Rien ne va plus chez le gestionnaire australien AMP. Il y a quelques jours, la société de gestion, qui affiche un encours de quelque 200 milliards de dollars australiens,a sollicité ses actionnaires dans le cadre d’une augmentation de capital de quelque 650 millions de dollars australiens, rapporte le site finews, qui reprend des informations de la presse spécialisée australienne. En outre, AMP a cédé une activité d’assurance-vie et a évoqué des suppressions de postes parmi ses quelque 2.500 conseillers à la clientèle. Et Francesco De Ferrari, directeur général d’AMP depuis environ un an après quelques 17 années au sein de Credit Suisse, n'échappe pas à la cure d’austérité. Le nouveau patron, qui n’a pas réussi à donner un nouvel élan à l’activité de la gestion australienne, a dû accepter une réduction de sa rémunération. Le conseil d’administration d’AMP lui a imposé une diminution de ses émolumentsde 4,6 millions de dollars AUS et lui a fixé de nouveaux objectifs alors que le titre AMP a fortement chuté ces derniers mois en bourse. Cela dit, Francesco De Ferrari, qui avait surpris la communauté financière en quittant Credit Suisse, n’a pas oublié son ancien employeur. L’augmentation de capital a été mise en oeuvre par des banquiers d’UBS et de...Credit Suisse.
Les actifs sous gestion de la Banque cantonale bernoise (BCBE) ont enregistré au premier semestre une progression de près de 1 milliard de francs à 18,4 milliards de francs, contre 17,5 milliards de francs à fin 2018. La banque cantonale a subi des sorties nettes de 561,1 millions de francs mais a aussi bénéficié d’un effet marché positif de 1,5 milliard de francs. Sur le front financier, les mesures de réduction des coûts commencent à porter leurs fruits et le résultat opérationnel du premier semestre affiche une amélioration de plus de 14 millions de francs par rapport aux six premiers mois de 2018à 79,7 millions de francs. Le bénéfice semestriel est passé de 58 millions de francs à 59,1 millions de francs, soit une progression de 1,8% par rapport au premier semestre 2018.
Le gérant d’actifs BlackRock a signé son premier gros rachat, devenant le principal actionnaire de Authentic Brands Group, où il a investi 875 millions de dollars (781 millions d’euros). La firme créée en 2010, qui gère les licences d’une cinquantaine de marques telles que Marilyn Monroe, Elvis Presley, Juicy Couture, et le magazine Sports Illustrated, est ainsi valorisée 4 milliards de dollars dette incluse, selon l’agence Bloomberg, qui cite une source proche. Cette opération intervient quatre mois après que Blackrock ait levé 2,75 milliards de dollars pour sa filiale Long-Term Private Capital.
Le fonds Asia Pacific Cities Fund (ACPF), géré par Nuveen Real Estate, a récemment acquis une installation logistique du «dernier kilomètre» de 24.400 mètres carrés dans les environs de Séoul en Corée du Sud. L’achat de cet actif représente la deuxième acquisition pour le fonds ouvert et la première acquisition de Nuveen Real Estate en Corée. ACPF a été lancé en novembre 2018. Sa première acquisition était un projet de développement de bureaux à Sydney.
Tikehau Capital a annoncé hier que le montant de ses actifs sous gestion atteignait 23,4 milliards d’euros au 30 juin 2019, en croissance de 6% depuis le début de l’année et de 16% sur les 12 derniers mois, en incluant Sofidy et ACE Management. Sur cette même base, les encours de son activité de gestion d’actifs ont augmenté de 15,2% à 21,2 milliards d’euros d’un an sur l’autre, alors que les actifs sous gestion de l’activité de private equity s'élevaient à 1,5 milliard à fin juin, en progression de 36,5%.
Selon Bloomberg qui se référait hier à des personnes proches du dossier, le groupe américain de capital-investissement prépare la liquidation de «Carlyle Energy Mezzanine Opportunities Fund II», un fonds de dette de 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) dans le secteur énergétique, suite au départ récent de David Albert et Rahul Culas, deux responsables de ce fonds. Les autres membres de l’équipe continueront à gérer le reste du portefeuille.
Dans une décision du 25 juillet 2019, la commission des sanctions de l’AMF a infligé une sanction pécuniaire de 200.000 euros à la société Forest Invest et un avertissement à son président, pour des manquements à leurs obligations en matière de gestion de groupements forestiers d’investissement (GFI). Après avoir relevé que les 34 GFI étaient des fonds d’investissement alternatifs (FIA), la commission a retenu à l’encontre de Forest Invest cinq séries de manquements pour des faits qui se sont déroulés entre avril 2014 et août 2017, également imputables à son dirigeant. Notamment l’absence de désignation d’un dépositaire pour 11 GFI, l’absence de dispositif de contrôle approprié et opérationnel, et l’absence de procédure de gestion des conflits d’intérêts.
Goldman Sachs Asset Management vient de mettre en place une unité interne destinée à promouvoir les questions de changement climatique, rapporte Citywire Selector. Le média britannique, qui a pu consulter un mémo interne, indique que l’unité a été formée la semaine dernière dans le but de proposer une expertise sur l’impact investing et la durabilité au sein de nombreuses thématiques de croissance. Elle sera dirigée parJohn Goldstein, qui a co-fondé Imprint Capital, une société spécialisée dans l’impact investing, acquise par Goldman Sachs AM en 2015.Il aura à ses côtés des associés seniors de toutes les divisions avec lesquels il coordonnera les initiatives d’investissement responsable.
Alors que les flux de collecte sur les fonds d’investissement hebdomadaires EPFR Global publiés par BAML semblaient marquer la fin de l’hémorragie sur les actions au 17 juillet, les statistiques au 24 juillet, publiées vendredi, n’ont pas confirmé le mouvement. Les investisseurs étaient revenus sur les actions (+6,2 milliards de dollars, dont +5,3 sur les actions américaines) avec la perspective d’une nouvelle vague d’assouplissement monétaire mi-juillet. Même si la perspective demeure, les fonds d’actions ont enregistré 7,1 milliards de rachats sur la période suivante (4,4 milliards pour les actions américaines), soit une décollecte de 150,8 milliards depuis janvier. Les fonds obligataires bénéficient, eux, d’une vingt-neuvième semaine consécutive d’entrées nettes, à hauteur de 13,7 milliards (+267,8 milliards sur l’année). Les fonds monétaires ont encore progressé, à +254 milliards de dollars depuis janvier.
« L’Agefi Hebdo » a réuni cinq experts pour débattre des taux négatifs. Tous sont convaincus d’une nouvelle baisse orchestrée par la BCE, mais jusqu’où ?