L’inflation est restée stable en zone euro en février à 0,9% en rythme annuel, selon la première estimation d’Eurostat publiée mardi. En février, les produits alimentaires, les boissons, l’alcool et le tabac (+1,4%) ont été les principaux contributeurs à la hausse générale des prix, freinée par ailleurs par la baisse de ceux de l’énergie (-1,7%), précise Eurostat. L’inflation dite de base (core/sous-jacente), qui exclut l’alimentation et l’énergie, a ralenti à +1,2% sur un an, après +1,4% en janvier.
L’inflation est restée stable en zone euro en février à 0,9% en rythme annuel, selon la première estimation d’Eurostat publiée mardi. Une pause après une première forte accélération en janvier qui avait mis fin à cinq mois passés en territoire négatif (dont quatre à -0,3%), en lien avec la fin de la baisse de la TVA en Allemagne, le décalage des soldes d’hiver et la forte hausse des prix de l’énergie liée au froid. Il est probable qu’elle connaisse une nouvelle nette accélération dans les mois à venir, du fait de prix de l’énergie nettement au-dessus des niveaux de mars-avril-mai 2020.
En grippant les traditionnelles enquêtes des instituts statistiques, les confinements ont fait prendre conscience de l’importance des indicateurs en temps réel. La vénérable Banque d’Italie a ainsi annoncé le 15 février la création d’un ensemble d’indicateurs expérimentaux lui permettant, à partir des contenus publiés sur Twitter, de suivre avec précision l’humeur des consommateurs en matière d’inflation. Une méthode éprouvée par l’étude de 1,1 million de tweets publiés en italien entre 2013 et 2019 et contenant au moins un mot lié à la dynamique des prix. En filtrant ces données et en mesurant le volume quotidien de messages, la banque centrale disposera ainsi de deux indices sur les anticipations d’inflation croissante ou décroissante. Avec un pouvoir prédictif et en temps réel supérieur à celui d’autres mesures, selon l’institution.
Le taux d’inflation définitif en zone euro ressort bien, comme prévu, à +0,2% sur un mois et +0,9% en rythme annuel, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat. Les prix à la consommation baissaient en rythme annuel depuis le mois d’août, principalement en raison de la chute des prix de l’énergie. Ces derniers ont augmenté de +3,8% sur un mois en janvier, mais restent en baisse de -4,2% sur un an, alors que ceux des produits alimentaires non transformés affichent une hausse de +1,2% par rapport à décembre, et de +2,0% par rapport à janvier 2020.
... d’inflation en janvier 2021 en Allemagne. Plutôt qu’à un retour de la demande, la hausse est liée à plusieurs effets ponctuels : fin du rabais sur la TVA accordé par l’Etat, augmentation du salaire minimum et prix de l’énergie plus élevés. Un changement dans le mode de calcul de l’inflation, qui donne plus d’importance aux produits alimentaires, peut aussi expliquer ce rebond.
Tout l’enjeu pour la Réserve fédérale va être d’accompagner une remontée des taux progressive et ordonnée malgré un plan de relance présenté comme massif.
Les prix à la consommation en Allemagne ont reculé de -0,7% sur un an en décembre, confirment les données publiées mardi par Destatis, l’institut fédéral de la statistique. Sur un rythme mensuel, l’inflation calculée aux normes harmonisées européennes IPCH ressort en hausse de +0,6%, comme en première estimation. L’inflation allemande reste toujours loin de l’objectif de la Banque centrale européenne d’une hausse des prix légèrement inférieure à 2% par an.