Thyssenkrupp est en discussions pour acquérir le distributeur de métaux Kloeckner & Co afin de renforcer ses activités dans la sidérurgie, rapporte jeudi le Handelsblatt. Après un quatrième avertissement sur résultats, le groupe industriel allemand est sous pression et son cours de Bourse est à son niveau le plus bas depuis seize ans. «Cet objectif est très concret et a de bonnes chances de se réaliser», a déclaré au quotidien allemand une source proche du dossier à propos de Kloeckner. Ce dernier, qui souffre de la dégradation de la demande industrielle en Allemagne et à l'étranger, fait depuis plusieurs mois l’objet de spéculations sur un possible rapprochement avec Thyssenkrupp.
BMO Global Asset Management vient de recruter Andreas Rau en qualité de «director, regional sales Germany, Intermediary». Autrement dit, avec l’arrivée d’Andreas Rau, BMO GAM renforce ses activités wholesale auprès des intermédiaires financiers comme les banques, les gestionnaires d’actifs, les fonds de fonds et les family offices en Allemagne. Avant de rejoindre BMO GAM, Andreas Rau travaillait chez Oddo BHF depuis 2015 dans la distribution wholesale. Il a également passé cinq ans chez Allianz Global Investors en tant que responsable grande clientèle sur les segments gestion de fortune et conseillers en gestion de patrimoine (IFAs).
La Business Round Table, qui rassemble 188 PDG américains, a profondément modifié la définition de l’objet de l’entreprise aux Etats-Unis au sein de sa «bible patronale», rapporte Le Monde. Le texte a été signé par 181 des 188 membres PDG à l’exception notable de Stephen Schwarzman, patron du fonds d’investissement BlackStone, et du patron de General Electric, Larry Culp. Le texte se veut plus social que sa dernière mouture qui date de l'ère Bill Clinton, en plein triomphe des actionnaires, des introductions en Bourse et de la mondialisation heureuse», écrit le quotidien. Il assurait ainsi que «le devoir suprême du management et du conseil d’administration est envers ses actionnaires». Voici un extrait de sa nouvelle version: «Nous nous engageons à apporter de la valeur à nos clients (...); investir dans nos salariés. Cela commence avec une rémunération équitable et des prestations importantes (par exemple, de santé ou de formation); traiter de manière équitable et éthique nos fournisseurs (...); soutenir les communautés dans lesquelles nous travaillons. Nous respectons les gens de nos communautés et protégeons l’environnement en adoptant des pratiques durables ; générer de la valeur à long terme pour nos actionnaires, qui fournissent le capital qui permet aux entreprises d’investir, de croître et d’innover».
Osram a annoncé mercredi soir avoir dénoncé le moratoire conclu en juin dernier avec AMS interdisant à ce dernier de lancer une offre de rachat sur sa cible allemande. L’entreprise allemande spécialisée dans l'éclairage a précisé avoir signé avec AMS un accord de coopération afin de permettre à l’autrichien de déposer une offre de rachat. Dans la foulée de cette annonce, AMS, spécialisé dans les capteurs optiques, a fait savoir qu’il allait lancer une offre au prix de 38,50 euros par action, comme attendu. Son offre valorise Osram à 4,3 milliards d’euros, contre 4 milliards proposés par Bain et Carlyle. Le groupe autrichien prévoit de lancer son offre avant le 5 septembre, date à laquelle l’offre concurrente des fonds Bain Capital et Carlyle arrivera à échéance. AMS a proposé à la mi-août de racheter Osram à un prix supérieur de 10% à celui de Bain Capital et de Carlyle. Mais pour qu’il puisse lancer son offre, Osram devait au préalable dénoncer le moratoire. L’action Osram a clôturé mercredi à 36,25 euros, en hausse de 3,13%, après publication des informations de l’agence Reuters.
Le concepteur de logiciels d’analyse de données Splunk a annoncé l’acquisition de SignalFx, société non-cotée, qui conçoit des logiciels de stockage distant de données («cloud»), en cash et par actions, pour environ 1,05 milliard de dollars (950 millions d’euros). Le cours de Bourse de Splunk a pris 7,4% à 137,99 dollars après clôture. L’acquisition devrait se terminer au second semestre de l’année fiscale 2020. Par ailleurs, Splunk a rapporté une perte de 100,87 millions de dollars au second trimestre, contre 103,50 millions sur la même période en 2018.
Porsche Ventures, la société d’investissement du groupe allemand Porsche, a annoncé ce 21 août avoir participé à la levée de fonds de la start-up israélienne TriEye dont la technologie infrarouge à ondes courtes (SWIR) permet d’améliorer la visibilité dans des conditions de conduite difficiles. Outre Porsche Ventures, TriEye a finalement levé 19 millions de dollars auprès de Intel Capital, MariusNacht et Grove Ventures, l’investisseur historique de la strart-up. Les fonds levés par la start-up, qui a démarré ses activités en novembre 2017, seront investis dans le développement produit et le renforcement des équipes.
Le syndicat allemand IG Metall a réaffirmé lundi son rejet du projet de rachat du spécialiste allemand de l'éclairage Osram par le fabricant autrichien de capteurs AMS, ce qui provoque un recul de près de 2% du titre du premier. Il s'était déjà montré circonspect la semaine dernière, quand AMS s'était dit prêt à racheter Osram sur la base d’une valeur d’entreprise de 4,3 milliards, soit 10% de plus que ce que proposent les fonds Bain Capital et Carlyle, une offre qui a en revanche les faveurs d’IG Metall. En clôture, le titre Osram cédait -1,28%, à 34,65 euros - soit à la fois sous le projet d’offre de 38,5 euros d’AMS et le prix de 35 euros mis sur la table par Bain et Carlyle. La valeur accuse un repli de près de 9% depuis le début de l’année. Le conseil de surveillance d’Osram devait se réunir lundi soir pour décider de la suite à donner aux événements.
Les actionnaires de Medidata ont donné leur feu vert au projet d’acquisition par Dassault systèmes, lors d’une assemblée générale extraordinaire, le 16 août. Le projet d’acquisition de l’entreprise spécialisée dans les solutions pour la recherche médicale, avait été annoncé le 6 juin dernier par Dassault Systèmes. La transaction, en numéraire, prévoit un prix de 92,25 dollars par action Medidata, soit une valeur d’entreprise de 5,8 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros). Les actionnaires de Medidata ont donné leur accord à ce projet d’acquisition lors d’une assemblée générale extraordinaire qui s’est tenue le 16 août, a indiqué Dassault Systèmes. Il doit boucler l’opération d’ici fin 2019.
Les titres Edmond de Rothschild (Suisse) seront décotés le 27 août de la Bourse suisse, au terme de l’offre publique de rachat de cette dernière par le groupe bancaire Edmond de Rothschild Holding. Le dernier jour de négoce des actions au porteur d’une valeur nominale de 500 francs sera le 26 août, précise la banque privéelundi dans un communiqué. Au terme de l’opération d’acquisition, Edmond de Rothschild Holding SA détient 99,86% des droits de vote et 99,68% du capital-actions d’Edmond de Rothschild (Suisse) SA. La holding déposera ensuite une demande en annulation de toutes les actions au porteur détenues par le public en contrepartie du versement aux actionnaires d’une indemnité en espèces égale au prix de l’offre publique d’acquisition. Cette procédure devrait durer entre cinq et six mois. Edmond de Rothschild avait annoncé l’OPA mi-mars. L’opération vise à simplifier les structures du groupe genevois. La cotation d’Edmond de Rothschild (Suisse) remonte à 1987. Les titres étaient initialement négociés à la Bourse de Genève, disparue après la création en 1996 de SIX Swiss Exchange. Dès le 27 août, il ne restera plus que deux banques genevoises négociées à la Bourse de Zurich, à savoir la Banque cantonale de Genève et Banque Profil de Gestion.
Revlon et son actionnaire majoritaire, le milliardaire Ronald Perelman, examinent plusieurs options stratégiques, d’après un document remis par le groupe au gendarme boursier américain, la Securities & Exchange Commission (SEC). Le Wall Street Journal rapportait que Revlon avait engagé Goldman Sachs à cet effet, y compris pour une possible vente de tout ou partie de ses activités, le groupe américain de cosmétiques et parfums étant mis en difficulté par l'évolution des goûts des consommateurs. L’action Revlon a clôturé jeudi en hausse de 5,5%, à 15,36 dollars, et vendredi en hausse de 9,18%.
Les deux gérants d’actifs sont en discussions en vue d’une fusion, qui pourrait donner à l’ensemble un total de 45 milliards de livres sterling (49,27 milliards d’euros) d’actifs sous gestion, selon le Financial Times et le Sunday Times. Acquis par le groupe européen de capital investissement Permira il y a cinq ans, Tilney cherche à s'étendre, dont en acquérant son concurrent Smith & Williamson. Les discussions sont en cours et ne pourraient pas aboutir à cette étape, selon les sources. Tilney gère 24 milliards de livres d’actifs, et S&W 21 milliards.
Jupiter Asset Management a lancé un fonds d’obligations à haute rendement, le Global High Yield Short Duration Bond, rapporte Investment Week. Le fonds sera géré par Adam Darling, qui a rejoint Jupiter il y a quatre ans et co-gère actuellement le fonds Jupiter Corporate Bond. Le fonds détiendra environ 75 lignes, et au moins 70 % du portefeuille sera investi dans des obligations à haut rendement d’entreprises mondiales avec une maturité moyenne inférieure à cinq ans.
La chaîne japonaise de vente de cosmétiques et de médicaments MatsumotoKiyoshi Holdings a annoncé mercredi avoir entamé des négociations avec son concurrent Cocokara Fine en vue d’une éventuelle fusion qui donnerait naissance à un groupe réalisant près de 8,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Les deux groupes n’ont pas souhaité s’exprimer sur les détails de leurs discussions mais en cas de fusion le nouvel ensemble deviendrait le numéro un des chaînes de «drugstores» dans l’Archipel.
Solvay et BASF ont annoncé mercredi un accord avec Domo Chemicals en vue de la reprise par ce dernier de plusieurs sites. La Commission européenne avait autorisé en janvier le rachat par BASF des actifs polyamides de Solvay pour 1,6 milliard d’euros, sous réserve de la vente d’un certain nombre d’actifs. Les actifs acquis par Domo sont composés des usines de Solvay de Belle-Étoile et Valence, ainsi que d’une participation dans une coentreprise créée entre BASF et Domo. Sont aussi inclus les sites de Gorzow (Pologne), Blanes (Espagne) ainsi que des activités commerciales en Allemagne et en Italie. BASF et Solvay comptent boucler l’ensemble des transactions d’ici à fin 2019.
Les ETF et ETP cotés en Europe ont enregistré en juillet leur 58ème mois consécutif de collecte nette, avec 18,55 milliards de dollars, montrent les dernières statistiques d’ETFGI. Les encours ont ainsi atteint un niveau record de 910,34 milliards de dollars fin juillet, en hausse de 1,1 % par rapport à juin. Depuis le début de l’année, la collecte nette sur ces produits est de 62,74 milliards de dollars. Les ETF/ETP actions ont vu entrer 9,97 milliards de dollars sur le mois, portant la collecte depuis le début de l’année à 16,67 milliards de dollars. C’est moins que les 24,51 milliards de dollars enregistrés un an plus tôt. Les ETF obligataires ont pour leur part enregistré une collecte nette de 6,57 milliards de dollars. Cela porte le solde à +38,33 milliards de dollars depuis janvier, ce qui est considérablement supérieur aux 8,48 milliards de dollars constatés sur la période correspondante de 2018. Fin juillet, le secteur européen rassemblait 2.336 ETF et ETP de 68 fournisseurs cotés sur 30 Bourses de 23 pays.
Deliveroo a annoncé l’arrêt de son activité en Allemagne, le groupe britannique de livraisons de repas préférant se concentrer sur d’autres marchés. Il exerçait dans cinq villes allemandes. Deliveroo laisse ainsi la voie libre au néerlandais Takeaway.com, numéro un en Allemagne depuis le rachat de Delivery Hero. La décision de Deliveroo intervient au moment où son principal concurrent britannique Just Eat envisage de se rapprocher de Takeaway.com.
Les sociétés de gestion dépensent beaucoup d’argent pour prendre pied dans l’investissement environnemental, social et de gouvernance, rapporte le Financial Times fund management. Elles investissent notamment dans la technologie et créent leurs propres systèmes de notation afin d’obtenir un avantage concurrentiel. Elles ont également musclé leurs équipes ESG. L’équipe d’investissement responsable d’Aviva Investors se compose aujourd’hui de 19 personnes, contre 7 en 2016, cite le FTfm. D’autres recrutements sont prévus. Chez Standard Life Aberdeen, il y a 20 personnes dans l’équipe investissement ESG, tandis que l’équipe investissement durable a doublé sur un an à 17 personnes. Elle a aussi presque doublé chez Axa IM à une vingtaine de personnes depuis 2014. Du côté de Columbia Threadneedle, l’équipe d’investissement responsable a augmenté de trois personnes en 2012 à 12 aujourd’hui. L’équipe d’investissement durable de BlackRock se compose de 22 professionnels dans le monde, contre 10 personnes il y a deux ans seulement. Chez Lehal & General Investment Management, l’équipe gouvernance d’entreprise a grandi d’un tiers à 16 personnes depuis 2017, tandis que l’équipe stewardship de M&G Investments a doublé à 10 personnes ces trois dernières années. Le nombre de salariés du centre durable de BNP Paribas Asset Management a doublé à 25 personnes. D’autres, comme Russell Investments, investissent dans la formation.
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré en juillet des souscriptions nettes de 12,9 milliards de couronnes suédoises, soit 1,2 milliard d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening. Il s’agit de la plus forte collecte mensuelle depuis le début de l’année. Près de la moitié de la collecte a été réalisée sur des fonds actions, qui ont engrangé 6,1 milliards de couronnes suédoises (569 millions d’euros). Les fonds obligataires ont drainé 3,5 milliards de couronnes (327 millions d’euros) et les fonds diversifiés, 2,6 milliards de couronnes (243 millions d’euros). Depuis le début de l’année, les fonds suédois affichent une collecte de 40,9 milliards de couronnes, soit 3,8 milliards d’euros, portée par les fonds actions (+28,3 milliards de couronnes ou 2,6 milliards d’euros) et les fonds obligataires (+27,2 milliards de couronnes ou 2,5 milliards d’euros). A fin juillet, les encours des fonds vendus en Suède ressortaient à 4.737 milliards de couronnes, soit 442 milliards d’euros, dont 60 % en fonds actions.