La société d’investissement Partners Group a vendu la société Universal Services of America à une filiale de la firme de capital-investissement Warburg Pincus. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée dans les prochaines semaines. Universal Services of America est une entreprise américaine spécialisée dans les services dans le secteur de la sécurité, allant du personnel assurant la garde aux technologies de pointe dans cette activité. Entré au capital de la société en 2013, Partners Group a travaillé en étroite collaboration avec l’équipe dirigeante d’Universal afin de réaliser une vingtaine d’acquisitions au cours de deux dernières années. A l’issue de l’opération, Partners Group conservera une participation minoritaire au capital de l’entreprise.
Le fonds d’investissement américain Carlyle a mandaté la banque Morgan Stanley pour déclencher à l’automne une cession ou une introduction en Bourse, si les conditions du marché sont plus favorables, de la chaine d’hôtels B&B, selon des informations du quotidien économique Les Echos. Carlyle est propriétaire de B&B depuis près de cinq ans. L’actionnaire de contrôle, associé au fonds Montefiore Investissement (15 % du capital) et au management (5 %) en attendrait près de 1 milliard d’euros, soit près de 14 fois son ebitda 2015.
Le gestionnaire d’actifs allemand Deutsche Asset & Wealth Management (Deutsche AWM) a fait l’acquisition d’un immeuble de bureaux à Dallas, le Galleria North Tower II, auprès de Metzler Real Estate pour un montant de 71,25 millions de dollars (64 millions d’euros). L’opération a été réalisée pour le compte du fonds immobilier ouvert Grundbesitz Global. L’immeuble déploie 28.000 m² sur treize étages.
Le marché italien reste de loin le marché le plus animé en Europe, avec une collecte nette de près de 5 milliards d’euros au mois de mai dans les fonds ouverts de long terme, selon des données communiquées par Lipper. Avec très précisément 4,9 milliards d’euros, l’Italie devance très nettement la Suisse, avec un montant de 2,1 milliards d’euros et l’Allemagne (1,5 milliard d’euros). Le Danemark et la France ont également bouclé le mois de mai en territoire positif, avec des collectes de respectivement 0,6 milliard d’euros et de 0,4 milliard d’euros. Parallèlement, le marché espagnol affiche une décollecte de 1,5 milliard d’euros, le marché autrichien de 0,4 milliard d’euros alors que le marché finlandais termine à -0,2 milliard d’euros. Le meilleur distributeur de fonds de long terme a été Intesa SanPaolo avec une collecte de 2,52 milliards d’euros, très légèrement devant BlackRock qui affiche une collecte de 2,48 milliards d’euros. Viennent ensuite Pioneer (1,97 milliard d’euros), GAM Holding (1,45 milliard d’euros) et UBS (1,33 milliard d’euros). Les fonds ouverts européens de long terme ont enregistré au mois de mai une collecte nette de 16,3 milliards d’euros, en très nette baisse par rapport aux 59,2 milliards d’euros du mois d’avril et aux 42,5 milliards d’euros du mois de mars. Les fonds diversifiés ont attiré 18,9 milliards d’euros, la meilleure collecte et de très loin devant les fonds obligataires qui ont recueilli 1,1 milliard d’euros. Parallèlement, les fonds dédiés aux actions ont subi une décollecte de 3,1 milliards d’euros alors que les fonds monétaires terminaient le mois sur des rachats nets de 12,8 milliards d’euros.
L’industrie mondiale des ETP / ETF a enregistré une collecte de 20,8 milliards de dollars au cours du mois de juin, portant ainsi à 146,1 milliards de dollars le montant des souscriptions engrangées au cours du premier semestre 2015, selon des données publiées par BlackRock. Un record pour le secteur. De fait, le précédent record de collecte sur un semestre enregistré par les ETF était de 123,4 milliards de dollars en 2014. Grâce à cette performance, les encours atteignent 2.945 milliards de dollars au 30 juin 2015, contre 2.797 milliards de dollars fin 2014 et 2.546 milliards de dollars au 30 juin 2014. Au cours du mois de juin 2015, ce sont les ETF actions ont essentiellement eu les faveurs des investisseurs, enregistrant une collecte globale de 24,7 milliards de dollars. Dans le détail, les ETF en actions américaines ont attiré 9,8 milliards de dollars de flux nouveaux, devenant ainsi la classe d’actifs la plus populaire au cours du mois écoulé. Les actions japonaises ne sont pas en reste avec une collecte de 5,7 milliards de dollars, portée notamment par les fonds domiciliés en Asie-Pacifique. Les ETF actions européennes tirent également leur épingle du jeu avec 6,9 milliards de dollars de souscriptions en juin. Seul bémol: la collecte globale sur les actions a été partiellement restreinte par des sorties de 5,8 milliards de dollars sur les ETF d’actions chinoises, essentiellement sur les A-Shares.Pour leur part, les ETF obligataires ont subi 2,9 milliards de dollars de sorties au cours du mois de juin tandis que les fonds sur matières premières ont continué à décollecter, avec des sorties qui se sont élevées à 1 milliard de dollars en juin.
Après une restructuration difficile et un retour réussi à meilleure fortune, la Deutsche Bank veut jouer les premiers rôles en Europe. «Je n’exagère pas lorsque je dis que Deutsche AWM a réussi un redressement impressionnant», affirme Joachim Häger, patron de l’Allemagne chez Deutsche AWM, dans les colonnes du Börsen Zeitung. Deutsche AWM, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 1.160 milliards d’euros, espère ainsi enregistrer cette année un bénéfice de 1,7 milliard d’euros. Le premier trimestre s’est toutefois terminé sur un bénéfice avant impôts d’à peine 300 millions d’euros. Mais les ambitions sont bien là. «Nous voulons devenir le leader européen de la gestion d’actifs et de fortune», indique Joachim Häger. Actuellement, Deutsche AWM occupe la quatrième place sur le marché européen. Deutsche AWM compte notamment se renforcer en Asie, aux Etats-Unis et à Londres, ainsi que dans ses activités avec les grandes fortunes. En Allemagne, Deutsche AWM veut développer ses activités institutionnelles.
Lazard Asset Management (Lazard AM) envisage de lancer prochainement un fonds d’actions internationales, qui visera la croissance à long terme d’un portefeuille concentré de 25 à 50 lignes en sélectionnant des sociétés stables et susceptibles de dégager des bénéfices réguliers sur longue période, rapporte Investment Week. Le Lazard Global Franchise fund, dont le lancement est subordonné au feu vert des autorités de tutelle, sera piloté par Bertrand Cliquet, Matthew Landy, John Mulquiney et Warryn Robertson, qui gèrent depuis 2012 le fonds d’infrastructures Global Listed Infrastructure OEIC, domicilié à Dublin et dont les actifs sous gestion s'élèvent à 633 millions de livres.
Durant la première semaine de juillet, les investisseurs ont recherché des îlots de sécurité qui puissent les préserver des turbulences boursières en Chine et du maelstrom de la crise grecque. Les fonds monétaires ont ainsi enregistré une collecte nette de plus de 45 milliards de dollars durant la semaine au 8 juillet, selon des estimations du spécialiste des flux EPFR Global. Les fonds d’actions américaines ont de leur côté attiré plus de 11 milliards de dollars.Les fonds dédiés aux actions japonaises ont pour leur part engrangé 2,3 milliards de dollars, enregistrant ainsi des entrées nettes sur dix-neuf des vingt dernières semaines et les fonds spécialisés sur les actions européennes, toujours prisés malgré les incertitudes grecques, ont connu une cinquième semaine consécutive d’entrées nettes avec 1,4 milliard de dollars de collecte, précise une étude de Bank of America Merrill Lynch Global Research qui reprend des données d’EPFR Global.Paradoxalement, les ETF spécialisés sur les valeurs chinoises, surtout les actions A réservées aux investisseurs résidents, ont engrangé un montant record de 13 milliards de dollars. Selon les analystes de BofA Merrill Lynch, ces flux records sur les ETF dédiés aux actions A pourraient être liés à des mesures de soutien au marché plus qu'à une demande des investisseurs privés. «L’afflux contre-intuitif de liquidités (sur les ETFs) à un moment de faiblesse de la Bourse de Shanghai pourrait aussi s’expliquer par des émissions de parts afin de vendre à découvert les actifs sous-jacents», estiment les analystes de BofA Merrill Lynch.Au total, les fonds dédiés aux actions dans le monde ont enregistré une collecte nette de 25 milliards de dollars durant la semaine au 8 juillet, soit leur plus forte collecte hebdomadaire depuis décembre 2104. Les fonds obligataires ont en revanche subi une cinquième semaine consécutive de rachats nets pour un montant de 1,8 milliard, ce qui porte la décollecte cumulée sur cinq semaines à 28 milliards de dollars, soit le montant le plus élevé en deux ans, relève BofA Merrill Lynch.Il reste que depuis le début de l’année, les fonds obligataires affichent une collecte cumulée de 103 milliards de dollars, contre seulement 24 milliards de dollars pour les actions. Malgré les flux très significatifs enregistrés début juillet, les fonds monétaires affichent depuis le début de l’année une décollecte nette de 67 milliards de dollars.
Les fonds de dette privée européens devraient bénéficier de la cession par les banques d’actifs jugés secondaires, y compris des portefeuilles de prêts non performants, selon une étude que vient de publier l’agence d'évaluation financière Moody’s («Bank Asset Sales Boost European Private Debt Funds’ Growth Prospects»). Dans ce contexte, «les fonds de dette privée constituent un secteur alternatif en pleine expansion sur le marché des prêts et nous prévoyons une croissance continue des fonds au cours de l’année à venir», indique Soo Shin-Kobberstad, vice president, analyste senior au sein du Financial Institutions Group de Moody’s, et co-auteur de l'étude. Les gestionnaires d’actifs en Europe ont accru leurs matelas de capitaux dans l’attente de la revue de la qualité des actifs du secteur bancaire (AQR). Depuis la crise financière, les banques ont réduit et désensibilisé leurs bilans pour se mettre en conformité avec les exigences réglementaires et accroître leur solidité. Mais elles n’ont pas pour autant cédé des montants significatifs d’actifs non stratégiques, remarque Moody’s. Au cours des deux dernières années, les banques européennes ont accéléré les cessions d’actifs non stratégiques, pour un montant de 91 milliards d’euros en 2014, après 64 milliards d’euros en 2013 et 46 milliards d’euros en 2012. Au cours du premier semestre de cette année, les cessions bouclées ou en cours s'élèvent d’ores et déjà à plus de 50 milliards d’euros. Des montants très significatifs pour le secteur des fonds de dette même s’ils sont modestes au regard de la taille du bilan des banques.
Interrogé par L’Agefi sur la crise grecque et ses conséquences sur la parité euro/dollar, Olivier Raingeard, chef économiste et responsable de la stratégie d’investissement de la Banque Neuflize OBC, indique que seule la mise en place d’un scénario de «Grexit» serait susceptible de générer une dépréciation significative de l’euro, en raison des flux vendeurs d’actifs européens par les investisseurs internationaux. L'évolution du dollar au cours des prochains trimestres dépendra davantage de la politique monétaire américaine, explique le responsable. Ce dernier table sur une économie américaine surprenant de nouveau positivement au cours des prochains mois, incitant les investisseurs à anticiper un durcissement monétaire un peu plus sensible, ce qui s’avèrerait in fine favorable au dollar.
Swiss Life Asset Managers envisage de lancer deux nouveaux fonds immobiliers, s’adressant aux investisseurs institutionnels voulant notamment effectuer des placements dans l’immobilier résidentiel et commercial en Allemagne, a annoncé le 10 juillet la société dans un communiqué. Le lancement des deux fonds est programmé dans le dernier trimestre 2015, précise le communiqué. Le fonds dédié à l’immobilier allemand, qui sera géré par Corpus Sireo, filiale de Swiss Life AM, devrait être lancé début décembre avec un objectif de collecte de 400 millions de francs suisses, pouvant aller jusqu'à 1 milliard de francs suisses à moyen terme. Swiss Life Asset Managers veut par ailleurs élargir son offre d’immobilier suisse avec le lancement début novembre 2015 d’un fonds immobilier de droit suisse doté qui devrait constituer un portefeuille d’immobilier commercial et résidentiel suisse. Dans le secteur de l’immobilier, les actifs sous gestion de Swiss Life Asset Managers à la fin 2014 s'élèvent à 32,5 milliards de francs suisses, les actifs sous administration, par le biais des filiales Livit et Corpus Sireo, s’inscrivent à 31,5 milliards de francs suisses.
Schroder Real Estate a annoncé le 9 juillet avoir réalisé, pour le compte d‘Immobilien Europa Direkt, une filiale de Zurich Investment Foundation, l’acquisition d’un bien en pleine propriété dans la Calle Fuencarral, au centre de l’un des quartiers les plus commerçants de Madrid. Cet actif fait l’objet d’un investissement de 25 millions d’euros, comprend plus de 5700 m² de logements et est actuellement occupé par Cinesa, principal exploitant cinématographique espagnol, pour un bail de long-terme. Immobilien Europa Direkt, fonds ouvert libellé en euro avec un objectif d’investissement de 800 millions d’euros (232 millions à fin décembre 2014), a été lancé par Zurich Investment Foundation et est destiné à l’investissement de fonds de pension suisses. La stratégie d’investissement mise en œuvre doit permettre aux investisseurs de disposer d’un portefeuille diversifié en immobilier commercial au sein des principaux marchés de l’Europe de l’ouest.
Deka Immobilien a annoncé l’acquisition d’un portefeuille très diversifié de centres commerciaux en Allemagne pour un montant cumulé d’environ 700 millions d’euros. Le portefeuille était jusqu’ici géré par le groupe néerlandais D&R Invest, précise un communiqué. Les centres commerciaux rachetés, au total 137.000 m2, se trouvent généralement dans des zones piétonnes très bien situées dans plusieurs villes allemandes dont Cologne, Hanovre, Ratisbonne, Kiel ou encore Lüneburg. Les biens immobiliers rachetés seront intégrés dans divers fonds immobiliers réservés aux investisseurs institutionnels, une clientèle avec laquelle Deka Immobilien souhaite développer ses activités. Deka Immobilien a par ailleurs vendu un immeuble de bureaux londoniens, «Christ Church Court» (28.000 m2), à un investisseur privé asiatique, Hui Wing Mau, pour un montant non divulgué. L’immeuble se trouvait dans le portefeuille du fonds immobilier ouvert Deka-ImmobilienEuropa.
Les fameuses Fintech, les sociétés spécialisées dans les technologies financières, sont en train de transformer à vitesse grand V le paysage de la gestion de fortune, notamment pour les banques traditionnelles. Toutefois, la disruption numérique n’a touché jusqu’ici que la partie distribution, sans encore influencer la création de produits. Mais cette situation pourrait changer en Asie, estime Cerulli Associates dans la dernière livraison de «The Cerulli Edge-Asia-Pacific Edition, troisième trimestre 2015". Le cabinet de recherche Cerulli Associates a identifié trois types de perturbateurs numériques. Tout d’abord, il y a les agrégateurs, qui constituent le plus gros du bataillon des perturbateurs numériques. Ces sociétés offrent une vision globale d’une très large palette de produits avec une plus grande transparence sur la tarification et les services aux investisseurs. Exemple typique d’agrégateur, les supermarchés de fonds en ligne à l’instar de Fund Online Korea lancé en avril 2014 ou encore MF Utility lancé en mars 2015. La deuxième catégorie de perturbateur numérique sont les sociétés de désintermédiation qui éliminent l’obligation de passer par les canaux bancaires traditionnels. Les jeunes sociétés spécialisées dans les Fintech, comme Nutmeg, Wealthfront et Eight Securities à Hong Kong, sont des représentants de cette catégorie dans le secteur de la gestion de fortune. Ces jeunes pousses proposent des solutions standardisées aux investisseurs pour une tarification qui représente une fraction des commissions généralement en vigueur. Troisième catégorie, les innovateurs qui mettent en place des plateformes technologiques afin de répondre aux besoins évolutifs et aux comportements changeants de la clientèle. «Alors que ces sociétés ne sont pas encore disponibles en Asie, il existe des plateformes d'échange, où les investisseurs peuvent répliquer les transactions réelles de traders professionnels ou non», relève Shu Mei Chua, associate director chez Cerulli. On compte dans cette catégorie des sociétés telles que Covestor, eToro ou encore Ayondo. L’idée de base est simple : les investisseurs du monde entier sont reliés au sein d’un réseau unique, si bien que chaque investisseur peut tirer parti de la sagesse collective. Selon Cerulli, la prochaine vague de disruption impliquera l’intégration de données clients pour alimenter le processus de fabrication d’un produit. «Les perturbateurs de l’avenir seront de toute autre nature du fait qu’ils offriront des produits et services avant même que les clients aient conscience du besoin de ces produits», estime Shu Mei Chua. Et il est évident que l’analyse des «big data» et des données sur le comportement des clients offre aux gestionnaires d’actifs la possibilité de structurer un produit ou en service en se basant sur les besoins collectifs non exprimés de ces clients. La gestion d’actifs commence seulement à exploiter cet immense réservoir de données mais une amplification du mouvement semble inévitable, en raison notamment de l’omniprésence des réseaux sociaux et de l’internet. «Cet environnement peut aider les gestionnaires à comprendre pourquoi la pénétration des mutual funds en Asie est si faible par rapport aux autres produits financiers tels que les comptes d'épargne, les dépôts et les actions, et ainsi leur permettre de mettre au point un plan d’action pour combler l'écart», conclut Yoon Ng, responsable de la recherche sur l’Asie chez Cerulli.
Le feuilleton de la crise grecque ne doit pas effrayer les investissements. «On a beaucoup comparé la situation grecque à la faillite de Lehman. Mais c’est aller un peu loin. Dans le cas de Lehman, le risque de contagion était réel dans un contexte où le levier était très répandu. On n’est plus du tout dans cette configuration. La dette grecque est bien circonscrite et le risque de contagion n’est clairement pas là», commente Brian Jacobsen, chef stratégiste chez Wells Fargo Asset Management.En outre, rappelle Brian Jacobsen, l’économie grecque reste marginale au niveau mondial ou européen. «La Russie est un partenaire important pour la Grèce mais elle ne représente que 11% ou 12% de ses importations, devant l’Allemagne qui doit peser 9% de ses importations». Une raison supplémentaire de rester investi sur l’Europe où c’est surtout le programme de rachats mis en œuvre par la BCE qui continue de donner le ton.«Les marchés ont eu raison de réagir de façon plutôt mesurée au résultat du référendum grec. Les actions européennes devraient poursuivre leur rally. Et les mouvements erratiques des Bourses européennes constituent autant d’opportunités pour un investisseur de s’exposer davantage à une économie qui devrait confirmer sa reprise», estime Brian Jacobsen.Et les actions émergentes semblent également offrir un potentiel intéressant. «Depuis 2012, le ratio cours/bénéfices de l’indice MSCI EAFE a progressé de 10 à 15,27. L’indice MSCI EM a de son côté monté de 9,3 à juste en dessous de 12. Autrement dit, en termes de valorisation, il y a davantage de potentiel dans les marchés émergents que dans les marchés développés», explique Brian Jacobsen. Le chef stratégiste estime aussi que le moment est propice, dans la mesure où les banques pourraient contribuer à tirer la croissance de la zone euro, ce qui serait bénéfique pour les marchés émergents. «Je préfère les actions à dividendes car l’ajustement des valorisations peut prendre un peu de temps. Les dividendes sont aussi un bon indicateur, même imparfait, de la qualité de la gouvernance d’entreprise», remarque Brian Jacobsen.Côté obligataire, les émergents présentent également des perspectives intéressantes. «Les rendements sont juste trop bas sur les marchés développés hors Etats-Unis. Les rendements sur les marchés émergents sont beaucoup plus élevés, et parfois pour de bonnes raisons», estime Brian Jacobsen qui ne dédaigne pas non plus les obligations corporate. Concernant plus particulièrement l’Europe, le responsable souligne que «les comparaisons sont très parlantes. Il n’y a pas beaucoup de valeur du côté des obligations souveraines européennes. Même les obligations allemandes à 10 ans, ne tiennent pas la route face aux obligations américaines de même échéance, qui affichent un rendement de 2,3% contre 0,7% pour le Bund», indique Brian Jacobsen. Et il faut s’attendre à une remontée des taux à bref délai. «L’économie américaine est bien repartie à la hausse. Les chiffres de l’emploi le montrent bien. Je pense que la Fed pourrait remonter ses taux dès le mois de juillet, de 0,125 point de base, pour ensuite renouveler l’opération si nécessaire en septembre ou attendre le mois d’octobre».
Le marché mondial de l’eau pourrait connaître un net rebond et représenter 1.000 milliards de dollars d’ici à 2025, selon une étude que vient de publier le spécialiste de l’investissement durable RobecoSAM («L’eau : le marché du futur»). Selon l'étude, l’évolution démographique, les infrastructures vieillissantes, les normes de qualité de plus en plus strictes et le changement climatique sont les quatre principaux facteurs façonnant le marché mondial de l’eau. Pour RobecoSAM, les sociétés les plus réactives qui saisiront les opportunités liées aux enjeux de l’eau prendront une longueur d’avance et s’imposeront commercialement. Les investisseurs ayant une vision à long terme peuvent miser sur la conjoncture favorable en investissant dans des opportunités en rapport avec la chaîne de valorisation de l’eau.Les défis liés à la rareté de l’eau s’inscrivant dans la durée, RobecoSAM anticipe une hausse de la demande en solutions innovantes qui optimisent l’exploitation des ressources hydriques disponibles ou qui améliorent la qualité de l’eau potable. Les estimations montrent donc que le marché mondial de l’eau devrait croître de 1 à 2% de plus que le PIB, pour atteindre la barre des 1.000 milliards de dollars en 2025.
La société de gestion alternative LFPI rachète le groupe Alliance Hospitality auprès de Lone Star. Le groupe comprend douze hôtels, classés trois et quatre étoiles principalement, situés en région parisienne et dans plusieurs capitales régionales. Avec les 1.913 nouvelles chambres ainsi acquises, le groupe LFPI entend accélérer le développement de ses investissements dans l’hôtellerie. Présent dans ce secteur depuis plus de dix ans, LFPI recherche activement de nouvelles opportunités dans le domaine de l’hôtellerie et des loisirs. Le Groupe LFPI réalise des acquisitions d’hôtels à l’unité ou en portefeuille, murs et fonds ou fonds seuls, et assure la gestion de ses établissements. Suite à cette acquisition, le groupe LFPI détient ou gère un portefeuille de 74 hôtels (64 en France et 10 en Allemagne), pour plus de 6.000 chambres. Les actifs sous gestion de LFPI s'élèvent à plus de trois milliards d’euros investis en capital investissement (majoritaire, minoritaire, co-investissements, fonds de fonds et fonds thématiques dont l’hôtellerie), en dette privée, immobilier, ainsi que la gestion d’actifs en Europe, Amérique du Nord et en Afrique.
A l’occasion des Rencontres Financières Internationales de Paris Europlace des 7 et 8 juillet 2015, l’association AfricaFrance et Paris Europlace ont annoncé le lancement du « Cluster Finances AfricaFrance ». Les besoins de financement en infrastructures générés par la croissance africaine sont estimés à plus de 90 milliards de dollars par an à horizon 2020, selon la Banque Mondiale, et nécessitent de développer les appels aux marchés, en complément des financements bancaires.Avec le concours de Paris Europlace, le cluster vise à constituer un large réseau d’acteurs bancaires et financiers, africains et français, des secteurs privés et publics, en vue de développer des projets partenariaux. Le cluster a pour mission d’accompagner le développement de nouveaux modes de financement, de renforcer l’intégration des marchés financiers en Afrique, d’améliorer l’offre de capital humain et de contribuer à accompagner les acteurs financiers africains qui souhaitent développer leurs activités en France/Europe. Cinq axes d’actions prioritaires ont été identifiés : - Développer l'épargne longue et la mobiliser en faveur du financement de l'économie et des entreprises. - Développer les nouveaux canaux de financements de marché pour les entreprises. - Accompagner la montée en puissance des besoins en matière d’assurance. - Prendre en compte l’intégration des nouvelles technologies dans l’ensemble de l’industrie financière en Afrique. - Développer des initiatives en matière de formation/recherche en finance. Cinq projets concrets ont été annoncés par le Comité de Pilotage du cluster : - Mise en place d’un observatoire du financement des entreprises. - Lancement du réseau finance AfricaFrance, réseau franco-africain d’acteurs bancaires et financiers, sociétés cotées, PME de haute technologie, etc. - Création d’un campus digital de la finance dédié à la formation des professionnels de la finance et à l'éduction financière. - Mise en place d’un incubateur de PME financières. - Réalisation d’un rapport sur les perspectives de désintermédiation du financement des entreprises en Afrique. Le cluster est organisé autour d’un Comité de Pilotage composé d’acteurs importants de la finance africains et français, qui fixe la feuille de route du cluster et valide les objectifs. Celui-ci s’appuie sur un Comité technique qui s’assure de l’avancement opérationnel de la feuille de route.
En 2014, les ménages ont orienté leurs placements vers les produits d’épargne les moins risqués mais les plus rémunérateurs, selon le rapport annuel de l’Observatoire de l'épargne réglementée. Le flux annuel des placements financiers des ménages a atteint 74 milliards d’euros, en léger recul par rapport à celui de 2013 (77 milliards d’euros). Bien que toujours élevé, il a poursuivi une tendance à la baisse amorcée en 2011. Les épargnants ont privilégié les plans d’épargne-logement au détriment des livrets (fiscalisés et non fiscalisés). Le taux des plans d’épargne-logement, maintenu à 2,5 % jusqu'à la fin de janvier 2015, soit très au-dessus des taux longs de marché, a attiré de nombreux épargnants. L’encours de plans d’épargne-logement a ainsi atteint 216 milliards d’euros, en croissance de 9,2 % en un an. La collecte d’assurance-vie en supports euros a également été très dynamique, atteignant 43 milliards d’euros (+3,4 % en un an). Dans un contexte de taux monétaires très bas, les ménages ont en outre conservé en dépôts à vue une part plus importante de leur trésorerie qu’en 2013. L’encours de dépôts à vue a crû de 18 milliards d’euros, représentant une hausse de 5,8 % sur un an. En revanche, les placements, directs ou indirects, en actions, ont été nettement plus modérés. Les livrets A et de développement durable offrent toujours une rémunération fortement déconnectée des taux monétaires. Les livrets A et de développement durable, bien que totalement liquides, défiscalisés et garantis par l’État, ont bénéficié en 2014 d’une rémunération nominale (1,25 % jusqu’en juillet 2014 puis 1 % ensuite) très supérieure à celle résultant de l’application de la formule automatique de calcul du taux d’intérêt. Les livrets A et de développement durable sont de plus en plus concentrés chez les ménages aisés. Les livrets A dont le solde unitaire est supérieur à 19 125 euros représentent seulement 8 % du nombre de livrets mais leur encours constitue 42 % du total. De la même manière, les livrets de développement durable, dont l’encours est supérieur à 12 000 euros, correspondant au plafond des versements autorisés hors capitalisation des intérêts, représentaient, à la même date, 41 % de l’encours total alors qu’ils ne regroupaient que 14 % du nombre de livrets.
Les gérants passifs sont les Uber du secteur de la gestion d’actifs et obligeront les sociétés de gestion à penser différemment sur la manière dont ils conçoivent des produits et opèrent, a prévenu Jim McCaughan, directeur général de Principal Global Investors, qui s’exprimait lors du FundForum la semaine dernière, et dont les propos sont rapportés par le Financial Times fund management. Il estime que les gérants actifs qui veulent survivre devront offrir des investissements dans des domaines où la gestion passive est absente, comme les trusts immobiliers.