Le projet de contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré français, repose sur des hypothèses «exagérément optimistes» en termes de recettes, estime l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières). Dans un avis publié hier, le gendarme du rail juge de même «difficilement crédible» l’accélération des efforts de productivité prévue dans le document, dont la trajectoire financière, qui vise à stabiliser la dette de la société à l’horizon 2025, est «irréaliste». Ce contrat de performance prévoit un effort de 46 milliards d’euros sur dix ans pour moderniser les infrastructures ferroviaires françaises. Dans son avis, l’Arafer critique fortement la trajectoire financière du contrat de performance, qui repose notamment sur un effort de maîtrise des coûts chiffré à 1,2 milliard d’euros sur un an à l’horizon de 2026.