Avant de devenir des licornes, les fintechs doivent franchir une étape essentielle : le recrutement de leur premier directeur financier. Pour ce dernier, c’est souvent l’occasion de sortir de l’audit et du conseil pour un poste de direction.
Le métavers est un monde virtuel et il le rappelle parfois cruellement. Témoins les fractures, luxations, épaules disloquées des joueurs qui, avec le casque sur la tête, sont incapables de faire attention à leur environnement. Moins graves, mais plus fréquents, sont aussi les bris d’objets – un vase mal placé ou une télé qui paie pour les gesticulations aveugles des utilisateurs. « Ces appareils peuvent être très amusants mais nous encourageons les joueurs à faire attention à leur environnement – et à examiner leur assurance habitation pour s’assurer qu’elle répond à leurs besoins », souligne Aviva. Même dans les mondes numériques, l’assurance dommages a de beaux jours devant elle.
Digitaliser son offre et multiplier les modes de distribution, voilà l’ambition de la mutuelle qui mise sur ces interfaces pour toucher un nouveau public.
La France est le nouvel Eldorado des investisseurs étrangers à la recherche de fintechs prometteuses. Mais voilà, si le marché hexagonal se rattrape après un démarrage lent, tâtillon même, ce n’est pas non plus la panacée. La dérive menace déjà. Ainsi, les valorisations mirobolantes atteintes ces dernières semaines par certaines fintechs seraient des « erreurs de jugement », selon les commentaires d’investisseurs restés à l’écart. Par exemple, les cas de Qonto – 4,4 milliards d’euros pour cette néobanque spécialiste des professionnels, qui a levé près de 500 millions – et Spendesk – plus d’un milliard après un tour de table de 100 millions d’euros pour cette société qui vend une solution de gestion des dépenses professionnelles aux PME… – font planer le doute sur la sortie heureuse de ces scénarios. Le gonflement des valorisations peut conduire, faute de solution en Europe, à alimenter le pipeline des IPO vers le Nasdaq, pendant que les financiers européens s’évertuent à soutenir les premiers pas des jeunes pousses… Ce ne serait pas la première fois.
Brian Chesky, le chef d’AirBnB, sait rassurer les investisseurs. Ces derniers s’inquiètent en effet de la pérennité du modèle de la plateforme, car le stock de logements disponibles à la location est limité. Qu’ils dorment tranquilles (et chez eux) : « L’inflation va exercer une pression sur les familles du monde entier, qui seront à la recherche d’opportunités économiques pour passer cette période difficile. » En bref, la remontée des prix va pousser plus d’individus à louer leur chambre à coucher. Un vrai cercle vertueux : en poussant les prix de l’immobilier à la hausse, AirBnB pousse autant d’opportunistes qui s’ignorent à sauter le pas.
77 % des restaurateurs trouvent que les paiements par titres restaurant ne sont pas rentables pour eux. C’est un désaveu qui traverse le monde de la restauration d’après une étude Viavoice-Worklife : 80 % trouvent les commissions pratiquées par les émetteurs de ces titres prépayés trop élevées (3,5 % en moyenne), 61 % les trouvent également opaques. Et 77 % sont même prêts à n’accepter que des titres restaurant sans commission. C’est le positionnement de Worklife, nouvel entrant sur ce marché, qui ne facture pas de commission autre que les frais bancaires classiques liés aux cartes.
2,3 milliards d’euros C’est le prix auquel Worldline envisage de céder sa division Terminaux, Solutions & Services à Apollo. Les deux parties sont entrées en discussions exclusives alors que Worldline avait lancé une revue stratégique de cette activité il y a deux ans. Worldline estime qu’Apollo propose « une vision industrielle porteuse, un engagement à soutenir l’actuelle direction et une sensibilité réelle au contexte social français ». L’accord de cession prévoit également un renforcement du partenariat commercial avec Worldline pour les cinq prochaines années, une façon d’aligner les intérêts des deux parties, en plus des actions privilégiées dont la valeur pourrait atteindre 0,9 milliard d’euros.
Haut. Le financement participatif augmente le rythme de la collecte avec une croissance de 84 % en 2021, pour 1,9 milliard d’euros. Le Baromètre Mazars-Financement Participatif France évalue à près de 5 milliards d’euros les financements réalisés depuis l’instauration de ce nouveau mode de financement dans l’Hexagone. Seul bémol, la collecte de dons baisse de 10 % à 196,8 millions d’euros. Mais les prêts-obligations, en revanche, sont multipliés par deux, dépassant 1,5 milliard d’euros, et l’investissement augmente de 73 % à 102,5 millions. Le Baromètre souligne que la diversification progressive des mécanismes de collecte (placements, privés, fonds d’investissement, souscriptions réservées…) contribue à cette tendance haussière. Et la constitution par certaines plateformes de fonds commun de placement à risques (FCPR) ou de fonds professionnels spécialisés pour accueillir de grands investisseurs illustre l’imbrication croissante entre crowdfunding et asset management.
C’est le montant de la nouvelle levée de fonds bouclée par le spécialiste français du paiement différé et fractionné, Alma. Il se répartit entre 115 millions d’euros en fonds propres et 95 millions d’euros de dettes. Outre ses investisseurs historiques (Cathay Innovation, Eurazeo, Bpifrance…), Alma accueille en plus Tencent, GR Capital et Roosh Ventures. Objectif : l’international. Déjà présente en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique, la fintech veut conquérir les Pays-Bas, le Luxembourg, le Portugal, l’Irlande et l’Autriche. Alma compte 6.000 marchands parmi ses clients, dont les Galeries Lafayette, le Printemps ou Etam. Elle a traité un milliard d’euros de transactions en un an.
Facebook ne s’attendait sans doute pas à une telle réaction. Après avoir déploré la politique de protection de données de l’Union européenne, le groupe a prévenu : si le transfert de données personnelles aux Etats-Unis devenait impossible, Meta quitterait l’Europe. Menace ou promesse ? La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, ne s’est pas prononcée, se contentant de remarquer que la suppression d’Instagram lui donnerait 20 minutes de temps libre par jour. Et de conclure « qu’en politique, il ne faut jamais brandir la menace de son départ ». Au risque, comme Meta s’y expose, d’être pris au sérieux.
La finance décentralisée, fondée sur les usages sur blockchain, montre ce que pourrait être la finance débarrassée de ses contraintes mais pas de ses risques.
SAP a annoncé jeudi l’acquisition d’une participation majoritaire dans la fintech américaine Taulia, le groupe allemand cherchant à étendre sa présence dans le financement de la chaîne d’approvisionnement. Le leader européen des logiciels de gestion n’a pas divulgué le prix de la transaction, mais selon son président du directoire, Christian Klein,la valeur est inférieure à un milliard de dollars (890 millions d’euros). Taulia travaille avec des institutions financières pour permettre aux fournisseurs utilisant sa plateforme de recevoir des paiements anticipés sur les biens et services qu’ils ont livrés. La fintech a levé plus de 200 millions de dollars auprès de sociétés d’investissement comme Trinity Ventures, Questmark Partner et Lakestar, et obtenu une facilité de crédit de plus de 6 milliards de dollars auprès de JPMorgan l’an dernier.