La banque publique Sfil, spécialisée dans le financement local, a annoncé mercredi avoir lancé sa première émission obligataire «sociale», pour un montant d’un milliard d’euros, qui sera exclusivement dédiée au financement des hôpitaux publics. Cette émission se présentait sous le format d’obligations foncières CAFFIL, filiale de la Sfil, pour une maturité de 8 ans. Avec son programme d'émissions sociales, il prévoit d'être «un émetteur régulier sur ce segment de marché». Le groupe Sfil, qui se dit le premier émetteur d’obligations sécurisées du secteur public en Europe, prête aujourd’hui à plus de 1.000 hôpitaux publics en France. Issu de la banque franco-belge Dexia, la Sfil a déjà accordé 24 milliards d’euros de nouveaux prêts au secteur public local - dont 2,9 milliards d’euros de nouveaux prêts aux hôpitaux publics - depuis sa création en 2013, avec des échéances comprises entre 10 et 30 ans.
Le FC Barcelone a souscrit un prêt de 140 millions d’euros, à 5 ans, auprès des fonds de dette Pricoa Capital Group et Barings, indique à Reuters une source interne au club. 90 millions d’euros ont été apportés par Pricoa et 50 millions par Barings. Ce financement extérieur est une première pour le club catalan. « Le football européen est de plus en plus compétitif, avec des clubs comme Manchester City et le Paris Saint-Germain qui sont soutenus par des Etats. Notre modèle est totalement différent du leur, dont nous devons faire preuve d’imagination pour les concurrencer », explique cette source interne.
Grâce à un mélange d’obligations remboursables et d’augmentation de capital, la société de logiciels de sécurité va acheter son concurrent américain Verimatrix pour 150 millions de dollars.
Schéma de reprise, valorisation, devenir des prêts aux collectivités italiennes : les travaux sur le tour de table de la banque publique démarreront fin février.
Une nouvelle stratégie de dette émergente en devise locale est disponible sur le marché français depuis le 1er février. NewsManagers a appris que la société de gestion new-yorkaiseTRG Management LP (The Rohatyn Group) a enregistré auprès de l’AMF son fonds de dette émergente en devise locale au format Ucits, TRG Emerging Markets Local Debt Ucits,via la plateforme d’administration de fonds DMS sur laquelle il est disponible. Le fonds investit dans les instruments de dette couvrant un grand nombre de pays dont l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Pérou, la République Tchèque, Israël, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Chine, les Philippines, la Turquie, l’Inde,la Chine et la Russie. TRG Management LP dispose de 14 bureaux à travers le monde.
La direction de la législation fiscale (DLF) a apporté des dernières précisions sur le régime auquel sont soumis les nouveaux véhicules d’investissement que sont les organismes de financement spécialisé (OFS). La loi de finances 2019 avait déjà défini la base imposable à l’IS des sociétés de financement spécialisé (SFS), une sous-catégorie des OFS, à côté des fonds de financement spécialisés (FFS). La DLF précise que la gestion des OFS bénéficie de l’exonération de TVA. Par ailleurs, les SFS sont exonérées de CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Or «un assujettissement aurait conduit à pénaliser les structures de passif sous forme d'émission d’actions uniquement et à privilégier les émissions d’obligations», explique Gilles Saint Marc, associé Kramer Levin Naftalis & Frankel. Mais les SFS seront soumises à la C3S (contribution sociale de solidarité des entreprises), qui est due à hauteur de 0,16% sur le chiffre d’affaires HT à partir de 19 millions d’euros.
La direction de la législation fiscale (DLF) vient d’apporter les dernières précisions attendues sur le régime auquel sont soumis les nouveaux véhicules d’investissement que sont les organismes de financement spécialisé (OFS). La loi de finance 2019 avait déjà défini la base imposable à l’IS des sociétés de financement spécialisés (SFS), une sous-catégorie des OFS, à côté des fonds de financement spécialisés (FFS). La DLF précise que la gestion des OFS bénéficie de l’exonération de TVA. Par ailleurs, les SFS sont exonérées de CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises).
Rapprochement. L’assureur Axa et sa filiale de gestion d’actifs Axa IM ont annoncé porter leur participation de 22 % à 46 % dans la société spécialisée dans les fonds de dette Capzanine, dont les équipes conservent le contrôle. Eurazeo sort du capital à cette occasion. Cette opération permettra à Capzanine d’accélérer son développement à l’international. Axa s’engage à accroître ses investissements dans les prochains fonds de la société. « Cette collaboration renforce notre accès à des produits (…) diversifiants et aux rendements stables et attractifs », déclare Pascal Christory, directeur des investissements chez Axa. « Nous pensons que cette diversification permettra de renforcer le rendement du portefeuille d’investissement d’Axa, tout en permettant d’élargir les gammes de fonds disponibles pour les souscripteurs », estime la recherche d’Octo Finances.
La plate-forme digitale dédiée aux prêts aux collectivités locales a levé 20 millions d’euros (série B) auprès d’investisseurs comme Deutsche Kreditbank et LGT Group et de divers business angels, ce qui la valorise à 110 millions. L’objectif : financer son développement européen, notamment en France où René Abate (président) et Martine Ly (directrice générale) ont créé une filiale en septembre.
Carrefour a annoncé mardi qu’il s’associait au lancement de la plate-forme «MiiMOSA transition», un projet de financement participatif de transition agricole vers des pratiques plus respectueuses de la santé des consommateurs et de la planète. Le distributeur français précise qu’il s’implique dans ce projet aux côtés de Danone, de Herta (groupe Nestlé) et des coopératives d’Aucy et Les Paysans de Rougeline. Lancé fin 2014, MiiMOSA est un site de financement participatif consacré exclusivement à l’agriculture et à l’alimentation. Aucun détail financier lié au projet n’a été dévoilé.
Bpifrance lance ce jour son plan «Deeptech» pour faire émerger les start-up issues de la recherche scientifique. «L’essentiel de la vague d’innovations autour du smartphone est passé et aujourd’hui, l’innovation de rupture touche à nouveau les secteurs industriels. Nous voulons prendre cette nouvelle vague», résume Paul-François Fournier, directeur exécutif de l’innovation chez Bpifrance. Elle apportera environ 550 millions d’euros sur 5 ans pour faire émerger les projets des laboratoires, en récupérant notamment la gestion des SATT (sociétés d’accélération du transfert de technologie) pour 80 millions par an et en apportant 150 millions en subventions et fonds propres aux accélérateurs et incubateurs. 800 millions sur 5 ans seront consacrés à l’amorçage et à l’accélération des start-up, puis Bpifrance financera leur croissance via des fonds propres en déployant un milliard en fonds de fonds et 300 millions en direct dans les start-up.