Brian Chesky, le chef d’AirBnB, sait rassurer les investisseurs. Ces derniers s’inquiètent en effet de la pérennité du modèle de la plateforme, car le stock de logements disponibles à la location est limité. Qu’ils dorment tranquilles (et chez eux) : « L’inflation va exercer une pression sur les familles du monde entier, qui seront à la recherche d’opportunités économiques pour passer cette période difficile. » En bref, la remontée des prix va pousser plus d’individus à louer leur chambre à coucher. Un vrai cercle vertueux : en poussant les prix de l’immobilier à la hausse, AirBnB pousse autant d’opportunistes qui s’ignorent à sauter le pas.
Haut. Le financement participatif augmente le rythme de la collecte avec une croissance de 84 % en 2021, pour 1,9 milliard d’euros. Le Baromètre Mazars-Financement Participatif France évalue à près de 5 milliards d’euros les financements réalisés depuis l’instauration de ce nouveau mode de financement dans l’Hexagone. Seul bémol, la collecte de dons baisse de 10 % à 196,8 millions d’euros. Mais les prêts-obligations, en revanche, sont multipliés par deux, dépassant 1,5 milliard d’euros, et l’investissement augmente de 73 % à 102,5 millions. Le Baromètre souligne que la diversification progressive des mécanismes de collecte (placements, privés, fonds d’investissement, souscriptions réservées…) contribue à cette tendance haussière. Et la constitution par certaines plateformes de fonds commun de placement à risques (FCPR) ou de fonds professionnels spécialisés pour accueillir de grands investisseurs illustre l’imbrication croissante entre crowdfunding et asset management.
C’est le montant de la nouvelle levée de fonds bouclée par le spécialiste français du paiement différé et fractionné, Alma. Il se répartit entre 115 millions d’euros en fonds propres et 95 millions d’euros de dettes. Outre ses investisseurs historiques (Cathay Innovation, Eurazeo, Bpifrance…), Alma accueille en plus Tencent, GR Capital et Roosh Ventures. Objectif : l’international. Déjà présente en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique, la fintech veut conquérir les Pays-Bas, le Luxembourg, le Portugal, l’Irlande et l’Autriche. Alma compte 6.000 marchands parmi ses clients, dont les Galeries Lafayette, le Printemps ou Etam. Elle a traité un milliard d’euros de transactions en un an.
Facebook ne s’attendait sans doute pas à une telle réaction. Après avoir déploré la politique de protection de données de l’Union européenne, le groupe a prévenu : si le transfert de données personnelles aux Etats-Unis devenait impossible, Meta quitterait l’Europe. Menace ou promesse ? La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, ne s’est pas prononcée, se contentant de remarquer que la suppression d’Instagram lui donnerait 20 minutes de temps libre par jour. Et de conclure « qu’en politique, il ne faut jamais brandir la menace de son départ ». Au risque, comme Meta s’y expose, d’être pris au sérieux.
La finance décentralisée, fondée sur les usages sur blockchain, montre ce que pourrait être la finance débarrassée de ses contraintes mais pas de ses risques.
SAP a annoncé jeudi l’acquisition d’une participation majoritaire dans la fintech américaine Taulia, le groupe allemand cherchant à étendre sa présence dans le financement de la chaîne d’approvisionnement. Le leader européen des logiciels de gestion n’a pas divulgué le prix de la transaction, mais selon son président du directoire, Christian Klein,la valeur est inférieure à un milliard de dollars (890 millions d’euros). Taulia travaille avec des institutions financières pour permettre aux fournisseurs utilisant sa plateforme de recevoir des paiements anticipés sur les biens et services qu’ils ont livrés. La fintech a levé plus de 200 millions de dollars auprès de sociétés d’investissement comme Trinity Ventures, Questmark Partner et Lakestar, et obtenu une facilité de crédit de plus de 6 milliards de dollars auprès de JPMorgan l’an dernier.
SAP a annoncé jeudi l’acquisition d’une participation majoritaire dans la fintech américaine Taulia, le groupe allemand cherchant à étendre sa présence dans le financement de la chaîne d’approvisionnement. Le leader européen des logiciels de gestion n’a pas divulgué le prix de la transaction, mais son président du directoire, Christian Klein, a déclaré que la valeur était inférieure à un milliard de dollars (890 millions d’euros). Taulia travaille avec des institutions financières pour permettre aux fournisseurs utilisant sa plateforme de recevoir des paiements anticipés sur les biens et services qu’ils ont livrés.
Spectaculaire. Si le crowdfunding reste un mode de financement récent, le crowdfunding immobilier, lui, s’est bel et bien emparé de ce nouveau modèle. Le Baromètre du crowdfunding immobilier de France 2021 réalisé par Fundimmo affiche un quasi-doublement de la collecte par rapport à 2020, soit 958 millions d’euros contre 505 millions un an auparavant. L’offre se démocratise et attire désormais davantage d’investisseurs : ils sont désormais 313 en moyenne à placer de l’argent dans un même projet, contre 177 en 2020, et investissent en moyenne 2.871 euros, soit nettement moins qu’en 2020 lorsque le chiffre dépassait les 4.700 euros. Il faut dire que le taux de rendement est intéressant à 9,21 % par an pour une durée de placement autour de 21 mois. Et les remboursements s’opèrent plutôt bien, malgré la crise sanitaire, avec 301 millions d’euros restitués en 2021. Le taux de défaut est en très léger recul à 0,09 %, même si les retards d’échéance sont un peu plus nombreux à 6,61 % (+0,91 % par rapport à 2020), mais les retards de chantier et les difficultés d’approvisionnement ont pu gêner le bon déroulement des opérations.
Incitation. L’assurance fondée sur les données de comportements des assurés progresse. Venue du Royaume-Uni, l’insurtech Zego lance en France son premier marché en Europe continentale, une offre d’assurance des flottes automobiles dont les primes seront calculées en fonction de la conduite des voitures. La solution a été testée sur plusieurs milliers de véhicules outre-Manche et fait diminuer les accidents de 10 %, les primes de 20 %. De quoi, pour Zego qui a levé le montant record en série C de 150 millions de dollars en mars dernier, compléter l’offre existante au kilomètre flexible et élargir les clients au-delà des particuliers pour inclure les taxis, les véhicules de transport avec chauffeur (VTC), les voitures de location…
Comment faire quand le modèle économique de son entreprise – la livraison de repas – n’est toujours pas viable dix ans après son lancement ? Delivery Hero a la solution. En plus de mordre dans le marché de la publicité, la start-up vient de lancer une offre « Mangez maintenant, payez plus tard ». Il sera donc possible d’acheter son sandwich à crédit. Et pour rassurer les investisseurs myopes à la création de valeur d’un tel développement, le groupe annonce aussi qu’il distribuera des prêts aux restaurateurs de sa plateforme. De grandes ambitions qui ne feront toujours pas passer la désormais fintech dans le vert : les résultats de Delivery Hero – valorisée 22 milliards d’euros – pourraient être positifs en milieu d’année « une fois ajustés pour l’Ebitda ». Vous avez dit indigeste ?