Le cours de l’action Eramet dévissait d’environ 22% en fin de matinée, après que le groupe a annoncé samedi des « non conformités dans le système de management de la qualité » au sein de sa branche Alliages. Les conséquences financières de cette situation devraient être « matérielles », selon le communiqué du groupe minier et métallurgique. Les conséquences seront importantes et auront un impact d’au-moins 25 millions d’euros sur le résultat net du groupe, précise un porte-parole du groupe. Eramet confirme néanmoins son objectif d’Ebitda 2018 « du même ordre de grandeur que celui de l’année 2017 ». La société donnera plus de détails lors de la publication de ses résultats annuels, le 20 février prochain
L’allemand Thyssenkrupp et l’indien Tata Steel sont proches d’un accord sur leur future coentreprise européenne dans l’acier, selon Reuters. Les deux groupes industriels sont de grands producteurs intégrés d’acier laminé au carbone et d’acier magnétique, dotés de sites de production importants en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Ce rapprochement doit leur permettre de combiner leurs activités européennes. Mais le choix de la direction de cette coentreprise a été retardé en raison de la crise sur la stratégie de Thyssenkrupp. D’après les sources de Reuters, Andreas Goss, le patron de la division acier de Thyssenkrupp, est le mieux placé pour diriger cette coentreprise. Elle aura un effectif d’environ 48.000 salariés et quelque 17 milliards d’euros de revenus. Ce projet doit encore recevoir le feu vert de la Commission européenne, mi-2019.
Le groupe de santé allemand Fresenius et sa filiale cotée Fresenius Medical Care (FMC) n’atteindront pas leurs objectifs de moyen terme. Fresenius chutait à mi-séance de près de 14% et FMC de près de 8%. «Au vu de ses prévisions actuelles pour 2018 et 2019, Fresenius pense désormais que le groupe ne parviendra pas à atteindre ses objectifs ambitieux pour 2020», précise le groupe allemand. Il anticipe notamment des résultats plus faibles pour FMC, spécialisé dans les dialyses, et pour Helios, sa chaîne de cliniques. Pour 2019, Fresenius table désormais sur une croissance des ventes d’environ 5% et sur un bénéfice net stable. Pour 2020, le groupe vise également une croissance des ventes de 5% et une hausse du bénéfice net légèrement supérieure au chiffre d’affaires. Il prévoyait auparavant une croissance des ventes comprise entre 7,1% et 10,3% et une augmentation de son bénéfice de 8,3% à 12,6%.
Broadcom a publié jeudi des résultats meilleurs que prévu, soutenus par une forte demande pour ses produits de stockage et de réseaux pour entreprises. Elle a bondi de 6% dans les échanges d’après-Bourse. Broadcom prévoit un chiffre d’affaires de 24,50 milliards de dollars (21,53 milliards d’euros) pour son exercice 2019 qui a commencé début novembre alors que les analystes anticipaient 22,40 milliards, selon IBES Refinitiv. Le chiffre d’affaires a progressé de 12,4% à 5,44 milliards de dollars sur le quatrième trimestre clos le 4 novembre, dépassant le consensus de 5,39 milliards. Broadcom a acquis cette année l'éditeur de logiciels CA Technologies pour 19 milliards de dollars, après l'échec du projet de rachat de Qualcomm.
Lanterne rouge du SBF 120, Elior cédait près de 7% en fin de matinée après l’annonce de ses objectifs pour l’exercice 2018-2019. Le groupe de restauration table seulement sur une croissance organique supérieure à 1% (après sortie des contrats non rentables en Italie) contre +3% en 2017-2018. Elior confirme un objectif de stabilité de sa marge d’Ebita, de 4,3% (-1 point) en 2017-2018. Par ailleurs, le groupe aura pris une décision sur l’avenir d’Areas, sa restauration de concession, avant la fin juin 2019. L’objectif est de donner plus de marges de manœuvre financière aux trois métiers du groupe (restauration collective, restauration de concession, et services). D’ailleurs, les investissements seront maintenus sous les 300 millions d’euros cette année, après 288 millions dépensés en 2017-2018.
Unilever a annoncé le départ à la retraite de son directeur général Paul Polman. Il sera remplacé à partir du 1er janvier 2019 par Alan Jope, 54 ans, actuel patron de la division beauté, qui assurera la transition pendant six mois, avant de quitter le groupe. Face à la colère des actionnaires britanniques, Paul Polman avait dû renoncer en octobre à un projet de siège social unique aux Pays-Bas.
A l’occasion d’un « Capital Markets Day » aujourd’hui à Paris, Mersen a confirmé ses prévisions pour 2018. Le groupe de spécialités électriques et de matériaux avancés table sur une croissance organique du chiffre d’affaires d’environ 9%, pour une marge opérationnelle courante autour de 10,4%. En conséquence, le retour sur capitaux employés devrait se situer autour de 11,5%.
Unilever a annoncé le départ à la retraite de son directeur général Paul Polman. Il sera remplacé à partir du 1er janvier 2019 par Alan Jope, actuel patron de la division beauté. Paul Polman assurera la transition pendant une période de six mois et quittera le groupe début juillet 2019. Alan Jope, âgé de 54 ans, patron de la plus grande division du groupe, a été choisi après « un processus de sélection rigoureux et large », assure Unilever. « Sa nomination prouve la solidité du plan de succession et du réservoir de talents d’Unilever », ajoute Paul Polman cité dans le communiqué du groupe.
Nexans met en place une nouvelle équipe de direction plus resserrée. A cette occasion, Jean-Christophe Juillard, 51 ans, rejoindra le groupe le 7 janvier 2019 comme directeur financier. Depuis 2013, il est directeur financier du groupe ContourGlobal, société américaine de production d’énergie introduite à la bourse de Londres en 2017.
Edenred, spécialiste des services prépayés, vient d’acquérir 80% du capital de The Right Fuelcard Company (TRFC), quatrième gestionnaire de cartes-carburant au Royaume-Uni, auprès de Rontec et du groupe Bayford, pour environ 95 millions de livres (107 millions d’euros). Ce groupe TRFC générera en 2018 un Ebitda estimé à plus de 11 millions de livres (12 millions d’euros).
Lors d’une journée investisseurs, AccorHotels a annoncé son ambition de doubler son Ebitda à horizon 2022, avec un objectif de 1,2 milliard d’euros. Cette croissance proviendra des dernières acquisitions, de la croissance du chiffre d’affaires portée par la bonne activité des marchés par l’accélération de la montée en gamme du parc de chambres, et de l’amélioration de la marge opérationnelle grâce à une gestion optimisée des coûts de structure.
BASF a annoncé ce matin le lancement d’un programme d’excellence sur 2019-2021 destiné à dégager 2 milliards d’euros d’Ebitda additionnels à compter de 2021. Le chimiste allemand prévoit une croissance de 3% à 5% par an de son Ebitda à l’avenir, sans préciser la durée. Une déception pour le marché, alors que cet indicateur a crû en moyenne de 8% par an sur 2012-2017. Dans la foulée, l’action BASF reculait d’environ 2,5% en fin de matinée. Le plan du groupe de Ludwigshafen propose quatre axes : innovation, durabilité, digitalisation et excellence opérationnelle
Le fabricant de câbles a annoncé ce matin avoir remporté un contrat d’un montant supérieur à 150 millions d’euros auprès du groupe danois Ørsted pour la fourniture d’un câble d’exportation d'énergie destiné au parc éolien Hornsea 2, situé en mer du Nord. Le projet porte sur la fourniture d’un système sous-marin de plus de 200 kilomètres de câbles d’exportation CAHT (courant alternatif haute tension) de 245 kilovolts. Ørsted est entré dans la phase de construction du projet, dont l’achèvement est prévu pour 2022.
Legrand va racheter Netatmo, concepteur français d’objets connectés pour la maison, créé en 2011, dont il était déjà actionnaire depuis fin 2015. Il avait alors participé à une levée de fonds de 30 millions d’euros, aux côtés notamment de Bpifrance et d’Iris Capital. Par ailleurs, Netatmo co-développe déjà avec Legrand plusieurs solutions de pilotage de la maison connectée, comme Céliane with Netatmo et Living Now with Netatmo. Fred Potter, fondateur et président de Netatmo, deviendra chief technology officer (CTO) du programme Eliot de Legrand.
ABB a engagé des discussions avec les japonais Hitachi et Mitsubishi Electric en vue de la cession de sa division en difficulté Power Grids, qui fabrique des transformateurs et des pièces pour les turbines électriques, a appris Reuters. Le groupe industriel suisse négocie aussi avec la compagnie nationale chinoise State Grid of China. L’accord pourrait aboutir à une coentreprise avec aussi un investisseur financier. ABB conserverait ainsi une participation dans la division, qui vaudrait 9,7 milliards d’euros dette comprise, et continuerait de lui vendre des composants. Le groupe a lancé le mois dernier la procédure de vente de Power Grids. Il emploie 36.000 personnes et a réalisé en 2017 10,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires.