Plombé par plus de 4 milliards d’euros de dettes, AccorInvest, la filiale immobilière à 30% des hôtels Accor, qui compte 904 hôtels sous enseigne Accor et 30.000 salariés, a ouvert une procédure de mandat ad hoc avec ses 19 banques françaises et étrangères, selon Les Échos. En outre, un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 450 millions d’euros est à l’étude. Accor, qui détient encore 30% du capital aux côtés de grands investisseurs internationaux, pourrait participer à une recapitalisation si nécessaire. La mission a été confiée aux mandataires judiciaires Frédéric Abitbol et Marc Sénéchal. La société n’a pas souhaité faire de commentaires. Les actionnaires d’AccorInvest ont déjà accepté de ne pas percevoir de dividendes au titre des exercices 2019 et 2020. Accor avait déjà consenti à AccorInvest pour 160 millions d’euros de reports de charges.
Le groupe agroalimentaire a lancé ce matin la cession du solde de sa participation de 6,61% dans le spécialiste japonais des probiotiques Yakult Honsha par le biais d’un placement accéléré. «Cette opération s’inscrit dans le cadre des priorités d’allocation de capital disciplinée de Danone et de renforcement de sa solidité financière», a expliqué le groupe dans un communiqué, en précisant que les partenariats commerciaux existants étaient maintenus. Danone a cédé la majeure partie de sa participation de 21,29% dans Yakult en 2018. La collaboration entre les deux entreprises a débuté en 2014.
Akka va réaliser une augmentation de capital réservée de 200 millions d’euros, dont 150 millions apportés par la Compagnie Nationale à Portefeuille (CNP), la société d’investissement de la famille Frère. Le groupe familial Ricci, fondateur et premier actionnaire d’Akka, injectera les 50 millions restants.
LaSalle Investment Management vient de réaliser le premier closing de son fonds LaSalle Real Estate Debt StrategiesIV, quatrième fonds de dette de sa gamme de dette immobilière. Le tour de table a permis de récolter 435millions d’euros d’engagements. L’objectif final s'élève à un milliard d’euros. «Les engagements [...] proviennent notamment de fonds de pension et de compagnies d’assurance situées en Europe et en Asie», a indiqué la firme dans un communiqué. La stratégie d’investissement du fonds se concentre sur les investissements en dette mezzanine garantis par des actifs immobiliers en Europe occidentale, particulièrement en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Espagne. Il va également fournir des solutions de prêts, de capex et de financement du développement. L'équipe ciblera à la fois des classes d’actifs traditionnelles telles que les bureaux, la logistique et les logements, et des classes d’actifs alternatives comme les logements pour étudiants et les garde meubles.
La Régie immobilière de la Ville de Paris bénéficiera d’une bonification sur le taux de son crédit si elle parvient à loger 20% de ménages prioritaires.
Rolls-Royce a annoncé ce matin qu’il prévoyait de procéder à une augmentation de capital de 2 milliards de livres sterling (2,2 milliards d’euros) afin de renforcer son bilan dans le sillage de la crise sanitaire. Il compte émettre jusqu'à 6,44 millions d’actions au prix unitaire de 32 pence, sur la base d’un ratio de 10 pour 3. Le prix d'émission est inférieur de 41% au cours de clôture de mercredi. Cette augmentation de capital sera soumise au vote des actionnaires lors d’une assemblée générale qui doit se tenir le 27 octobre.
Capital-risque. Une nouvelle licorne et un nouveau record de levée de fonds en France. La start-up Mirakl, spécialiste des logiciels pour places de marché en ligne, vient de lever 300 millions de dollars (225 millions d’euros) auprès de Permira et de ses investisseurs historiques. Du jamais vu dans l’Hexagone ! Avec une prise de participation de quelque 20 % du capital, Permira valorise Mirakl plus de 1,5 milliard de dollars, faisant de l’entreprise l’une des plus importantes licornes européennes. La société avait déjà réalisé un tour de table de 70 millions de dollars en février 2019. Cette nouvelle levée de fonds permettra à Mirakl de recruter plus de 1.000 nouveaux collaborateurs d’ici à trois ans. Grande bénéficiaire de la crise du Covid, l’activité des sites d’e-commerce ayant été stimulée par le confinement, la start-up a enregistré un volume d’affaires de 1,2 milliard de dollars au premier semestre, en hausse de 111 %. Une introduction en Bourse est désormais envisagée.
L’avis d’expert de Timothée Huignard, directeur, financial services consulting, et Christelle Lecouturier, associée, corporate treasury solutions chez PwC France et Maghreb
Le fabricant de matériaux semi-conducteurs a émis lundi pour 325 millions d’euros d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles et/ou existantes (Oceane) à échéance 2025, auprès d’investisseurs qualifiés. Les Oceane ont été émises à leur valeur nominale à la date d'émission et ne portent pas d’intérêt. La valeur nominale par obligation fait apparaître une prime de 45% par rapport au cours de référence de l’action Soitec. Le règlement-livraison des obligations est prévu le 1er octobre. L’opération a été réalisée par BNP Paribas, Crédit Agricole CIB et JPMorgan.
Le fabricant de matériaux semi-conducteurs a lancé ce matin une émission d’obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles et/ou existantes (Oceane) à échéance 2025, auprès d’investisseurs qualifiés, pour un montant nominal d’environ 325 millions d’euros. «Le produit net de l'émission donnera une flexibilité additionnelle des points de vue opérationnel et stratégique et permettrait de financer des potentielles opportunités de croissance», a précisé Soitec.
Les banques françaises quittent une à une Europcar. Les établissements français ont cédé à des fonds anglo-saxons la totalité des quelque 650 millions d’euros de crédit renouvelable (revolving credit facility) qu’ils détenaient dans le loueur en difficultés. Or, la société attend de façon imminente le feu vert de ses créanciers pour engager sous l'égide d’un mandataire les négociations sur les 2 milliards d’endettement qui la plombent. Les établissements de crédit français (Banque Européenne du Crédit Mutuel, BNP Paribas, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, Crédit du Nord, Crédit Industriel et Commercial, Natixis et la Société Générale) ne sont, selon les sources citées Les Echos, «plus engagés que dans le prêt» de 220 millions d’euros garanti à 90% par l’Etat.
Le levier net moyen des sociétés de l’indice représentait 2,8 fois leur Ebitda au 30 juin dernier, contre 2 fois à fin 2019 et 1,6 fois un an plus tôt.
Les autorités européennes travaillent à la création d’un site internet qui permettrait de vendre des centaines de milliards d’euros de prêts bancaires dépréciés par la crise du coronavirus. Le projet, défendu par plusieurs hauts responsables de la Banque centrale européenne (BCE), doit faire partie des mesures prises par la zone euro face à la montée des défauts de remboursement tout en empêchant des fonds spécialisés dans la dette dite «sinistrée» de racheter ces créances à prix cassés. Selon une étude du cabinet Deloitte, sur plus de 450 milliards d’euros de créances à risque cédées en Europe entre 2014 et 2019, la moitié environ ont été acquis par quatre investisseurs: Cerberus, Blackstone, Lone Star et Goldman Sachs.
Les autorités européennes travaillent à la création d’un site internet qui permettrait de vendre des centaines de milliards d’euros de prêts bancaires dépréciés par la crise du coronavirus, afin de soutenir l'économie tout en remettant en cause la domination des grands investisseurs spécialisés américains.
Annoncé il y a plus d’un an, le véhicule qui devait ouvrir aux Français le portefeuille non-coté de la banque publique, va voir le jour malgré la conjoncture.