euros après avoir terminé à l'équilibre le mois précédent, les fonds diversifiés 9 milliards d’euros après 7 milliards d’euros. La décollecte des fonds monétaires s’est réduite en novembre à 3 milliards d’euros contre 5 milliards d’euros. La collecte des fonds non coordonnés a diminué à 12 milliards d’euros en novembre contre 19 milliards d’euros en octobre, les fonds réservés aux institutionnels n’ayant attiré que 8 milliards d’euros contre 18 milliards d’euros un mois plus tôt. Les encours des fonds Ucits se sont accrus en novembre de 0,9% à 6.923 milliards d’euros, les encours des fonds non coordonnés affichant une hausse de seulement 0,4% à 2.789 milliards d’euros.
Les émissions de titres à haut rendement par les entreprises européennes a atteint l’an dernier le montant record de 104 milliards de dollars, soit une progression de 50% par rapport à l’année précédente, selon l'édition de janvier d’une publication de Moody’s («High Yield Interest – European Edition»).La qualité moyenne du crédit a continué de se stabiliser, avec un ratio abaissements/relèvements autour de 1,4 pendant toute la durée du second semestre, relève Moody’s. «Les défauts de quelques sociétés européennes enregistrés vers la fin de l’année n'étaient pas inattendus et ne modifient pas fondamentalement la tendance à une stabilisation du crédit», remarque Chetan Modi, managing director au sein de l'équipe «European leveraged finance» de Moody’s.L’Allemagne est resté le premier émetteur européen sur le segment du high yield, dominé par le secteur automobile. L’Allemagne pourrait toutefois perdre cette première place, compte tenu du potentiel de nombreuses entreprises allemandes à passer en catégorie d’investissement.
Le groupe Siparex a annoncé le 14 janvier avoir cédé sa participation au sein du Groupe Adequat à l’occasion d’une réorganisation du capital autour des actionnaires familiaux et du management, après 6 ans d’accompagnement. Avec un chiffre d’affaires consolidé de près de 400 millions d’euros sur l’exercice 2013, le Groupe Adequat, implanté à Lyon, est un acteur majeur du travail temporaire. L’entreprise a doublé de taille depuis l’entrée au capital de Siparex.
Les investisseurs fortunés (HNW) aux Etats-Unis, qui disposent d’au moins 5 millions de dollars d’actifs investissables, entretiennent des relations suivies avec quatre fournisseurs en moyenne, selon une enquête de Cerulli Associates."Leur fortune permet à de nombreux investisseurs d’avoir le privilège de bénéficier de produits et de tarifs institutionnels émanant de plusieurs gestionnaires d’actifs, et cette situation leur donne aussi la possibilité d’arbitrer le statut de leurs différents fournisseurs et conseillers», estime Donnie Ethier, associate director chez Cerulli Associates. «Les investisseurs fortunés continuent de diversifier leurs fournisseurs de conseils», poursuit Donnie Ethier.D’une façon générale, souligne Donnie Ethier, «les investisseurs fortunés semblent réticentes à mettre fin à leurs relations existantes. En fait, près d’un quart des familles fortunées indiquent que leur premier fournisseur contrôle au moins 90% de leurs actifs investissables».
Amundi et UniCredit ont signé un partenariat portant sur le financement de l’économie réelle via des fonds de loans pour les PME allemandes, ont annoncé mardi les deux établissements. Cette première transaction signée sous forme de « Schuldscheindarlehen » (type de placement privé spécifique à l’Allemagne) s’élève à 25 millions d’euros.Dans le cadre de cet accord, Unicredit Bank AG agit en tant que banque partenaire d’Amundi. Ce partenariat offre la possibilité d’investir dans différentes transactions initiées par Unicredit Bank AG, comprenant des emprunts bilatéraux, emprunts syndiqués ou « club-deal », des « Schuldscheindarlehen » et des obligations au porteur sous forme de placements privés.