Le régulateur financier sud-coréen (Financial Services Commission) vient d’annoncer que le pays allait adopter l’Asia Regional Fund Passport. Elle sera le dernier à rejoindre ce marché commun de l’industrie des fonds qui l’unira à l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, et la Nouvelle-Zélande. Le régulateur local va modifier le Capital Markets Act afin que la Corée du Sud puisse intégrer l’accord régional d’ici mai 2020. Il va également lancer une plateforme d'échange de données en mars, afin de faciliter les transmissions de données des clients entre les différentes institutions financières de l’accord, ce qui comprendra les robo advisors. Initié en 2013, l’Asia Regional Fund Passport est un accord multilatéral unifiant les règles d’enregistrement et de distribution des fonds dans l’ensemble des pays signataires, facilitant ainsi leur commercialisation transnationale. Son adoption par les pays signataires est relativement lente. L’avant dernier pays à l’avoir intégré, la Nouvelle-Zélande, n’a ratifié l’accord qu’en août 2019.
Les actifssous gestion d’Union Bancaire Privée (UBP)ont atteint140,3milliards de francs fin 2019, soit une progression de 10,6% par rapport à fin 2018. Un résultat qui s’explique par l’évolution favorable des marchés et les bonnes performances des mandats de gestion, ainsi que par des entrées nettesde capitaux significatifs, pour un montant de 4,5 milliards de francs,en provenance principalement de la clientèle privée, mais également de la clientèle institutionnelle. L’Asie a fortement contribué à la croissance organique de l’UBP en 2019, tout comme le Proche et Moyen-Orient et l’Europe de l’Est. Par ailleurs, des investissements importants ont été réalisés à Londres, Luxembourg, Monaco et Zurich, tant du côté de la clientèle institutionnelle que privée. Les revenus de l’activité sont en légère progression (+0,6%), s’élevant à1,07milliard de francs à fin 2019. La marge d’intérêts est restée stable (-0,7%) malgré l’impact des taux négatifs. Les courtages ont, quant à eux, affiché une croissance de 8%. Par ailleurs, le manque de volatilité sur les devises s’est traduit par un recul de 12% des opérations de change.Les charges d’exploitation, en hausse de 3,9%, totalisent725,2millions de francs, sous l’effet des investissements réalisés à Londres (ACPI) et Luxembourg (Carnegie) et de ceux, significatifs, consacrés au digital. Le bénéfice net s’établit à187,8millions de francs, contre 202,4millions de francs un an plus tôt (-7,2%). Il inclut notamment la vente d’un bien immobilier à Londres, ainsi que le paiement de14millions de dollars au Département américain de la justice («DoJ») dans le cadre du Swiss Bank Program. Le coefficient d’exploitationpasse, pour sa part, à67,9%, contre 65,8% à fin 2018. «Notre industrie fait face à des défis majeurs tels que les taux d’intérêt négatifs, la pression sur les marges, la concurrence de nouveaux acteurs, ou encore le développement du digital. Il est donc essentiel d’anticiper, d’innover et d’adapter en permanence notre offre afin de répondre à l’évolution rapide de la demande des clients privés et institutionnels, comme nous l’avons fait notamment dans le domaine des placements privés», a déclaréGuy dePicciotto, CEO de l’UBP, cité dans un communiqué.
Xavier Rolet ne sera resté qu’un an à la direction générale de CQS. La société de gestion londonienne a annoncé le départ en février de son dirigeant. Il conservera toutefois une position de conseiller en stratégie. Serge Harry, le directeur financier du gérant, a été nommé directeur général adjoint de CQS. Xavier Rolet avait rejoint la société de gestion en décembre 2018 après son départ mouvementéde la direction générale du London Stock Exchange. Il a récemment rejoint le conseil d’administration de la Bourse d’Arabie Saoudite.
Xavier Rolet ne sera resté qu’un an à la direction générale de CQS. La société de gestion londonienne a annoncé le départ en février de son dirigeant. Xavier Rolet conservera toutefois une position de conseiller en stratégie.
L’Union Bancaire Privée (UBP), représentée en France par UBP Asset Management (France), a annoncé ce lundi 20 janvier l’obtention du label ISR pour deuxde ses fonds en actions. Le premier, UBAM -Positive ImpactEquity, a été lancé en 2018 et investit en actions de sociétés principalement européennes générant un impact environnemental ou sociétal positif. Le second,UBAM - 30 Global LeadersEquity, a été créé en 2013 et investit en actions de 30 sociétés internationales leaders ayant une empreinte carbone limitée. Cette nouvelle labellisation vient s’ajouter à celle déjà reçue pour le fonds UBAM Convertibles Europe SRI en juin 2018. UBP est signataire des UNPRI depuis 2012. Pour mémoire, le label ISR a pour but d’offrir une meilleure visibilité sur les produits d’investissement socialement responsable (ISR) en garantissant que leur gestion s’appuie sur des méthodologies solides, avec une exigence de transparence forte et une information de qualité. Ilest le gage d’une réelle prise en compte des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la construction des portefeuilles. Au16décembre2019, 328fonds portaient le label ISR, représentant un total de 126milliards d’euros d’encours gérés par 61 sociétés de gestion.
Le spécialiste de l’impact investing BlueOrchard vient de subir le départ de Shawn Westcott, son directeur du développement sur les pays nordiques. L’intéressé a quitté BlueOrchard pour poursuivre de nouveaux challenges, a appris AMWatch. La société de gestion cherche désormais un remplaçant. Shawn Westcott avait intégré la société de gestion en 2016. Il fut auparavant cofondateur d’une société d’impact investing, Impact Invest Scandinavia. Il couvrait les banques, les investisseurs institutionnels, les family offices et les sociétés philanthropiques. Fondée en 2001, la société BlueOrchard, qui gère 3,5 milliards de dollars d’encours, a été récemment acquise par Schroders.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) vient de recruter trois professionnels de la gestion thématique de Robeco qui travaillaient dans l’équipe Trends Investing Equity, a appris NewsManagers. Henk Grootveld, qui était le responsable de Trends Investing Equity, rejoint la société de gestion suisse pour diriger la nouvelle équipe ainsi créée. Il gérait l’un des principaux fonds de Robeco spécialisé dans les mégatendances. Avant son arrivée au sein de la société de gestion néerlandaise en 2001, il avait travaillé chez Aegon Asset Management et ING Barings. Henk Grootveld sera secondé par Christian Vondenbusch et Jeroen van Oerle, deux analystes financiers agréés, qui travaillaient jusqu’à présent également chez Robeco. Christian Vondenbusch est un gérant de portefeuille senior doté d’une grande expérience, notamment dans le domaine de l’investissement thématique, et est spécialisé dans la finance et la technologie. Il a rejoint Robeco en 1999. Jeroen van Oerle avait intégré Robeco en 2013. Depuis 2015, il était gérant de portefeuille pour le fonds Global FinTech Equities lancé la même année et analyste des évolutions financières au sein de l’équipe Trends Investing. Dans le cadre de ses fonctions chez LOIM, il travaillera en étroite collaboration avec ses deux autres collègues pour sélectionner les actions de sociétés cotées pouvant profiter de la numérisation croissante du secteur financier. Un bureau à Rotterdam sera ouvert Le trio prendra ses fonctions le 1er février 2020 et sera basée à Rotterdam, où LOIM prévoit d’ouvrir un bureau. Il sera sous la responsabilité de Didier Rabattu, global head of equities chez LOIM. Cette nouvelle équipe d’investissement mettra au point des stratégies axées sur les actions thématiques, complétant ainsi la gamme actuelle de LOIM qui comprend Golden Age – axé sur le vieillissement de la population et Global Prestige – qui tire parti de l’image des marques. Suite au partenariat récemment conclu avec Credit Suisse pour le lancement de son fonds Responsible Consumer fund, LOIM prévoit également de lancer très prochainement plusieurs fonds axés sur la durabilité.
On se rappelle de Travis Kalanick, filmé en 2017 à l’arrière d’un véhicule en train d’insulter un chauffeur de sa propre entreprise, Uber. Une vidéo tournée peu avant Noël par un taxi new-yorkais met cette fois en vedette Mike Platt, le co-fondateur du fonds BlueCrest, dans un registre bien plus urbain. Le financier, qui a transformé son hedge fund en fonds d’investissement pour son compte propre et celui de ses associés, s’y pavane aux côtés de sa « girlfriend » hilare au retour d’une soirée apparemment bien arrosée. « Je suis la personne la mieux rémunérée au monde dans le secteur de la finance. Au monde », se rengorge le milliardaire. Qui a oublié que l’élégance ne s’achète pas.
Les gérants d’actifs chinois et étrangers devront désormais produire un reporting sur leur programme de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LAB-TF). La China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) a fait circuler un document en ce sens auprès des banques, des assureurs et des gérants d’actifs présents sur le sol chinois, a appris Funds Global Asia. Le reporting devra être transmis à la CBIRC dans les 4 semaines ouvrées avant la fin de l’année calendaire. Pour l’exercice 2019, le régulateur attend ce document pour le 15 février. Les sociétés devront également investir davantage dans leurs dispositifs LCB-TF et augmenter les compétences de leurs salariés dans ce domaine, précise la circulaire.
Michael Sfez, l’ancien country manager de Russell Investment France, lance sa société, Kermony Capital, dont il devient président. «Après 20 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, j’ai décidé de lancer une nouvelle initiative pour aider les investisseurs institutionnels professionnels à développer et mettre en œuvre les meilleures solutions d’investissement dans les actifs non cotés et alternatifs», annonce l’intéressé sur Linked-In. Basée dans le 16ème arrondissement de Paris, Kermony Capital a été immatriculée le 17 décembre 2019. Le départ de Michael Sfez de Russell Investments en France, après 19 ans passés dans l’entreprise, avait été relayé par NewsManagers en septembre dernier. Il y a été remplacé par un ancien de BlackRock, Riccardo Stucchi.
GSO Capital Partners, la filiale crédit de Blackstone Group, s’est séparé d’un cadre supérieur supplémentaire, rapporte Financial News. Michael Whitman, co-responsable de l’équipe européenne de GSO Capital, a quitté la société en fin d’année dernière, a indiqué une porte-parole de Blackstone. L’autre co-responsable pour l’Europe, Paulo Eapen, devient seul responsable de l’équipe. Le départ de Michael Whitman intervient après celui d’autres dirigeants, notamment les trois fondateurs. GSO est désormais dirigé par Dwight Scott et gère 142 milliards de dollars.
Lors des Couronnes 2019 d'Instit Invest et L'Agefi, l'AF2i a remis Le Prix Académique de l'AF2i récompensant l’excellence de la recherche appliquée à l’investissement à Linh Tran Dieu, professeur associée à l'Université Claude Bernard de Lyon. Instit Invest l'a interrogée sur sa recherche intitulée "Foreign-promoted mutual funds in the continental European market".
Vanguard a annoncé ce 19 décembre des réductions de frais sur plusieurs de ses fonds internationaux axés sur les revenus, à savoir le Vanguard International Dividend Appreciation Index Fund (1,6 milliard de dollars d’encours), le Vanguard International High Dividend Yield Index Fund (1,5 milliard de dollars) et le Vanguard Emerging Markets Government Bond Index Fund (1,9 milliard de dollars). Les réductions de frais concernent également quatre fonds d’actions gérés activement en externe.En incluant les réductions de frais déjà annoncées cette année, les économies cumulées pour la clientèle représentent 41,7 millions de dollars répartis sur 50 fonds et ETF, souligne Vanguard dans un communiqué.DénominationNiveau des frais à la fin de l’année fiscale 2018Niveau des frais à la fin de l’année fiscale 2019Différence en points de baseInternational Dividend Appreciation Index Admiral 0.25%0.20%-5International Dividend Appreciation ETF 0.25%0.20%-5International High Dividend Yield Index Admiral 0.32%0.27%-5International High Dividend Yield ETF 0.32%0.27%-5Emerging Markets Government Bond ETF 0.30%0.25%-5Emerging Markets Government Bond Index Fund Admiral 0.30%0.25%-5Emerging Markets Government Bond Index Fund Institutional 0.29%0.23%-6Vanguard Selected Value Fund Investor 0.36%0.33%-3Vanguard Windsor Fund Admiral0.21%0.20%-1Vanguard Windsor Fund Investor0.31%0.30%-1Vanguard Emerging Markets Select Stock Fund Investor 0.94%0.93%-1Vanguard Explorer Fund Investor0.46%0.45%-1
Les encours desfonds Ucitsdu marché portugais cumulaient 12,27 milliards d’euros à fin novembre 2019. Selon les données du régulateur CMVM, il s’agit d’une hausse de 2,1% par rapport au mois d’octobre (ou 249,5M€). Les encours des fonds alternatifs portugaisont eux baissé de 1,5% sur un mois et s'élevaient à 371,4 millions d’euros fin novembre. Les investissements des fonds portugais en actions locales ont diminué d'1,2% sur un mois, totalisant une exposition de 8,2% sur cette classe d’actifs. Cependant, leur exposition aux actions de pays étrangers s’est accrue de 4,9 sur la même période. Asset News a constatéque lesinvestissementsdes fonds portugais en actions américaines ont atteint un record historique de 819,7 millions d’euros, représentant 46,4% de leur exposition totale en actions.Apple, Microsoft etVisa étaient les trois actions américaines les plus détenues dans les fonds portugais, suivies par Intel et Alphabet. Côté obligataire, les investissements des fonds portugais à la dette gouvernementale locale ont chuté de 15,4% sur un mois tandis que l’appétit des investisseurs pour la dette étrangère s’est traduite par une augmentation des investissements de 3,4% durant le mois de novembre. La dette d’entreprise tant portugaise qu'étrangère avait les faveurs des investisseurs portugais le mois dernier puisque leurs investissements dans ces deux classes d’actifs ont bondi respectivement de 6,4% et de 2,2%. Dans l’ensemble, l’Allemagne représentait la première destination des investissements des fonds portugais en novembre (16% des investissements) devant les Etats-Unis (13,2%) et le Luxembourg (12,1%). Le Portugal attirait 6,9%% des investissements locaux.
La banque centrale d’Irlande (CBI) a dévoilé une note sur la finance de marché locale, dont les encours ont plus que doublé -de 1.800Md€ à 4.500Md€ -entre 2009 et fin juin 2019.L’industrie des fonds irlandais a apporté une contribution majeure à cette hausse, en passant de 800 à 3.200 milliards d’euros sur la même période. Le rapport de la CBI estime que les encours de l’industrie des fonds domiciliés en Irlande étaient répartis entre 2.200 milliards d’euros dans 3.500 fonds Ucits et près de 1.000 milliards d’euros dans près de 2.000 fonds alternatifs. Sur ces 3.200 milliards d’euros d’encours, plus de 1.000 milliards d’euros ont été investis dans des instruments financiers émis par des institutions financières. Une part significative de ces investissements est composée de dette bancairedétenue par les fonds monétaires et obligataires, pointe le rapport. La note relate également que les fonds irlandais, à fin juin 2019, investissaient 1.500 milliards d’euros au niveau mondial dans l'économie réelle, définie comme étant les instruments financiers non émis par des institutions financières, par des gouvernements ainsi que l’immobilier et les terres. La part de ces investissements dans l'économie réélle irlandaise s'élevait à 32,8 milliards d’euros à la fin du premier semestre 2019, les fonds actions et immobilier demeurant les plus exposés à hauteurde9,8 et 19 milliards d’euros respectivement. Une autre facette des fonds domiciliés en Irlande réside dans leur exposition significative à l’Europe et à l’Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et quelques pays de l’Union européenne. De plus, ils sont exposés à certains marchés émergents en Asie, Amérique centrale et latine. Dans sa note, CBI indique que les encours des fonds domiciliés en Irlande représentent 28% de l'économie britannique et plus de 5% de l'économie américaine et d’autres économies européennes, dont la France, les Pays-Bas et la Belgique. Concernant le marché des ETF, l’Irlande reste leader en Europe en rassemblant deux-tiers des encours du marché ETF dela zone euro (450Md€)à fin juin 2019. Ils représentent 14% des encours totaux des fonds domiciliés en Irlande contre 8% cinq ans auparavant.
Les fonds d’arbitrage ont renoué avec les gains cette année, mais leur dynamique reste inférieure à celle de la Bourse et tous les paris ne pourront rester gagnants.