Depuis 1997, CNP Assurances s’intéresse au private equity dont l’encours s'élève à près d'1,7 milliards d’euros investis, soit 3 milliards d’euros alloués. Mikaël Cohen, Directeur des investissements du groupe explique comment à la rédaction d’Instit Invest. « Tous les ans, nous engageons plus de 500 millions d’euros minimum dans le private equity de manière diversifiée. En termes d’allocation, les fonds de LBO restent majoritaires par rapport aux fonds en capital développement. Quant aux fonds en capital-risque, ils sont minoritaires dans la poche de private equity, car les performances sont moins élevées et les risques plus forts. La dette est également un secteur sur lequel nous pouvons investir sous forme de mezzanine ou de prêt senior pour financer les PME. Nous n’avons pas d’allocation thématique. En revanche, nous essayons d’obtenir une diversification géographique, pour disperser les risques, en Europe et même hors zone euro, notamment aux Etats-Unis. »
Veronica Vieira qui est responsable du développement en France de la société de gestion espagnole Bestinver, quitte ce lundi 1er septembre l'établissement qu'elle représentait dans l'Hexagone depuis fin 2011, selon NewsManagers.
Pour Philippe Mimran, directeur délégué de la division Gestion d’actifs cotés d’EDF, la diversification passe notamment par une augmentation de la poche actions, avec des incursions dans des zones souvent peu fréquentées par les institutionnels comme les marchés émergents, par une exploration de tout le spectre obligataire, et par une exposition aux actifs réels tels que l’immobilier. Nous avons choisi chez EDF de constituer une équipe dédiée en interne pour développer une expertise sur l’immobilier, les infrastructures et le private equity. C’est un programme de très long terme. Il y a trois ans, nous n’avions aucune exposition sur ces classes d’actifs. Dans trois, quatre ou cinq ans, nous envisageons d’avoir un quart de notre allocation investie sur ces classes d’actifs, a expliqué Philippe Mimran.
La Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinesithérapeuthes, Pédicures-Podologues, Orthophonistes et Orthoptistes (Carpimko) a lancé, au second semestre 2014, un appel d’offres portant sur la sélection d’un gérant actions Europe sur le secteur de l’immobilier. L’appel d’offres est constitué de deux lots, pour un montant total de 109 millions d’euros. Les investissements s’effectueront via un OPCVM ouvert. La Carpimko est épaulée par le consultant Amadeis dans cette sélection.
En mars dernier, l’Association française d'épargne et de retraite (AFER), dont l’encours s'élève à 47 milliards d’euros, avait décidé de diversifié ses gestionnaires pour ses unités de compte (voir article précédent). Une série d’appels d’offres avait été initiée pour le financement des PME, les obligations souveraines et l’immobilier. Selon nos informations, la direction des investissements d’Aviva France a conduit l’ensemble du processus d’appel d’offres UC sur la base d’un cahier des charges qu’elle a défini avec l’Afer et dans le respect de la réglementation du code des assurances. L’appel d’offres sur le financement des PME est aujourd’hui terminé et le fonds AFER actions PME sera lancé prochainement. Après avoir étudié la demi-douzaine de propositions de gestion, Aviva France a convoqué à un grand oral trois sociétés de gestion ayant une expertise approfondie de la gestion de fonds actions PME/ETI et qui répondaient au mieux au cahier des charges. A l’issue de cette rencontre, BNP Paribas IP a été sélectionnée. Les autres appels d’offres sur les obligations souveraines et l’immobilier sont toujours en cours. A fin mars 2014, l’allocation d’actifs des UC de l’AFER était : 70% fonds diversifiés 15,5% fonds actions Europe 7% fonds actions hors Europe 6,5% fonds immobilier direct 1% fonds obligations
Au micro de la rédaction d’Instit Invest, Bertrand Jounin, Directeur de la gestion d’actifs d’Apicil, explique pourquoi le Groupe Apicil s’intéresse aux différents moyens de financer l'économie. Nous avons participé l’an dernier à hauteur de 5 millions d’euros au FCT de Groupama AM. Cet investissement a principalement servi de test pour observer ce marché. Ce fut moyennement positif car Groupama AM n’a pas réussi à investir la totalité du montant, preuve que ce type de produit reste relativement dépendant de la Conjoncture. Néanmoins, le financement de l'économie demeure un sujet intéressant sur lequel je travaille actuellement. Grâce à de nombreuses présentations et conférences auxquelles j’ai assisté, j’ai pu observer qu’il y avait une très grande diversité dans cette catégorie. Cela peut aller de l’obligataire coté à la dette mezzanine très agressive. De plus, le niveau des risques et des compétences des équipes restent extrêmement variés. J’essaie donc de répondre aux trois problématiques suivantes : Sur quel niveau de risque dois-je me positionner ? Pour quel montant? Et est-ce que je dois investir à l’aide d’un nombre réduit ou non de sociétés de gestion?
Au micro de la rédaction d’Instit Invest, Etienne Stofer et Patricia Forest, respectivement Directeur et Responsable financier de la CRPN, détaillent les changements opérés cette année dans la stratégie d’investissement. « Nous avons renforcé les emprunts subordonnés et le private equity, notamment dans des fonds d’infrastructure, explique Etienne Stofer. En deux ans, le private equity est passé de 1,2% à 2,2% de nos réserves globales (fonds appelés nets de remboursements). Quant aux emprunts subordonnés, nous avons à la fois renouvelé des signatures arrivant à échéance et augmenté ces actifs de 1% de nos réserves globales. Ils représentent aujourd’hui 4,6% des réserves », précise le directeur. « Nos instances ont approuvé notre proposition début 2013 d’introduire une gestion «minimum variance» sur la poche actions européennes, déclare Patricia Forest. Nous avons souhaité réduire le risque sur cette poche en réalisant des arbitrages entre des fonds de gestion active classique et des fonds de gestion «minimum variance» à hauteur de 100 millions d’euros. L’objectif est d’améliorer le profil rendement-risque du portefeuille d’actifs de la CRPN. Nous avons ainsi fait appel à Invesco, Unigestion et Amundi. En janvier 2014, la CRPN a mené une réflexion en vue d’intégrer un ou plusieurs fonds ouverts d’actions européennes de style de gestion «Value». A ce jour, plus de 80 millions d’euros ont été investis sur deux fonds, gérés par une grande société de gestion américaine et une société de gestion française réputée dans ce style, par arbitrage de gestion blend et croissance. Sur la poche actions européennes, un rebalancement entre les styles de gestion «growth» et «value a été opéré entre 2012 et 2013 et nous sommes en cours de renforcement de la gestion indicielle », termine la Responsable financier de la CRPN.
Isabelle Reux-Brown, Directeur général délegué et Directeur des gestions chez Vega IM, est une des rares femmes à faire partie de la direction d’une société de gestion en France. Selon les statistiques de l’Association française de la gestion financière (AFG), seulement 10% des postes de direction dans les sociétés de gestion sont occupés par des femmes, ce chiffre étant encore bien inférieur si l’on considère les fonctions de directeur général et de président.
Dans la galaxie Natixis, la société de gestion Vega Investment Managers (IM), spécialiste dans la multigestion et la sélection des fonds en architecture ouverte, occupe un positionnement particulier car son actionnariat est divisé entre Natixis Asset Management (NAM) qui détient 40% de son capital et la Banque Privée 1818 qui en possède 60%.
Selon nos informations, la Caisse Réunionnaise de Retraites complémentaires (Groupe CRC) a sélectionné Edmond de Rothschild Asset Management a l’issue d’un appel d’offres concernant un lot de gestion diversifiée pour 100 millions d’euros. La caisse de retraites a fait appel à Insti7 comme consultant.
Le Canadian Pension Plan Investment Board (CPPIB), le fonds de pension canadien qui gère 229 milliards de dollars d’actifs, envisage d’augmenter ses activités en Inde, rapporte le Financial Times. Dans un entretien accordé au quotidien britannique, Mark Machin, responsable de l’international chez CPPIB et ancien responsable de la banque d’investissement en Asie pour Goldman Sachs, a ainsi déclaré que le fonds de pension avait pour objectif d’accroître ses investissements en Inde à travers une large palette de classes d’actifs, y compris le private equity et le crédit privé, anticipant ainsi la croissance à long terme dans le pays. CPPIB a pris pied en Inde en 2010 mais le fonds de pension a récemment augmenté sensiblement ses investissements via une série d’opérations concernant des actifs à long terme comme les opérateurs d’autoroutes et l’immobilier résidentiel, constituant ainsi un portefeuille d’investissements évalué à 1,4 milliard de dollars.
Le présent marché a pour objet la gestion pour le compte de la Caisse Nationale des Barreaux Français (CNBF) d’une partie des réserves des régimes obligatoires de sécurité sociale dont elle est en charge en application des articles L723-1 et suivants du code de la sécurité sociale, confiée par la CNBF, placées en actions « zone OCDE non euro ». Le montant du portefeuille envisagé est évalué à +/- 30 millions d’euros. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
L’univers d’investissement est devenu incertain depuis la crise financière de 2008. Ni les obligations souveraines, ni le droit financier ne protègent désormais des risques de contrepartie. Dès lors, la seule protection réside dans l’habileté du multigérant. Telle est la conviction de Christophe Jaubert, directeur général adjoint chez Rothschild HDF Investment Solutions, qui s’exprimait à la table ronde de Funds Magazine sur le thème des atouts de la multigestion.
Depuis la crise financière de 2008, le contrôle du risque est devenu un enjeu central pour les clients. Invité à la table ronde de Funds Magazine autour des atouts de la multigestion, Nicolas Caplain, directeur de la sélection de fonds chez La Banque Postale Asset Management, démontre l’importance du dialogue et de la transparence avec les gérants dans la prise de décision d’investissement du multigérant.
Xavier Laurent, directeur de la multigestion chez VEGA IM, décrit la transformation du métier de multigérant, de la distribution au conseil individualisé, pendant la table ronde organisée par Funds Magazine sur les atouts de la multigestion.
Arielle Lévi, Resposable du comité d’investissement de la Fondation HEC à la rédaction de www.institinvest.com : Nous étudions actuellement la possibilité de réaliser des investissements plus participatifs à travers le crowdfunding, tel que des sociétés spécialisées comme Prêt d’Union le proposent. Mais nous restons prudents : le crowdfunding nous a été présenté comme un placement de trésorerie, alors que ce n’est pas du tout le cas. En ce qui concerne le risque encouru avec ce type d’investissement, nous n’avons pas encore effectué toutes les due diligences nécessaires. Par ailleurs, nous observons également, de manière opportuniste, l'évolution des pratiques dans le private equity, notamment dans le cadre de dette mezzanine. Pour l’instant, nous n’avons pas trouvé de solutions satisfaisantes.
La Fondation de prévoyance en faveur du personnel des transports publics genevois, dont l’encours s'élève à 350 millions de francs suisses (290 millions d’euros), est en train de sélectionner un consultant pour mener une étude ALM et une revue stratégique de ses actifs. Fin de l’année dernière, le fonds avait retenu UBP pour les obligations internationales et Exane Asset Management pour les convertibles. «Nous sommes en train de faire une étude pour modifier la répartition de nos actifs cette année, a déclaré le directeur du fonds David Gagliardo. Dès que la fondation aura choisi le consultant, l'étude ALM devrait débuter le mois prochain dont les résultats sont attendus en octobre.» L’année dernière, le Fonds a ajouté les obligations convertibles à son univers d’investissement, allouant pas moins de 10 millions de francs suisses (8,2 millions d’euros) confiés à Exane AM et mandatant UBP d’un montant similaire pour investir dans les obligations internationales.