L’Etat actionnaire a perçu 2,8 milliards d’euros de dividendes en 2017, un montant qui a poursuivi l’an dernier le mouvement de baisse continue observée depuis 2012, selon Reuters, citant un rapport annexé au projet de loi de finances pour 2019. Ce recul par rapport aux 3,5 milliards d’euros perçus en 2016 s’explique notamment par “la baisse du dividende versé par EDF et Engie”, peut-on lire dans ce document publié en fin de semaine dernière sur internet. Sur les 2,8 milliards d’euros de dividendes encaissés par l’Etat en 2017, 1,3 milliard ont été perçus en titres - EDF procédant depuis 2015 à des versements en actions - et la quasi-totalité (2,5 milliards) provenaient des entreprises cotées du portefeuille. Au 30 juin 2018, la valorisation des douze participations de l’Etat dans des entreprises cotées en Bourse au sein du portefeuille géré par l’Agence des participations de l’Etat (APE) s’élevait à 77,5 milliards d’euros, est-il précisé dans ce rapport. Ce montant inclut la part des actions EDF et Thales qui ont représenté une partie de la dotation initiale ayant permis la mise en place du fonds pour l’innovation mi-janvier mais n’intègre ni les participations dans des sociétés non cotées, ni les participations détenues via Bpifrance ou la Caisse des dépôts. Entre juin 2017 et juin 2018, la “valeur boursière du portefeuille a profité de la bonne dynamique des entreprises des secteurs de l’énergie (prépondérantes dans sa composition) et de l’aéronautique et défense”, est-il souligné dans le rapport, qui évoque la “très bonne performance” de ce portefeuille. En application de la “redéfinition” du rôle de l’Etat actionnaire portée par le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, l’année 2019 devrait être marquée par les privatisations d’ADP et de la Française des jeux (FDJ), voire une diminution de la participation de l’Etat dans Engie dans le sillage de la future loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte).
Sa part est tombée à 68% en 2016 contre 81% en 2006 au profit du financement obligataire, porté notamment par le développement de l'Euro PP, indique la Banque de France.
Les Pays-Bas émettront leur premier green bond souverain l’an prochain, a indiqué mercredi Wopke Hoekstra, le ministre des Finances du pays. Son montant devrait s'établit entre 3,5 et 5 milliards d’euros pour couvrir des dépenses d’infrastructures de transport ou énergétiques déjà programmées, a-t-il précisé. Les détails de l'émission seront présentés le 14 décembre. Jusqu'à présent, seules la France, la Belgique et l’Irlande ont émis des green bonds souverains dans la zone euro.
Les Pays-Bas émettront leur premier green bond souverain l’an prochain, a indiqué Wopke Hoekstra, le ministre des Finances du pays. Son montant devrait s'établit entre 3,5 et 5 milliards d’euros pour couvrir des dépenses d’infrastructures de transport ou énergétiques déjà programmées, a-t-il précisé. Les détails de l'émission seront présentés le 14 décembre.
Due diligence. La norme MSI 20000 de certification financière va bénéficier aux acteurs du capital-investissement français. Le soutien technique de l’ONG MSI, IWK Corporate, a en effet noué un partenariat avec le cabinet de conseil Neovian Partners, permettant à ce dernier d’utiliser de manière exclusive pour ses missions de due diligence acheteur ou vendeur les outils déployés dans le cadre du processus de cette certification aujourd’hui délivrée par Dekra et SGS. De quoi, selon les signataires de l’accord, apporter « aux investisseurs comme aux dirigeants un outil de validation, de crédibilisation, d’amélioration et de valorisation de la qualité financière des entreprises ». Les partenaires œuvrent déjà ensemble sur six dossiers « auprès d’acteurs majeurs du private equity français ».
Fluidité. Crédit Mutuel Arkéa a lancé une plate-forme de financement devant mettre plus directement en relation des institutionnels avec les collectivités et les entreprises. Ces dernières pourraient accéder plus facilement à des prêts remboursables in fine et, à terme, à des émissions de dette de 3 à 12 millions d’euros, zone entre le crowdlending et les EuroPP. Totalement dématérialisée et uniquement commissionnée à la transaction, la plate-forme offrira aussi aux collectivités un outil de consultation et un panel plus large de prêteurs alternatifs bien connus de la banque : gérants, assureurs, institutionnels… Arkéa Lending Services ambitionne de flécher ainsi, chaque année, 200 à 300 millions vers les PME et 1 milliard d’euros vers les collectivités, avant de s’étendre, à terme, aux financements immobilier, d’infrastructures et d’énergies renouvelables.
Un groupe de travail planche sur une actualisation du document publié en 2014. Objectif : relancer l'attrait du marché, concurrencé par le crédit bancaire ou le Schuldschein.
Mitsubishi Heavy Industries va soulager de 220 milliards de yens de créances (1,7 milliard d’euros) sa filiale aéronautique qui peine à livrer son premier avion de ligne, rapportait hier la chaîne de télévision japonaise NHK. La filiale aéronautique de Mitsubishi émettra des actions pour 170 milliards de yens dans le cadre d’une conversion de créances et Mitsubishi Heavy effacera en outre 50 milliards de yens de dette. Le groupe nippon a fait savoir dans un communiqué qu’il examinait les moyens de régler la question des passifs excédentaires de sa filiale, mais qu’aucune décision n'était prise.
Mitsubishi Heavy Industries s’apprête à soulager de 220 milliards de yens de créances (1,7 milliard d’euros) sa filiale aéronautique qui peine à livrer son premier avion de ligne, rapporte ce mardi la chaîne de télévision japonaise NHK. Elle précise que la filiale aéronautique de Mitsubishi émettra des actions pour 170 milliards de yens dans le cadre d’une conversion de créances et Mitsubishi Heavy effacera en outre 50 milliards de yens de dette.
Le Groupe Agence française de développement (AFD) lance un programme intitulé «Transformer les systèmes financiers pour le climat», en partenariat avec le Fonds vert pour le climat, a-t-il annoncé dans un communiqué hier. Doté de plus de 750 millions de dollars, il vise à accompagner la transformation des systèmes financiers locaux pour lutter contre le changement climatique. Au total, «17 pays en développement et émergents bénéficieront de cet appui, avec une très forte concentration sur l’Afrique», précise le communiqué. Ce programme vise à mettre à disposition des ressources financières et une assistance technique adaptées aux besoins des institutions financières locales.
BPCE a signé une nouvelle convention de garantie avec le Fonds européen d’investissement (FEI) qui fait partie de la Banque européenne d’investissement (BEI), ont annoncé vendredi les deux parties. L’accord est également soutenu par le Plan Plan Juncker. Il devrait permettre à la banque mutualiste de financer des projets de compétitivité et d’innovation de 3.000 PME jusqu’en 2019. L’enveloppe de prêts, de 500 millions d’euros pour les Banques Populaires et de 200 millions d’euros pour les Caisses d’Epargne, est garantie par le FEI.
BPCE a signé une nouvelle convention de garantie avec le Fonds européen d’investissement (FEI) qui fait partie de la Banque européenne d’investissement (BEI), ont annoncé ce matin les deux parties. «Il s’agit du troisième partenariat signé avec le groupe BPCE dans le cadre du programme Européen InnovFin visant à faciliter l’accès aux financements des projets de croissance pour les entreprises en Europe», précise le communiqué. L’accord est également soutenu par le Plan Plan Juncker.
Sept banques, dont BNP Paribas et Banco Santander, s’apprêtent à créer une plate-forme numérique pour le financement d’activités de commerce international. HSBC, ANZ, Citibank, Standard Chartered ainsi que Deutsche Bank ont également accepté de se joindre à ce réseau, qui devrait être opérationnel d’ici au troisième trimestre 2019. «C’est la première fois que ces banques s’associent pour établir des normes (...) qui permettront un accès moins onéreux au financement parce que les risques seront plus limités», a déclaré Rogier Schulpen, responsable de la division commerce international de Santander. Une vingtaine d’autres banques sont déjà prêtes à s’y joindre. Rogier Schulpen n’a pas fixé d’objectif chiffré, mais il espére que la plate-forme pourrait financer une part «significative» de la demande de 1.500 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros) par an de financement des PME.
Sept banques, dont BNP Paribas et Banco Santander, ont signé un protocole d’accord pour la création d’une plateforme numérique pour le financement d’activités de commerce international, a annoncé mercredi un responsable de Santander. HSBC, ANZ, Citibank, Standard Chartered ainsi que Deutsche Bank ont également accepté de se joindre à ce réseau, qui devrait être opérationnel d’ici au troisième trimestre 2019.
Du vertige du plus haut immeuble du monde à l’ombre de la protection du chapitre 11 de la loi des faillites. Telle est la malheureuse destinée de Sears. Symbole du rayonnement du groupe éponyme, la Sears Tower n’avait pas d’égale à son inauguration en 1974 pour tutoyer les nuages à 442 mètres d’altitude. Mais le distributeur américain a peu à peu perdu de sa superbe, désertant d’ailleurs les lieux en 1988, 21 ans avant que le gratte-ciel ne devienne la Willis Tower (photo du 103e étage). Si cette dernière domine toujours la skyline de Chicago, Sears a mis genou à terre en déposant le bilan, une procédure à l’issue bien incertaine : dans son dossier au tribunal, le groupe déclare 6,9 milliards de dollars d’actifs pour 11,3 milliards de passifs.