Dans le cadre de la politique de placement 2014, le conseil d’administration de l’ircantec a décidé le 20 mars 2014 (délibération nº2014-03-04) de mandater le service gestionnaire, la Caisse des Dépôts, pour initier un appel d’offres sur des fonds dédiés dont le support serait les dettes d’entreprises investment grade en euro. Objet de la consultation La présente consultation a pour objet la sélection de prestataires de services d’investissement qui exercent le service de gestion de portefeuille pour compte de tiers, afin de gérer des portefeuilles composés d’instruments financiers admis aux négociations sur un marché obligataire. Plus précisément, la finalité consiste à de sélectionner de 2 à 4 prestataires pour gérer des fonds dédiés (un par prestataire) investi en obligations de dettes d’entreprises investment grade libellées en EUR (gestion active). Cette gestion s’effectuera au travers d’un OPC de droit français - fonds d’investissement à Vocation Générale (Fivg) destiné plus particulièrement à l’ircantec. On entend par " gestion active» la mise en oeuvre de décisions d’investissement induisant des positions individuelles différentes de celles de l’indice de référence, dans le but d’atteindre un surcroît significatif de performance, et ce dans la limite d’un budget de risque actif ex-ante. L’Indice de référence sera similaire à l’indice Barclays Capital Euro Corporate et sera précisé dans une seconde phase. Le nombre de mandats attribués, pourra varier en fonction des caractéristiques des offres remises. Précisions complémentaires relatives à la prise en compte de critère ISR L’Ircantec a défini sa politique d’investissement socialement responsable (Isr) avec trois préoccupations sans qu’aucune d’entre-elles n’ait de caractère prépondérant par rapport aux autres : agir au mieux des intérêts à long-terme de ses bénéficiaires ; optimiser le rendement de ses placements sur le long-terme dans la limite des risques acceptés par l’institution, le rendement financier n'étant pas le seul objectif recherché ; préserver la cohérence de cette politique d’investissement avec le respect d’un certain nombre de valeurs collectives qui lui sont propres ; L’Ircantec a souhaité que sa démarche en matière d’ISR soit simple, pragmatique et progressive. Elle est basée sur des normes fondamentales (Oit) et sur des principes élaborés sous l'égide des Nations Unies (PRI : Principes d’investissement responsable). Ainsi, les sociétés de gestion qui seront sélectionnées devront intégrer dans leur gestion les principes définis par la charte ISR de l’ircantec pour les obligations d’entreprise. Indications estimatives relatives aux volumes financiers Les montants des actifs en gestion figurant ci-après ne sont donnés qu'à titre indicatif. Ils ne constituent qu’une estimation raisonnable réalisée sur la base du montant prévisible des actifs lors du démarrage de la gestion des FIVG. Ces montants ont un caractère purement indicatif et, par suite, les montants réels pourront être plus élevés ou moins élevés, et pourront varier en cours de mandats. Ils n’intègrent pas l'évolution des réserves du régime qui devraient s’accroître durant la période couverte par le marché, ni une éventuelle évolution de l’allocation stratégique ou de la stratégie de placement des actifs. L’Allocation initiale indicative du marché est de l’ordre de 300 millions d’euros. Le portefeuille de valeurs mobilières constitué en représentation des réserves est actuellement proche de 8 milliards d’euros d’actifs à fin septembre 2014. Lire la suite de l’avis ici
Thierry Dissaux, Président du directoire du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) sur Newsmanagers TV : Le FGDR gère 2,7 milliards d’euros d’actifs qui sont investis à 70 % en fonds monétaires ultra-contraints avec une duration moyenne de trois mois. A cela s’ajoutent une poche obligataire représentant 25 % de l’ensemble, également contrainte, avec une duration courte moyenne de deux ans, et une poche actions qui, logiquement, ne pèse que 5 %. Soit 120 millions d’euros environ. Dans ce contexte, en dépit des taux bas particulièrement pénalisant pour la partie monétaire du portefeuille – c’est-à-dire l’essentiel -, le FGDR n’a pas prévu d’augmenter la part actions au sein du portefeuille, considérée comme une poche de diversification. En revanche, une nouvelle gestion obligataire de rendement est à l'étude. Celle-ci avait donné lieu à un appel d’offres l’an dernier. Suspendu un temps pour des raisons techniques, il est à nouveau d’actualité. Cette solution de gestion consiste à puiser une partie de la poche monétaire et de lui donner plus de maturation, en « backant » cette gestion à échéance par une ligne de crédit qu’elle viendrait gager. Pour visionner l’intégralité de l’interview : cliquez ici
Natixis Global Asset Management a annoncé le 13 octobre un renforcement de ses équipes de distribution avec la nomination de Brieuc De Witte en tant que directeur banques privées & Multigérants France, Suisse Romande et Monaco. Brieuc De Witte est basé à Paris et dépend directement de Babak Abrar, responsable distribution externe France, Genève, Monaco et Israël. «L’arrivée de Brieuc De Witte reflète l’engagement et les ambitions de développement de Natixis Global AM auprès de la clientèle wholesale (conseillers en gestion de patrimoine, plateformes de distribution, banques privées et multi-gérants) en France, en Suisse romande et à Monaco», commente Christophe Point, directeur de NGAM Distribution France, Suisse romande et Monaco. Fort de 14 années d’ expérience au cours desquelles il a su tisser de solides relations, notamment dans le secteur des banques et des compagnies d’assurance, Brieuc De Witte mettra ses compétences et son réseau à profit pour renforcer la présence de Natixis Global AM en France auprès des banques privées et des multi-gérants. Par ailleurs, il travaillera en étroite collaboration avec l'équipe de vente institutionnelle française afin de déployer une stratégie commerciale dédiée au segment des assurances. Avant de rejoindre Natixis Global AM, Brieuc De Witte travaillait au sein d’AXA Investment Managers où il a occupé différents postes, dont responsable commercial banques et assurances pour la France depuis 2008.
Selon nos informations, Jean-François Tilquin vient d’être nommé Responsable de l'allocation d'actifs et des solutions d'investissements chez Raymond James Asset Management International à Paris, à compter d'octobre 2014.
François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification de La Banque Postale à la rédaction d’Instit Invest : «Nous avons profité de la remontée de prix des matières premières et du cours du dollar pour réduire notre exposition aux matières premières. Précisons que toutes les matières que nous détenions dans notre allocation étaient libellées en dollar.» François Marbeck explique ce mouvement en indiquant «qu’il ne croyait pas à une remontée durable des matières premières, la croissance est faible et cette classe d’actifs ne nous sera pas profitable à terme». Par ailleurs, notons que La Banque Postale souhaite investir dans les fonds infrastructures à hauteur de 5 à 10 millions d’euros. Pour revoir le replay du tchat avec François Marbeck, cliquez ici
Dans le cadre de sa stratégie d’innovation, Nexity renforce ses liens avec les start-up et s’engage dans deux FPCI (fonds professionnel de capital investissement). Nexity a décidé de rejoindre les entrepreneurs et family offices qui ont investi dans le fonds Booster 1, géré par la société Newfund, un fonds qui développe une approche entrepreneuriale du financement de l’innovation, notamment dans le domaine du digital (impact du digital dans les transformations métiers, smart cities, objets connectés…). Cette prise de participation fait suite à un premier investissement réalisé en juillet 2014 dans le fonds Demeter 3 Amorçage, dédié à l’investissement dans des start-ups « cleantech » dans les secteurs des éco-industries et des éco-énergies. Cet engagement autour des thématiques des nouveaux services dans la ville et de l’immobilier durable s’inscrit dans la continuité de la stratégie de transformation digitale et d’innovation de Nexity. Il permet également à Nexity d’accélérer sa capacité d’innovation sur l’ensemble de ses métiers en se positionnant au plus près des entrepreneurs et des start-up.
Roger Caniard, directeur financier du groupe MACSF lors du Forum de la gestion d’actifs organisé par l’Agefi. La MACSF consacre 9% de son actif aux obligations convertibles : «La performance des convertibles sur long terme reste notre principal motif d’investissement. Le caractère protecteur des convertibles lié à la très faible sensibilité aux taux dépend aussi des conditions de marché. En mai, les valorisations étaient trop élevées dans un contexte de très faible volatilité. Après une forte correction cet été, les convertibles retrouvent aujourd’hui leur convexité.»
La société de gestion Invest AM, créée en décembre 2010 et filiale à 100 % du groupe Cyrus (environ 2 milliards d'actifs sous gestion) affiche près de 170 millions d'euros d'encours sous gestion dont 120 millions pour la partie OPCVM et 50 millions pour les mandats. Elle propose à ses clients des solutions d'investissements grâce à une sélection de fonds performante, mais également de titres en direct. Effectuée sur la base de critères quantitatifs, la sélection des fonds n'a aucun a priori.
Gilles Etcheberrigaray, directeur général d'Invest AM, est un enfant du sud-ouest, - aimant la pelote basque, le surf et le rugby bien entendu -, qui s'est très vite accoutumé à une carrière internationale dans la finance.
La société de capital-investissement TA Associates a commencé à sonder le marché des investisseurs au sujet d’une possible vente de tout ou partie de ses parts actionnariales de DNCA Finance, qui représentent 50% des actions.
Interview de Renaud Célié, directeur général adjoint pôle finances et performances et Bertrand Jounin, directeur des activités financières d’Apicil dans Option Finance : Globalement dans notre fonds en euros, les obligations représentent légèrement plus de 80 % de notre allocation d’actifs. Elles sont constituées essentiellement d’emprunts privés, puisque les dettes souveraines ne dépassent pas 10 % de cette poche. Nous pourrions néanmoins revoir notre positionnement car le raisonnement qui nous a amenés à privilégier historiquement les dettes corporate a perdu de sa pertinence, compte tenu du resserrement des spreads. Pour continuer à obtenir du rendement sur le marché obligataire, nous avons en parallèle assoupli nos règles en termes de notation, ce qui nous a permis d’intégrer davantage d'émetteurs high yield ou non notés, mais le poids de ces derniers n’excède pas 10 % de nos encours. Plus récemment, nous avons effectué une autre évolution sur la partie obligataire puisque nous gérons la duration en privilégiant les extrêmes de la courbe. D’un côté, nous n’hésitons pas à investir sur des fonds avec une duration très faible : nous avons par exemple misé dernièrement dans des flotteurs, c’est-à-dire des obligations à taux variable, à court terme. D’un autre côté, nous misons également dans des titres très longs. Cette stratégie nous a permis de maintenir un rendement moyen de notre portefeuille obligataire autour de 4 % et de maintenir une duration moyenne autour de cinq à six ans.
Fort de ses quatre pôles métiers, La Française continue sa structuration en se dotant des conseils de Pierre Schoeffler en tant que « Senior Global Asset Allocation Advisor » agissant en transverse sur l’ensemble des classes d’actifs couvertes par le Groupe.
La société de capital investissement Keensight Capital, sortie du périmètre de Rothschild, vient de lever 250 millions d’euros en à peine six mois pour un nouveau fonds, rapporte Les Echos. Tous ses investisseurs historiques à une exception ont réinvesti, dont Rothschild à hauteur de 10 millions d’euros. Mieux, une dizaine de nouveaux investisseurs européens ont fait leur entrée comme le fonds de pension du CERN (organisation européenne pour la recherche nucléaire), CNP Assurances et Allianz.
Pour étoffer sa gamme, l’équipe multigestion de Federal Finance prévoit de lancer, courant 2015, un fonds de fonds actions couvrant l’Afrique et les « pays frontières » c’est-à-dire les pays émergents affichant une population jeune et en forte croissance, de grandes richesses minières et un fort potentiel de développement (dont beaucoup connaissent une croissance du PIB supérieure à 10%).
L’Ircantec vient d’investir dans plusieurs fonds ouverts, dans l’attente d’avoir mené à bien les différents appels d’offres dont le processus est toujours assez long, dans le but de créer plusieurs fonds dédiés (voir article précédent). Dans ses investissements en obligations corporate euro, le régime de retraite a investi 200 millions d’euros sur les stratégies des maisons Henderson GI, Kempen Capital Management, DWS Investments,HSBC Global AM et Robeco. Concernant les investissements actions smart beta, l’institution a investi 200 millions d’euros, sur les stratégies des maisons Robeco et Invesco AM. Par ailleurs, Unigestion a également été retenue pour son expertise en matière de gestion des risques et sa capacité à gérer des stratégies Actions adaptées aux objectifs de rendements stables et de protection contre les fortes fluctuations auxquelles les marchés financiers sont parfois sujets. Commentant cette décision, Caroline Le Meaux, Responsable de la gestion déléguée à la Direction des Retraites et de la Solidarité de la CDC, qui assure la gestion administrative et financière de l’Ircantec, a déclaré : « Nous avons particulièrement apprécié chez Unigestion, l’association d’un processus structuré et systématique de construction de portefeuille avec une analyse exhaustive des risques. ».
Si aucun placement n’a été effectué dans l’immobilier en 2014, La Banque Postale va réaliser de nouveaux investissements dans les fonds infrastructures. François Marbeck, Directeur du portefeuille de diversification de La Banque Postale à la rédaction d’Instit Invest : Nous avons de la visibilité pour investir dans les infrastructures, à hauteur de 5 à 10 millions d’euros. Nous n’avons pas encore décidé précisément sur quel type d’actifs nous allons nous diriger. François Marbeck a cependant précisé ce qu’il attendait de ces fonds : Nous demandons absolument à tous nos fonds d’infrastructures de bien structurer leur distribution de capital en revenu d’un côté, et remboursement de capital de l’autre, car ce que nous recherchons vraiment c’est du revenu comptable. Pour revoir l’intégralité du tchat avec François Marbeck, cliquez ici
Emmanuel Playoust, directeur du département analyste et conseil de la plateforme Axeltis, présente les spécificités de son activité et les besoins actuels de ses clients.
Le Groupe Pasteur Mutualité a notablement modifié son portefeuille obligataire : la mutuelle a renforcé son exposition au high yield, qui représente 4% de la poche obligataire, soit une progression de + 2 points, durant cette année. Par ailleurs, le Groupe Pasteur Mutualité privilégie les sociétés qui ont une approche innovante (notamment par l’anticipation du risque), telle que Ginger, et est accompagné aussi de sociétés comme Orion dans le lancement d’un nouveau fonds basé sur la maîtrise des risques. Au 31 décembre 2013, l’encours total sous gestion de la mutuelle s'élevait à 1,4 milliard d’euros répartit de la façon suivante (entre parenthèses, la répartition plus offensive de la mutuelle qui représente 430 M€) : les obligations représentent 63% (47%) du portefeuille, les actions 15% (17%), l’immobilier 6% (12%) et les convertibles 6% (7%). La poche des placements alternatifs s'élève à 4% (10%), les placements diversifiés 2% (3%) et le monétaire constitue environ 5% (4%) de l’allocation. Notons que par rapport à 2012, la mutuelle a augmenté le poids de la poche dédiée aux convertibles, de l’ordre de + 2%.