«Depuis deux ans, nous avons diversifié nos risques dans notre portefeuille financier en renforçant nos investissements en actions, en obligations convertibles et augmentant la duration de nos placements obligataires», déclarait Benoît Jullien, directeur des investissements de la MAIF, dans Option Finance (n°1274). Même si l’assureur intègre aujourd’hui davantage d’obligations corporate, il reste néanmoins «assez prudent» sur les émetteurs du secteur privé. «Par exemple, sur les financières, nous préférons toujours la dette senior au titres subordonnés, précise Benoît Jullien. En parallèle, nous avons investi via des fonds mutuels sur des titres d'émetteurs domiciliés dans les économies émergentes, qui offrent des rendements relativement plus attractifs et une décorrélation par rapport à nos portefeuille coeur.» L’an dernier, les performances du marché émergents ont souffert de retraits massifs de capitaux dans cette zone, considérés par la MAIF «comme un risque passager», qui depuis lors, leur a procuré «des opportunités» pour renforcer leur allocation, laquelle est encore limitée à 1% des actifs. «Grâce à la solidité de notre structure et à une politique d’externalisation de produits financiers maîtrisée, nous pouvons avoir un horizon de long terme et supporter des phases de marché difficiles», conclut le directeur des investissements de la MAIF.